En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 

 


G 055 - 08/10/08

Ce ne sera pas l’histoire de Djibouti qui fera le jugement ; Ce sera le jugement qu’ont les magistrats d’eux-mêmes, de leurs charges et responsabilités, qui fera l’histoire du pays.

Justicia


Preuves à l’appui, nombreux sont les témoignages dans bien des « affaires » permettant d’affirmer que « faire commerce » ou monter une entreprise à Djibouti comporte un risque au point que c'est souvent un exercice quasi impossible pour un « étranger investisseur »!

Ceci confirmant cela, nous constatons que les commerçants djiboutiens fortunés n'investissent pas à Djibouti mais à Dubaï, à Sanaa...ou ailleurs.
Ils laissent le minimum sur les comptes bancaires dans la capitale djiboutienne, le restant étant "placé ailleurs" et depuis longtemps.


- Au moindre chantage financier exercé par le Palais de l'Escale - pour les ..."oeuvres privées d'IOG" ...alors ils quittent la pays pour le Yémen ou Dubaï...en attendant qu'IOG se calme...


Cette quasi impossibilité pour un « étranger investisseur » se confirme pour autant qu'il se refuse à « payer une protection », c'est-à-dire à céder au système de chantage au bakchich imposé d’autorité ou à s’associer avec un membre de l’une ou l’autre famille qui règne sur le Palais de l’Escale et par conséquent sur le pays.

Encore que s'associer avec l'un ou l'autre membre de la famille du tyran ou de la Kabyo c'est prendre le risque de se faire saisir ses biens et expulser illici presto. Dans ce cas ne faites pas appel à un avocat caraucun d'eux ne prendrait ce risque ; le simple fait de vous défendre face au Palais de l'Escale pourrait fort bien le conduire à Gabode....


- Payer ou ne pas payer sa tranquillité ?


Refuser d’entrer dans ce jeu c’est s’exposer – sur le court terme – à une expulsion injustifiée du pays sous 48 heures avec à l’appui une supposée décision de Justice…vous condamnant pour un quelconque motif bidon ; jugement…pondu sur un coin de bureau.

Certes, il y a de temps en temps, quelques juges qui ont encore ce sens des devoirs mais, ces comportements sont hélas bien loin d’être généralisés.
Il y a, hélas, bien plus de bons magistrats djiboutiens en exil …qu’en activité à Djibouti.

La tendance, imposée par Ismaïl Bobard, reste depuis bien des années aux dénis de justice qui alimentent trop souvent la chronique locale des « décisions clownesques et ridicules ». Certaines décisions de justice sont parfois totalement contraires entre l’instant du prononcé et celui de la parution du jugement ce qui contribue grandement à une décrédibilisation de la Justice locale dans son ensemble.

D’autre part, les jugements bidonnés concernant les corruptions, les trafics et autres pratiques illicites et condamnables auxquels se livrent certains en toute impunité – car protégés par Ismaïl Bobard et la Kabyo - irritent, de plus en plus, la véritable justice. Sans vouloir nous rassurer outre mesure observons qu’il y a tout même une « Véritable magistrature intègre » à Djibouti, même si l’on tente de l’étouffer….


- La Kabyo fait ses propres lois


Qu’une propriété ou un bien immobilier d’importance intéresse Kadra Mahamoud Haïd et c’est alors tout un système de pressions les plus diverses qui se met en branle et dès lors RIEN ne sera épargné au propriétaire du moment.

Contrôle d’Impôts, vérification de conformité, habitation déclarée insalubre …visite répétitive de la Police Politique se faisant menaçante, commissions rogatoires répétitives avec fouille de l’habitation du vendeur…Interdiction à tous les Notaires d’établir des actes de vente, hormis au profit de la Kabyo qui pourra acquérir propriété ou bien immobilier à SON prix et non point à sa valeur réelle.


Pour une « Véritable magistrature intègre »
à Djibouti

Dans toute société en pleine mutation – telle que la société djiboutienne - les fonctions et les devoirs des juges doivent nécessairement se diversifier…

Succinctement, on peut affirmer que c’est autour de quatre axes essentiels qu’il convient pour la (la) Juge d’interpréter, d’apaiser les parties en présence, de trancher et enfin de légitimer son jugement ; en se plaçant en dehors de toute pression politique exercée par le pouvoir politique.

A la fonction principale, trancher un litige et appliquer le droit, d'autres se sont adjointes.

Il y a longtemps que les juges ne sont plus seulement la « bouche de la loi » pour reprendre l'expression de Montesquieu.


Cette évolution inquiète parfois lorsqu'on constate le pouvoir d'interprétation grandissant du juge.
Elle rassure lorsqu'on souligne sa fonction régulatrice. La question de l'identification des différentes fonctions du juge est donc fondamentale dans toutes nos sociétés – encore faut-il qu’elles soient démocratiques - car plus personne aujourd'hui ne doute que le juge dispose d'un réel pouvoir normatif.

Le problème alors est de savoir comment le juge, après interprétation, peut arriver à apaiser le conflit entre les parties, comment il peut trancher dans cette configuration et comment il peut fonder la légitimité du pouvoir qu'il s'octroie.

Interpréter :
la question de l'interprétation est bien sûr première.
Appliquer une règle est un acte très compliqué, très éloigné d'une opération automatique, allant du général au particulier. Le juge est d'emblée confronté à la signification des textes. Dès lors, on s'interroge : le juge participe-t-il simplement à l'identification du sens des lois ? Ou est-il le véritable créateur de la norme ?

Apaiser :
juger doit permettre que la parole l'emporte sur la violence et la vengeance.
Dès lors, le juge doit engager les parties à se reconnaître, tout en apparaissant comme un tiers médiateur dans le conflit. La question centrale est alors comment organiser le débat, comment établir une juste distance entre les parties.

Trancher :
après avoir donné la parole, écouté puis interprété, le juge met un point final au débat. Il arrête une situation, tranche en séparant les parties en litige. Cette tâche est particulièrement difficile. Comment dire les derniers mots dans une affaire et mettre fin aux incertitudes de la victime et du coupable ?

Légitimer :
le juge n'a pas terminé son « office » avec la sentence/arrêt. Il est aussi responsable de son interprétation, de l'efficience, de l'autorité et du bien-fondé de sa décision. Comment faire admettre la sentence comme juste et raisonnable ?