
En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".
De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?




G 065 - 16/10/08
Revenir aux fondements du développement et des ressources humaines en Afrique comme l’a souhaité initialement le Général de Gaulle en matière de Coopération française. (1ère partie)
Bouh Warsama
En gaspillant le capital humain que représentent les jeunes générations de Djiboutiens, nées à partir des années 60, et en faisant la promotion de « l'incompétence soumise inconditionnellement à ses seules volontés », en plus de 9 années de l'après Gouled et alors qu'il avait en mains tous les outils pour la réussite économique et sociale Ismaïl Omar Guelleh s’est rendu responsable et sciemment coupable du mauvais développement de Djibouti et de ses populations.
Laissant perdre ainsi à la société djiboutienne – très majoritairement – un temps précieux pour former de manière rationnelle la jeunesse du pays au monde du travail ; pour capitaliser les savoirs et les expériences acquises notamment dans les grandes écoles et les universités occidentales.
D’aucun vous diront « Regardez ! pourtant il y a tel ou tel bâtiment qui se construit…dans la capitale ! C'est donc qu'il y a du travail » on oubliant un peu trop vite que ledit bâtiment est la propriété d'IOG ou de l'un de ses comparses, qu'il est construit par une main d’œuvre étrangère et non point djiboutienne et que sa destination n’est autre qu’à vocation d’hôtel ou de restaurant.
Rares sont les entreprises créées chaque année alors qu’aucun chiffre, ne serait-ce que statistique, n’est publié officiellement ; ceci aux fins de tenter de masquer les incompétences notoirement reconnues des « gouvernements du désastre » qui n’ont fait qu’aggraver le chômage qui frappe aujourd’hui plus de 85 % des hommes et des femmes en âge d’avoir un emploi.
A ceci s’ajoute le fait que les futurs employés et cadres qui travaillent dans les rares petites entreprises créées chaque année font partie de l’une ou l’autre famille affiliée au Palais de l’Escale ou sont originaires d’Asie ; et certes pas de Djibouti…..
De même, les postes existants ou créés dans l’administration (souvent pour des besoins factices pour "caser" l'incompétence) sont réservés aux membres de ces mêmes familles qui en outre et très souvent ne sont que des postes fictifs, sans bureau mais d’évidence avec un salaire correct pour l’affectataire …. L'un de ces titulaires de poste expliquait encore récemment qu'il traitait toutes les offres concernant les marchés publics de son bureau... situé dans sa superbe résidence du quartier du Héron (payée par l'Etat ?).
- Le « Royaume de la banane », celui de la corruption encouragée et cautionnée de l'extérieur du pays !
Du haut du Palais de l’Escale, après le 27 juin 1977 on a très vite oublié que l’on ne dirige pas un pays, qu’on ne le mène pas sur la route du progrès avec une minorité s'entretuant – souvent cupide et inculte – qui n’a qu’un but qui est de s’en mettre plein les poches, quitte à rétrocéder une infime partie sous forme d’aumône au clan, au village et à la famille.
C’est d’ailleurs cet alibi de la redistribution de l’argent mal acquis qui donne illusion et bonne conscience à ces « nouveaux riches » - bien plus ignares et arriérés que l’âne qui les a amenés un jour dans la capitale.
Alors que le restant du pays va à vau l’eau dans une indifférence généralisée dont sont responsables les prédateurs autoproclamés à la tête du pays avec, de surcroît, l’ignorance coupable de bien des pays occidentaux et des instances internationales qui ne veulent voir que le grand intérêt géopolitique que représente Djibouti car placé sur l’une des principales routes maritimes d’approvisionnement en pétrole pour le monde occidental et exclusivement cela.
Pour s’attirer la sympathie du régime de la tyrannie cautionnée, dans le monde occidental la consigne est de ne pas faire de « vague » avec IOG, quand bien même aurait-il fait assassiner la justice française, alors que les aides internationales et les dons n’ont de cesse d’affluer à grand renfort de remerciements et de louanges dans la presse à la solde du pouvoir d’Ismaïl Bobard.
