En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 


G 048 - 02/10/08

Annonce d'une "Table Ronde" à Paris, par Tewfik Allal de l'Association "Manifeste des Libertés"



Chères Amies,
Chers Amis

Ci-jointe, l'annonce d'une table-ronde consacrée au soulèvement
d'octobre 1988 en Algérie ­ un des événements les plus marquant de
l'histoire du pays depuis l'indépendance, et dont les effets n'ont cessé de travailler la société algérienne.

Tewfik Allal
Manifeste des libertés
06 81 60 65 43

TABLE-RONDE
Algérie : la semaine sanglante d'octobre 1988
Récits et enjeux

Samedi 11 octobre 2008
de 14 h à 20 h
Centre Louis-Lumière
46, rue Louis-Lumière, 75020 Paris
(métro Porte-de-Bagnolet)

Le 5 octobre 1988, des milliers de jeunes occupent les rues d'Alger pour
réclamer, avec fracas, plus de droits et de justice.
En quelques jours, la révolte gagne la plupart des grandes villes du pays. L'état de siège est déclaré : les responsables politiques et militaires répondent par le mépris, et ne tardent pas à ordonner une répression sanglante, d'une ampleur et d'une intensité inégalées depuis l'indépendance.

Officiellement de 161 morts, le bilan dépasse, en réalité, les cinq cents morts ; il y a des centaines de blessés et de manifestants arrêtés, et parfois torturés.

Le bouleversement est général, en particulier chez celles et ceux qui
avaient résisté contre le colonialisme, lutté pour la libération du pays,
comme le fit remarquer Mohammed Harbi :

« Les militants de ma génération, qui ont connu la colonisation, ne peuvent pas ne pas être bouleversés par l'image de nos enfants assassinés, les enfants de notre peuple pauvre, les enfants sans espoir ni avenir, les enfants dont les martyrs de nos montagnes et de nos villes pensaient qu'ils seraient les bénéficiaires de la libération de notre pays. » (« Lettre aux citoyennes et citoyens algériens. 24 mars 1989 », revue Sou¹al, n° 9-10).

D'aucuns considèrent même que la rupture ainsi intervenue entre le peuple et le pouvoir est consommée, et que rien ne viendra la combler.

Quelles que soient les interprétations qui en ont été faites, le
soulèvement d'octobre 1988 a ouvert une brèche de liberté dans un pays
dominé par la dictature et le régime du parti unique ­ une brèche dont les
effets ne concernent pas que les Algériens.

 



Vingt ans après, les participants à cette table-ronde reviennent sur ce soulèvement, et tentent
d'en mesurer la portée politique.

14h-15h : en introduction, projection d¹un film documentaire de Merzak Allouache, tourné en novembre 1988.

15h-18h30 : table-ronde, avec les premiers intervenants : Ihsène Elkadi,
journaliste ; Nourrédine Saadi, juriste ; Benjamin Stora, historien.

18h30-20h : moment musical avec le groupe Cheikh Sidi Bémol.

Table-ronde organisée à l'initiative de Plurielles Algérie et du
Manifeste des libertés, avec le soutien de l'ACB (Association de culture berbère), l'AMF (Association des Marocains en France), l'APEL (Association pour l'égalité devant la loi), l'ASPA (Amitié Solidarité avec le peuple algérien), l'ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), l'ATF (Association des Tunisiens en France), la FTCDR (Fédération des Tunisiens
pour une citoyenneté des deux rives), Au nom de la mémoire, Coup de soleil, l'Institut Mehdi Ben Barka-Mémoire vivante et la Ligue des droits de
l'homme.

Pour participer à cette table-ronde, veuillez réserver :
octobre88algerie@mailfr.com

 


 

a