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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?




G 056 - 10/10/08
La plus grande chute est celle qui dépasse les complicités et les compromissions et que l'on fait ... du haut de sa culpabilité reconnue.
Bouh Warsama
Selon nos informations M Jean-Baptiste Parlos, président du Tribunal d ans le procès qui s’est ouvert cette semaine, qui s’annonce retentissant et que l’on appelle déjà « l’Angolagate », a refusé de renoncer aux poursuites dans lesquelles 42 personnes sont concernées.
De ce que nous en savons, c’est un refus tenace qu’opposerait l’homme de justice malgré les « pressions politiques insistantes exercées sur la Justice française » et l'arrivée-surprise à l'audience d’ouverture dudit procès d'un avocat missionné par l'Etat angolais, Me Francis Teitgen. L’avocat en question est un ancien bâtonnier du barreau de Paris dont la réputation de « baroudeur » des prétoires n’est plus à faire.
Dans ce nébuleux procès, tout porte à croire que nombreux sont ceux qui sont prêts à aller très loin pour que cette affaire verse dans le « non lieu » ou, au pire, ne génère que de faibles condamnations à des peines avec sursis.
La durée du procès, qui se déroulera au Tribunal de Paris, ne devrait pas excéder 5 mois.
- Jean-Baptiste Parlos ! Ce nom ne nous est pas inconnu.
Souvenez-vous de l’instruction de l’affaire Borrel et du nom du Juge qui s’était vu confier le dossier – et dont il sera à l’origine de la véritable relance - après qu’il fut retiré à la juge Marie-Paule Moracchini, le 21 juin 2000.
Huit jours plus tard, le 29 juin, la ministre de la Justice de l'époque, Elisabeth Guigou, saisissait le Conseil supérieur de la Magistrature et demandait une enquête disciplinaire à l’encontre de Mme Marie-Paule Moracchini au sujet du dossier de la Scientologie…dont une partie s’était « malencontreusement » évaporé du Cabinet de la Juge d’instruction.
Le coup de grâce lui fut asséné par la publication dans la presse, de la terrible lettre que la garde des Sceaux avait adressée au CSM, où il fut reproché au magistrat d’avoir « porté atteinte à la crédibilité de sa fonction et à l’image de l’institution ».
Aujourd’hui et avec l’Angolagate c’est une « tortueuse » affaire de ventes d’armes présumées à l’Angola entre 1993 et 2000 qui est mise sur le tapis, est l’un des plus gros scandales de « trafic » d’armes de ces dernières années.
Parmi les protagonistes on retrouve des noms d’hommes d’affaires déjà citées dans d’autres dossiers scabreux qui ont défrayé la chronique judiciaires depuis une quinzaine d’années.
Au premier rang des accusés, M Pierre Falcone : homme d’affaires
Le Ministre de la Défense, M Hervé Morin avait écrit en un temps une lettre dans laquelle il assurait que les ventes d'armes – dont il était fait reproche à M Pierre Falcone - n'avaient pas besoin d'autorisation de l'Etat puisqu'elles ne transitaient pas par la France.
Puis ce fut un repli tactique du ministère de la défense, après la décision des trois juges du procès de « l’Angolagate » de renvoyer au fond les nullités de procédure soulevées par la défense.
Les deux hommes d’affaires français Pierre Falcone et israélo-franco-russe Arcady Gaydamak, sont soupçonnés d’avoir organisé la livraison de chars, d’hélicoptères, de navires de guerre et de munitions au régime du président José Eduardo Dos Santos pour un montant de 790 millions de dollars, sans l’autorisation des autorités françaises, afin d’alimenter une guerre civile qui, de 1975 à 2002, a fait plus de 500.000 morts.
Les deux associés auraient perçu la moitié des 790 millions de dollars rapportés par ces ventes, avant d’en redistribuer une partie pour asseoir leur influence en France.
Quarante deux personnes, dont l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua, Bernard Guillet, Jean-Christophe Mitterrand, Jacques Attali, l’ex préfet Jean-Charles Marchiani ou l’ex député UMP Georges Fenech, impliquées dans cette affaire, sont également soupçonnées d’avoir bénéficié de juteuses rétro-commissions.
Du côté angolais, les noms de plusieurs personnalités - non poursuivies - sont apparus, dont l’actuel président José Eduardo Dos Santos.
- Des liens entre l’Angolagate et l’Affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel ?
Des liens entre l’Angolagate et l’Affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel – en octobre 1995 à Djibouti- furent établis il y a de cela quelques années. L’un de ces liens concernait la société d’import-export créée dans la capitale djiboutienne par l’ex préfet Jean Charles Marchiani.
L’ancien préfet du Var fut condamné pour corruption par la cour d'appel de Paris qui avait prononcé la confusion des peines de 3 et 1 an d'emprisonnement.
Il avait écopé de deux condamnations à de la prison ferme pour la perception de commissions occultes dans deux affaires de passation de marchés dans les années 1990.
Il a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés.
....Comme l'a toujours fait Ismaïl Omar Guelleh dans l'Affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel...

