En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 


G 132 - 18/12/08

L'incroyable histoire de Noël

Le Père Fouettard


Contrairement à certaines idées reçues...et entretenues, la fête de Noël n'a pas toujours été ce qu'elle est de nos jours.

Peut être ignoriez-vous que cette célébration chrétienne de la naissance de Jésus-Christ découle, à son origine, d'un rite païen datant de l'époque romaine ?.


- Saturnales romaines, ou la… semaine infernale
Erromatarren saturnalak

Toutes les civilisations anciennes célébraient le solstice d'hiver en invoquant des divinités associées à la fertilité et à la lumière.

Chez les Romains, Saturne, dieu des semailles et du temps, était représenté avec une faucille et un sablier.
A l’occasion des semailles, une grande fête (les Saturnales) se déroulaient dans la période allant du 17 au 25 décembre correspondant au calendrier le l’époque.

Le 25 décembre était le jour de « natalis invictis solis » (le jour de naissance du soleil invaincu).

Les Saturnales étaient l’occasion de réjouissances effrénées et de véritables orgies : on buvait, on faisait du vacarme, on dansait et on jouait.

Ce temps de fête était placé sous le signe de Janus, divinité à deux visages, un pour le passé, l’autre pour le futur.

C'est l'origine de janvier le mois de Janus. C’est également là l’origine de Carnaval qui jadis avait lieu au début de l’année. A la fin des Saturnales, on décorait les maisons avec du lierre, du gui et du houx et on avait l’habitude d’offrir des cadeaux, des porte-bonheurs, du miel, des gâteaux, de l’or...

Durant cette période tous les Tribunaux de Rome étaient fermés et la loi allait même jusqu’à stipuler que toute destruction de bien ou toute malveillance d’autrui ne pouvait être poursuivie devant la Justice ; donc restait impunie. Durant ces « Saturnales », les autorités romaines un « ennemi du peuple » que la communauté soumettait de force à divers supplices. A la fin de la semaine il était procédé à son exécution alors que les Romains croyaient ainsi détruire irrémédiablement le mal en mettant à mort cette personne innocente.


- Au IV ème siècle, la Chrétienté adopta les Saturnales afin de convertir les masses païennes.

Et pour donner à cette célébration une aura Chrétienne, elle en fit une fête pour la naissance de Jésus Christ qui fut décrétée le 25 décembre. Mais durant des siècles les mœurs et les excès restèrent les mêmes durant cette semaine ; les actes de violence se succédant à celle d’ivresse.

C’est la raison pour laquelle que les Protestants rejetèrent la célébration de la Nativité sous une telle forme qui y voyaient, à juste raison, un signe évident des dévoiements de l’Eglise catholique de cette époque.

En 1466, le pape Paul II raviva certaines pratiques les plus dépravées des Saturnales. Afin de distraire ses ouailles il désigna les Juifs comme étant les « assassins du Christ » et donc « ennemis de la Chrétienté ». Il les obligea à courir complètement dévêtus dans les rues des cités. Ce rituel persista jusqu’ai XIXème siècle et se répandit ainsi ailleurs en Occident.

Il est heureux de constater que cette traditionnelle fête de Noël n’ait plus rien à voir avec ces excès de l’époque.
C’est désormais la fête du pardon, celle de la générosité et du partage, celle des bonnes résolutions et des grandes décisions pour l’année à venir.
Ironie de l’histoire, si Noël découle d’un rite païen à l’origine, il semblerait qu’à l’inverse, le personnage du Père Noël, figure laïque de nos jours, ait eu pour ancêtre un Chrétien : Saint Nicolas.

Mais ça c’est une autre histoire.

 

Je souhaite à tous mes frères Chrétiens et à toutes mes sœurs Chrétiennes de passer de bonnes fêtes de Noël dans la paix et le partage.

J’ai une pensée particulière pour mes frères Djiboutiens et mes sœurs Djiboutiennes, sans distinction d’appartenance ethnique, confessionnelle ou autre, qui souffrent à Djibouti ou parfois de l’indifférence en exil.


Je leur demande de garder espoir et confiance en l’avenir.

 



au