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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 


G 094 - 28/10/08

Le Gouvernement d’Ismaïl Bobard tourne sciemment le dos à la réalité en se maintenant dans le mensonge qui pourrait fort bien se retourner très bientôt contre lui - Suite et fin.

Africanman


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- A cours d’argument pour mobiliser les Djiboutiens, le gouvernement vient dans l’arrière pays pour ressasser ses bonnes vieilles promesses.


« Demain on rase gratis, oui mais on n’a pas de rasoir, pas de lames, il n’a pas de barbier. Alors on verra plus tard ! »

C'est dans l’incapacité de résoudre les graves problèmes dont souffrent toutes les populations – chômage, augmentation quasi exponentielle du prix des denrées essentielles, sous équipement des villes de l’arrière pays….etc – Ismaïl Omar Guelleh qui doute de plus en plus de l’efficacité de sa Garde Présidentielle (GP) a délégué ces jours derniers à son PM Dileïta le soin d’aller « caresser dans le sens du poil » les chefs coutumiers de la région de Tadjourah.

Un PM, clown de service, qui s’est empressé avec le ministre de l’intérieur de leur apporter quelques « petits cadeaux » tout en insistant sur leur rôle essentiel dans la défense du pays, je cite textuellement la RTD :

« …….. Les forcées assurées peuvent lutter efficacement pour préserver la sécurité et défendre le pays uniquement avec le soutien totale de la population entière mais surtout des chefs coutumiers »

Et en faisant, une fois encore de belles promesses pour « bientôt »….

« ……… Rien qu'a Tadjourah des nombreux projets tels que la route Randa et Dorra-bouma, le projet du lac Assal et de raffinerie seront bientôt démarrés »

sans oser expliquer que le terme de « bientôt » ne veut rien dire face aux centaines de milliers de Djiboutiens et de Djiboutiennes qui sont demandeurs d’emplois ; mais , comme chacun le sait nous n’en sommes plus à un parjure prés.

Concrètement, ces engagements qui se voulaient être spectaculaires depuis bien longtemps, trop longtemps au regard du nombre grandissant des demandeurs d’emplois, ne sont assortis d’aucun échéancier contraignant.

Air connu et vive impression de déjà-vu ; on peut parler de « cynisme » !

On l’aura compris, en dépit des discours ronflants et des promesses qui n’engagent que ceux et celles qui les écoutent, Tadjourah et la région Afar en général ne sont pas une priorité pour le Palais de l’Escale.
Tout au plus un enjeu lointain que l’on vient caresser dans le sens du poil de temps à autre, sans nulle gêne, sans que les populations et les chefs coutumiers aient un début de réponses à leurs difficultés essentielles.

- Paradoxe - Djibouti, est le pays le plus subventionné au monde et pourtant parmi les plus pauvres.

En tout cas les réalisations des gouvernements de l’après 1999 sont quasiment nulles, se contentant d’applaudir aux réalisations des autres et tentant de se les approprier ; gouvernements contraints qu’ils sont épisodiquement de mendier tout à la fois pour que les choses soient faites à leur place et que les pays de l’UE mettent sans cesse la main à la poche pour y puiser des sommes faramineuses, bien vite envolées dans les méandres mais pas perdues pour tout le monde.

L’arrière pays de Djibouti n’est hélas connu qu’à travers un prisme calamiteux qui rythme son quotidien : épidémies de tous genres (sida, paludisme, fièvre…), famine, corruption et clientélisme des autorités d’état, analphabétisme entretenu … La liste est longue et douloureuse, on y retrouve tous les ingrédients qu’il faut en réalité pour retarder la croissance du pays et justifier ainsi sa désignation de pays sous-développé.

Chose curieuse et révoltante, c’est que Djibouti est le pays qui est le plus subventionné par habitant.

Comment expliquer que ce pays qui reçoit tant et tant de richesses soit aussi pauvre. En réalité, l’échec du développement de Djibouti est en grande partie la manifestation de la déconfiture et de la débandade scandaleuse de ses élites au pouvoir, où chacun et chacune est plus enclin à réaliser son pactole et bien plus que cela dans les meilleurs délais ; comme si le robinet du fric allait se fermer subitement dans l’heure qui suit.

