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G 038 - 11/09/08
Lorsque la révolte gronde, peu importe les estomacs vides ; l'opiniâtre volonté de rétablissement de la Liberté balaie tout sur son passage telle une vague venue de la mer.
Hassan B
Professeur agrégé
La Somalie et la Corne Est de l’Afrique passent souvent dans l’opinion internationale et auprès des experts en géopolitique comme étant « la région des pires excès», celle des massacres, des exodes dramatiques de populations
Les conflits en Afrique de l’Est y font aujourd’hui plus de victimes que toutes les autres guerres en Afrique et, a fortiori, dans le reste du monde.
Même si depuis 1999, grâce à la politique « du bâton, de la répression aveugle et de l’élimination physique de tous les opposants », la république de Djibouti semblait être épargnée par tous les coups d’états, l'instabilité politique et les conflits permanents qui fleurissaient sans cesse chez ses voisins somaliens, éthiopiens et érythréens, constat est fait qu’une violence s’est accrue considérablement ces derniers mois coïncidant avec des clivages d’intérêts les plus divers qui ont émergé ; on oserait dire presque soudainement pour l’observateur non averti.
- C’est un «ras le bol quasi général» qui aujourd’hui produit ses effets.
La plus grande erreur d’Ismaïl Bobard premier ...c’est de s’être considéré tel un monarque tout en conservant une petitesse d’esprit ; en détruisant tout ce qu’il ne pouvait comprendre ni maîtriser. Même ses rares collaborateurs les plus prôches, tel Abdourahman Borreh, se sont éloignés de lui et le fuient comme la peste tant IOG est devenu dangereux dans tous ses excès.
Plus que jamais il est seul dans son château des artifices et de la cupidité maladive.
La Kabyo a compris que la fin du régime est proche, bijoux et objets les plus précieux ont quitté discrétement le Palais d'Haramous et n'hésitera pas à fuir seule le pays si la révolte capitale gagnait la capitale (son plan d'évacuation est prêvu et aurait été testé puis remis à jour récemment, ce qui confirme bien ses inquiètudes...).
Durant des années, usant et abusant de toutes les machinations, mensonges et artifices les plus cruels, elle a détourné tout ce qu'elle pouvait. Allant jusqu'à faire exproprier par SES tribunaux en urgence ceux et celles qui ne souhaitaient pas lui vendre leurs biens immobiliers puis en les rachetant à très bas prix et en faisant expulser du pays, sous 48 heures, les ex propriétaires.
La femme la plus haïe de Djibouti à créé ainsi, en dépit des droits et des lois, son propre pactole qui se chiffrerait à plusieurs dizaines de milliards de francs djibouti, sans compter les propriétés et les biens immobiliers situés à l'étranger - notamment à Paris et en région parisienne....etc
En tuant au fil des années quasiment toutes les nuances des formes de libertés publiques ismaïl Bobard a poignardé sciemment la liberté et ouvert la porte à des barbaries perpétrées par ses soudards qui ne se privent pas aujourd’hui de piller, voler, violer, tuer car ils ne savent faire que cela et se savent être, pour l'instant, à l'abri de toute condamnation émanant de la Justice actuelle à Djibouti.
Ce faisant, le tyran djiboutien a assassiné chez chaque djiboutien, chez chaque Djiboutienne l’esprit créatif, la liberté de créer librement et importé un e main d'oeuvre étrangère qui n'a fait qu'aggraver le chômage ; il a déchiré la trame étincelante qui se dessinait à l’horizon de l’avenir de Djibouti et l’a changée en haillons masqués artificiellement par des mirages venus d'ailleurs qui ne dureront qu’un temps et qui profitent tout au plus à 2 % des Djiboutiens et des Djiboutiennes.
- La marche inexorable de la liberté que nul ne peut arrêter
Pour tenter de lire Djibouti et comprendre la marche inexorable de la liberté que nul ne peut arrêter il convient d’abord de s’inspirer de ce qu’il s’est passé en Afrique depuis les années 60 avec ses coups d’Etat militaires (Comores, Gambie, Togo, Mauritanie parmi les plus récents) ; ses mutineries de soldats (Centrafrique, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire) ; ou pour des résultats électoraux ou des processus de succession au pouvoir de type dynastique contestés par la grande majorité de l’opinion publique locale, comme à Madagascar en 2002, au Togo en 2005 et plus récemment au Zimbabwé.....
Au chapitre de l’instabilité, un bilan des décennies ayant suivi l’indépendance des pays africains fait apparaître que plus de la moitié des chefs d’Etat africains ont été renversés par la force et dans le sang (coup d’Etat, putsch, guerre) ; alors que plus d’une centaine de présidents, leur famille et leur progéniture, voire leur propre tribu - car à la haine répond toujours une haine encore plus forte et plus destructrice - ont été éliminés par la violence ; par ce que l’alternance politique étant souvent refusée et que tous les droits des populations étaient bafoués.