- Les deux langues pratiquées entre l’Elysée et le Palais de l’Escale sont le Français et la langue de bois !
Mais où vont ces dons ?
Où va l’argent de tous ces emprunts pour des « projets bidons » qui vont aggraver la dette du pays à l’égard de ses bailleurs de fonds ?.
La préoccupation du développement n’est que l’apanage des pays occidentaux qui n’ont pas d’amis mais exclusivement des intérêts à Djibouti, comme ailleurs.
Ismaïl Bobard et ses comparses et auxiliaires n’ont, quant à eux, qu’une préoccupation qui est de « faire du fric le plus rapidement possible et en grande quantité » quelle qu’en soit la méthode utilisée.
Ils ont parfaitement conscience de la précarité de la situation dont ils profitent et sur le fait que d’un jour sur l’autre tout peut subitement basculer face à un soulèvement populaire de la misère et de la faim qui peut tout emporter sur son passage ; laminant tout malgré les balles meurtriéres frappant des innocents.
Prenant le minimum de risques avec le maximum de précautions, les comptes bancaires de ces prédateurs, autoproclamés au pouvoir, ne sont pas à Djibouti ; ils sont à Dubaï.
Les banques à Djibouti ne servent qu’au transfert d’énormes sommes d’argent qui sont souvent le résultat des détournements de fonds publics, des corruptions et des monopoles sur tel ou tel produit ( marque automobile, assurances, alcool, cigarettes ….fruits et légumes etc) du blanchiment d’argent sale en provenance des pays occidentaux – entre autres d’Italie - et des bénéfices issus de la transformation de la drogue sur le Port International et en provenance d’Asie notamment …etc ..
- « L’Ordre des Désordres doit impérativement régner à Djibouti »
Mais pour être en mesure de maintenir « Cet ordre des désordres publics et institutionnels » à Djibouti il faut nécessairement une Police Politique efficace ; apte à résoudre définitivement un problème sans commettre la même gaffe que dans l’affaire de l’assassinat - maquillé maladroitement en suicide - du juge Bernard Borrel.
Les « fouineurs » et gêneurs sont éliminés bien plus discrètement depuis un certain jour d’octobre 1995 ; la leçon a porté ses fruits avec les « conseils » prodigués par des « spécialistes » venus de l'extérieur qui sont écoutés.
La consigne du Palais de l’Escale est qu’il convient, avant tout, d’éliminer discrètement l’un ou l’autre de ces « fouineurs », de faire taire son entourage en achetant, ça et là, quelques consciences et de veiller scrupuleusement à conserver cet artificiel vernis de façade afin de ne pas effrayer les investisseurs étrangers, quitte à les « plumer » et à les expulser ensuite !
Bien des exemples nous viennent à l’esprit, ceux qui vivent à Djibouti savent parfaitement ce dont nous voulons parler.
- « Le pays de la lâcheté » cautionnée car on y trouve son intérêt à l'ext"érieur du pays !
Le mépris dans lequel est tenue la société djiboutienne dans son ensemble l’absence quasi totale de ce qu’est le bien public, le service public, l’intérêt public, le respect des lois et de la justice, de la considération que l’Etat doit à ses militaires et fonctionnaires – notamment ceux qui ont donné récemment leur vie pour défendre le territoire national – nuisent bien plus à djibouti et à son image déjà fortement dégradée qu’à un hypothétique manque de moyens financiers que ne cesse de clamer un gouvernement falsificateur de toutes les vérités et qui, par ailleurs, se remplit ouvertement les poches.
La raispon en est que malgré l’indépendance de Djibouti, les mêmes pratiques délictueuses ont été perpétuées alors que les aides – officiellement attribuées à la jeune république naissante – n’ont fait qu’encourager les règlements de comptes entre factions, favorisant les corruptions et autres « magouilles » existantes à tous les niveaux principaux des administrations et services.
Permettant ainsi l’émergence d’une irresponsabilité condamnable au niveau de l’Etat et de ses institutions avec le développement de pratiques désastreuses pour le pays et ses populations, ne serait-ce qu’en termes de choix industriels, agricoles, commerciaux et d’infrastructures.
(à suivre)

