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Dernière modification : le 23-Jan-2005 18:54 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

La bande des quatre "nettoyeurs". Agents des Services Djiboutiens de Sécurité impliqués dans des éliminations d'opposants et dans le meurtre d'un Major de Gendarmerie qui avait souhaité témoigner dans l'Affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel.

20/01/05 - DJIBOUTI - En bloquant l'information occidentale, M Ismaïl OMAR GUELLEH confirme bien le caractère dictatorial de son régime politique et de la pensée unique qu'il a imposé à Djibouti depuis mai 1999.

Justicia.

Les autorités de Djibouti ont brusquement et sans préavis décidé d'expulser six coopérants français. L'émetteur de Radio France International (RFI) sur place a été désactivé, a-t-on appris samedi auprès du quai d'Orsay et de la radio publique française.

"Les autorités de Djibouti ont pris la décision d'expulser six assistants techniques français", a déclaré à l'AFP, Mme Cécile Pozzo di Borgo porte-parole adjointe du Quai d'Orsay.

A ceci s'ajoute le fait que toutes chaînes télévisées françaises et les sites internet tels que l'ARDHD et celui du Gouvernement en Exil de Djibouti seraient - eux aussi - bloqués au niveau de la réception à Djibouti.

Ces faits interviennent dans un contexte de tension entre les deux pays voulu par Ismaïl OMAR GUELLEH et provoqué non pas pour des raisons d'intérêt des Nations en présence mais exclusivement par la décision de la justice française de demander l'audition du chef des services secrets djiboutiens - M Hassan SAÏD KAIREH - et le confronter à un témoin essentiel dans l'affaire de l'assassinat en 1995 du Juge Bernard Borrel.

Convocation pour confrontation comme l'y autorisent les accords djibouto-français en matière de Justice.

Droit à l'information et droit d'informer

La question des médias et de leur avenir est une question trop sérieuse pour être abandonnée au bon vouloir d'un homme autoproclamé président par la falsification d'élections comme c'est le cas à Djibouti.

C'est une question trop grave pour que seuls s'en préoccupent les associations qui défendent la liberté d'expression.

Ceci nous concerne tous et toutes.

C'est une question de libertés fondamentales qui concerne tous ceux qui n'entendent pas que le système politique djioutien pense à leur place et agisse pour eux et ce sans leur avis.

C'est une autre politique pour d'autres médias qu'il faut tenter d'imposer dans le pays. Si un autre monde est possible ailleurs, avec des libertés publiques, des droits d'expressions diverses, d'autres médias doivent l'être aussi dans notre pays.


Première ébauche de quelques principes pour guider critiques et projets.

1. Le droit d'informer et le droit à l'information sont indissociables. Ils concernent tous les aspects de la vie économique, sociale et politique à Djibouti.

Ces droits ne doivent pas être rationnellement limités, ni arbitrairement supprimeés, quand le droit d'informer est monopolisé par un pouvoir présidentiel qui s'est autoproclamé et qui exerce un droit de censure illimité, qui s'entoure de secrets destinés à garantir sa toute puissance et ses propres lois mafieuses alors que les pouvoirs médiatiques locaux se soumettent à sa seule autorité.

2. On ne saurait prétendre que le droit d'informer est exaucé quand la majorité des citoyens en sont exclus et que le droit à l'information censé être garanti par les lois est arbitrairement mutilé, travesti.

- Le droit d'informer ne saurait être réservé à la propagande gouvernementale qui prétend s'en réserver l'usage exclusif parce qu'elle monopolise les moyens.

- Le droit à l'information internationale ne saurait s'arrêter aux portes de Djibouti sur la seule volonté d'Ismaïl OMAR GUELLEH.

3. Le droit d'informer est, comme la liberté d'expression et d'opinion, un droit social qui devrait être universellement partagé.

- Le droit d'informer appartient à tous et n'est pas le monopole de la propagande de l'Etat djiboutien, de ses médias établis et des journaleux inféodés au pouvoir en place et faisant office de journalistes.

- Le droit d'informer n'est vraiment garanti que dans la mesure où les citoyens disposent des moyens adéquats à la production de leur propre information.

Il est donc indispensable de lutter prioritairement contre les formidables inégalités qui existent en matière d'information entre d'un côté la propagande gouvernementale avec les moyens de la puissance publique et de l'autre la majorité de la population djiboutienne.

4 . Le droit d'informer et le droit à l'information étant indissociables, ce sont ces deux droits qui fondent ensemble la liberté de la presse ; c'est à leur respect que la liberté de la presse doit être mesurée.

- La liberté de la presse devrait être illimitée, sous réserve de préserver les autres libertés civiles, que dans la mesure où elle est destinée à garantir le droit d'informer et le droit à l'information.

- La liberté de la presse n'est garantie que dans la mesure où le droit d'informer n'est ni soumis à la tutelle du pouvoir politique ni assujetti aux objectifs commerciaux des groupes financiers.

Ces deux droits ne sont pas seulement compromis quand le pouvoir politique exerce directement sa tutelle sur les médias, mais aussi quand la concentration et la financiarisation des médias (leur subordination à la logique du profit) permet de conjuguer toutes les formes de domination : économique, politique et médiatique.

5. Le droit d'informer et le droit à l'information étant indissociables, ils ne peuvent être garantis que par le respect du pluralisme.

Contrairement à une illusion et une confusion répandues et entretenues, la diversité des informations et des opinions qui, seule, définit le véritable pluralisme ne coïncide pas nécessairement avec la multiplicité toujours souhaitable des médias.

Le pluralisme médiatique n'est garanti que dans mesure où la multiplicité des médias favorise la diversité de la libre information et de la liberté d'opinion.

Une presse indépendante est essentielle pour un développement économique équitable : elle contribue aussi à donner la parole aux personnes pauvres et privées de droit.


De même une Justice souveraine dans ses actes contribue également à l'édification de bases solides pour une société libre et transparente.

En, interdisant la diffusion de Radio France International,

en fermant ses installations,

en expulsant 6 coopérants techniques français,

en interdisant la diffusion de chaînes de télévision étrangères et ciblées,

et en empêchant l'accès des Djiboutiens et des Djiboutiennes à des sites internet d'opposition politique à son régime - l'ARDHD et le Gouvernement en Exil de Djibouti -

le président autoproclamé de la République djiboutienne M Ismaïl OMAR GUELLEH confirme - une fois encore - le caractère dictatorial de son régime politique et de la pensée unique qu'il a imposé à Djibouti depuis mai 1999.

 



Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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