En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 


 

G 134 - 29/12/08

Le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale a toujours considéré qu’entre la peur inhibitrice et la colère destructrice, le choix de la société doit être celui d’un gouvernement d’Union nationale ; ferme et juste dans ses choix.


Les cinq grands éléments d’appréciation d’Ismaïl Omar Guelleh sont le mensonge médiatisé à outrance, la manipulation des consciences, les coups de bâtons, la poudre et les balles.
Malgré les années et l’exercice usurpé de tous les pouvoirs – mais en plein exercice tout de même - Ismaïl Bobard 1er a laissé en berne le drapeau de l’imagination constructive pour notre pays et ses populations.

Constat est fait depuis le début des années 90 – avec une nette amplification depuis 1999 - que les manifestations pacifiques des citoyennes et des citoyens dans la capitale Djiboutienne se sont soldées par des blessés et des morts.
Qu’il s’agisse de revendications dans le cadre des Droits du travail ou salariale pour les employés du secteur privé, pour nos militaires et fonctionnaires, du logement, d’attirer l’attention des pouvoirs publics et des instances internationales quant à l’augmentation quasi exponentielle et insoutenable du coût de la vie ou de protester contre l’iniquité et l’immobilisme de certains hauts représentants de l’Etat, tous ces rassemblements spontanés de protestations pacifiques sont systématiquement traitées – au niveau du Palais de l’Escale - de manière à transformer une libre expression citoyenne en supposée émeute troublant le sacro saint « Ordre public ».


- Protester, contester et se révolter par les mots.

Voici les seuls « crimes » que l’on peut imputer à nos militaires, fonctionnaires et aux populations Djiboutiennes à qui la dictature de l’actuel Palais de l’Escale refuse l’élémentaire Droit qui est celui de la « Liberté d’Expression ».


S’ensuivent alors des manifestations durant lesquelles le plus souvent des tirs d’armes à balles réelles sont quasi systématiquement dirigés vers les citoyennes et les citoyens suivis couramment d’une répression féroce à coups de matraques et de crosses de fusils dans les rues de la capitale puis de l’arrestation et de la mise en accusation, sans raison juridiquement valable, d’honnêtes citoyens dans les rangs desquels on retrouve invariablement des militants associatifs, politiques ou syndicaux repérés et ciblés par avance aux cotés des simples anonymes ramassés au gré du hasard.

- Que recherchent les pouvoirs publics à Djibouti ?

La question ne se pose même plus tant l’évidence est irrécusable comme le sont ces terribles évènements qui se sont succédés ces dernières années – manifestations pacifiques à l’origine - ayant causé des morts, des blessés ; dont des femmes, de jeunes enfants et des vieillards. Alors que nos « vieux » travailleurs - venus du fin fond de l’arrière pays dans la capitale afin d’y réclamer le versement de leur modeste pension – étaient bousculés, jetés au sol, frappés, matraqués…

Comment de tels ordres odieux – consistant à exercer une répression aveugle sur nos « vieux travailleurs », sur des femmes et des enfants, sur des manifestants désarmés - peuvent-ils servir les intérêts d’un président si, dans le même temps, il y perd son âme, son honneur et sa dignité ?

Au lieu de répondre au mécontentement des citoyens par l’ouverture d’un dialogue constructif basé sur le respect mutuel et la quête de la justice, le Palais de l’Escale, sous la dictature sanguinaire d’Ismaïl Bobard, préfère le pourrissement des situations – sociale, économique et politique ; l’escalade dans les manœuvres mensongères destinées à tromper l’opinion internationale avec une instrumentalisation des archaïsmes.


- Aujourd’hui et de nouveau, la tension est à son comble.

Une étincelle peut tout embraser et la situation risque d’évoluer dangereusement car tout participe à la stratégie de tension que pratiquent les autorités et la Police Politique envers la population.

Les artificielles initiatives que s’attribue l’Etat actuel pour essayer de masquer maladroitement ses incuries notoirement reconnues visent à cacher l’absence de volonté des autorités et leur incompétence à trouver des solutions aux réels problèmes des citoyens ; aux problèmes de la société Djiboutienne – dans son ensemble - qui est aujourd’hui au bord du gouffre.


- Un Mouvement Djiboutien de Libération Nationale (MDLN) qui rassemble !

Le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale (MDLN) dénonce - une nouvelle fois encore - cette stratégie de prise en étau de la population – vivant dans notre pays ou en situation d’exil - entre la répression et la peur d’un coté et le chantage au chaos de l’autre coté.

Le chaos est omniprésent dans notre pays et cela fait bien des années que les institutions internationales n’ont plus aucune illusion quant à la capacité d’IOG à « changer les choses et à placer le pays et ses populations sur le véritable chemin du progrès ».

Chaque fois qu’Ismaïl Omar Guelleh a voulu affirmer son autorité en dépassant voire en transgressant les lois de Djibouti, il n’a réussi qu’à relancer le chaos, l’irresponsabilité de sa haute administration allant jusqu’à la catastrophe économique et sociale.


- Etre opposant c’est « Agir et non Subir » !

Le MDLN a dénoncé ces jours derniers, auprès des instances compétentes de l’Union Européenne, cette campagne de chantage lancée à nouveau ces dernières semaines à partir de Djibouti et qui nous est imposée à tous et à toutes et dès l’instant où l’on a le courage d’affronter la dictature qui détruit lentement notre pays et ses enfants.


- Etre opposant c’est « Construire et non diviser l’opposition »

Au nom du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale (MDLN) que je dirige, j’invite les citoyennes et les citoyens Djiboutiens à redoubler de vigilance pour mettre en échec notamment toutes les manœuvres sournoises qui visent à diviser la véritable opposition politique.

Opposition politique fidèle aux valeurs de paix et de sagesse connues et reconnues de tous alors que l’on tente de nous plonger dans la confusion, le désordre et la violence.


Le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale a toujours considéré qu’entre la peur inhibitrice et la colère destructrice, le choix de la société doit être celui d’un gouvernement d’Union nationale ; ferme et juste dans ses choix.
Un gouvernement dirigé avec calme, détermination, avec vigilance et lucidité dans un Etat de Droit.

 

Fait à Bruxelles le dimanche 28 décembre 2008

Le général de division - à titre temporaire
Ali Abdillahi Iftin
commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 



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