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G 036 - 03/09/08

Plus on pense, à tort, s’être élevé au dessus de la masse et plus dure sera la chute !

Bouh Warsama


Ceux qui n’auraient pas suivi les événements de ces dernières semaines pourraient croire que tout va bien au Palais de l’Escale et, ce, dans le meilleur des mondes.

Or ce que ne pouvait imaginer, un seul instant, Ismaïl Bobard 1er c’est que plusieurs frondes aux intérêts divergents, et souvent farouchement opposées les unes aux autres, pourraient un jour s’installer au cœur même du régime djiboutien ; y compris et surtout jusqu’au Palais de l’Escale.

Le ver est dans le fruit depuis belle lurette ne serait-ce qu'en la personne de Kadra Mahamoud Haïd ; caractérielle au possible, très dangereuse aussi par ce qu'elle est destructrice à l'encontre de tout ce qui ne s'abaisse pas devant elle.
Elle aussi mène sa propre fronde avec l'espoir de succéder à IOG, oubliant un peu trop vite toutes les haines et esprits de vengeances qu'elle a suscités au sein des Issas et des Afars ; sans oublier celles et ceux qui ont bonne mémoire de la manière avec laquelle fut éliminée la "grande soeur" adorée des Djiboutiens que fut Aïcha Bogorreh.

S'il est une femme qui fait l'unanimité contre elle à Djibouti, c'est bien la Kabyo !


D'autre part, l'Etat djiboutien actuel est frappé par les conséquences des pratiques de mal gouvernance qui ont miné l’édifice et entamé sa réputation ; le rendant de moins en moins crédible et jetant le discrédit sur ses institutions.

Ces mazarinades et autres révoltes politiques que l’on comprend au sein des frondeurs, tant la putréfaction et la décadence du système sont importants, n’hésitent pas aujourd’hui à remettre directement en cause le peu d’autorité qu’IOG peut encore détenir sur l’Etat et ses institutions, sur le pays en général.

A cela, il convient de préciser que le mal est plus profond et plus important qu’il n’y paraît de prime abord.


- Entre Ismaïl Bobard et Borreh, le torchon brule !

La preuve en est faite ne serait-ce qu’avec le conflit opposant Ismaïl Bobard à son homme de confiance que fut Abdourahman Mohamed Mohamoud Borreh.

Le tyran pensait tout maîtriser sauf qu’il ne comprit pas, du haut de sa grande ignorance, qu’il a en face de lui un homme d’affaires avisé qui sait se protéger.
Abdourahman Borreh avait d'abord besoin du soutien de Mélès Zenawi pour mettre un terme au mandat d’arrêt international lancé à son encontre et se réconcilier avec les autorités éthiopiennes et pour se sortir du carcan que lui imposait IOG.

En apparence, ce serait chose faite.

L'affaire du mandat d'arrêt international lancé, en un temps, par la Justice d’Addis Abéba avait connu fin 2006, de nouveaux rebondissements.

L'arrestation de la cousine de Karawane Kassim, l'épouse d'Abdourahman Borreh, incarcérée avec son compagnon et ex vice-premier ministre et ministre de la défense, Tamrat Layne, pour trafics d'armes et de matières nucléaires semble être devenue de l’histoire ancienne.

Ismaïl Bobard s’aperçoit aujourd’hui qu’il n’a plus de moyen de contrainte à l’encontre d’ Abdourahman Mohamed Mohamoud Borreh.


- Rien de grand ne peut être fait dans la solitude du pouvoir. Plus que jamais, le tyran est seul !

Attaqué de tous côtés, en s’essayant à tenter de détourner sans cesse l’attention populaire, et celle de l’opinion internationale, avec des propos ridiculement déprimants, Ismaïl Bobard a versé de plus en plus en plus dans le ridicule ; alors que son service de propagande s’est surpassé en stupidités, mensonges et âneries répétitives dans ses commentaires notamment au sujet de la guerre Erythrée/Djibouti et de ses désastreuses conséquences.

Selon nos informations, la justice ne serait pas en reste.
En effet et malgré les pressions exercées sur la justice locale par la police politique d'Hassan Saïd, certains juges se seraient constitués en groupes d’information et mèneraient des enquêtes discrètes sur les malversations indignes de détournement d’argent effectués lors des collectes lancées, paraît-il, au bénéfice des familles des glorieux militaires tombés au champ d’honneur.

Curieusement, tous les commerçants et bien des Djiboutiens ont effectué un don alors qu’Ismaïl Bobard et la Kabyo s’en sont exonérés et se situent dans une certaine logique lorsque l'on sait qu'il et elle sont au centre des indignes détournements ; confirmant ce que nous avons toujours affirmé sur le fait qu’il et elle se pensent être au dessus de toutes les lois.


- Tenter d’effacer les traces de corruptions et de malversations.


Si la corruption est le plus infaillible symptôme de la liberté constitutionnelle à laquelle s’autorise dictateurs et tyrans de ce monde, Ismaïl Bobard tente aujourd’hui de laisser le moins de traces possibles de toutes ses malversations financières et autres détournements d’argent public dont il fut et reste le grand ordonnateur.

Il sent que la fin est proche et qu'à chaque instant il peut se trouver confronté à un coup d'Etat...pas forcément militaire.

Il vient de donner des ordres, entre autres, à son ministre du Commerce et de l’Artisanat, M Rifki Abdoukader, de procéder immédiatement à la destruction de toutes les archives administratives et comptables concernant :

La nébuleuse gestion de l’Hôtel Sheraton,

Le crash financier de la Compagnie aérienne Air Djibouti,

La gestion, pour le moins hasardeuse, de l'Office du Tourisme et l’Artisanat,

Tous les mouvements financiers concernant les hydrocarbures achetés par la RDD.

La gestion de la SOGIK (société d’importation du khât)…

Etc……………

C’est à un véritable nettoyage par le vide auquel nous assistons alors qu’il aurait été constaté, qu’avant destruction, la disparition de l’équivalent de quelques dizaines de kgs de dossiers les plus compromettants ; ce qui aurait entraîné une vive réaction d’Ismaïl Bobard 1 er


Après avoir pris le pays en otage depuis 1999, le tyran aurait pu faire des émules et pourrait fort bien être pris, à son tour, en otage

.......... et racketté par quelques … « frondeurs » sur lesquels il n’aurait plus de moyen de pression.

 


 

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