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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

22/03/05
- DJIBOUTI - Sous Ismaïl OMAR GUELLEH, l'État
djiboutien signe quasiment toutes les Conventions internationales mais ne les
respecte pas.
M
Osman MAHAMOUD HANDOULEH.



Dans
de telles conditions, qui serait assez niais, voire stupide pour penser qu'il
pourrait respecter les Droits de l'Homme comme organiser en toute légalité
républicaine les élections qui se profilent à l'horizon ?.
Pourtant
les droits de l'Homme sont universels
parce que tous les êtres humains ont des droits fondamentaux que l'on ne
peut nier sous peine de nier l'humanité elle-même.
Partout,
on doit respecter l'intégrité de la personne humaine,
partout,
les êtres humains ont le droit de ne pas être torturés, tués,
mutilés, de ne pas être réduits en esclavage, de recevoir
des soins, d'avoir accès à l'éducation, à la culture,
partout,
les êtres humains doivent pouvoir penser et s'exprimer librement...dans
le cadre de la loi.
Quelle
que soit la philosophie qu'on professe, et même théologique, une
société n'est pas le temple des valeurs-idoles qui figurent au fronton
de ses monuments ou dans ses textes constitutionnels, elle vaut ce que valent
en elle les relations de l'homme avec l'homme.
Celles
que l'on observe au quotidien nous font parfois réagir vivement mais la
violence de nos écrits comme celle de nos caricatures ne sont rien comparativementà
ce que supportent nos frères et nos surs dans notre pays.
Le
5 novembre 2002, l'État djiboutien ratifiait la Convention contre la torture
et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT).
Et pourtant, plus que jamais on torture dans les
prisons d'Ismaïl OMAR GUELLEH et tout particulièrement dans des lieux
tenus secrets afin de tenter d'échapper aux observateurs, notamment à
ceux du Comité international contre la torture.
Le
6 décembre 1990, l'État djiboutien ratifiait la Convention relative
aux droits de l'enfant (CRC). Et pourtant, depuis
mai 1999, Mme Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD (citoyenne bénéficiant
de la double nationalité de Djiboutienne et de Française) a développé
un ignoble commerce à partir de son centre humanitaire " La mère
et l'enfant " et à destination des pays occidentaux.
Il
existe à Djibouti un système d'adoption légale des enfants
orphelins ou abandonnés - que nous encourageons - qui
permet en toute légalité de confier à des familles occidentales
ces enfants et pour le bien de tous (58 en 2004).
L'épouse
du président Ismaïl OMAR GUELLEH se masque derrière ce système
légal pour développer son propre et odieux trafic d'enfants.
Ce
sont ainsi des centaines d'enfants qui disparaissent dans le monde occidental
et dont nul ne sait ce qu'il en advient si ce n'est qu'il y a quelques années
nous avions obtenu l'information suivant laquelle quelques jeunes filles mineures
étaient utilisées dans un réseau de proxénétisme
au Canada et que des personnels de l'Ambassade de Djibouti y étaient impliqués
et sous le contrôle du Colonel Abdillahi
ABDI et du Commandant de Police Ali AHMED ORBISSO qui dirige une équipe
de policiers chargée de " rapter " les enfants dans les rues
des quartiers miséreux de la capitale djiboutienne.



Mme
Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD n'a que faire des Lois comme de l'organe de surveillance
qui est le Comité international sur les droits de l'enfant.
Bien
évidemment, l'État djiboutien s'est bien gardé de signer
le protocole facultatif à
la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la vente d'enfants,
la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants
(CRC-OP-SC).
Le
5 novembre 2002, l'État djiboutien signait successivement
le
Pacte international relatif aux droits civils et politiques (CCPR), dont
l'organe de surveillance est le Comité des droits de l'homme ;
le
Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques
(CCPR-OP1) ; )
le
deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits
civils et politiques visant à abolir la peine de mort (CCPR-OP2-DP).
Ismaïl
OMAR GUELLEH bafoue en toute liberté ces protocoles internationaux et peu
murmurent car
"l'Ordre
doit régnerà Djibouti"






