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Dernière modification : le 28-Mar-2005 20:51 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

 

 

28/03/05 - DJIBOUTI - Électeurs djiboutiens : populations asservies et prises en otages qui sont à l'image de certaines femmes malchanceuses. Ismaïl OMAR GUELLEH leur fait la cour pendant six mois et quand elles auront dit oui, il les cocufiera pendant six ans tout comme il le fait depuis 1999.

 

M Idriss ABDI KORAH.


Si le ridicule de la propagande gouvernementale tuait à Djibouti, nous aurions des cimetières à tous les coins de rues et les entrepreneurs funéraires seraient les maîtres du pays.

On est forcé d'admettre qu'il n'y a rien d'aussi impressionnant et d'hilarant à contempler que la mobilisation actuelle et totale des médias djiboutiens, à la solde inconditionnelle de leur seigneur et maître (mais surtout financier) Ismaïl OMAR GUELLEH.

Depuis l'annonce de sa candidature et surtout depuis que l'on sait qu'il est seul en lice dans ce scrutin de toutes les mystifications, la lourdeur de sa machine de propagande a été remise en marche dans ce qui s'avère être un vaste exercice de falsifications historiques.

La version médiatique moderne du coup de balai a été appliquée aux 6 années de catastrophes. La misère sociale causée par le système autarcique de GUELLEH ; la perte de dizaines de milliers de vies humaines fuyant notre pays pour l'exil loin d'un Djibouti aux mains de la dictature ; la criminalité rampante dans une haute administration asservie à Ismaïl OMAR - qui est l'une des plus corrompue - et tout cela ainsi que d'autres points aussi malsains sont ignorés.

Dans l'analyse de ces 6 années de misère économique, sociale et politique - qui virent le plus grand exode historique des familles djiboutiennes vers l'étranger - les médias djiboutiens s'efforcent non seulement de supprimer toutes approches objectives face à la vie d'Ismaïl OMAR et à sa carrière politique, mais même de censurer des références aux aspects les plus inculpants des politiques de son administration.

L'objectif de cette propagande niaiseuse n'est pas seulement d'induire en erreur et de semer la confusion, mais aussi d'intimider l'opinion publique, ce qui veut dire de créer une atmosphère d'isolation politique et sociale parmi d'innombrables Djiboutiens et Djiboutiennes qui méprisent Ismaïl OMAR GUELLEH et tout ce qu'il représente. Ceci implique aussi de créer dans leurs esprits, si ce n'est pas de les faire douter de leur propre jugement, un sentiment de futilité à l'égard de la dissidence que représente l'opposition en exil qui dérange tellement le pouvoir de la pensée unique.

A l'intérieur du pays, tous les moyens sont bons pour isoler les familles des opposants déclarés et les forcer à ce chaque membre se désolidarise d'eux (menaces, licenciements, coups et blessures, voire viol des femmes et emprisonnement sans motif autre que d'avoir dans sa famille un opposant virulent et en exil).

A l'extérieur, des Services Djiboutiens de Sécurité qui utilisent abondamment la drogue et financent par l'intermédiaire de leurs officiers d'Ambassades des groupuscules de faux réfugiés (ayant 2 voire trois identités et lieux de résidences différents, Belgique, France, Hollande …) pour noyauter la communauté djiboutienne en exil, voire payer quelques soudards capables des pires actes.

Mais l'affaire des Élections falsifiées, la couverture béate et continue de médias autour de son excellentissime Sérénité le Dictateur Ismaïl OMAR, le spectacle de ses meetings traficotés à l'extrême laisse le pays froid. Parmi ces populations réputées pour leurs sourires et leur bonne humeur frisant l'insouciance, force est hélas d'observer l'humeur de plus en plus désespérée et maussade qui traverse les familles.

Lorsque l'argent vient à manquer gravement et que l'espoir s'amenuise au fil des jours alors que l'on est pour certains et certaines réduits au rôle de mendiants, comment ne pas être maussade ?.

Dans les écoles, dans les commerces, dans les bureaux et dans les administrations, bref dans la rue au quotidien il n'y a quasiment aucune indication que les citoyens et les citoyennes ressentent avoir été témoin ou avoir participé à ce que décrit le journal La Nation - avec ses artifices indécents et habituels - comme étant un meeting du RPP ou cours duquel " ….devant une foule en liesse, le Chef de l'Etat, et président sortant, candidat à un second mandat a annoncé cet après-midi son programme électoral ".


Point de programme concis, juste des mots ronflants.

Dans l'impossibilité qu'il est de penser et d'exposer un programme ambitieux et réaliste, Ismaïl OMAR préfère toujours les mots insignifiants car ils lui ressemblent.

Pour ceux qui sont assez vieux pour se rappeler les discours de campagne d'un Léopold SEDAR SENGHOR et de bien d'autres leaders africains d'exception tel que le fut Mohamed DJAMA ELABEH (AMIN), le contraste ne pourrait pas être plus clair.

Oui mais voilà, ces hommes étaient de réels politiciens et des défenseurs de l'indispensable progrès de l'ordre social existant.

