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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale









25/03/05
- DJIBOUTI - Avec arrogance et brutalités,
les serviteurs actuels du pouvoir privilégient les mirages fallacieux de
l'instant et la propagande outrancière car mensongère.
Anab HERSI AHMED
Combien
de temps faudra t-il, combien de morts faudra t-il pour que les gouvernants des
pays de l'UE et des USA, les politiques et la communauté internationale
dans son ensemble prennent conscience du drame qui se joue à Djibouti ?.
Les cris des Djiboutiens et des Djiboutiennes indignés devant l'effondrement
de l'État et des chantages pour les contraindre à voter pour la
dictature continuent à s'élever.
Comme
solution ultime, un groupe prépare la disparition de l'État et de
ses Institutions pour lui substituer un système basé sur l'affairisme
mafieux protégé par une " garde prétorienne " constituée
de mercenaires. Ces mercenaires se substituent aux Armées, à la
Gendarmerie et aux Forces Nationales de Police.



Après
les élections c'est une véritable épuration dans la fonction
publique qui est programmée (plus de 30 % des effectifs) alors que les
licenciements et les mises en retraite anticipée ont déjà
commencé.
Avec
arrogance et brutalités, les serviteurs actuels du pouvoir privilégient
les mirages fallacieux de l'instant, la propagande outrancière et mensongère
en oubliant qu'ils sont embarqués à bord du même vaisseau
dirigé par Ismaïl OMAR GUELLEH ; et refusent obstinément de
s'attaquer à la racine du mal.
Les
expressions " unité, dialogue, réconciliation, dignité
" se sont vidées de leur sens en moins de six années. C'est
l'amnésie totale, un état d'esprit bloqué par la pensée
unique du dictateur en place. Et le calvaire du Djiboutien continue en attendant
l'homme providentiel de l'opposition qui sortira du chapeau du magicien. Mais
d'avance, la transparence du suffrage lui est refusée.
"Comment
faire confiance au régime politique en place après avoir vu comment
sont préparées ces simulacres d'Élections présidentielles
", entend-on partout.
Une
question, inlassablement, revient. Et invariablement, les débatteurs s'épient
les uns les autres au sein du pouvoir pour savoir qui va aligner une phrase ou
mentionner un mot de plus ; celui-là sera aussitôt aspiré
et réduit à un nihilisme parfait.
C'est
le comble de la satisfaction et du nombrilisme puéril.
Seul,
le peuple ignoré, agonisant aux quatre coins du pays continue à
dépérir et aussi espérer en un souffle salvateur.
La
spirale du mal djiboutien comme un vertige conduit à l'intellectualisme
coupable. Il est désormais de mise, la dissertation et une composition
aseptisée ou acerbe. Ainsi va le pays sous l'oeil distrait de ses élites
et de ses leaders.
Y-a-t-il
encore matière à réflexion ? Un espace pour un débat,
des échanges, des confrontations d'idées sans tomber dans le nihilisme
?.
Les
Réalités Africaines (et djiboutiennes) sont encore à découvrir.
Si l'on ne veut pas que l'intelligence soit bloquée, une remise en question
de certaines idées reçues est nécessaire pour mieux appréhender
les véritables enjeux de l'instant et du futur.
Pourtant
tout pousse remise en question car Djibouti c'est :
Une
crise économique, sociale et politique sans précédent avec
des promesses gouvernementales qui s'envolent de mois en mois sans apporter une
quelconque amélioration ;
un
peuple qui souffre sous la domination d'un tyran grotesque, prêt de 75 %
d'une population asservie qui vit en dessous du seuil africain de pauvreté
(28 ème rang sur 32) ;
un chômage qui touche plus de 85 % de la
population dite en âge de travailler ;
des
petits boulots selon le système " débrouille " pour tenter
de nourrir sa famille au quotidien ;
une
jeunesse désuvrée, sans formation professionnelle et qui erre
dans les rues de tous les dangers ;



de
très jeunes enfants raptés en Somalie et dans les rues des quartiers
miséreux de la capitale par quelques policiers véreux organisés
en équipes - sur ordre du pouvoir - pour alimenter l'odieux trafic de Kadra
Odette MAHAMOUD HAÏD (citoyenne djibouto-française et épouse
du dictateur) et les réseaux en tous genres en occident ;



des
bâtisses qui surgissent de terre et financées par les trafics et
les détournements d'aides internationales appartenant à des affairistes
mafieux qui dédaignent la grande misère qui les regarde
.
Des
groupes d'opposants qui luttent à coup d'affiches contre publicitaires,
par la dérision et par des écrits, dénonçant toutes
les mascarades de la propagande gouvernementale et qui se dressent sur le net
contre des mesures inhumaines. Affrontent la politique politicarde de ce gouvernement
qui refuse de voir la fracture qui s'aggrave entre eux et les populations qu'ils
asservissent ;
En
réponse, c'est une " garde prétorienne " (triée
sur le volet) que le gouvernement envoie contre les manifestations de revendications
et qui les réprime dans le sang.
Dans
un récent communiqué de presse, l'État actuel djiboutien
a prévenu qu'à la moindre manifestation démocratique des
opposants dans les rues : "Il fera sonner
la charge de sa garde prétorienne et n'hésitera pas à faire
verser le sang des manifestants !".
Démocratie
ou Démon..cratie ?. Chacun jugera en son âme et conscience
!!!.
Tel
est le triste spectacle qui nous est " proposé" dans cet étrange
pays qu'est devenu Djibouti, gouverné par un tyran loufoque et vaudevillesque
s'instituant en maître absolu d'une république devenue bananière.
Au
nom de qui, au nom de quoi
Verser le sang d'un innocent.
Au nom de qui,
au nom de quoi
Vouloir du mal à un enfant.
Au
nom de qui, au nom de quoi
Soutiendrait-on cette dictature
Au nom de qui,
au nom de quoi
Agirait-on pour quelle perdure.
Au
nom de qui, au nom de quoi
Les lois de la république sont bafouées
Au
nom de qui, au nom de quoi
On nous prive du minimum de liberté.
Celui
et celle qui - en exil - refusent d'engager le combat pour la Liberté n'y
sont pas vaincus. Mais il et elle sont vaincus moralement parce qu'ils ne se sont
pas battus non seulement pour le respect de leurs droits mais aussi pour celui
de leurs frères et de leurs soeurs qui sont muselés dans notre pays.

On
le dit gravement malade !!!




où
ne serait-ce pas plutôt l'ombre du Juge Bernard BORREL qui hante les nuits
du Palais d'Haramous et qui réclame Justice ?.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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