En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



G 125 - 08/12/08

Le président du GED présente ses voeux aux familles djiboutiennes musulmanes à l'occasion de la Fête de l'Aïd al-Adha.

 

L’Aïd el-Kebir, aussi appelé la fête du sacrifice ou Aïd al-Adha, est la fête la plus importante de l'islam et marque chaque année la fin du hajj.

La désillusion est grande au sein des familles djiboutiennes musulmanes, en ce jour sacré de la Fête de l’Aïd du lundi 8 décembre 2008.

Cette désillusion en confirme bien d’autres, chacun et chacune ayant l’impression d’être sacrifié sur l’autel du profit en l’absence d’une véritable politique des prix ordonnancée par l’Etat.

Le sens de la fête étant perpétué, le sacrifice et son sens demeurent ancrés.

Cette année encore et malgré toutes les difficultés auxquelles elles sont confontées, les familles des classes moyennes de la société djiboutienne ont pourtant décidé de sacrifier le mouton pour faire plaisir et parce que « c’est la religion qui le veut » ; elles s’accommoderont souvent de viande congelée.

C’est un moment important dans la vie du musulman.

Le sacrifice permet de réduire l’individualisme et laisser place à la générosité. C’est la fête du partage avant tout. 

Autrefois, l’Aïd avait ses traditions dans notre pays.

C’était une occasion pour la famille et les amis de se retrouver pour échanger les vœux. La communion entre les voisins était profonde et pouvait aller jusqu’à offrir une partie du mouton aux familles nécessiteuses.

Mais les temps ont bien changé.

- Malgré toutes les pires difficultés auxquelles les familles djiboutiennes sont confrontées, je tiens à présenter tous mes voeux de bonne fête de l'Aïd al-Adha à tous (toutes) les Djiboutiens (nes) musulmans (nes) en leur demandant de garder espoir en l'avenir.

 

Fait à Londres le lundi 8 décembre 2008

M Mahamoud Idriss Ahmed
président du Gouvernement
en Exil de Djibouti

 


a