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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale






27/03/05
- DJIBOUTI - Dans une dictature, le plus sûr
moyen de tromper et d'asservir les hommes c'est de perpétuer leurs préjugés,
tout en achetant quelques consciences cupides et déstructurées.
M
Bouh WARSAMA.




Une
dictature est caractérisée par un culte porté au chef, à
l'autorité suprême, par le peuple. Ce culte est organisé,
mis en scène et entretenu par les tenants du pouvoir et leurs serviteurs.
Modestes
serviteurs qui sont le plus souvent privés d'emplois et donc contraints
pour survivre d'accepter une aumône quotidienne. Ils deviennent alors les
indispensables relais de la pensée unique et de sa propagande au sein des
populations.
La
paranoïa des dictateurs connus est sans limites. Mais la mer des souffrances
des populations asservies a ses limites qui peuvent être le silence puis
la révolte.
Pour
ne prendre que le cas de Djibouti, malgré
les agissements désordonnés, les élucubrations propagandistes
de quelques " mandarins ", les propos sirupeux d'un avocaillon cupide
(devenu traître à ses frères et qui a mauvaise mémoire
car jurant en un temps pas si lointain et sur son honneur la mort du dictateur),
les pressions exercées sur les électeurs, la fête organisée
dans quelques quartiers de la capitale ayant valeur de " danse à la
gloire de l'impur et du démoniaque ", la côte de popularité
du président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH n'a jamais été
aussi faible et la fracture aussi grande d'avec les populations djiboutiennes.
En
fait toute la campagne actuelle pour le simulacre d'Élections présidentielles
qui nous est proposée s'adresse bien plus à l'opinion internationale
au sein de laquelle elle cherche une caution, qu'aux Djiboutiens et aux Djiboutiennes.
Hommes et femmes qui subissent les effets désastreux de la dictature au
quotidien mais n'ont pas droit de parole.








Ce
droit de parole n'est concédé par la propagande qu'aux serviteurs
aveugles et ignares qui font - sans en comprendre le sens et la portée
- l'apologie du pouvoir. Serviteurs de
circonstance et ignares devenant soudainement "intellectuels diplômés"
par la seule volonté de la propagande gouvernementale qui
prolifèrent au fur et à mesure des besoins de la campagne de soutien
à la réélection du dictateur.
C'est
au sein de ce creuset qu'elle a créé et financé que la propagande
ismaïlienne va utiliser leur nom et écrire pour eux quelques lignes
ou des articles insipides dans le journal La Nation. Articles
dans lesquels la bêtise portée à son paroxysme comme le ridicule
fleurissent joyeusement.
Comme
candidat unique, IOG doit faire légitimer sur le plan international toutes
les illégalités de ses actes. Pour ce qui
concerne les cartes d'Électeurs et les chiffres publiés par sa propagande
: à force de les additionner, de les soustraire, de les multiplier et de
les diviser, il leur fait dire absolument n'importe quoi.
Parallèlement
à cela, c'est un véritable culte démesuré et artificieux
- donc grotesque - de la personnalité qui se dégage autour d'Ismaïl
OMAR GUELLEH, dans cette grande scène théâtrale vaudevillesque
entretenue par les médias dépendants du pouvoir.



Pourtant,
la critique de son bilan de 6 années de dictature est très aisée
et d'évidence incontestable au point qu'il ne peut la réfuter. Oui
mais voilà nous situons dans un État de non droit
donc ni
l'analyse, ni la critique, ni les propositions ne sont permises, car sujettes
à menaces et à répressions physiques immédiates pour
qui aurait l'outrecuidance de mettre le bilan catastrophique du dictateur au grand
jour sur la place publique et poser les bonnes questions sur le présent
comme sur l'avenir.










