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Dernière modification : le 21-Mar-2005 23:43 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

22/03/05 - DJIBOUTI - Sous Ismaïl OMAR GUELLEH, l'État djiboutien signe quasiment toutes les Conventions internationales mais ne les respecte pas.

M Osman MAHAMOUD HANDOULEH.

 

Dans de telles conditions, qui serait assez niais, voire stupide pour penser qu'il pourrait respecter les Droits de l'Homme comme organiser en toute légalité républicaine les élections qui se profilent à l'horizon ?.

Pourtant les droits de l'Homme sont universels parce que tous les êtres humains ont des droits fondamentaux que l'on ne peut nier sous peine de nier l'humanité elle-même.

Partout, on doit respecter l'intégrité de la personne humaine,

partout, les êtres humains ont le droit de ne pas être torturés, tués, mutilés, de ne pas être réduits en esclavage, de recevoir des soins, d'avoir accès à l'éducation, à la culture,

partout, les êtres humains doivent pouvoir penser et s'exprimer librement...dans le cadre de la loi.

Quelle que soit la philosophie qu'on professe, et même théologique, une société n'est pas le temple des valeurs-idoles qui figurent au fronton de ses monuments ou dans ses textes constitutionnels, elle vaut ce que valent en elle les relations de l'homme avec l'homme.

Celles que l'on observe au quotidien nous font parfois réagir vivement mais la violence de nos écrits comme celle de nos caricatures ne sont rien comparativementà ce que supportent nos frères et nos sœurs dans notre pays.

Le 5 novembre 2002, l'État djiboutien ratifiait la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT). Et pourtant, plus que jamais on torture dans les prisons d'Ismaïl OMAR GUELLEH et tout particulièrement dans des lieux tenus secrets afin de tenter d'échapper aux observateurs, notamment à ceux du Comité international contre la torture.

Le 6 décembre 1990, l'État djiboutien ratifiait la Convention relative aux droits de l'enfant (CRC). Et pourtant, depuis mai 1999, Mme Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD (citoyenne bénéficiant de la double nationalité de Djiboutienne et de Française) a développé un ignoble commerce à partir de son centre humanitaire " La mère et l'enfant " et à destination des pays occidentaux.

Il existe à Djibouti un système d'adoption légale des enfants orphelins ou abandonnés - que nous encourageons - qui permet en toute légalité de confier à des familles occidentales ces enfants et pour le bien de tous (58 en 2004).

L'épouse du président Ismaïl OMAR GUELLEH se masque derrière ce système légal pour développer son propre et odieux trafic d'enfants.

Ce sont ainsi des centaines d'enfants qui disparaissent dans le monde occidental et dont nul ne sait ce qu'il en advient si ce n'est qu'il y a quelques années nous avions obtenu l'information suivant laquelle quelques jeunes filles mineures étaient utilisées dans un réseau de proxénétisme au Canada et que des personnels de l'Ambassade de Djibouti y étaient impliqués et sous le contrôle du Colonel Abdillahi ABDI et du Commandant de Police Ali AHMED ORBISSO qui dirige une équipe de policiers chargée de " rapter " les enfants dans les rues des quartiers miséreux de la capitale djiboutienne.

Mme Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD n'a que faire des Lois comme de l'organe de surveillance qui est le Comité international sur les droits de l'enfant.

Bien évidemment, l'État djiboutien s'est bien gardé de signer le protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (CRC-OP-SC).

 

Le 5 novembre 2002, l'État djiboutien signait successivement

le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (CCPR), dont l'organe de surveillance est le Comité des droits de l'homme ;

le Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (CCPR-OP1) ; )

le deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort (CCPR-OP2-DP).

Ismaïl OMAR GUELLEH bafoue en toute liberté ces protocoles internationaux et peu murmurent car

"l'Ordre doit régnerà Djibouti"

Comment croire en un homme qui s'est autoproclamé président en 1999 par la tromperie, les falsifications et qui s'apprête à rééditer les mêmes falsifications du scrutin des présidentielles de 2005 pour se maintenir, coûte que coûte, au pouvoir ?.

Qu'il soit économique, social ou politique le bilan d'Ismaïl OMAR GUELLEH et de ses complices est catastrophique pour le pays et ses populations.