Mohamed DJAMA avec une conviction profonde et une éloquence authentique qui dérangeait le pouvoir d'alors (surtout celui d'Ismaïl OMAR), a donné une voix aux aspirations démocratiques de toutes les classes djiboutiennes (et aux autres couches étrangères opprimées), à différentes étapes de sa carrière politique et s'est mérité une affection et un grand respect - d'africains comme d'occidentaux - qui étaient vivement ressentis.

Petit par la taille, grand par son humanisme et ses convictions profondes pour un "MIEUX VIVRE" des toutes et de tous, courageux au point d'admettre publiquement ses quelques erreurs du passé. Mohamed DJAMA ELABEH a laissé des traces indélébiles dans notre histoire.

De vraies larmes ont été versées lorsque cet homme est mort, lâchement assassiné par empoisonnement, de la main de MERANEH et sur ordre d'Ismaïl OMAR GUELLEH.

Presque 9 ans plus tard, Mohamed DJAMA ELABEH est encore présent dans les cœurs des familles djiboutiennes à tous les niveaux de la société, comme chez ses amis qui ne l'ont pas oublié.

Dans un débat politique télévisé, face à Mohamed DJAMA ELABEH, Ismaïl OMAR GUELLEH sait parfaitement qu'il aurait été balayé, laminé politiquement et c'est aussi pour cette raison qu'il l'a fait taire en le faisant supprimer.

Conscient de son absence de faculté à générer des soutiens - autrement que par le clientélisme - il a choisi son adversaire pour sa réélection contrefaite de 2005 parmi ce qu'il se fait de plus cupide et de plus politiquement inculte dans la fausse opposition.

Après le premier acte d'une comédie théâtrale orchestrée par la propagande du dictateur, les hommes et les femmes des Services Djiboutiens de Sécurité, le faux candidat et pantin du pouvoir - Mohamed DAOUD CHEHEM - a préféré sortir par la " porte de service " sous les huées et les " tomates politiques ".

Exploiter la misére à des fins de propagande politique.

Mise en échec quant au bon impact de sa communication - tant sur le plan local qu'international - et faute de ne pouvoir persuader les foules du bien fondé de sa réélection donc de se déplacer pour l'applaudir, la propagande d'Ismaïl OMAR GUELLEH en est réduite à utiliser " l'alimentaire " comme moyen pour acheter momentanément - car pour quelques heures - les consciences des populations des quartiers les plus miséreux de la capitale.

Quelques kilos de riz, une boîte de conserve, un peu de lait et d'alimentation prélevés sur les aides internationales détournées, une demi botte de qat de basse qualité, un tee shirt aux inscriptions à la gloire du dictateur, des banderoles….et la propagande insultante et exploitant la misère humaine pense que le tour est joué !.

La plus grande violence que les hommes s'infligent entre-eux est la misère ; qui, au delà de la pauvreté à Djibouti, plonge une partie de la population dans l'inexistence.

Qui pourrait s'octroyer le droit de porter critique à l'égard de la misère humaine qui est prête à se déplacer pour applaudir un dictateur, mais avant tout se nourrir pour survivre avec le peu que lui offre la propagande du pouvoir en place ?.

La lampe de la pauvreté n'a pas de lumière. Ismaïl OMAR lui offre de temps en temps une allumette, juste le temps pour qu'elle crie quelques slogans propagandistes à sa gloire et agite des banderoles faites par le RPP.

A Djibouti il n'est pas de manteau fallacieux assez grand pour couvrir la pauvreté, toutes les misères et l'exploitation qu'en fait le dictateur autoproclamé Chef d'un État qu'il a voulu " bananier " ; TOUT se voit, TOUT se sait !..

Pour la masse des populations djiboutiennes, l'auto réélection d'un Ismaïl OMAR GUELLEH à la présidence de la république dans de telles conditions est un non- événement malgré les centaines de millions de FDJ qu'il investit dans une campagne électorale artificieuse. Elle n'éveille aucune émotion dans les foyers, y compris dans ceux de l'exil.

En fait il le sait et ne peut l'accepter, parmi toutes les couches de la société, il est et demeura vraisemblablement le président le plus haït de l'histoire de l'Afrique, car dictateur sanguinaire et autoproclamé. Même en prenant en considération son auto proclamation et le mensonger soutien d'une paraît-il " foule en liesse ", la large popularité attribuée à IOG par sa propagande est en majeure partie artificielle, un mythe concocté par ses seuls médias pour le doter d'un aura d'approbation du public qui lui a toujours manqué et lui manquera demain en réalité.

La presse étrangère - africaine, celle du Moyen Orient comme des pays occidentaux - ignore la propagande ismaïlienne car elle SAIT, elle a compris tous les subterfuges du pouvoir.

Pendant que ses seuls médias reformulent à leur manière l'histoire économique, sociale et politique de ces 6 dernières années pour servir les intérêts du dictateur, il n'y a aucune mention du fait que les années 1990 furent la décennie où les tensions politiques étaient à leur plus haut niveau et au cours desquelles il lui fallut éliminer quelques leaders opposants qui lui faisaient de l'ombre. Pire pour lui et il en est conscient, leaders qui dans un scrutin démocratique l'auraient balayé d'un revers de main et pour toujours de la scène politique.

