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Dernière modification : le 19-Mar-2005 19:18 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

19/03/05 - DJIBOUTI - La propagande électorale d'Ismaïl OMAR GUELLEH se distingue avant tout du reste de la nature par une couche glissante et gélatineuse de mensonges qui l'enveloppe mais ne la protège pas.

Bouh Warsama.

La presse et les médias djiboutiens à la solde conditionnelle - car financés par le Palais de l'Escale - se montrent particulièrement discrets dans leurs analyses de cette parodie de campagne présidentielle qui devrait nous conduire aux Elections du 8 avril prochain.

Leurs publications ou leurs reportages encensent le candidat " unique ? " Ismaïl OMAR GUELLEH dans une forme de démon …cratie qui masque mal ses excès comme ses échecs.

Articles et reportages à la gloire voire à la dévotion de son Excellentissime sérénité le despote sont rituellement répétés et rappellent étrangement ceux qu'impose Fidel Castro à La Havane.

Articles qui planent quelque peu au dessus des événements, du réel des tensions, omettent de relater les menaces et les chantages des SDS exercés sur les électeurs avec le risque omniprésent d'un soulèvement populaire qui pèse sur le pays..

Cette répétition économise pour ces " journaleux de l'alimentaire " l'observation des faits réels et leur interprétation, plutôt qu'elle n'invite au pluralisme politique, au respect des droits républicains ; tout simplement au droit à l'information un tant soit peu objective.

Ce silence sur les sujets d'importance et ces généralités niaiseuses présentent un danger sérieux, celui de voir le quotidien - fait de désinformation et de propagande - modeler progressivement les réactions des populations et conduire à ce que le moment venu leur comportement pratique, face à des situations de fait, confirme leur convictions affichées et qu'elles ne s'expriment alors par des mouvements sociaux soudains et d'ampleur dans les rues de la capitale comme dans l'arrière pays lorsque le ras le bol sera à son comble.

Le mensonge de la presse d'Etat est la plus insupportable poltronnerie : c'est craindre les hommes et leurs réactions.

C'est là encore la peur de l'autre.

Les mensonges fluctuants du journalisme et des mass media, le jargon trivial utilisé par les discours publics et socialement approuvés ont fait de presque tout un jargon vide, un verbalisme cancéreux à la sauce Ismaïl OMAR GUELLEH..

Le piège du choix unique dans cette parodie d'élections présidentielles qu'impose le despote djiboutien est identique en fin de compte à celui qui fonctionne si souvent pour les questions sociales, économiques et ce depuis 6 années.

Sont but reste celui consistant à acheter le maximum de consciences et de faire bloc avec ceux qui s'accrochent aux privilèges du passé et - d'évidence - contre ceux qui défendent le "progrès" et l'émergence d'un Etat de droit ; d'une république avec ses lois, ses droits et ses contraintes égalitaires pour tous et toutes.

Sous la houlette d'IOG, nous sommes en fait en présence d'un idéalisme messianique comme il en existe tant, somme toute, dans certaines de ces contrées d'Afrique où se mêlent croyances africaines et chrétiennes.

Ismaïl OMAR GUELLEH se prend pour un messie mafieux et illuminé qui s'est figé dans une sorte de folie mystiquo-financière, puisant sa force dans l'éternelle preuve de la misère et de la laideur humaine.

En ce sens, la République de Djibouti est comme l'incarnation d'une revendication courante depuis la Révolution française : les grandes injustices et les grandes laideurs des gouvernants actuels nécessiteraient que la société stoppe tout et ne reparte pas, non seulement tant que cette injustice existe, mais tant que l'on ne sait pas pourquoi elle existe.

Mais les populations sont elles assez fortes aujourd'hui pour stopper la dictature qui les asservit ?.

Là se trouve la question.


Par ailleurs et le moins que l'on puisse dire c'est qu'au Palais de l'Escale son Excellentissime est loin d'être serein. Malgré la publicité outrancière et tapageuse du régime despotique, il n'a pu éviter que contrairement à ses espérances, les populations s'abstiennent de venir récupérer leurs cartes d'électeurs.

Malgré la propagande, les électeurs et les électrices n'ont pas été dupes quant aux mystifications. Plus ils et elles seraient nombreux à récupérer leur cartes d'électeurs et à voter et plus aisément le RPP pourrait introduire en masse des faux mandats (délégations) de vote en masse dans les urnes.

Malgré la mobilisation (à coups de dizaines de millions de FDJ) des partis politiques qui composent l'UMP, les électeurs et les électrices ne se sont pas déplacés (tout au plus 5 % des inscrits) pour récupérer leurs cartes pour voter. Les chiffres officiels que publie sous le manteau la propagande ismaïlienne sont de 11%... voire bien plus.

