
En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".
De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?




G 133 - 25/12/08
Exposé succinct sur la situation à Djibouti.
Voeux du président du GED pour l'année 2009.
La dictature de la pensée unique sous Ismaïl Bobard fomente et entretien l’oppression, la servilité et parfois la cruauté barbare ; mais le plus abominable est qu’elle a donné naissance, au fil des années et des ambitions des uns, des unes et des autres, à de petits roitelets de pacotille bien plus cupides que leur "Seigneur et maître" et qu’elle fomente ainsi l’imbécillité humaine à son état le plus primaire.
- Bien tristes fêtes de fin d’Année 2008 en vérité.
Situation qui consiste en un constat sur la seule chose qui soit vraiment reconnue en matière de droits de l'homme ; et qui est leur violation ouverte dans notre pays.
Par le passé et durant bien trop d’années, la méconnaissance et le mépris des Droits de l’Homme ont conduit le totalitarisme du régime de la pensée unique d’Ismaïl Omar Guelleh à perpétuer sa puissance que par la terreur qu’il appliquait aveuglément.
Inspirant ainsi par des actes de barbarie – voire de génocide – une « force des odieuses habitudes » qui par leur persistance ont fini par réveiller enfin la conscience de l’humanité.
Certes, sur le papier, la Commission des Droits de l’Homme, la sous-commission chargée de la promotion des droits de l’Homme, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme existent et travaillent mais sur quoi travaillent-ils et à partir de quels éléments d’appréciations basent-ils trop souvent leurs atermoiements ? Hésitations masquées maladroitement et de manière impudique derrière une - paraît-il et bien trop pratique coutume politicienne - « non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat indépendant »…
Les Droits de l'Homme, en tant que tels constituent avant tout le droit à vivre de manière décente, le droit à être éduqué, à pouvoir s'exprimer librement, à pouvoir être jugé équitablement, à pouvoir prétendre à l'égalité en particulier pour les femmes, les opposants politiques et les syndicalistes sont en réalité plutôt en très nette régression qu’en progrès dans notre pays.
Fini le temps des génocides criards qui soulevaient les consciences internationales, il est vrai parfois imperturbablement endormies sur le sable blond de la plage des Gouverneurs de l’île de Musha.
Aujourd’hui on trie sur le volet, puis on « efface » un à un les gêneurs et les « fouineurs » que l’on envoie discrètement nourrir les barracudas et autres prédateurs dans les fonds du Goubet Al Karab à l'extrême pointe du Golfe de Tadjourah.
Cela ne fait pas de bruit et c’est très efficace.
Si la responsabilité principale de ces « effacements » en incombe à Ismaïl Omar Guelleh – grand falsificateur des vérités – elle est aussi celle des pays occidentaux, qui, depuis des décennies, ont accepté pour des raisons commerciales, et souvent d’intérêts d’ordre privé et individuels, de fermer les yeux sur les exactions qui pouvaient être commises.
Escouades de « supposés experts internationaux » malvoyants notoirement connus quant à la « Corruption institutionnalisée dans le pays » à laquelle certains ont du reste participé ; « non voyance » sur les violences perpétrées contre les femmes et les enfants, contre les syndicalistes, les opposants politiques et dissidents.
Le respect de la vérité et de soi, cela s’apprend.
On croise parfois le chemin de gens qui bousculent votre regard et vos « mauvaises habitudes » ; ils vous montrent alors ce que vous ne vouliez ni entendre et ni voir.
Les membres du gouvernement en Exil de Djibouti et ceux du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale n’ont eu de cesse d’exprimer, tout au long de cette année 2008, les volontés des populations pour que s’instaure enfin à Djibouti une amorce de gouvernement démocratique au service du pays et apte à anticiper sur tous les grands problèmes de notre société.
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Mesures pour lutter contre les pénuries alimentaires ; un pansement sur une jambe de bois !
Faute de n’avoir pas été entendus durant des années sur l’irresponsabilité du gouvernement, sur la corruption endémiques et tous les détournements concernant les aides internationales, la pénurie alimentaire frappe aujourd'hui et de plein fouet la grande majorité des familles de notre pays.
Celle-ci s’étant amplifiée gravement en 2008, chacun et chacune d’entre nous en est réduit aujourd’hui à adresser une supplique aux instances internationales et aux grands pays de ce monde pour qu’enfin on sauve les familles Djiboutiennes, des classes moyennes et les plus défavorisées, de la destruction totale qui se profile à court terme sous la dictature dépravée d’Ismaïl Omar Guelleh.
