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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 

 


G 068 - 17/10/08

Djibouti, toujours l’Ecole de la patience et souvent celle de la trahison politique. Les SAAD MOUSSA font le ménage en condamnant à mort un traître.

Justicia


Selon un proverbe africain, « Vouloir prévenir de la déloyauté et de la perfidie du traître serpent avant qu’il inocule son venin est aussi complexe que de nettoyer l’anus d’une hyène ».

La définition qu’en donne le dictionnaire est la suivante : « La trahison désigne le fait d'abandonner, de livrer à ses ennemis ou de tromper la confiance d'un groupe (politique ou religieux), d'une personne amie ou de principes ».

Ismaël Guedi Hared est tout à fait fondé aujourd’hui à accuser de traîtrise et à faire condamner l’un des membres de sa propre tribu des SAAD MOUSSA, sous clan Rer MOUSSEH ( rer Gadidsheh ).

M.Mahamoud Danfeh n’était à l’origine qu’un modeste auxiliaire de gendarmerie lorsque l’ex Secrétaire Général de la présidence, sous Hassan Gouled, lui a apporté aide et soutien afin qu’il monte sa propre entreprise ; respectant en cela cette tradition d’entraide que l’on retrouve dans bien des familles et des tribus en Afrique de l’Est.

Mahamoud Danfeh s’est donc enrichi pour ensuite « retourner sa veste » et se mettre discrètement au service d’Ismaïl Omar Guelleh.

Un Ismaïl Omar qui cherchait, dès le début des années 90 et par tous les moyens, à liquider politiquement Ismaël Guédi Hared représentant, pour le moins deux obstacles à ses propres ambitions.
La première de ces raisons étant qu'Ismaël Guédi Hared est un membre important représentant le clan issa le plus important en nombre à Djibouti, la seconde c'est qu'il est placé alors sur la route d'IOG vers tous les pouvoirs.

A défaut de ne pouvoir l'éliminer physiquement sans susciter un soulèvement mais aussi par ce que Guédi est entouré et protégé par sa propre garde que craignaient et craignent encore les hommes des SDS, Ismaïl Bobard va utiliser bien des subterfuges pour l'affaiblir politiquement.

On pourra faire reproche de bien des erreurs commises à Ismaël Guédi, dont celle de comprendre bien trop tard qu’il lui aurait fallu s’associer à Mohamed Djama Elabeh pour combattre efficacement et ensemble IOG car faute de tout sacrifier à leur orgueil mal placé l’un et l’autre ont fait le jeu d’Ismaïl Omar, mais ce dont on ne peut tenir rigueur à Ismaël Guédi c’est bien son esprit de solidarité au sein même des SAAD MOUSSA où il aura tout fait pour aider les uns et les autres qui, hélas, pour certains le trahiront le moment venu…

- Si l’on devait établir une liste, non exhaustive, des « Traîtres » à leur propre clan des SAAD MOUSSA il conviendrait de citer :

- Le Cadi Mague Dirir

- M Robleh Amir...commissaire de Renseignements généraux

- M Abdillahi Mohoumed....Commandant dans la Police Politique (SDS)

- M Nouh dit Biraas....ancien Directeur de la Banque pour le Développement et Directeur du Trésor Public à Djibouti

- M Ahmed Guedi dit Assajog....Entrepreneur

Sans oublier Mahamoud Danfeh qui, de par les renseignements qu’il a toujours communiqué à sa hiérarchie des SDS et à Ismaïl Bobard sera à l’origine d’un travail de destruction politique contre les SAAD MOUSSA mené à Djibouti jusqu’au jour ou, sentant qu’il va être démasqué, il sera envoyé à Babile par IOG.

Babile, petite ville carrefour située en Ethiopie - proche de la Somalie à 40 km d’Harar - est un point de passage pour se rendre à Dire Dawa.

De ce que l’on sait, comme chef de station des SDS dans la région avec poste à Babile sa mission fut de nouer sur place le plus de contacts possibles avec des personnalités locales, SAAD MOUSSA et autres, afin de repérer et d’ouvrir une fiche sur chaque sympathisant au mouvement politique d’Ismaïl Guédi.

De même, l'une des facettes de sa mission fut de surveiller tous les mouvements de ces personnes entre la Somalie et l’Ethiopie et, éventuellement, de faire procéder discrètement à l’élimination physique des plus actifs.

Démasqué après avoir indirectement fait éliminer des opposants politiques à Ismaïl Omar Guelleh,

M Mahamoud Danfeh vient d’être condamné à mort par sa propre tribu des SAAD MOUSSA


ce qui aux yeux d’Ismaïl Bobard ne doit pas être une grande perte.

Après avoir corrompu des consciences dans chaque tribu et obtenu tout ce qu’il voulait, il a ensuite abandonnés ces hommes et ces femmes à leur sort et à la justice locale en se désintéressant totalement ce qu’il advenait d’eux …..

Ceci devrait servir de leçon aux "traîtres en puissance".

IOG n'a jamais eu d'amis !