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Dernière modification : le 07-Mar-2005 20:56 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

07/03/05 - DJIBOUTI - Croire et tenter de faire croire à ses propres mensonges, c'est cela qu'Ismaïl OMAR appelle la sincérité.

Justicia.

 


La grande préoccupation pour Ismaïl OMAR GUELLEH est qu'il lui faut gagner " officiellement " dans quelques semaines ces artificielles élections présidentielles.

C'est pour cela qu'il a organisé la fraude de manière si méthodique et engagé autant de moyens afin de leur donner un nécessaire aspect de respectabilité. La respectabilité étant la condition sine qua non pour que les institutions internationales et les bailleurs de fonds le félicitent après le scrutin tout en sachant qu'ils auront été les témoins d'une caricature de scrutin politique.

Ce positionnement s'appelle selon les usages "faire acte de diplomatie" et de "non ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain ".

La diplomatie est devenue depuis les années 60 l'art de reporter les décisions jusqu'à ce que les problèmes dans les pays africains se résolvent d'eux-mêmes. Même si en l'espèce le succès du tyran - obtenu dans de telles conditions - sera une défaite morale que nul ne contestera ; sauf lui, bien évidemment !.


 

L'histoire enseigne comment il faut falsifier des Élections.

Organiser et gérer la tromperie électorale, puis en officialiser les résultats - bien qu'illégaux - dans des conditions pour le moins "acceptables " ; " comestibles et digestes " pour l'opinion publique et la morale.

1 - Éviction de chaque personnalité politique de l'opposition qui ne peut de ce fait se présenter en candidat libre de ses mouvements comme de ses arguments de campagne et de son programme. Mise sous surveillance étroite de ces personnalités politiques par les hommes des SDS.

2 - Création de fausses identités d'électeurs (estimation plus de 20 000) et des " mandats de vote " correspondants (délégations pour voter) surtout dans les bureaux de vote en dehors de la capitale, là où les contrôleurs internationaux n'iront pas " fouiner "…

3 - Désignation d'officiers des Services Djiboutiens de Sécurité porteurs de " mandats " (en moyenne 500 pour l'arrière pays et 100 pour la capitale et par officier) des faux électeurs et chargés de voter dans tous les bureaux au jour des Élections. Ajoutons à cela que pour les transports d'un bureau de vote à l'autre dans l'arrière pays, ces hommes des SDS se déplaceront par hélicoptère.
4 - Désignation d'Officiers des Forces Armées Nationales, de la Gendarmerie et des Forces Nationales de Police qui disposeront des " mandats de vote " (délégations pour voter) pour se substituer à leurs subordonnés qui - par le fait du hasard …- seront indisponibles pour voter ce jour là. Ajoutons à cela que pour les transports dans les divers bureaux de vote dans l'arrière pays, ces officiers et les hommes des SDS se déplaceront ensemble et par hélicoptère.
5 - Création d'une illusoire et fallacieuse Commission Électorale (CENI) à grand renfort de publicité sur le plan national comme international dans laquelle aucun parti d'opposition n'est réellement représenté si ce ne sont quelques " collabos " de Mohamed DAOUD CHEHEM qui ont tout intérêt à se taire s'ils veulent " en croquer ", avant, pendant et après les élections.
6 - A Djibouti comme dans les représentations diplomatiques à l'étranger, organisation des bureaux de vote suivant la même technique éprouvée depuis 1999, à savoir que les hommes affectés aux Services Djiboutiens de Sécurité y sont majoritairement représentés et que chaque murmure réprobateur ou contestation y sera enregistré et transmis dans la minute à Hassan SAÏD KAIREH, dit madobé.
7 - Trouver un candidat de la fausse opposition politique, suffisamment influençable, servile et cupide pour tenir cet indispensable rôle de " faire valoir ". Pantin politique pour la durée des Élections présidentielles que l'on a minutieusement préparées et dont les résultats "aménagés" comme leur parution seront gérés en temps réel à partir du Palais d'Haramous.
8 - Passer des " Accords secrets " avec ledit candidat de circonstances. Véritable secret de polichinelle à Djibouti car d'après nos sources d'information fiables, les accords ont été de 35 millions de FDJ dès le démarrage de la campagne présidentielle, 35 autres millions de FDJ au jour succédant au scrutin. A ceci s'ajouteront pour le moins entre 5 et 8 millions de FDJ de prime supplémentaire versée sous un mois si le " Pantin politique " confirmait par voie de presse (Journal La Nation) et dans un long article que lesdites élections se seraient passés dans le respect des libertés publiques….De plus, M Mohamed DAOUD CHEHEM et quelques-uns de ses collaborateurs se verraient proposer - sous 6 mois - des postes de député et un poste ministériel. Quant à son parti fantomatique qu'il vient de créer, il intégrerait l'UMP…
9 - Durant la Campagne pour ces élections M Mohamed DAOUD CHEHEM restera sous le contrôle permanent des SDS qui se chargeront de lancer les invitations au sein de la communauté djiboutienne en exil pour ses réunions tout en donnant l'illusion qu'il est libre de ses mouvements. Le but étant pour les SDS -et par ce subterfuge de réunion de campagne électorale - de recenser les véritables opposants politiques en exil participant à ces simulacres de réunions et qui se laisseraient donc prendre au piège tendu conjointement par Ismaïl OMAR et Mohamed DAOUD CHEHEM.

C'est donc à une escroquerie électorale à laquelle nous convie ce duo et à la création d'un fichier d'opposants en exil.

 

 

Devant l'opinion publique et les instances internationales, nous dénonçons un climat préélectoral délétère !.

Les partis politiques qui composent l'UAD, les membres du GED et ceux du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale et les électeurs - en exil ou vivant dans notre pays - se trouvent contraints de boycotter ce simulacre d'élections tout en le dénonçant par tous les moyens.

 

 

Ismaïl OMAR GUELLEH et Mohamed DAOUD CHEHEM avaient à choisir entre le véritable combat d'idées et le déshonneur dans ces élections présidentielles.

Ils ont choisi le déshonneur ; ils auront donc le combat que livreront - ensemble et contre eux - les partis d'opposition de l'UAD, le GED et les électeurs !.


Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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