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Dernière modification : le 28-Mar-2005 0:56 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

Lettre ouverte de M Mohamed SALEH ALHOUMEKANI, porte parole du Gouvernement en Exil de Djibouti

 

Madame, Monsieur,

 

C'est avec une solennité et une préoccupation certaine qu'impose la situation que nous nous adressons aujourd'hui à tous les Djiboutiens et à toutes les Djiboutiennes sans exception d'aucune sorte mais aussi à M Ismaïl OMAR GUELLEH qui conduit aux destinées de la République de Djibouti.

S'étant placé depuis mai 1999 à la tête du pays, il s'apprête à soumettre à l'appréciation des électeurs et des électrices un scrutin présidentiel - prévu pour le 8 avril 2005 - dans des conditions contestées par ce que contestables et pour lequel il est - de surcroît - le candidat unique d'une minorité politique en charge de l'Etat et de ses institutions.

Malgré et certainement par ce que la fracture sociale et politique qui sépare le pouvoir et les populations djiboutiennes - dans leur ensemble - s'est aggravée ces derniers mois et a conduit à sa seule candidature pour se succéder à lui-même, nous prenons l'initiative de solliciter M Ismaïl OMAR GUELLEH et tous les leaders des diverses composantes de l'opposition politique - présentes à Djibouti ou en situation d'exil - pour que chacun et chacune accepte le principe de l'instauration d'une pause politique et d'évidence d'un report desdites élections présidentielles.

Ce report des élections présidentielles est la condition nécessaire et préalable à respecter avant toute négociation en vue de la reconstruction nationale.

Cette demande de l'instauration d'une pause et de négociations se décline à partir d'une logique dans l'intérêt prioritaire de notre pays et de ses populations et du fait que les instances internationales, dont l'Union européenne, la France, les USA et les autres grands états de l'Occident comme du Moyen Orient, d'Afrique et d'Asie observent avec grande attention aujourd'hui les conditions de préparation de ces élections présidentielles. Elections sujettes à caution et à maintes défiances pour l'avenir de la démocratie dans notre pays mais aussi et par conséquent pourraient avoir une incidence négative quant à l'instauration comme au maintien d'une paix durable dans la région de la Corne Est de l'Afrique.

L'intérêt géopolitique de la République de Djibouti comme l'émergence d'un Etat de Droit et de " bonne gouvernance " sont plus que jamais à l'ordre du jour, on ose dire à l'air du temps car nous devons absolument éviter une " togolisation " ou une " ivoirisation " de la situation économique, sociale et politique dans notre pays à la lecture a posteriori que chacun peut avoir sur les conséquences et sur tous les effets pervers auxquels sont confrontés ces pays.

N'oublions pas que les hommes suivent les exemples mieux qu'ils n'écoutent les conseils et que par conséquent mieux vaut les faire suivre par le bon exemple que de les faire fuir devant soi.

Inspirons-nous de la sagesse d'un Voltaire qui écrivit en son temps

" Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie… "

L'avenir implique d'évidence le retour des " enfants de Djibouti " sur leur sol national - pour ceux et celles qui en exprimeraient le souhait - afin qu'ils et elles puissent contribuer - à partir de leur savoir faire et leur expérience acquis à l'étranger - à la grande œuvre de reconstruction nationale que nous préconisons de lancer depuis des années.

Le réel exil pour chaque Djiboutien, pour chaque Djiboutienne, commence lorsque le présent lui est confisqué. Quand il est condamné à rêver sous d'autres cieux, au temps d'avant et d'espérer en un avenir qui persiste à n'être que le présent, alors même le printemps dans un pays du monde occidental manque de charme. Le plus beau des jardins fleuris paraît triste par ce qu'il manque l'essentiel, c'est à dire nos racines familiales et le parfum de notre terre natale.

L'heure n'est pas au bruit des armes ni aux palabres sans lendemain.

C'est l'instant des négociations que nous proposons - sans ambages ni faiblesse - dans le respect des droits de chacune des composantes au dialogue, ce dans l'intérêt et pour le progrès de notre pays et de ses populations.

 

A cet effet, nous adresserons sous 24 heures et directement à M Ismaïl OMAR GUELLEH - par l'entremise de son Cabinet - un courrier lui proposant le principe d'acceptation de l'instauration d'une pause politique et d'évidence d'un report desdites élections présidentielles.

L'opposition politique doit continuer à chercher pour trouver une solution. Quand le soleil se perd dans la nuit, l'espoir guette toujours un reflet.

C'est ce reflet là que nous devons découvrir ensemble, dans l'intérêt de notre pays et de l'avenir de ses populations.


Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org