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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale




19/03/05
- DJIBOUTI - La propagande électorale d'Ismaïl
OMAR GUELLEH se distingue avant tout du reste de la nature par une couche glissante
et gélatineuse de mensonges qui l'enveloppe mais ne la protège pas.
Bouh Warsama.
La
presse et les médias djiboutiens à la solde conditionnelle - car
financés par le Palais de l'Escale - se montrent particulièrement
discrets dans leurs analyses de cette parodie de campagne présidentielle
qui devrait nous conduire aux Elections du 8 avril prochain.
Leurs
publications ou leurs reportages encensent le candidat " unique ? "
Ismaïl OMAR GUELLEH dans une forme de démon
cratie qui masque
mal ses excès comme ses échecs.
Articles
et reportages à la gloire voire à la dévotion de son Excellentissime
sérénité le despote sont rituellement répétés
et rappellent étrangement ceux qu'impose Fidel Castro à La Havane.




Articles
qui planent quelque peu au dessus des événements, du réel
des tensions, omettent de relater les menaces et
les chantages des SDS exercés sur les électeurs avec le risque
omniprésent d'un soulèvement populaire qui pèse sur le pays..
Cette
répétition économise pour ces " journaleux de l'alimentaire
" l'observation des faits réels et leur interprétation, plutôt
qu'elle n'invite au pluralisme politique, au respect des droits républicains
; tout simplement au droit à l'information un tant soit peu objective.
Ce
silence sur les sujets d'importance et ces généralités niaiseuses
présentent un danger sérieux, celui de voir le quotidien - fait
de désinformation et de propagande - modeler progressivement les réactions
des populations et conduire à ce que le moment venu leur comportement pratique,
face à des situations de fait, confirme leur convictions affichées
et qu'elles ne s'expriment alors par des mouvements sociaux soudains et d'ampleur
dans les rues de la capitale comme dans l'arrière pays lorsque le ras le
bol sera à son comble.
Le
mensonge de la presse d'Etat est la plus insupportable poltronnerie : c'est craindre
les hommes et leurs réactions.
C'est
là encore la peur de l'autre.
Les
mensonges fluctuants du journalisme et des mass media, le jargon trivial utilisé
par les discours publics et socialement approuvés ont fait de presque tout
un jargon vide, un verbalisme cancéreux à la sauce Ismaïl OMAR
GUELLEH..
Le
piège du choix unique dans cette parodie d'élections présidentielles
qu'impose le despote djiboutien est identique en fin de compte à celui
qui fonctionne si souvent pour les questions sociales, économiques et ce
depuis 6 années.
Sont
but reste celui consistant à acheter le maximum de consciences et de faire
bloc avec ceux qui s'accrochent aux privilèges du passé et - d'évidence
- contre ceux qui défendent le "progrès" et l'émergence
d'un Etat de droit ; d'une république avec ses lois, ses droits et ses
contraintes égalitaires pour tous et toutes.
Sous
la houlette d'IOG, nous sommes en fait en présence d'un idéalisme
messianique comme il en existe tant, somme toute, dans certaines de ces contrées
d'Afrique où se mêlent croyances africaines et chrétiennes.
Ismaïl
OMAR GUELLEH se prend pour un messie mafieux et illuminé qui s'est figé
dans une sorte de folie mystiquo-financière, puisant
sa force dans l'éternelle preuve de la misère et de la laideur humaine.
En
ce sens, la République de Djibouti est comme l'incarnation d'une revendication
courante depuis la Révolution française : les grandes injustices
et les grandes laideurs des gouvernants actuels nécessiteraient que la
société stoppe tout et ne reparte pas, non seulement tant que cette
injustice existe, mais tant que l'on ne sait pas pourquoi elle existe.
Mais
les populations sont elles assez fortes aujourd'hui pour stopper la dictature
qui les asservit ?.
Là
se trouve la question.




