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Dernière modification : le 25-Mar-2005 16:51 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

25/03/05 - DJIBOUTI - Avec arrogance et brutalités, les serviteurs actuels du pouvoir privilégient les mirages fallacieux de l'instant et la propagande outrancière car mensongère.

Anab HERSI AHMED

Combien de temps faudra t-il, combien de morts faudra t-il pour que les gouvernants des pays de l'UE et des USA, les politiques et la communauté internationale dans son ensemble prennent conscience du drame qui se joue à Djibouti ?.

Les cris des Djiboutiens et des Djiboutiennes indignés devant l'effondrement de l'État et des chantages pour les contraindre à voter pour la dictature continuent à s'élever.

Comme solution ultime, un groupe prépare la disparition de l'État et de ses Institutions pour lui substituer un système basé sur l'affairisme mafieux protégé par une " garde prétorienne " constituée de mercenaires. Ces mercenaires se substituent aux Armées, à la Gendarmerie et aux Forces Nationales de Police.

Après les élections c'est une véritable épuration dans la fonction publique qui est programmée (plus de 30 % des effectifs) alors que les licenciements et les mises en retraite anticipée ont déjà commencé.

Avec arrogance et brutalités, les serviteurs actuels du pouvoir privilégient les mirages fallacieux de l'instant, la propagande outrancière et mensongère en oubliant qu'ils sont embarqués à bord du même vaisseau dirigé par Ismaïl OMAR GUELLEH ; et refusent obstinément de s'attaquer à la racine du mal.

Les expressions " unité, dialogue, réconciliation, dignité " se sont vidées de leur sens en moins de six années. C'est l'amnésie totale, un état d'esprit bloqué par la pensée unique du dictateur en place. Et le calvaire du Djiboutien continue en attendant l'homme providentiel de l'opposition qui sortira du chapeau du magicien. Mais d'avance, la transparence du suffrage lui est refusée.

"Comment faire confiance au régime politique en place après avoir vu comment sont préparées ces simulacres d'Élections présidentielles ", entend-on partout.

Une question, inlassablement, revient. Et invariablement, les débatteurs s'épient les uns les autres au sein du pouvoir pour savoir qui va aligner une phrase ou mentionner un mot de plus ; celui-là sera aussitôt aspiré et réduit à un nihilisme parfait.

C'est le comble de la satisfaction et du nombrilisme puéril.

Seul, le peuple ignoré, agonisant aux quatre coins du pays continue à dépérir et aussi espérer en un souffle salvateur.

La spirale du mal djiboutien comme un vertige conduit à l'intellectualisme coupable. Il est désormais de mise, la dissertation et une composition aseptisée ou acerbe. Ainsi va le pays sous l'oeil distrait de ses élites et de ses leaders.

Y-a-t-il encore matière à réflexion ? Un espace pour un débat, des échanges, des confrontations d'idées sans tomber dans le nihilisme ?.

Les Réalités Africaines (et djiboutiennes) sont encore à découvrir. Si l'on ne veut pas que l'intelligence soit bloquée, une remise en question de certaines idées reçues est nécessaire pour mieux appréhender les véritables enjeux de l'instant et du futur.

Pourtant tout pousse remise en question car Djibouti c'est :

Une crise économique, sociale et politique sans précédent avec des promesses gouvernementales qui s'envolent de mois en mois sans apporter une quelconque amélioration ;

un peuple qui souffre sous la domination d'un tyran grotesque, prêt de 75 % d'une population asservie qui vit en dessous du seuil africain de pauvreté (28 ème rang sur 32) ;
un chômage qui touche plus de 85 % de la population dite en âge de travailler ;
des petits boulots selon le système " débrouille " pour tenter de nourrir sa famille au quotidien ;
une jeunesse désœuvrée, sans formation professionnelle et qui erre dans les rues de tous les dangers ;


de très jeunes enfants raptés en Somalie et dans les rues des quartiers miséreux de la capitale par quelques policiers véreux organisés en équipes - sur ordre du pouvoir - pour alimenter l'odieux trafic de Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD (citoyenne djibouto-française et épouse du dictateur) et les réseaux en tous genres en occident ;


des bâtisses qui surgissent de terre et financées par les trafics et les détournements d'aides internationales appartenant à des affairistes mafieux qui dédaignent la grande misère qui les regarde….

Des groupes d'opposants qui luttent à coup d'affiches contre publicitaires, par la dérision et par des écrits, dénonçant toutes les mascarades de la propagande gouvernementale et qui se dressent sur le net contre des mesures inhumaines. Affrontent la politique politicarde de ce gouvernement qui refuse de voir la fracture qui s'aggrave entre eux et les populations qu'ils asservissent ;

En réponse, c'est une " garde prétorienne " (triée sur le volet) que le gouvernement envoie contre les manifestations de revendications et qui les réprime dans le sang.

Dans un récent communiqué de presse, l'État actuel djiboutien a prévenu qu'à la moindre manifestation démocratique des opposants dans les rues : "Il fera sonner la charge de sa garde prétorienne et n'hésitera pas à faire verser le sang des manifestants !".

Démocratie ou Démon..cratie ?. Chacun jugera en son âme et conscience !!!.

Tel est le triste spectacle qui nous est " proposé" dans cet étrange pays qu'est devenu Djibouti, gouverné par un tyran loufoque et vaudevillesque s'instituant en maître absolu d'une république devenue bananière.

Au nom de qui, au nom de quoi
Verser le sang d'un innocent.
Au nom de qui, au nom de quoi
Vouloir du mal à un enfant.

Au nom de qui, au nom de quoi
Soutiendrait-on cette dictature
Au nom de qui, au nom de quoi
Agirait-on pour quelle perdure.

Au nom de qui, au nom de quoi
Les lois de la république sont bafouées
Au nom de qui, au nom de quoi
On nous prive du minimum de liberté.

Celui et celle qui - en exil - refusent d'engager le combat pour la Liberté n'y sont pas vaincus. Mais il et elle sont vaincus moralement parce qu'ils ne se sont pas battus non seulement pour le respect de leurs droits mais aussi pour celui de leurs frères et de leurs soeurs qui sont muselés dans notre pays.

On le dit gravement malade !!!

où ne serait-ce pas plutôt l'ombre du Juge Bernard BORREL qui hante les nuits du Palais d'Haramous et qui réclame Justice ?.

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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