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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?





G 098 - 29/10/08
« Secret de polichinelle ». Les armes circulent à et par Djibouti, mais malheur à qui ose en parler !.
Libertyman
La preuve de ce que nous avançons est que chacun sait que certains quais et hangars de la Zone France du Port Autonome et International de Djibouti (PAID) – placés sous la protection de la Police Politique, les SDS - sont devenus la plaque tournante privilégiée du trafic d’armes dans la région avec un réseau de trafiquants qui défie les institutions internationales.
Un vaste réseau de transferts et de trafics est en place, violant ainsi chaque fois l'embargo contre les armes en Somalie.
Ce trafic d'armes constitue même l'une des causes principales des conflits armés dans le pays et dans la région tant il est vrai que ce « commerce macabre» nourrit bien son monde ; et fait, pour partie, la fortune d’Ismaïl Omar Guelleh et de ses complices ou subordonnés impliqués dans ces trafics.
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On sait « où, quand, qui dirige» mais sur le plan international on n’agit pas pour y mettre fin !
De sources concordantes, les multiples dérapages et innovations malsaines des trafiquants – sous la direction du Palais de l’Escale – se comptent par dizaines et ont conduit les experts de l’ONU à mettre Djibouti au rang des importateurs/exportateurs d’armes et de munitions de l’Europe, des pays de l'Europe de l'Est : Ukraine, Arménie, Bulgarie, Russie, Bosnie-Herzegovine, mais également de l’Inde et de Chine vers la Somalie.
Tout cela étant masqué bien maladroitement derrière le transit officiel d’armes, de toutes catégories, et de munitions transitant en toute légalité par le Port International de Djibouti vers l’Ethiopie.
- La méthode pour dissimuler les importations est connue !
Les conteneurs arrivent au port de Djibouti, ils y sont débarqués avec mille précautions et sont déclarés sur les connaissements comme contenant des parfums, des chaussures, matériels agricoles ou autres articles.
Matériels ou articles présumés inoffensifs alors que tout est fait pour éloigner les douaniers par trop curieux ou « fouineurs » ; les autres préférant ne pas en contrôler la conformité avec les documents administratifs.
Vint le jour où des douaniers eurent tout de même le courage … - plutôt l’inconscience car ils seront ensuite sanctionnés - de faire ouvrir l’un de ces conteneurs.
Confiant et vraisemblablement sans savoir véritablement ce qu’il contient en réalité, M Willo - Responsable du transit de la société Marill – procédera donc à l’ouverture du conteneur concerné pour découvrir complètement stupéfait qu’il contient des armes et des munitions.
Immédiatement informé de l’ouverture intempestive du conteneur d’armes , Ismaïl Omar Guelleh va envoyer en urgence des hommes de sa Police Politique – les SDS – qui vont aussitôt encercler la zone d’entreposage desdits conteneurs pour en éloigner les ...curieux qui commencent à s'y agglutiner.
- Telle une traînée de poudre, l’information va faire le tour de Djibouti en quelques heures.
Alors qu’IOG tient absolument à bloquer la diffusion de l’information, celle-ci va faire le tour de Djibouti en quelques heures au point que quelques « fouineurs » arriveront à passer tous les barrages des SDS et à photographier le contenu du conteneur d’armes ; ce qui va provoquer une mémorable et dévastatrice colère chez Ismaïl Omar lorsqu’il l’apprendra.
- Il sait alors qu’il lui faut un « coupable » à jeter en pâture à l'opinion publique internationale.
Aussitôt, il fait procéder à l’arrestation et à l’incarcération de M Willo - Responsable du transit de la société Marill – qui sera « entendu » dans les locaux spécialisés par les Services Djiboutiens de Sécurité.
Entendez par là que M Willo sera « torturé » par les hommes de la Police Politique, non point pour avouer ce qu’il ignorait quant aux armes et munitions stockées dans le conteneur mais pour qu’il reconnaisse être celui par qui ont été transmis les renseignements ayant entraîné une diffusion de l’information dans la capitale après l’ouverture du conteneur armes…..par les douaniers trop « fouineurs ».
Quelques jours plus tard, M Willo sera libéré et aussitôt licencié par son employeur M Marill pour « faute grave ». Curieusement, malgré la procédure abusive opposée à M Willo, aucun juge ne pourra contester ce licenciement injustifié sans s’attirer les foudres d’Ismaïl Omar Guelleh.
En faisant porter le chapeau à M Willo, Marill et IOG ont trouvé le coupable idéal – sans possibilité qu’il puisse se défendre - tout en interdisant qu’une information ne soit ouverte par le Parquet sur les réels « donneurs d’ordres » impliqués dans ce trafic d’armes et de munitions.
- L’affaire aura d’autres répercussions !
L’affaire va connaître des rebondissements quelques mois plus tard.
A l’issue d’une enquête discrète menée par les hommes des SDS, ceux-ci vont découvrir, selon eux, qui serait à l’origine de la fuite des renseignements ayant entraîné une diffusion de l’information dans la capitale après l’ouverture du conteneur armes…..par les douaniers trop « fouineurs ».
Le ministre du port, M Moussa Bouraleh Robleh, va brusquement se trouver purement et simplement licencié après un entretien houleux au Palais de l’Escale où il fut convoqué toute affaire cessante, pour y être entendu.
Décidé à ne pas se laisser faire, face à ces accusations qu’il juge injustifiées, l'ex ministre du port va mettre à profit ses séances quotidiennes de « broutage de khat » pour défendre son point de vue auprès de ses amis et invités ; vraisemblablement aussi pour y trouver des soutiens ayant le pouvoir d'inflêchir la décision d'IOG.
Peut être ira-t-il trop loin dans ses confidences – car l’homme est parfaitement informé de tous les trafics d’armes et de transformation de drogues sur son port -, le fait est qu'à l'inverse de ce qu'il recherche, il va devenir « l’homme à abattre » pour Ismaïl Omar Guelleh.
Il faut savoir que par principe, chaque ministre du gouvernement dispose à titre personnel du privilège quotidien de 2 kg de Khat de qualité supérieure conditionnés spécifiquement à Dire Dawa à leur intention.
Sur ordre d’Ismaïl Omar Guelleh, le représentant local de la SOGIK, M Mohamoud Robleh dit BOUROUYE, va se charger personnellement d’empoisonner la botte de Khat qui sera affectée à l’ancien ministre du port.
D’évidence, bien des consignes vont être données pour que M Moussa Bouraleh Robleh consomme son khat seul.
Commençant son « broutage » vers 15 heures, une heure plus tard et ressentant un malaise il va demander à son fils de l’emmener prendre l’air sur la plage de Doraleh.
Puis étant retourné peu après à son domicile il va tomber dans un état comateux et décédera rapidement
- Bizarre ! Vous avez dit bizarre ?
Au regard de toutes ces affaires de trafics les plus divers et dans lesquelles ce sont hélas souvent des gens innocents qui en ont fait les frais au final - qu'ils soient Djiboutiens ou étrangers - on a vraiment le sentiment qu'Ismaïl Omar Guelleh nous prend pour des naïfs voire des imbéciles.
Une fois encore, cette affaire de trafic d'armes dont nous venons de parler n'a fait l'objet d'aucune information de la part du Parquet du Procureur de Djibouti.
En clair...rien ne s'est passé !