Ce
véritable culte - créé artificiellement et qui ne résiste
pas à l'analyse - dépasse l'union sacrée pour atteindre l'image
d'admiration quasi béate préparée artificiellement et orchestrée
en vue d'Élections falsifiées. Avec la mise en place - depuis des
mois - de procédés visant a régenter l'activité des
citoyens, qui ne le sont plus car étant réduits à l'état
de reclus d'une république bananière ; voire d'esclaves moyenâgeux
Plus
que jamais, les procédés actuels consistent à contrôler,
interdire, punir les actes jugés incompatibles avec la survie de la dictature.
Ici il nous faut citer le cas d'une CENI (artificielle Commission de Contrôle
des Élections, censée être indépendante ...) mise en
place et constituée d'un groupe de lampistes du pouvoir ; fonctionnaires
désignés et financés par lui
donc inconditionnellement à ses ordres.
Quant
au système judiciaire, il est l'un des maillons essentiels du fonctionnement
de cet État dictatorial tout comme l'est l'artificieux Conseil Constitutionnel
présidé par un ancien ministre
de la Jeunesse et des Sports.
Homme de peu de scrupules, incarcéré
à justes raisons à la prison de Gabode en un temps pas si lointain
et qui est prêt à toutes les "
prostitutions " et " compromissions " dans ses fonctions actuelles
pour ne pas y retourner.
Sur
le fond comme dans les pratiques on en vient à comparer le système
d'Ismaïl OMAR GUELLEH à celui de la Russie Stalinienne, de Cuba sous
Fidel Castro quant à l'ampleur du désastre, en particulier en matière
de libertés publiques et de droit d'expression.
Dans
une démocratie "saine" le système électoral est
présumé être indépendant. Il ne l'est pas dans cette
dictature à Djibouti puisque le chantage faisant son uvre, tout
homme politique conscient de la précarité de ses privilèges
indûment octroyés par le pouvoir ne se risquera pas à remettre
en cause ni les falsifications et certes pas ce qui fait office de contrôle
et de justice dans le pays.
S'attaquer
à tête du pays pour dénoncer ses subterfuges, c'est perdre
la sienne !
L'utilisation
de la force armée - entendez par là la Garde prétorienne
au service du pouvoir - à des fins politiques est une grande caractéristique
des régimes dictatoriaux. Que l'on se réfère au régime
stalinien non dénué de massacres génocidaires, les exemples
sont nombreux de pays qui se sont servis d'une fausse guerre interne qu'ils ont
fomentée pour renforcer leur pouvoir ou le justifier.
Ici
il en est de même.
La
forme des conflits qu'impose Ismaïl OMAR GUELLEH entre les tribus de la région
n'est pas faite exclusivement pour lutter contre les véritables opposants
à l'intérieur du pays. Elle est mise en place surtout pour des visées
beaucoup plus importantes dans l'esprit du dictateur : non
point géostratégiques ni politiques (au sens noble des termes) et
certes pas d'intérêt national, mais politico affairistes
et mafieuses " pour et par l'argent ".
A
tromper autrui, l'on risque de se duper soi-même et c'est en cela la faiblesse
d'Ismaïl OMAR GUELLEH qui a fomenté des révoltes - à
l'ntérieur du pays comme dans la Corne Est de l'Afrique - qui aujourd'hui
se retournent contre lui.
A
tenter de diviser les forces de l'opposition par le clientélisme et la
corruption par l'argent et par ces seuls moyens il
en a oublié l'essentiel qui était certes de temporiser toute action
contre lui mais pour construire - dans le même temps et en amont - un État
fort et Responsable imposant son autorité nécessaire le moment venu.
Il
a donc facilité dans le pays l'émergence de "petits États
dans l'État" qu'il ne maîtrise plus et qui en viennent à
lui tenir tête. Groupuscules activistes et dirigés par ses "complices"
qui se font plus exigeants comme c'est le cas pour Abdourahman BOREH qui s'est
découvert des ... ambitions de chef de l'État djiboutien.
De
par son manque de perspicacité, IOG en est arrivé jusqu'à
diviser ses propres forces ce qui est une lourde faute dont il va très
bientôt payer les conséquences car ne nous trompons pas et ce malgré
la propagande, Ismaïl OMAR GUELLEH n'a jamais
été aussi seul qu'actuellement dans son Palais dont les fondations
s'écroulent.
Le
fait que sa propagande soit si active pour tenter de justifier l'injustifiable
confirme on ne peut mieux qu'il est à l'agonie politique et qu'il craint
pour son avenir et celui de ses enfants.
Seuls
lui importent ses enfants et leur avenir. Les
autres il n'en a que faire.
Les
enfants, les femmes, les vieillards qui meurent de malnutrition et de maladies
à Djibouti se réclamant sans doute défenseurs de la liberté
et de la démocratie en péril, ne voient pas toute la portée
et l'intérêt des crimes de l'État car durant des années
et des années, ce pouvoir là les a pris en otages et les a contraints
à subir un odieux chantage à la dépendance alimentaire ;
" tu baisses la tête, tu te tais et tu auras juste de quoi survivre
"..
Par
ailleurs et ce que peu osent voir c'est que cette nouvelle force que constitue
la " Garde prétorienne " - surarmée et surpayée
- que tente de modeler Ismaïl OMAR GUELLEH devrait se substituer - dans son
esprit et à court terme - aux Forces Armées nationales, à
la Gendarmerie et à la Police. De par la volonté
des Institutions financières internationales - mystifiées longtemps
par le régime qui a procédé à la surembauche des "collabos"
d'IOG - surviendra forcément l'instant (après les élections
présidentielles) où les licenciements et les mises en retraite vont