Comment pourrait-on faire confiance à une " équipe d'escrocs " qui se sont enrichis de manière démesurée en quelques années sur le dos des finances publiques et des Aides internationales alors que toutes les classes sociales se paupérisaient dans le même temps et que chaque manifestation de justes revendications se terminaient et se terminera demain dans le sang ?.

Qui, aujourd'hui, s'intéresse à l'avenir des Djiboutiens comme au régime dictatorial imposé au moyen de la force par Ismaïl OMAR GUELLEH ?. Identifié tantôt à " l'affairisme mafieux", tantôt au " socialisme destructeur " des libertés individuelles tel que le pratiquait Staline et perpétué par Fidel Castro, parfois, mais rarement, c'est vrai, au "national socialisme " de Hitler.

Au mieux il n'éveille que scepticisme ou indifférence, au pire il provoque rejet et hostilité. On le comprend d'ailleurs. Après tout, qui peut s'enthousiasmer pour des gouvernements " d'États bananiers ", pour le moins faciles tout de même à distinguer des gouvernements "occidentaux ", car bien plus enclins à imposer en Afrique des régimes de terreur politique, de répression policière et de crimes de masse, responsables de la destruction de tant et tant de vies humaines ?

Les trahisons et les échecs des uns, le despotisme et la cruauté des autres se sont avérés être les alliés les plus efficaces du système actuel. Ils ont facilité le travail de propagande de ses apologistes (grassement financés), trop contents de tenter de les associer avec la seule idée de la démocratie, pour ainsi mieux préserver les intérêts matériels et les privilèges des bénéficiaires du "désordre social" actuel.

Pourtant, en dépit du discrédit qui frappe le gouvernement djiboutien actuel - surtout sur le plan international - nous insistons car trop regardent, sans vouloir voir.

Parce que nous sommes Djiboutiens et Djiboutiennes, justement, et que nous n'avons rien à voir avec ces " Démon … crates "-là, mais aussi parce que ce vieux rêve de la République est en nous, de la prise en mains des moyens de production des richesses par l'ensemble de la société afin d'assurer leur gestion dans le cadre d'une "bonne gouvernance", par et dans l'intérêt de tous. Que voulez-vous, nous croyons encore en sa nécessité, nous croyons en la République et en ses institutions.

Après tout, qui osera prétendre que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles lorsque nous sommes en situation d'exil, ou que le but du régime d'IOG serait ... paraît-il ...le bien-être de toutes les familles de notre pays ?.

Qui peut affirmer que vivre à Djibouti dans les conditions actuelles peut nous apporter le bien-être, le progrés social et la tranquillité si le despote Ismaïl OMAR GUELLEH et ses complices corrompus restent à la tête du pays ?.

Pour ces Elections présidentielles, c'est une fois encore du Palais d'Haramous que se décideront les nombres de votants (falsifiés) comme les simulacres de résultats du scrutin en pourcentages.

Le reste n'est qu'odieuse comédie pour tenter de faire légitimer l'illégalité.

Qui rêve de léguer à ses enfants un monde où règnent la pauvreté, l'inégalité, la précarité, l'insécurité, le chômage ou, pour ceux qui ont la " chance " d'avoir un emploi, un travail sous payé, ou la crainte du chômage ? Qui peut ignorer les centaines de victimes annuelles des licenciements et souvent de la famine qui s'ensuit, faisant, d'ailleurs, du modèle ismaïlien le plus criminel de tous les régimes de la Corne est de l'Afrique ?.

Parce que nous sommes nés sous ce système et que nous n'avons rien connu d'autre, nous avons tendance parfois à penser qu'il est " naturel " et " immuable ".

N'est-ce pas ce que pensaient du féodalisme, du tsarisme ou du " communisme " ceux qui étaient nés avant la Révolution française, la chute de l'autocratie ou celle du Mur de Berlin ?

Le modèle que mous impose Ismaïl OMAR a à peine 6 ans et, comme le féodalisme, il a été établi par l'action des hommes. Pourquoi, à l'instar du système féodal, ne pourrait-il pas être remplacé par l'action d'autres hommes ?. Pour quelle raison devrait-il être plus éternel que ne le furent les systèmes sociaux du colonialisme d'antan ?.

