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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale










La
bande des quatre "nettoyeurs". Agents des Services Djiboutiens
de Sécurité impliqués dans des éliminations
d'opposants et dans le meurtre d'un Major de Gendarmerie qui avait souhaité
témoigner dans l'Affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel.

20/01/05 - DJIBOUTI
- En bloquant l'information occidentale,
M Ismaïl OMAR GUELLEH confirme bien le caractère dictatorial
de son régime politique et de la pensée unique qu'il a
imposé à Djibouti depuis mai 1999.
Justicia.
Les
autorités de Djibouti ont brusquement et sans préavis
décidé d'expulser six coopérants français.
L'émetteur de Radio France International (RFI) sur place a été
désactivé, a-t-on appris samedi auprès du quai
d'Orsay et de la radio publique française.
"Les autorités
de Djibouti ont pris la décision d'expulser six assistants techniques
français", a déclaré à l'AFP, Mme Cécile
Pozzo di Borgo porte-parole adjointe du Quai d'Orsay.
A ceci s'ajoute
le fait que toutes chaînes télévisées françaises
et les sites internet tels que l'ARDHD et celui du Gouvernement en Exil
de Djibouti seraient - eux aussi - bloqués au niveau de la réception
à Djibouti.
Ces
faits interviennent dans un contexte de tension entre les deux pays
voulu par Ismaïl OMAR GUELLEH et provoqué non pas pour des
raisons d'intérêt des Nations en présence mais
exclusivement par la décision de la justice française
de demander l'audition du chef des services secrets djiboutiens - M
Hassan SAÏD KAIREH - et le confronter à un témoin
essentiel dans l'affaire de l'assassinat en 1995 du Juge Bernard Borrel.
Convocation
pour confrontation comme l'y autorisent les accords djibouto-français
en matière de Justice.

Droit
à l'information et droit d'informer
La question des
médias et de leur avenir est une question trop sérieuse
pour être abandonnée au bon vouloir
d'un homme autoproclamé président par la falsification
d'élections comme c'est le cas à Djibouti.
C'est une question
trop grave pour que seuls s'en préoccupent les associations qui
défendent la liberté d'expression.
Ceci
nous concerne tous et toutes.
C'est une question
de libertés fondamentales qui concerne tous ceux qui n'entendent
pas que le système politique djioutien pense à leur place
et agisse pour eux et ce sans leur avis.
C'est une autre
politique pour d'autres médias qu'il faut tenter d'imposer dans
le pays. Si un autre monde est possible
ailleurs, avec des libertés publiques, des droits d'expressions
diverses, d'autres médias doivent l'être aussi dans notre
pays.

Première
ébauche de quelques principes pour guider critiques et projets.
1.
Le droit d'informer et le droit à l'information sont indissociables.
Ils concernent tous les aspects de la vie économique, sociale
et politique à Djibouti.
Ces droits ne
doivent pas être rationnellement limités, ni arbitrairement
supprimeés, quand le droit d'informer est monopolisé par
un pouvoir présidentiel qui s'est autoproclamé et qui
exerce un droit de censure illimité, qui s'entoure de secrets
destinés à garantir sa toute puissance et ses propres
lois mafieuses alors que les pouvoirs médiatiques locaux se soumettent
à sa seule autorité.
2.
On ne saurait prétendre que le droit d'informer est exaucé
quand la majorité des citoyens en sont exclus et que le droit
à l'information censé être garanti par les lois
est arbitrairement mutilé, travesti.
- Le droit d'informer
ne saurait être réservé à la propagande gouvernementale
qui prétend s'en réserver l'usage exclusif parce qu'elle
monopolise les moyens.
- Le droit à
l'information internationale ne saurait s'arrêter aux portes de
Djibouti sur la seule volonté d'Ismaïl OMAR
GUELLEH.
3.
Le droit d'informer est, comme la liberté d'expression et d'opinion,
un droit social qui devrait être universellement partagé.
- Le droit d'informer
appartient à tous et n'est pas le monopole de la propagande de
l'Etat djiboutien, de ses médias établis et des journaleux
inféodés au pouvoir en place et faisant office de journalistes.
- Le droit d'informer
n'est vraiment garanti que dans la mesure où les citoyens disposent
des moyens adéquats à la production de leur propre information.
Il est donc indispensable
de lutter prioritairement contre les formidables inégalités
qui existent en matière d'information entre d'un côté
la propagande gouvernementale avec les moyens de la puissance publique
et de l'autre la majorité de la population djiboutienne.
4
. Le droit d'informer et le droit à l'information étant
indissociables, ce sont ces deux droits qui fondent ensemble la liberté
de la presse ; c'est à leur respect que la liberté de
la presse doit être mesurée.
- La liberté
de la presse devrait être illimitée, sous réserve
de préserver les autres libertés civiles, que dans la
mesure où elle est destinée à garantir le droit
d'informer et le droit à l'information.
- La liberté
de la presse n'est garantie que dans la mesure où le droit d'informer
n'est ni soumis à la tutelle du pouvoir politique ni assujetti
aux objectifs commerciaux des groupes financiers.
Ces deux droits
ne sont pas seulement compromis quand le pouvoir politique exerce directement
sa tutelle sur les médias, mais aussi quand la concentration
et la financiarisation des médias (leur subordination à
la logique du profit) permet de conjuguer toutes les formes de domination
: économique, politique et médiatique.
5.
Le droit d'informer et le droit à l'information étant
indissociables, ils ne peuvent être garantis que par le respect
du pluralisme.
Contrairement
à une illusion et une confusion répandues et entretenues,
la diversité des informations et des opinions qui, seule, définit
le véritable pluralisme ne coïncide pas nécessairement
avec la multiplicité toujours souhaitable des médias.
Le pluralisme
médiatique n'est garanti que dans mesure où la multiplicité
des médias favorise la diversité de la libre information
et de la liberté d'opinion.
Une presse indépendante
est essentielle pour un développement économique équitable
: elle contribue aussi à donner la parole aux personnes pauvres
et privées de droit.

De
même une Justice souveraine dans ses actes contribue également
à l'édification de bases solides pour une société
libre et transparente.
En,
interdisant la diffusion de Radio France International,
en
fermant ses installations,
en
expulsant 6 coopérants techniques français,
en
interdisant la diffusion de chaînes de télévision
étrangères et ciblées,
et
en empêchant l'accès des Djiboutiens et des Djiboutiennes
à des sites internet d'opposition politique à son régime
- l'ARDHD et le Gouvernement en Exil de Djibouti -
le
président autoproclamé de la République djiboutienne
M Ismaïl OMAR GUELLEH confirme - une fois encore - le caractère
dictatorial de son régime politique et de la pensée unique
qu'il a imposé à Djibouti depuis mai 1999.