se succéder à un rythme effréné au sein de ces institutions
nationales comme dans la fonction publique.
Ceci
va faire le jeu d'Ismaïl OMAR GUELLEH qui aura tôt fait de monter du
doigt et à la vindicte populaire - comme il l'a toujours fait - un exutoire
qui seront ou seraient ...les Institutions internationales et les pays bailleurs
de fonds, désignés comme étant seuls responsables des décisions
de licenciements auxquels l'Etat djiboutien sera contraint de se plier.
C'est
donc au renforcement de la suprématie de sa " Garde prétorienne
" à laquelle il faut s'attendre - triée sur le volet - et à
la force encouragée, aidée et soutenue par le pouvoir ismaïlien
face à ce qu'il restera des effectifs des Armées, de la Gendarmerie
et de la Police qui ne seront plus alors que des symboles secondaires, pour ne
pas dire des " pots de fleurs " sans autorité ni compétences
d'aucune sorte.
Quant
à la présence de forces militaires étrangères dans
le pays, il faut envisager un renforcement notable du dispositif, notamment héliporté.
C'est ce que nous observons aujourd'hui avec la mise en place ou la création
de projets de très grande ampleur et tenus secrets, visant à mettre
le pays hors d'atteinte de toute attaque externe et violation de nos frontières.
A
tort dans l'esprit d'Ismaïl OMAR GUELLEH, il tenterait par l'implication
de ces moyens militaires étrangers, d'empêcher l'émergence
de tout mouvement de révolte des populations djiboutiennes face à
un chômage et à la misère qui ne pourront que s'aggraver.
Sa
stratégie de longue date est d'exclure un peu plus chaque mois les familles
djiboutiennes du territoire national par ce qu'elles ne lui sont pas favorables,
les pousser à l'exil et faire supporter financièrement par les pays
occidentaux leur survie en exil. Pour importer d'autres familles de l'étranger
bien plus miséreuses - donc mieux manipulables - et pour qui Djibouti est
un "Eldorado".
En
limitant à leur simple expression les pouvoirs des Militaires, Gendarmes
et Policiers, en transférant majeure partie de leurs compétences
à une pléthorique " Garde prétorienne multifonctions
" - surarmée et surpayée - Ismaïl OMAR GUELLEH pense ainsi
se protéger d'un quelconque coup d'État militaire interne.
Il
sait être loin d'une odeur de sainteté au sein de ces institutions
qu'il a déconsidérées depuis 6 années et dans lesquelles
il se prépare à bouleverser l'organigramme des Commandements en
imposant " ses fidèles " (tout est relatif) qu'il fera néanmoins
surveiller jour et nuit par les SDS.
Pratiquer
la désinformation, organiser l'information par interventionnisme étatique
relève là encore d'un régime anti-démocratique. Les
médias djiboutiens représentent aujourd'hui un pouvoir certes mais
exclusivement à l'intérieur du pays et par ce qu'ils soutiennent
Ismaïl OMAR GUELLEH ; le journalisme libre et d'investigation comme celui
du débat d'idées est proscrit dans le pays.
Seuls
les journaleux à la pensée unique ont le devoir et le pouvoir de
tenter guider les "masses" et de manipuler leur conscience, de les convaincre,
de les asservir.
Lorsque
la démocratie est réelle, l'équilibre se fait naturellement.
Lorsque
cette démocratie est de façade, l'information n'en est plus.
Comment
juger le consensus qui se dégage des médias du pays si ce n'est
par son uniformité et son asservissement à la pensée unique
? A tel point que toute critique formulée par un journaliste ou un homme
politique d'opposition est très vite interprétée comme une
atteinte au patriotisme et un crime contre la supposée "Sureté
de l'Etat".
L'URSS
avait un ministère de la propagande, Djibouti aussi mais il porte un autre
nom bien plus ... diplomatiquement correct. Tout n'est que façade.
L'Etat
d'Ismaïl OMAR GUELLEH n'a qu'une idée : paraître sur le plan
international. Il badigeonne la façade
de ses ministères, met des rideaux brodés à ses fenêtres
médiatiques pour cacher la misère et se couche dans
ses draps sales aux odeurs nauséabondes.
Enfin
le propre du dictateur Ismaïl OMAR GUELLEH et de ses acolytes c'est de mettre
en place une politique étrangère à sens unique :
"
Ce qui ne sert pas nos seuls intérêts personnels n'a pas d'intérêt
! ".
Si
vous n'êtes que de passage et invité par le pouvoir vous n'aurez
pas le temps et nul ne vous donnera le loisir de voir toutes ces vérités.
Si vous vous donnez le temps de comprendre, alors vous aurez observé judicieusement
et reconnu ce pays tel qu'on vous le décrit sur ce site comme sur les sites
de l'ARDHD et de l'opposition.
C'est
la pire des choses qui est arrivée un soir d'avril 1999
: la substitution de principes démocratiques par des actions liberticides
annonciatrices d'une mort grave pour Djibouti : l'enterrement d'une démocratie
avec le risque omniprésent d'une explosion populaire dont nul ne peut prévoir
l'ampleur et toutes les conséquences gravissimes.
Les
complices du pouvoir, fossoyeurs du pays et de ses populations ne sont pas si
loin de nous, nous pouvons les reconnaître
et les dénoncer un a un...
Si
nous ne le faisons pas qui le fera ?
La
propagande d'Ismaïl OMAR GUELLEH peut tenter de tuer politiquement toutes
les hirondelles de l'opposition, elle
n'empêchera pas la venue du printemps de la révolte djiboutienne
face à la dictature.
Cette
révolte c'est avant toute chose le boycott de ces simulacres d'Élections.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
exildj@gouv-exil.org