Loin de moi l'idée de faire l'apologie du colonialisme français mais admettons tout de même que l'indépendance - l'indispensable indépendance - a porté aux pouvoirs des hommes et des femmes incultes et cupides qui dépassent et de loin les pires excès que ce qu'aurait pu faire l'administration coloniale d'avant juin 1977 !.

Certes ils existait parmi ces hommes des personnalités politiques méritants et cohérents avec l'idée de démocratie et de progrès. Où sont-ils aujourd'hui ?.

A l'origine, le terme d'indépendance signifiait l'abolition de la grande propriété privée des moyens de production des richesses de la société et son remplacement par la propriété sociale. En ce sens, il était synonyme d'ouverture à la démocratie, c'est-à-dire de propriété commune des moyens de production.

Les complices mandatés par le pouvoir comme les hommes des Services de Sécurité font du "porte à porte" actuellement en promettant TOUT pour demain "Inch'Allah" !!! et distribuent largement les bottes de qât.

On le voit immédiatement, ce que beaucoup associent à la méthode Ismaïl OMAR GUELLEH aujourd'hui se résume à une bureaucratie très minoritaire mais tyrannique qui contrôle, comme dans le cas de l'U.R.S.S. et de ses pays satellites d'antan - l'économie nationale grâce à sa mainmise sur l'État et sur le secteur privé qui ne correspond en rien avec l'indépendance telle qu'on l'entendait au matin du 27 juin 1977.

Cette fausse idée de transférer les moyens de production à la communauté afin de permettre leur gestion dans l'intérêt général est un leurre, un odieux mensonge économique qui se traduit en réalité par un transfert déguisé des biens et de l'exploitation des établissements publics vers une minorité possédante.

C'est donc pour tenter de démêler le vrai du faux, la vérité du conditionnement officiel et médiatique, que nous n'avons de cesse de dénoncer les artifices du pouvoir notamment dans la capacité des zones franches comme du port de Doraleh à créer des emplois en quantité suffisante pour tenter de réduire de manière significative le chômage dans notre pays.

La main d'œuvre comme l'encadrement sont déjà importé de l'étranger, ceci nul ne peut le nier.

Pour nous, républicains et républicaines, les idées que nous défendons ne sont pas de jolis ornements inutiles ou des mots vidés de leur sens, telles les valeurs qui ont mené notre pays à l'indépendance gravées et que certains ressortent une fois par an pour les besoins de discours auxquels eux-mêmes ne croient pas.

Nous considérons que ces idées sont les outils théoriques nécessaires à une meilleure compréhension de notre Histoire et de notre présent, et, nous osons le croire, les germes de notre avenir.

La plupart d'entre nous absorbent à longueur d'année l'information véhiculée par les médias locaux à la solde d'IOG.

Pour cette raison, nous avons tendance à chercher à aller " voir " au-delà des limites imposées par cette " désinformation étatisée " par ceux qui la contrôlent, à remettre en cause l'organisation de la société actuelle, implicitement acceptée par ces médias de l'alimentaire, sans nous demander quels intérêts cette propagande favorise car nous le savons.

Mais nous espérons que nos écrits éveilleront leur curiosité, le désir de se poser - et de nous poser - des questions, de remettre en cause nos connaissances et nos certitudes de manière critique et constructive (un processus par lequel passe tout citoyen responsable) et, bien sûr, à ceux qui sont séduits ou convaincus de la pertinence de nos propos, l'envie de nous écrire et de nous rencontrer.

La société actuelle favorise l'individualisme et l'atomisation sociale afin de compenser la faiblesse numérique de la minorité dominante par les divisions et l'ignorance de la majorité des populations.

Ainsi isolés, aucun de nous ne peut agir sur la réalité.

Mais, tout comme les torrents sont formés d'une infinité de minuscules gouttes d'eau, c'est l'association, organisée, de tous nos efforts individuels, orientés vers le même but, qui fera notre force (nous qui formons l'immense majorité de la population) et qui permettra la réalisation de notre rêve d'un monde meilleur.


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org