Comment
croire en un homme qui s'est autoproclamé président en 1999 par
la tromperie, les falsifications et qui s'apprête à rééditer
les mêmes falsifications du scrutin des présidentielles de 2005 pour
se maintenir, coûte que coûte, au pouvoir ?.
Qu'il
soit économique, social ou politique le bilan d'Ismaïl OMAR GUELLEH
et de ses complices est catastrophique pour le pays et ses populations.
Comment
pourrait-on faire confiance à une " équipe d'escrocs "
qui se sont enrichis de manière démesurée en quelques années
sur le dos des finances publiques et des Aides internationales alors que toutes
les classes sociales se paupérisaient dans le même temps et que chaque
manifestation de justes revendications se terminaient et se terminera demain dans
le sang ?.
Qui,
aujourd'hui, s'intéresse à l'avenir des Djiboutiens comme au régime
dictatorial imposé au moyen de la force par Ismaïl OMAR GUELLEH ?.
Identifié tantôt à " l'affairisme mafieux", tantôt
au " socialisme destructeur " des libertés individuelles tel
que le pratiquait Staline et perpétué par Fidel Castro, parfois,
mais rarement, c'est vrai, au "national socialisme " de Hitler.
Au
mieux il n'éveille que scepticisme ou indifférence, au pire il provoque
rejet et hostilité. On le comprend d'ailleurs. Après tout, qui peut
s'enthousiasmer pour des gouvernements " d'États bananiers ",
pour le moins faciles tout de même à distinguer des gouvernements
"occidentaux ", car bien plus enclins
à imposer en Afrique des régimes de terreur politique, de répression
policière et de crimes de masse, responsables de la destruction de tant
et tant de vies humaines ?
Les trahisons et les échecs des
uns, le despotisme et la cruauté des autres se sont avérés
être les alliés les plus efficaces du système actuel. Ils
ont facilité le travail de propagande de ses apologistes (grassement financés),
trop contents de tenter de les associer avec la seule idée de la démocratie,
pour ainsi mieux préserver les intérêts
matériels et les privilèges des bénéficiaires du "désordre
social" actuel.
Pourtant,
en dépit du discrédit qui frappe le gouvernement djiboutien actuel
- surtout sur le plan international - nous insistons car trop regardent, sans
vouloir voir.
Parce
que nous sommes Djiboutiens et Djiboutiennes, justement, et que nous n'avons rien
à voir avec ces " Démon
crates "-là, mais
aussi parce que ce vieux rêve de la République est en nous, de la
prise en mains des moyens de production des richesses par l'ensemble de la société
afin d'assurer leur gestion dans le cadre d'une "bonne gouvernance",
par et dans l'intérêt de tous. Que
voulez-vous, nous croyons encore en sa nécessité, nous croyons en
la République et en ses institutions.
Après tout,
qui osera prétendre que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles
lorsque nous sommes en situation d'exil, ou que le but du régime d'IOG
serait ... paraît-il ...le bien-être de toutes les familles de notre
pays ?.
Qui
peut affirmer que vivre à Djibouti dans les conditions actuelles peut nous
apporter le bien-être, le progrés social et la tranquillité
si le despote Ismaïl OMAR GUELLEH et ses complices corrompus restent à
la tête du pays ?.



Pour
ces Elections présidentielles, c'est une fois encore du Palais d'Haramous
que se décideront les nombres de votants (falsifiés) comme les simulacres
de résultats du scrutin en pourcentages.
Le
reste n'est qu'odieuse comédie pour tenter de faire légitimer
l'illégalité.
Qui
rêve de léguer à ses enfants un monde où règnent
la pauvreté, l'inégalité, la précarité, l'insécurité,
le chômage ou, pour ceux qui ont la " chance " d'avoir un emploi,
un travail sous payé, ou la crainte du chômage ? Qui peut ignorer
les centaines de victimes annuelles des licenciements et souvent de la famine
qui s'ensuit, faisant, d'ailleurs, du modèle ismaïlien le plus criminel
de tous les régimes de la Corne est de l'Afrique ?.
Parce
que nous sommes nés sous ce système et que nous n'avons rien connu
d'autre, nous avons tendance parfois à penser qu'il est " naturel
" et " immuable ".
N'est-ce
pas ce que pensaient du féodalisme, du tsarisme ou du " communisme
" ceux qui étaient nés avant la Révolution française,
la chute de l'autocratie ou celle du Mur de Berlin ?
Le
modèle que mous impose Ismaïl OMAR a à peine 6 ans et, comme
le féodalisme, il a été établi par l'action des hommes.
Pourquoi, à l'instar du système féodal, ne pourrait-il pas
être remplacé par l'action d'autres hommes ?. Pour quelle raison
devrait-il être plus éternel que ne le furent les systèmes
sociaux du colonialisme d'antan ?.
Loin
de moi l'idée de faire l'apologie du colonialisme français mais
admettons tout de même que l'indépendance - l'indispensable indépendance
- a porté aux pouvoirs des hommes et des femmes incultes et cupides qui
dépassent et de loin les pires excès que ce qu'aurait pu faire l'administration
coloniale d'avant juin 1977 !.
Certes
ils existait parmi ces hommes des personnalités politiques méritants
et cohérents avec l'idée de démocratie et de progrès.
Où sont-ils aujourd'hui ?.
A l'origine, le terme d'indépendance
signifiait l'abolition de la grande propriété privée des
moyens de production des richesses de la société et son remplacement
par la propriété sociale. En ce sens, il était synonyme d'ouverture
à la démocratie, c'est-à-dire de propriété
commune des moyens de production.




