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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?





G 093 - 28/10/08
Le Gouvernement d’Ismaïl Bobard tourne sciemment le dos à la réalité en se maintenant dans le mensonge qui pourrait fort bien se retourner très bientôt contre lui - 1ère partie.
Africanman
Son Excellentissime Sérénité Ismaïl Bobard 1 er, et tyran régnant par la force du bâton et des armes sur Djibouti et ses populations, fait l’objet, depuis l’installation des forces US dans le pays, d’une tentative de renflouement du navire « Palais des artifices » qui prend l'eau de toutes parts .
Aide et assistance de la part des pays occidentaux à l’adresse du Palais dit de l’Escale près à chavirer et à la piteuse image de marque d’un président autoproclamé ; non point par sympathie pour lui mais exclusivement en raison de l’incontournable position géopolitique que représente Djibouti et du rôle de gendarme que jouent à partir de là les forces américaines et de l’UE dans la région, tout particulièrement en Somalie.
Mais le «tyran aux mains ensanglantées », vu de l’UE ou des USA, est un homme qui n’inspire ni de bons sentiments, ni confiance car chacun sait qu’il est capable des pires extrémités et pour le moins de pratiquer un double jeu comme il le fait depuis bien des années avec les extrémistes religieux en Somalie et ailleurs. Extrémistes qu’il approvisionne en armes lourdes et en munitions à partir de la zone franche du Port Autonome International de Djibouti ce qui lui offre l’avantage de ne pas avoir d’attentat perpétré sur le sol djiboutien.
- Bizarre ! Vous avez dit bizarre. Oui j’ai dit bizarre !
Curieusement, chaque fois que nous avons attiré l’attention des lecteurs sur ce curieux phénomène d’absence d’attentat à Djibouti et de quoi on ne peut que s’en féliciter sur le fond , une grenade ou une bombe de fabrication artisanale explosait dans un terrain vague de la capitale et dans les semaines qui suivaient ; ce, bien heureusement, sans faire de victime mais beaucoup de bruit.
Pas si loin que cela est le temps des machinations montées de toutes pièces impliquant officiellement les jeunes intellectuels Afars et Gadaboursis ; conspirations servant à affoler le président Gouled tout en essayant de discréditer indirectement et à ses yeux un Ahmed Dini (Amin) pourtant homme d'honneur, respectueux des pratiques de la légalité républicaine dans toute éventuelle procedure de changement politique.
On sait qui fut l’organisateur de bon ombre de ces machinations à partir desquelles il va asseoir son autorité tout en laissant croire en une efficacité hors du commun des SDS qui procédaient à des arrestations rapides des supposés coupables qui furent, dans les faits démontrés, des hommes totalement innocents mais choisis et localisés par avance sur le plan géographique.
L’implication des hommes de la police politique (SDS) dans divers attentats, dont celui de l’Historil commis à Djibouti le 3 mars 1987 et celui du Café de Paris le 27 septembre 1990 mais aussi dans l’assassinat du Juge Bernard Borrel – auquel Alpha Roméo aura lâchement apporté sa contribution - ayant été démontrée avec de nombreux témoignages à la clé, on comprend qu’Ismaïl Omar Guelleh ait mis quelque peu « le pied sur le frein » car ayant reçu des coups de semonce des pays occidentaux.
Depuis il tente de se dédouaner en maintenant coûte que coûte Djibouti en dehors des attentats pour nous faire croire qu’il pourrait ne pas avoir passé des accords avec les mouvements extrémistes tels la nébuleuse Al Quaïda et Al Itihad !
- Immunité diplomatique et impunité cautionnée
Ce qu’il reste peu d’engouement occidental pour l’homme qui règne en maître absolu sur Djibouti a toujours remis d’actualité ses singulières méthodes, si peu démocratiques et pose du même coup le problème de la pertinence de sa restauration politique dont les turpitudes et ignominies passées, notamment dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel mais aussi dans l’élimination physique de quasiment tous les leaders de l’opposition, le rendent théoriquement passibles, selon les critères en vigueur, de sa présentation le moment venu devant la Justice Pénale nationale, française mais aussi internationale.
L’homme, qui s’apprête à relancer le conflit contre l’Erythrée – qui, il est vrai, fut déclenché pour de bien ténébreuses raisons par son belliqueux voisin Isaïas Aferweki, est coutumier des procédés tortueux ce qui rend les véritables raisons de cette guerre bien hypothétiques et pour le moins suspectes.
Le palmarès d’Ismaïl Bobard 1er en matière de manipulation, de chantage politique et si peu diplomatique, est sans doute l’un des plus impressionnants au monde ; il soutient aisément la comparaison avec les autres tyrans les plus redoutables de la planète.
Se masquant derrière les SDS - une Police Politique formée aux pires méthodes barbares calquées sur celles de ses voisins somaliens et éthiopiens sous Syaad Barre et Mengitsu, qui n’auront de cesse de traquer tous azimuts tous les opposants, « l’homme de l’ombre et des coups tordus » ne s’implique jamais directement dans une quelconque affaire.
Distant mais dirigeant réellement en sous mains Djibouti depuis le début des années 80, il aura fait pourchasser discrètement durant des années puis « effacer » aussi bien les figures de proue de l’opposition sur le sol djiboutien qu’écarter les journalistes et autres responsables en les poussant vers l’exil.
................à suivre ............

