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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale







Déclaration
de Mahamoud IDRISS AHMED,
président le Gouvernement en Exil de Djibouti.
Il
y a six années, en avril 1999, des hommes opportunistes et de circonstances
se sont accaparés tous les pouvoirs dans notre pays par la falsification
des Elections contraignant bon nombre de familles djiboutiennes à se soumettre
à la pensée unique de la dictature ou à l'exil, vers les
pays occidentaux notamment.
Le
chômage a véritablement explosé ces dernières années
alors que les investisseurs fuient notre pays après avoir mis "la
clé sous la porte". Ceux qui défendent la libre concurrence
et le respect des lois sont expulsés comme ce fut le cas ces derniers jours
pour le directeur de la BCI Mer Rouge, filiale de la BNP.
Aujourd'hui
ces mêmes gouvernants qui ont laminé notre économie, le social
comme la politique et paupérisé toutes les couches sociales à
Djibouti, faisant usage de la torture masquée, du clientélisme et
du maître chantage, tentent de rééditer leur stratagème
en nous invitant à participer à un nouveau simulacre d'Élections
présidentielles.

Participer
à ces Élections ce serait apporter notre caution et servir de faire-valoir
à Ismaïl OMAR GUELLEH et à sa clique d'affairistes qui pillent
l'Etat, aggravent le chômage et empêchent toute initiative privée
de se développer en harmonie et dans le respect de la libre concurrence.
Ne
leur offrons pas cette opportunité de légaliser sur le plan national
et international l'illégitimité d'un scrutin que nous savons être
faussé tant dans sa préparation que dans son déroulement.
C'est
un mal inhérent à la tyrannie d'Ismaïl OMAR GUELLEH que de
n'avoir aucune confiance en ses propres complices.
Preuve est faite que ses complices commencent à s'entre-déchirer
alors que le vent de la panique souffle sur le Palais d'Haramous.
La
propagande gouvernementale en est réduite à user de tous les stratagèmes
qui masquent mal les vérités et les actions de l'opposition qui
émergent telles des fleurs en ce printemps 2005.
C'en
est fini !, rien ne sera plus comme avant.
De
bien des mots, la propagande gouvernementale tente de masquer les vérités
de l'échec et les mensonges d'un dictateur qui cherche trop à plaire
alors qu'il n'a qu'un bilan catastrophique à présenter aux familles
djiboutiennes.
Lorsque
dans une société, la force organisée de l'État responsable
n'est nulle part, la dictature est partout et en est réduite à user
des pires méthodes pour faire taire les opposants. Quitte à les
menacer de mort s'ils osent dénoncer ce qui doit l'être.
Le
silence d'Ismaël GUEDI HARED - qui n'est pas tombé dans le piège
médiatique que lui tendait Ismaïl OMAR GUELLEH - a valeur d'exemple
de ce que nous affirmons.
Son
silence a renfermé toutes les vérités d'un peuple opprimé
par cette dictature alors que la parole des réactions du pouvoir paniqué
par son attitude de refus fut porteuse de tous les mensonges.
Pour
toutes ces raisons ;
-
je lance un appel aux familles djiboutiennes - vivant dans notre pays ou ayant
été contraintes à l'exil - , aux jeunes et aux intellectuels
djiboutiens à boycotter le simulacre d'élections présidentielles
qui leur est proposé dans cette mascarade gouvernementale dont le résultat
du scrutin est connu par avance, de tous et de toutes ;
-
j'invite chacun et chacune à soutenir toute action de l'opposition incitative
au report des Élections qui - dans de telles conditions de préparation
et de déroulement - sont une insulte à nos lois, aux droits des
citoyens et des citoyennes, comme aux fondements de la Francophonie ;
-
j'invite chaque Djiboutien, chaque Djiboutienne, chaque membre, sympathisant et
soutien du Gouvernement en Exil de Djibouti à participer à toute
manifestation pacifique dans notre pays comme devant les Ambassades de Djibouti
à l'étranger et notamment à celle qui se déroulera
au Canada le 8 avril 2005 à Ottawa et qui a été initiée
par M Omar ALI, président du Comité de Djibwatch.
Le
boycott n'est pas qu'une simple abstention et ne saurait être considéré
comme une fuite. Il s'agit pour les familles djiboutiennes de commencer à
agir en tant que force indépendante contre un pouvoir dictatorial qui a
fait des couches sociales de notre société des boucs émissaires,
des otages et des asservis par l'usage de la force.
L'expression
pacifique de la révolte des électeurs et des électrices doit
prendre la forme d'un boycott organisé pour unifier l'opposition politique
contre Ismaïl OMAR GUELLEH et pour ouvrir un nouveau chemin de combat qui
contribuera à construire un mouvement de masse, authentiquement indépendant
par rapport au pouvoir dictatorial en place dans notre pays.
Qu'Allah
protège celles et ceux qui marchent par et pour la vérité
dans le respect de nos saintes écritures et de la paix ; qu'il les couvre
de ses bienfaits.
Vive
Djibouti, vive les Djiboutiens et les Djiboutiennes en marche vers l'émergence
de la Démocratie dans notre pays.
Fait
à Londres le 26 mars 2005.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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