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Dernière modification : le 23-Mar-2005 17:56 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

23/03/05 - DJIBOUTI - Le pouvoir d'Ismaïl OMAR GUELLEH se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes - irresponsables et se cachant derrière lui - dont la tyrannie et la corruption deviennent insupportables.

Justicia.

A observer les événements et les faits se bousculer ces derniers jours sur le front des élections du 8 avril prochain, on peut valablement en déduire que l'opposition a véritablement effectué sa rentrée politique.

Contrairement aux intentions de la propagande gouvernementale qui tentait d'attirer Ismaël GUEDI HARED dans un piège médiatique pour de le discréditer face aux familles djiboutiennes, les électeurs et les électrices ont parfaitement saisi la tentative de subterfuge du pouvoir en place.

Certes, en se refusant à participer à cette émission manipulée maladroitement, le leader de l'UAD a semé la panique dans le clan gouvernemental inféodé à son Excellentissime le despote.

Son silence a bien plus de force qu'il n'y paraît auprès des électeurs.

Il a tourné le dos en boycottant les "magouilles prè électorales".

Des activités officielles à celles occultes, chacune des composantes du clan de l'UMP n'a d'autres alternatives que d'encenser IOG avec un enthousiasme feint, comme si elle avait le diable aux basques ou qu'elle voudrait rattraper un temps perdu.

Le temps perdu?. Pour preuve, presque 6 années d'incohérences avec un chômage qui a explosé et qui ravage toutes les couches de la société djiboutienne.

Plus de 85 % de demandeurs d'emplois, triste record !!!

Que ce soit par la succession des conférences de presse, des tournées tant à l'intérieur de la capitale, des articles à travers les médias locaux avec les déclarations et les comptes-rendus d'activités bidons, ou encore à travers un activisme dans tous les sens et suscitant une quasi indifférence sociale, la propagande d'IOG occupe, pour ainsi dire le devant de la scène au point qu'on ne peut manquer de se demander quelle mouche a bien pu piquer la troupe " théâtrale " des " mendiants pour l'alimentaire " qui lui sont inféodés.

C'est vrai que chacune de ses composantes oeuvre véritablement en solitaire, n'accordant aux autres que l'honneur d'apparaître dans les décors, mais tout cela donne l'impression à plus d'un titre qu'il s'agit-là de prémisses d'une année politique qui sera "épicée" et que la sauce IOG pourrait "tourner au vinaigre".

Le leader de l'UAD - M Ismaël GUEDI HARED - a bien compris que sauf à se fourvoyer et servir de faire valoir à Ismaël OMAR dans le simulacre d'élections présidentielles du 8 avril prochain, aucun débat sur la légalité et sur les conditions indignes de sa propre succession ne sont possibles dans notre pays.

A ceci s'ajoute l'instrumentalisation de bandits et de vandales pour braver la République et nuire aux citoyens honnêtes qui oseraient prendre la parole.

La vie des opposants comme celle de leur famille est en jeu, leur disparition serait alors royalement passée dans les " pertes et profits " d'une situation de pré élections "pourrie" par le régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH.

Quel pays étranger, quelle institution internationale oserait exiger que soit diligentée une enquête internationale si Ismaël GUEDI HARED venait à décéder subitement ?.

Crise cardiaque, rupture d'anévrisme... etc ; le choix est large pour Ismaïl OMAR qui a une longue et édifiante expérience en la matière.

Le spectre de " la non ingérence dans les affaires internes d'un pays souverain... " est une arme diplomatique derrière laquelle il s'est toujours retranché pour ordonner que soient perpétrés des attentats, des crimes et tous ses actes mafieux à Djibouti.

C'est par cette méthode dictatoriale qu'il impose le silence aux opposants à Djibouti en leur envoyant - si nécessaire - quelques vandales qu'il finance (parfois d'une simple botte de qât) pour semer le trouble et les intimider.

Si les leaders des partis d'opposition - vivant à Djibouti - se sont dotés d'une garde personnelle c'est qu'ils ont pleine conscience que leur vie est en danger.