Par
ailleurs et le moins que l'on puisse dire c'est qu'au Palais de l'Escale son Excellentissime
est loin d'être serein. Malgré la publicité outrancière
et tapageuse du régime despotique, il n'a pu éviter que contrairement
à ses espérances, les populations s'abstiennent de venir récupérer
leurs cartes d'électeurs.
Malgré
la propagande, les électeurs et les électrices n'ont pas été
dupes quant aux mystifications. Plus ils et elles seraient nombreux à récupérer
leur cartes d'électeurs et à voter et plus aisément le RPP
pourrait introduire en masse des faux mandats (délégations) de vote
en masse dans les urnes.
Malgré
la mobilisation (à coups de dizaines de millions de FDJ) des partis politiques
qui composent l'UMP, les électeurs et les électrices ne se sont
pas déplacés (tout au plus 5 % des inscrits) pour récupérer
leurs cartes pour voter. Les chiffres officiels que publie sous le manteau la
propagande ismaïlienne sont de 11%... voire bien plus.
Face
à cette situation, Ismaïl OMAR GUELLEH a mobilisé son entourage
proche et ses complices affairistes pour tenter de dynamiser l'opération
" récupération des cartes d'électeurs " alors qu'il
sait que partout et y compris dans ses propres rangs des yeux attentifs observent
et comptabilisent.
Quant
au fait qu'il pourrait être le seul candidat au simulacre d'Elections présidentielles
qu'il nous a concocté pour (parait-il) le 8 avril de cette année,
nous avons le sentiment que les " choses " ne vont pas en rester là.
Les
tractations entre son pantin et faire valoir M Mohamed DAOUD CHEHEM ne sont pas
terminées. Si le supposé candidat d'opposition n'a aucune capacité
de chef d'Etat, le commerçant véreux qui a laissé tant de
dettes à Djibouti en trompant bien des gens honnêtes est capable
de toutes les roueries lorsqu'il s'agit de tirer profit d'une situation et n'a
rien ou si peu à envier à son maître spirituel du moment et
financier Ismaïl OMAR GUELLEH sur l'aspect absence de toute moralité.
Le
jeu politique en matière d'élections est clair car IOG doit tenter
de sauver les apparences en donnant un semblant de crédibilité à
son simulacre d'Elections présidentielles.
Sauf
à accepter de mettre ses bailleurs de fonds dans " l'embarras politique
", IOG est à un point de non retour
et doit donc impérativement trouver un " pantin de circonstance
". Guignol politique du moment lui servant de candidat supposé opposant
mais surtout de faire valoir vis-à-vis de l'opinion publique, des Instances
et des bailleurs de fonds étrangers.
Peu
importe le Code électoral, selon notre analyse et le moment venu il fera
comme il le fit jusqu'à présent en s'asseyant sur TOUTES les lois.
Il
pourrait éventuellement promulguer un décret présidentiel
contournant les lois et qui serait un nouvel acte grotesque qui autoriserair son
supposé concurrent à participer aux Elections bien qu'il soit en
dehors des "Normes".....
Il
dispose d'une autre alternative et pourrait fort bien utiliser alors les "
services " de la CENI qui prendrait une telle décision et donner l'illusion
que cette Commission (qui lui est totalement inféodée) serait libre
et aurait uvré
avec " grande sagesse " (permettez-moi
d'en rire) pour autoriser un candidat - soit disant de l'opposition - à
concourir pour ces présidentielles.
Imaginons
qu'Ismaïl OMAR GUELLEH choisisse un autre larron que Mohamed DAOUD CHEHEM
comme candidat se présentant contre lui
.. !!!. Nous serions dans
ce cas dans une situation qui dépasserait le burlesque.
Comment
un second larron pourrait être candidat contre IOG alors qu'il n'aurait
pas eu le temps de faire sa campagne ?. Le ridicule ne tue
plus !.



Il
subsiste une dernière alternative et qui consisterait pour Ismaïl
OMAR GUELLEH à décider de repousser la date desdites présidentielles
de quelques mois. Il aurait ainsi le temps de laisser sa propagande et ses "
serviteurs " - tel Mohamed DILEITA MOHAMED
- se déchaîner contre l'UAD alors que de son côté il
se mettrait à la recherche d'un nouveau " pantin politique "
et de faire valoir pour ces élections.
En
l'état actuel c'est vraisemblablement l'option la plus plausible qui devrait
satisfaire l'opinion publique, les Instances et les bailleurs de fonds étrangers.

Les
priorités de la démocratisation que propose l'ensemble de la véritable
classe politique d'opposition sont multiples.
De
récents débats entre les différentes composantes d'opposition
ont mis en relief l'importance d'apporter ensemble des " corrections "
au texte constitutionnel, d'accroître le pouvoir décisionnel du Parlement
et du gouvernement mais aussi d'assurer un rôle plus dynamique pour les
partis politiques.
La
question sociale et l'économie constituent d'autres grands chantiers prioritaires
de la réforme envisagée et dont la portée est considérable
pour l'instauration de la démocratie.
Une
attention particulière doit être impérativement accordée
à la réforme du système électoral. En effet, les élections
constituent la base et le défi à relever par tout régime
en phase de démocratisation, c'est un instrument essentiel pour l'instauration
de la démocratie.
Depuis
le début de l'année 1977, Djibouti organise des élections.
Ceci
dit, si elle a réussi le test de la continuité à sa manière,
elle n'a pu surmonter le défi de la transparence ni accepté l'instauration
d'un véritable pluralisme politique.
Essayer
coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions
et vivre dans le mensonge.
Alors
qu'en exprimant nos contradictions et nos divergences, nous ne nous en portons
que mieux !. C'est ainsi que l'on construit un couple, une famille,
une tribu, une nation et un pays.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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