Face à cette situation, Ismaïl OMAR GUELLEH a mobilisé son entourage proche et ses complices affairistes pour tenter de dynamiser l'opération " récupération des cartes d'électeurs " alors qu'il sait que partout et y compris dans ses propres rangs des yeux attentifs observent et comptabilisent.

Quant au fait qu'il pourrait être le seul candidat au simulacre d'Elections présidentielles qu'il nous a concocté pour (parait-il) le 8 avril de cette année, nous avons le sentiment que les " choses " ne vont pas en rester là.

Les tractations entre son pantin et faire valoir M Mohamed DAOUD CHEHEM ne sont pas terminées. Si le supposé candidat d'opposition n'a aucune capacité de chef d'Etat, le commerçant véreux qui a laissé tant de dettes à Djibouti en trompant bien des gens honnêtes est capable de toutes les roueries lorsqu'il s'agit de tirer profit d'une situation et n'a rien ou si peu à envier à son maître spirituel du moment et financier Ismaïl OMAR GUELLEH sur l'aspect absence de toute moralité.

Le jeu politique en matière d'élections est clair car IOG doit tenter de sauver les apparences en donnant un semblant de crédibilité à son simulacre d'Elections présidentielles.

Sauf à accepter de mettre ses bailleurs de fonds dans " l'embarras politique ", IOG est à un point de non retour et doit donc impérativement trouver un " pantin de circonstance ". Guignol politique du moment lui servant de candidat supposé opposant mais surtout de faire valoir vis-à-vis de l'opinion publique, des Instances et des bailleurs de fonds étrangers.

Peu importe le Code électoral, selon notre analyse et le moment venu il fera comme il le fit jusqu'à présent en s'asseyant sur TOUTES les lois.

Il pourrait éventuellement promulguer un décret présidentiel contournant les lois et qui serait un nouvel acte grotesque qui autoriserair son supposé concurrent à participer aux Elections bien qu'il soit en dehors des "Normes".....

Il dispose d'une autre alternative et pourrait fort bien utiliser alors les " services " de la CENI qui prendrait une telle décision et donner l'illusion que cette Commission (qui lui est totalement inféodée) serait libre et aurait œuvré … avec " grande sagesse " (permettez-moi d'en rire) pour autoriser un candidat - soit disant de l'opposition - à concourir pour ces présidentielles.

Imaginons qu'Ismaïl OMAR GUELLEH choisisse un autre larron que Mohamed DAOUD CHEHEM comme candidat se présentant contre lui….. !!!. Nous serions dans ce cas dans une situation qui dépasserait le burlesque.

Comment un second larron pourrait être candidat contre IOG alors qu'il n'aurait pas eu le temps de faire sa campagne ?. Le ridicule ne tue plus !.


Il subsiste une dernière alternative et qui consisterait pour Ismaïl OMAR GUELLEH à décider de repousser la date desdites présidentielles de quelques mois. Il aurait ainsi le temps de laisser sa propagande et ses " serviteurs " - tel Mohamed DILEITA MOHAMED - se déchaîner contre l'UAD alors que de son côté il se mettrait à la recherche d'un nouveau " pantin politique " et de faire valoir pour ces élections.

En l'état actuel c'est vraisemblablement l'option la plus plausible qui devrait satisfaire l'opinion publique, les Instances et les bailleurs de fonds étrangers.


Les priorités de la démocratisation que propose l'ensemble de la véritable classe politique d'opposition sont multiples.

De récents débats entre les différentes composantes d'opposition ont mis en relief l'importance d'apporter ensemble des " corrections " au texte constitutionnel, d'accroître le pouvoir décisionnel du Parlement et du gouvernement mais aussi d'assurer un rôle plus dynamique pour les partis politiques.

La question sociale et l'économie constituent d'autres grands chantiers prioritaires de la réforme envisagée et dont la portée est considérable pour l'instauration de la démocratie.

Une attention particulière doit être impérativement accordée à la réforme du système électoral. En effet, les élections constituent la base et le défi à relever par tout régime en phase de démocratisation, c'est un instrument essentiel pour l'instauration de la démocratie.

Depuis le début de l'année 1977, Djibouti organise des élections.

Ceci dit, si elle a réussi le test de la continuité à sa manière, elle n'a pu surmonter le défi de la transparence ni accepté l'instauration d'un véritable pluralisme politique.

Essayer coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions et vivre dans le mensonge.

Alors qu'en exprimant nos contradictions et nos divergences, nous ne nous en portons que mieux !. C'est ainsi que l'on construit un couple, une famille, une tribu, une nation et un pays.

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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