Tous les achats de conscience - d'Ismaïl OMAR et de ses complices -, la méthode à faire usage de l'alimentaire comme du clientélisme perverti sont assurément autant de moments et de sujets manqués pour cultiver l'unité nationale qui fait défaut au despote et squatter du Palais de l'Escale. Unité nationale qui lui aurait permis, le moment venu, d'être autre chose que le mirage fallacieux qu'il est et entretient depuis des années.

En vérité, tout le rémue-ménage fait sur le sujet de la candidature unique d'Ismaïl OMAR GUELLEH aux élections est plus que suspect dans les esprits des électeurs, pour ne pas dire que c'est une sorte de piège à " gogos " dans lequel un soit-disant opposant - pantin du pouvoir - a tenté de nous jouer la scène du novice, aidé en cela par deux "supposés intellectuels Afars" et anciens dirigeants dont la légèreté des analyses politiques est proportionnelle au poids des connaissances dont ils sont crédités.


C'est vrai que toute société a la démocratie qu'elle mérite et que toute démocratie a les intellectuels qu'elle mérite, mais Djibouti mérite-t-il la pensée unique qu'on lui impose ?. Certainement que non, tant le processus démocratique en cours est vivant - bien plus qu'il n'en paraît - et ouvre chaque jour davantage des espaces dans le mur de la dictature ismaïlienne pour un plein épanouissement des hommes et des opinions.

A notre humble avis on rendrait beaucoup plus service à la démocratie en mettant son intelligence, non pas à tenter d'exclure du jeu politique par des artifices, d'autres Djiboutiens, mais à trouver à l'opposition des raisons d'espérer à travers le renforcement de ses capacités à faire face et à s'assumer pleinement.

On pourrait nous rétorquer que le propre du politicien perspicace c'est de se saisir des événements pour en tirer le maximum de profits, mais n'est-il pas curieux de constater que notre pays "ne bouge et ne s'embrase" que lorsque certains opposants bien connus ne sont pas à "la gamelle d'IOG", refusent les compromissions qu'il leur propose mais - il est vrai - éprouvent des difficultés à se faire entendre et voir.

D'évidence, Ismaïl OMAR GUELLEH cherche un bouc émissaire en la personne d'Ismaïl GUEDI HARED pour justifier ce qui ne peut l'être au niveau tant national qu'international.

Les yeux des experts, des politologues et des grandes diplomaties occidentales et du Moyen Orient sont fixés sur Djibouti et sur ce qu'il va se passer dans les semaines et les quelques mois à venir. En bonne logique politique, c'est leur droit et l'on comprend leurs inquiétudes.

Malheureusement avec ce risque de confrontation imminente - avec le risque d'assister à une véritable explosion populaire dont nul ne connaît ni la date ni l'ampleur des conséquences, ce sont toujours les innocents, notamment ceux dont on prétend défendre les intérêts, qui en pâtiraient. Pour la simple raison que ce sont eux qui prennent les coups au double sens des blessures et des coûts à payer.

Le drame de la dictature qu'impose Ismaïl OMAR GUELLEH, c'est qu'elle donne toute licence aux malades mentaux, aux mégalomanes, aux déstructurés et inadaptés sociaux, aux pillards, aux imbéciles et ignares de service, aux intellectuellement malhonnêtes d'aller jusqu'au bout de leur folie, de leur mégalomanie, de leur méchanceté, de leur malhonnêteté.

Le drame des populations djiboutiennes est qu'elles subissent une dictature contrôlée par quelques individus et seulement par quelques individus.

En votant dans ces simulacres d'élections qu'impose IOG, les électeurs en deviendraient forcément les complices sans qu'ils en aient forcément pleine conscience.

Ismaïl OMAR GUELLEH a tort de se donner toujours raison, mais la raison du boycott des électeurs doit avoir l'immense majorité aux élections falsifiées qu'il impose.

Majorité silencieuse boycottant ce simulacre d'élections pour dénoncer sur le plan national et international - à sa manière et dans le calme - la dictature imposée depuis trop longtemps à Djibouti.


Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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