- La révolte gronde dans notre administration, dans nos Armées et au sein des familles
Militaires, fonctionnaires et familles ont tiré des leçons du passé ; toutes les générations et tout particulièrement les plus jeunes veulent aujourd’hui des actes, et point seulement des paroles.
Pas une énième résolution, pas une énième promesse démagogique ou un énième rapport catastrophique sur la situation dans le pays sans mesure pour y mettre fin mais une protection immédiate des Djiboutiens contre les affres de la misère et de la faim.
- Au-delà des faux opposants et des détracteurs financés par Ismaïl Bobard, le GED et le MDLN confortent leur position.
Le GED et le MDLN se sont transformés en une ruche tout au long de cette année : Djiboutiens, Français, Italiens, Espagnols et autres ..des centaines de personnes ont voulu adhérer, d’autres demandent comment faire pour créer des comités locaux, d’autres encore et dans notre pays dénoncent discrètement ce qui doit l’être tout en attendant de se dévoiler le moment venu.
Un vrai défi : des centaines de signatures sont encore à récolter ; destinées aux chefs de gouvernements et aux institutions de l’Union européenne pour les informer toujours du mieux et du plus juste possible de la situation réelle dans notre pays et des souffrances de nos populations réduites à une forme d’esclavage sur place ou à l’exil pour tenter de s’en sortir.
Un exil qui – hélas – trop souvent ne leur apporte que désillusions et chômage.
Il est du devoir de l’Europe et des USA d’intervenir aujourd’hui et d’exercer leur responsabilité de protéger de la dictature les populations Djiboutiennes, l’avenir de nos enfants, de tous les enfants vivant sur notre sol national. Mais aussi de permettre aux hommes et aux femmes de bonne volonté et attachés aux saines valeurs de la république de s’exprimer librement au sein d’une véritable opposition reconnue ; respectée par ce que digne et respectable.
Chaque minute coûte la vie à davantage d’innocents.
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La « machine démocratique » est lancée aujourd’hui.
Nul ne pourra arrêter l’évolution et mettre à mal la détermination de bien des personnes de bonne volonté de tous bords politiques, de toutes opinions philosophiques ou religieuses, célèbres ou anonymes qui, las des discussions stériles et des dispersions entretenues et financées par IOG, veulent agir aujourd’hui.
Qui pourrait désunir cette alliance qui paraît avoir été scellée autour du Gouvernement en Exil et du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale pour sauver les populations de Djibouti ?
La tolérance, le respect mutuel, les Droits de l’Humain, l’Etat de Droit et l’Economie de notre pays ont tous souffert des actes perpétrés directement par Ismaïl Omar Guelleh ou sur son ordre.
Malgré toutes les difficultés, gardons espoir !
Le changement d'année est traditionnellement propice aux bilans mais aussi aux bonnes résolutions et à la formulation de vœux en tous genres.
Depuis bientôt 10 années nous menons un combat pour la Liberté, pour le Respect des Droits républicains et de la Justice dans notre pays.
Nous avons déjà beaucoup appris et comptons bien ne pas nous arrêter en si bon chemin. Ce chemin du « non renoncement » que nous suivons tout au long de l’année avec chacune et chacun d’entre vous.
Par vos encouragements, par tous vos témoignages de soutiens et plus encore par vos adhésions aux valeurs républicaines du GED ainsi qu’à celles du MDLN vous nous avez apporté en 2008 encore plus de plaisir dans notre « Combat pour l’instauration de la démocratie » à Djibouti.
Soyez assurés (es) que l’année 2009 donnera naissance à de nombreux changements fondamentaux dans notre pays, à de nouveaux défis.
Les membres du Gouvernement en Exil de Djibouti, ceux des diverses Commissions ainsi que les membres du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale remercient chaleureusement les Djiboutiennes et les Djiboutiens pour leur confiance, qui n’a jamais failli et sans cesse renouvelée.
Nos voeux s'adressent aussi aux Membres des Forces Françaises et étrangères stationnés à Djibouti ainsi qu'à leurs familles. Nous remercions celles et ceux qui regardent Djibouti et les populations qui y vivent avec leur coeur. A chacune et à chacun nous présentons tous nos vœux de bonheur dans la paix.
Gardons espoir pour un avenir meilleur et agissons ensemble !
Fait à Londres le jeudi 25 décembre 2008

M Mahamoud Idriss Ahmed
président du Gouvernement
en Exil de Djibouti