Mais cette histoire est celle du passé nébuleux et indigne d'Ismaïl OMAR GUELLEH et sa propagande ne se hasardera pas à la mettre au grand jour. Alors et selon la volonté du dictateur, elle n'a pas de place dans les présentes éloges qui sont adressées au président et dictateur autoproclamé.

Ces louanges sont, dans leur essence, une célébration des services qu'il s'est rendus à lui-même, à la KABYO et à quelques complices. L'objectif premier de son administration a été durant 6 années l'élimination de toutes les contraintes légales sur l'accumulation de la richesse exclusivement personnelle.

Le motto de l'administration dirigée par Ismaïl OMAR GUELLEH, comme celle du fameux gouvernement corrompu du roi Louis-Philippe au 19e siècle en France, fut, est et sera, " Enrichissez-vous !"…. sur le dos du peuple, des Finances publiques et des aides internationales.

L'exonération du paiement de tout impôt - quel qu'il soit - qu'il s'est accordée comme à ses complices a mérité au président autoproclamé une affection illimitée provenant des " cupides affairistes " qui lui en sont reconnaissants. Cette pratique de non versement d'impôt - par quelques uns - n'est pas passée inaperçue au niveau secondaire des administrations de l'Etat et a eu comme conséquence de jeter les fondements pour un environnement de débauche sociale et de célébrations orgiaques de la richesse qui ont caractérisé les années 2000 et jusqu'à ce jour.

Ismaïl OMAR GUELLEH reçoit interminablement des éloges en tant que " Grand Communicateur. " C'est le surnom que lui ont attribué ses médias et les riches " philistins locaux " qui se réjouissent d'entendre de commodes platitudes régurgitées par le président. Pourtant aidé par ses conseillers en communication, le discours typique d'Ismaïl OMAR GUELLEH est un mélange de fumisterie, de frimes, de balivernes concoctés quotidiennement par des motivateurs qui en arrivent à commettre des erreurs significatives telle que celle dans un discours - du genre " ..Pour commercer " au lieu de " Pour commencer … ".

Preuve en est faite " La vie d'Ismaïl OMAR GUELLEH est exclusivement un commerce orageux - politique comme financier à son seul profit - qui finira forcèment par une banqueroute ; et ce sont les populations qui feront banqueroute qui seront déshonorées.

Autant dans son apparence physique que dans ses capacités intellectuelles, rien d'étonnant qu'Ismaïl OMAR GUELLEH soit si souvent l'objet de la risée nationale.


Mais quel genre d'homme est Ismaïl OMAR GUELLEH ?

Même ses plus fervents admirateurs financés par lui sont forcés d'identifier les éléments de sa personnalité et de son personnage qui sont inhabituels et même dominants.

Son biographe officiel est devenu tellement frustré par sa quête du " vrai " Ismaïl OMAR et de la personnalité de l'homme derrière l'image publique, qu'il s'est senti obligé de recourir à l'écriture fictive.

Ceux qui le connaissent et son biographe sont secoués et perplexes par le caractère futile, imprévisible et incontrôlable du sujet aux colères mémorables et dévastatrices qui sont quasi quotidiennes.

Depuis l'émergence du Mouvement de Libération Nationale, Ismaïl OMAR se pense sans cesse surveillé, il est devenu ainsi cent fois plus paranoïaque et dangereux que celui qui l'est réellement.

Par ailleurs regardez, et si vous en avez la chance …de comprendre, l'un de ses discours. "L'oeuvre prosaïque" du mauvais comédien politique ne révèle aucune trace de créativité.

Le trait le plus remarquable de son rôle de piètre acteur politique est l'absence de profondeur émotionnelle. Il opère dans le royaume de ce qui est artifice visible et pour "la galerie". Pour le résumer, son répertoire consiste en un amalgame d'incohérences comme supposé chef d'État avec des réactions et des gestes imprévisibles auxquels il fit et fait appel par nature, lorsque la situation le dépasse.


Comme des analyses de rapports de " Services étrangers " l'ont démontré de façon convaincante, la haute administration d'Ismaïl OMAR GUELLEH n'a pas la moindre idée de la profondeur de la crise économique, sociale et politique ; sans parler pour IOG de la fausse représentation malveillante et ridicule de ses ambitions pour se hisser à la tête de la région.

Dans leurs absurdes proclamations du leadership… visionnaire… du dictateur Ismaïl OMAR GUELLEH ses médias ignorent volontairement les questions cruciales que sont le chômage ( plus de 85 %) pour se limiter à quelques phrases du genre :

" Le candidat de l'UMP a également évoqué les efforts qu'il a menés depuis 1999 lesquels ont porté sur l'éradication de la pauvreté, la consolidation de la paix et de l'unité, la lutte contre la soif, l'accès aux soins des populations et garantir une éducation pour tous " mais se gardent bien de produire des chiffres…car la vérité est bien différente de ce qu'affirme la propagande gouvernementale.

Voilà l'héritage de six années de misères !.


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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