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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 

 

G 091 - 27/10/08

« Pirate » Voici une reconversion réussie et qui rapporte gros aux Chefs de Guerre en Somalie et aux...« associés/complices » dans ces affaires lucratives - Suite et fin.

Bouh Warsama


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On aurait tort de croire que les actes de piratages perpétrés, et qui s’accroissent de semaine en semaine, pourraient être le fait de petits groupes d’individus agissant au coup par coup et au hasard des rencontres en mer.

C’est en fait une « Organisation » qui s’est largement structurée, de mois en mois, dirigée par des Chefs de Guerre locaux qui se sont répartis des « zones d’intervention » en mer – tout comme ils l’avaient fait sur terre en Somalie.

Ils ont mis en place et rodé des méthodes qui s’avèrent pour le moins efficaces et qui s’appuient d’abord sur le renseignement. Renseignements communiqués en temps réel par des « agents » rémunérés et dont le rôle est d’obtenir le maximum d’informations sur tous les navires transitant dans tous les ports de l’Océan Indien et le long de la Mer Rouge et de les transmettre.

Munis de ces éléments et ne frappant pas au hasard, à bord de petites embarcations munies de moteurs hors bord très puissants et pilotées par des marins expérimentés, des groupes armés surgissent à l'aube ou au crépuscule ; ils fondent sur les navires et montent aussitôt à l’abordage, parfois à plus de cent milles nautiques des côtes, pour arraisonner les bâtiments marchands qui naviguent en toute quiétude dans l’Océan Indien.

Navires qui souvent ne se méfient pas de ces petites embarcations de pêcheurs qui leur font des signes afin d’attirer leur attention, alors que lesdits navires s’apprêter à entrer en mer Rouge ou en provenance du canal de Suez.

Ce qui caractérise ces pirates c’est qu’à notre connaissance ils n’ont commis jusqu’à ce jour aucun meurtre, se contentant de prendre en otage navire et passagers et de piller tout ce qui peut l’être à bord.

La rançon étant versée en argent liquide, souvent en utilisant des intermédiaires afin d’éviter toute arrestation, ce sont ainsi des sommes très importantes qui transitent par des banques bien peu regardantes quant à l’origine des fonds. Banques destinées exclusivement à blanchir ces sommes d’argent et situées, le plus souvent, dans un très grand port international de la Corne Est de l’Afrique…dirigé par un président qui a pour habitude de prélever sa « commission » au passage sur tout ce qui peut l’être.


- Bizarre ! Vous avez dit bizarre ?


Curieux tout de même, qu'à l'inverse de ce qu'il se fait dans le suivi des fonds pour la nébuleuse Al Quaïda/ Al Itihad....nul ne se soit penché sur le cheminement de ces dizaines de millions de dollars et d’euros qui passent ainsi et librement de banque en banque.

Alors que l’on sait qu’il est aisé aujourd’hui de suivre, de certains fauteuils des "services" aux USA et en temps réel, les flux et transferts télégraphiques d’argent de tel banque d’un tel pays vers une autre banque située dans un autre pays au bout du monde, par l'entremise de bureaux spécialisés et d'autres institutions financières.

On sait que l’on peut ouvrir librement des centaines de comptes dans des centaines de banques réparties dans le monde ; et pas forcément dans des paradis fiscaux afin d’éviter une surveillance exercée à l’encontre des institutions financières de ces pays….

Certains de ces comptes peuvent être ouverts sous des noms d’origine somalienne.....(suivez mon regard), d'autres sous des noms supposés être de consonance européenne afin, là encore, de ne pas éveiller les soupçons.

Qu’y a t il de plus « normal » que d’ouvrir un compte bancaire, avec de plus le sourire du banquier qui se frotte les mains ?

De plus et en maintenant le solde de ces comptes au-dessous de 50 000 dollars
pour éviter toute enquête gênante, il est possible de faire circuler des fonds entre ces différents comptes. Et ce, sans éveiller l’attention et pour autant que la banque y trouve, elle aussi, son intérêt ; elle ira même proposer d’effectuer quelques placements financiers…sans risque.

De même, ces Chefs de Guerre peuvent fonder ou racheter des sociétés européennes de couverture.. en France ou mieux en Angleterre avec l'objectif final de rapatrier l'argent nettoyé, donc l’argent devenu «propre», à Dubaï où il serait investi dans des restaurants renommés à fortes plus values, des sociétés de construction, voire des pharmacies et des biens immobiliers à louer… tout comme le fait Ismaïl Bobard depuis bien des années.


- Rivalités claniques ancestrales

Le nombre d'attaques de navires a augmenté de manière si exponentielle au cours des dix premiers mois de l'année 2008 que l'Organisation maritime internationale conseille fortement aux navires de croiser à plus de 300 milles des côtes somaliennes ; même si cela diminue fortement les risques, démonstration est faite que les pirates n’hésitent pas à s’attaquer à des navires de gros tonnage à une telle distance des côtes de la Somalie.

Le gouvernement du Puntland reste presque impuissant à contrôler ces activités illégales.D'une composition clanique plus homogène que ne l’est le sud du pays, le Puntland et le Somaliland ont échappé à une guerre civile dévastatrice qui a ravagé la capitale somalienne et ce qu’il reste de la somalie en déplaçant des centaines de milliers de personnes, jetées sur les chemins en abandonnant maisons, bétail et lopins de terre.

La malédiction des rivalités claniques, qui a transformé la Somalie en un prototype d'État en faillite malgré l'homogénéité culturelle, ethnique, religieuse et linguistique de sa population, continue de peser sur l'avenir du pays et en l'absence de véritable pouvoir central, permet à toutes sortes d'activités criminelles de prospérer.

 




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