Dans un Djibouti où moins de 10% de la jeunesse est véritablement scolarisée, où aucun cours de maintien des compétences n’est dispensé aux employés, où aucune promotion au mérite n’est possible on comprend alors aisément que cette élite incapable qui est au pouvoir, s’accapare jalousement tous les leviers de commandes du pays et s’y accroche pour étouffer et escroquer la population mais surtout ceux et celles qui disposent pourtant de toutes les compétences pour contribuer au fon fonctionnement du pays en le plaçant sur la voie du progrès ; de tous les progrès.

Ces pseudo-intellectuels qui vivent en périphérie du pouvoir et profitent de l’aubaine, au lieu d’amorcer de vrais changements dans la société et jeter les bases d’un développement vrai, ont préféré se contenter de distraire les populations djiboutiennes par des artifices souvent puérils en montrant continuellement «l’homme blanc», le « Français » comme étant la cause de tous leurs maux et de leurs malheurs.

L’injure est grande puisque la jeunesse djiboutienne fondait beaucoup d’espoirs en ces intellectuels d’un nouveau temps. Le drame est qu’ils aient accepté de s’associer aux pratiques du tyran-président et pire encore de lui dérouler sans cesse un tapis sous ses pieds.


- En prévision de la reprise des hostilités le pouvoir décadent lance la chasse à « l’ennemi de l’intérieur ».

Si vous êtes en mauvaise position politique, si cela grogne un peu partout dans le pays, au sein des administrations, des services et des forces armées. Bref si le gouvernement est en pleine faillite et au bord de l’abîme il ne vous reste alors qu’une alternative consistant à trouver un ennemi pour le désigner à la vindicte populaire afin de tenter de lui faire oublier ses propres misères durant quelques temps.

Dès lors, la guerre contre l’Erythrée avec le sacrifice de militaires djiboutiens persuadés qu’ils vont sauver le pays alors qu’ils sont mal équipés et en sous effectif ; la guerre, dis-je, devient l’exutoire par où s’épanche la déraison d’un gouvernement et d’un haut commandement militaire criminel et de tous les dangers dont la plus grande hypocrisie fut de sciemment sous-estimer les forces armées de l’Erythrée.

Alors que l’art de la paix aurait imposé à Ismaïl Bobard de se déplacer à Asmara, sous l’égide de l’ONU, pour rencontrer Isaïs Afewerki il s’est contenté de fanfaronnades, de bravades et de provocations qui n’ont fait qu’aggraver la situation entre les deux pays, mais aussi entre les populations.
Après le conflit, la honte ne fut pas de perdre contre un ennemi aguerri et mieux équipé, ni d’être inférieur ; mais l’infamie pour Ismaïl Omar Guelleh et son ersatz de Général Chef d’Etat Major Général des Armées - plus habile dans le commerce des armes et des canons que de commander dignement et avec efficacité à des Armées - et leur déshonneur partagé fut d’être inférieurs à eux-mêmes et aux engagements qu’ils avaient pris devant la nation.

Ce fut une stupidité de déprécier les forces militaires de l’Erythrée avant le combat en laissant une certaine presse attiser les haines ; et encore pire bassesse aujourd’hui de continuer dans la même voie en essayant de les amoindrir, après la défaite et la perte de plus de 200 militaires djiboutiens alors que l’Etat persiste dans le mensonge en n’avouant que 9 morts.

Dans l’histoire de ce monde, prudence et dialogue ont vaincu plus de résistance entre les pays, qu’audace mal à propos et provocations imbéciles.

Alors et pour mobiliser l’attention des populations sur un ennemi coupable de toutes le souffrances et de tous les maux à venir (car il y en aura), le gouvernement a créé l’expression « d’ennemi de l’intérieur » pour lancer une grande chasse à l’encontre de tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont compris et condamnent ouvertement les mensonges et les crimes dont se rendus coupables la bande de son Excellentissime Sérénité le tyran Ismaïl Bobard 1 er. Chaque chef coutumier a reçu mission de dénoncer ceux et celles qui ont le courage d’exprimer la vérité en démontant, un à un, tous les arguments fallacieux du gouvernement.

A l’allure où vont les choses avec toutes ces mépris dont les populations djiboutiennes sont les victimes, chaque Chef coutumier devra aller jusqu’à se dénoncer lui-même après l’avoir fait pour ses hommes.


Aucun n’a oublié toutes les manœuvres d’Ismaïl Omar Guelleh en des temps pas si lointain pour tenter de leur faire perdre leur influence de chef coutumier au profit d'un état centralisateur représenté localement par des fonctionnaires qui se sont le plus souvent avérés cupides et incompétents.

 


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