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Dernière modification : le 26-Mar-2005 15:33 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

Déclaration de Mahamoud IDRISS AHMED,
président le Gouvernement en Exil de Djibouti.


Il y a six années, en avril 1999, des hommes opportunistes et de circonstances se sont accaparés tous les pouvoirs dans notre pays par la falsification des Elections contraignant bon nombre de familles djiboutiennes à se soumettre à la pensée unique de la dictature ou à l'exil, vers les pays occidentaux notamment.

Le chômage a véritablement explosé ces dernières années alors que les investisseurs fuient notre pays après avoir mis "la clé sous la porte". Ceux qui défendent la libre concurrence et le respect des lois sont expulsés comme ce fut le cas ces derniers jours pour le directeur de la BCI Mer Rouge, filiale de la BNP.

Aujourd'hui ces mêmes gouvernants qui ont laminé notre économie, le social comme la politique et paupérisé toutes les couches sociales à Djibouti, faisant usage de la torture masquée, du clientélisme et du maître chantage, tentent de rééditer leur stratagème en nous invitant à participer à un nouveau simulacre d'Élections présidentielles.

Participer à ces Élections ce serait apporter notre caution et servir de faire-valoir à Ismaïl OMAR GUELLEH et à sa clique d'affairistes qui pillent l'Etat, aggravent le chômage et empêchent toute initiative privée de se développer en harmonie et dans le respect de la libre concurrence.

Ne leur offrons pas cette opportunité de légaliser sur le plan national et international l'illégitimité d'un scrutin que nous savons être faussé tant dans sa préparation que dans son déroulement.

C'est un mal inhérent à la tyrannie d'Ismaïl OMAR GUELLEH que de n'avoir aucune confiance en ses propres complices.

Preuve est faite que ses complices commencent à s'entre-déchirer alors que le vent de la panique souffle sur le Palais d'Haramous.

La propagande gouvernementale en est réduite à user de tous les stratagèmes qui masquent mal les vérités et les actions de l'opposition qui émergent telles des fleurs en ce printemps 2005.

C'en est fini !, rien ne sera plus comme avant.

De bien des mots, la propagande gouvernementale tente de masquer les vérités de l'échec et les mensonges d'un dictateur qui cherche trop à plaire alors qu'il n'a qu'un bilan catastrophique à présenter aux familles djiboutiennes.

Lorsque dans une société, la force organisée de l'État responsable n'est nulle part, la dictature est partout et en est réduite à user des pires méthodes pour faire taire les opposants. Quitte à les menacer de mort s'ils osent dénoncer ce qui doit l'être.

Le silence d'Ismaël GUEDI HARED - qui n'est pas tombé dans le piège médiatique que lui tendait Ismaïl OMAR GUELLEH - a valeur d'exemple de ce que nous affirmons.

Son silence a renfermé toutes les vérités d'un peuple opprimé par cette dictature alors que la parole des réactions du pouvoir paniqué par son attitude de refus fut porteuse de tous les mensonges.

Pour toutes ces raisons ;

- je lance un appel aux familles djiboutiennes - vivant dans notre pays ou ayant été contraintes à l'exil - , aux jeunes et aux intellectuels djiboutiens à boycotter le simulacre d'élections présidentielles qui leur est proposé dans cette mascarade gouvernementale dont le résultat du scrutin est connu par avance, de tous et de toutes ;

- j'invite chacun et chacune à soutenir toute action de l'opposition incitative au report des Élections qui - dans de telles conditions de préparation et de déroulement - sont une insulte à nos lois, aux droits des citoyens et des citoyennes, comme aux fondements de la Francophonie ;

- j'invite chaque Djiboutien, chaque Djiboutienne, chaque membre, sympathisant et soutien du Gouvernement en Exil de Djibouti à participer à toute manifestation pacifique dans notre pays comme devant les Ambassades de Djibouti à l'étranger et notamment à celle qui se déroulera au Canada le 8 avril 2005 à Ottawa et qui a été initiée par M Omar ALI, président du Comité de Djibwatch.

Le boycott n'est pas qu'une simple abstention et ne saurait être considéré comme une fuite. Il s'agit pour les familles djiboutiennes de commencer à agir en tant que force indépendante contre un pouvoir dictatorial qui a fait des couches sociales de notre société des boucs émissaires, des otages et des asservis par l'usage de la force.

L'expression pacifique de la révolte des électeurs et des électrices doit prendre la forme d'un boycott organisé pour unifier l'opposition politique contre Ismaïl OMAR GUELLEH et pour ouvrir un nouveau chemin de combat qui contribuera à construire un mouvement de masse, authentiquement indépendant par rapport au pouvoir dictatorial en place dans notre pays.

Qu'Allah protège celles et ceux qui marchent par et pour la vérité dans le respect de nos saintes écritures et de la paix ; qu'il les couvre de ses bienfaits.

Vive Djibouti, vive les Djiboutiens et les Djiboutiennes en marche vers l'émergence de la Démocratie dans notre pays.

 

Fait à Londres le 26 mars 2005.


Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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