Les
complices mandatés par le pouvoir comme les hommes des Services de Sécurité
font du "porte à porte" actuellement en promettant TOUT pour
demain "Inch'Allah" !!! et distribuent largement les bottes de qât.
On
le voit immédiatement, ce que beaucoup associent à la méthode
Ismaïl OMAR GUELLEH aujourd'hui se résume à une bureaucratie
très minoritaire mais tyrannique qui contrôle, comme dans le cas
de l'U.R.S.S. et de ses pays satellites d'antan - l'économie nationale
grâce à sa mainmise sur l'État et sur le secteur privé
qui ne correspond en rien avec l'indépendance telle qu'on l'entendait au
matin du 27 juin 1977.
Cette fausse idée de transférer les
moyens de production à la communauté afin de permettre leur gestion
dans l'intérêt général est un leurre, un odieux mensonge
économique qui se traduit en réalité
par un transfert déguisé des biens et de l'exploitation des établissements
publics vers une minorité possédante.
C'est donc
pour tenter de démêler le vrai du faux, la vérité du
conditionnement officiel et médiatique, que nous n'avons de cesse de dénoncer
les artifices du pouvoir notamment dans la capacité des zones franches
comme du port de Doraleh à créer des emplois en quantité
suffisante pour tenter de réduire de manière significative le chômage
dans notre pays.
La
main d'uvre comme l'encadrement sont déjà importé de
l'étranger, ceci nul ne peut le nier.
Pour nous, républicains et républicaines, les idées
que nous défendons ne sont pas de jolis ornements inutiles ou des mots
vidés de leur sens, telles les valeurs qui ont mené notre pays à
l'indépendance gravées et que certains ressortent une fois par an
pour les besoins de discours auxquels eux-mêmes
ne croient pas.
Nous
considérons que ces idées sont les outils théoriques nécessaires
à une meilleure compréhension de notre Histoire et de notre présent,
et, nous osons le croire, les germes de notre avenir.
La plupart d'entre nous absorbent à longueur d'année l'information
véhiculée par les médias locaux à la solde d'IOG.
Pour
cette raison, nous avons tendance à chercher à aller " voir
" au-delà des limites imposées par cette " désinformation
étatisée " par ceux qui la contrôlent, à remettre
en cause l'organisation de la société actuelle, implicitement acceptée
par ces médias de l'alimentaire, sans nous demander quels intérêts
cette propagande favorise car nous le savons.
Mais
nous espérons que nos écrits éveilleront leur curiosité,
le désir de se poser - et de nous poser - des questions, de remettre en
cause nos connaissances et nos certitudes de manière critique et constructive
(un processus par lequel passe tout citoyen responsable) et, bien sûr, à
ceux qui sont séduits ou convaincus de la pertinence de nos propos, l'envie
de nous écrire et de nous rencontrer.
La
société actuelle favorise l'individualisme et l'atomisation sociale
afin de compenser la faiblesse numérique de la minorité dominante
par les divisions et l'ignorance de la majorité des populations.
Ainsi
isolés, aucun de nous ne peut agir sur la réalité.
Mais,
tout comme les torrents sont formés d'une infinité de minuscules
gouttes d'eau, c'est l'association, organisée, de tous nos efforts individuels,
orientés vers le même but, qui fera notre force (nous qui formons
l'immense majorité de la population) et qui permettra la réalisation
de notre rêve d'un monde meilleur.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
exildj@gouv-exil.org