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Dernière modification : le 31-Mar-2005 13:22 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

31/03/05 - DJIBOUTI - La corruption de ce qu'il y a de meilleur chez les hommes politiques est la pire des pratiques du régime actuel dans notre pays car l'or et les honneurs fictifs valent plus que les valeurs de la République et l'intérêt des populations.

SAÏD A. Membre de l'Union de la Justice et de la Démocratie (UJD),

 

Dans un État de droit, les institutions nationales sont la garantie du gouvernement d'un peuple libre contre la corruption des mœurs, celle des idées, et la garantie de chaque citoyen, de chaque citoyenne contre la corruption du gouvernement.

La dictature qu'impose Ismaïl OMAR GUELLEH n'est qu'une fiction, une fiction qui détient l'argent des finances publiques et des aides internationales qu'elle détourne, donc temporairement tous les pouvoirs dans le pays.

Ce pouvoir là se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables qu'il a acquis à sa cause par la corruption et dont la tyrannie deviennt insupportable dès l'instant où ils ont obtenu une quelconque responsabilité, aussi moindre soit-elle.

Pour tenter de conforter son trône mafieux, IOG puise épisodiquement dans les rangs de l'opposition quelques cupides qui viennent grossir ses rangs pour quelques faveurs qu'il leur octroie.

Ce sont ces quelques faux démocrates qui font le lit de la dictature mais c'est le citoyen qui fait et fera la république au bout du compte.

A celles/ceux qui considèrent que le boycott électoral n'est jamais un acte politique.

Dans le monde occidental mais aussi dans bon nombre de pays d'Afrique, du Moyen Orient et de par le monde, dans de nombreuses Assemblées (d'associations, de société, de parlements…), il y a régulièrement des présents/participants qui s'abstiennent de voter considérant qu'ils ne peuvent/doivent pas voter pour X ou Y raison pour telle personne et/ou tel texte. Par leur présence physique au sein de ces Assemblées, ils attestent bien de ce que leur refus de voter est un choix qu'ils font et qu'ils ne peuvent exprimer autrement que par leur… abstention.

A Djibouti les choses sont bien différentes car le Parlement est désigné par le Président de la République donc à ses ordres directs alors que d'après la Constitution et nos lois il devrait être élu.

Les dernières législatives ont largement confirmé ce que nous avançons, à savoir que le pouvoir en place les a toujours falsifiées avant, pendant et après le scrutin au point que jamais un candidat de l'opposition n'a été élu. Ceci est une spécificité de Djibouti que l'on ne retrouve quasiment dans aucun autre pays de la planète.

Dans une Démocratie, très souvent les abstentionnistes aux élections politiques ne le sont devenus qu'après mures réflexions et après avoir voté pendant un temps plus ou moins long. Par ce refus de continuer de voter ils expriment d'autant plus un choix politique qu'ils continuent de voter par ailleurs (au sein d'associations notamment) et que, généralement, ils s'investissent activement dans d'autres formes d'action politique (syndicats, École, Centre social….).


Le boycott que propose et soutien l'opposition auprès des électeurs et la résultante d'un ras le bol qu'exprime la grande majorité des populations qui sont dans la misère et qui le sont d'autant plus depuis 6 années.

Par ce boycott l'opposition veut clairement attirer l'attention des instances internationales et des pays bailleurs de fonds de notre pays sur la situation de catastrophe économique, sociale et politique. Situation masquée par quelques images idylliques et travestissant piètrement la réalité de ce que subissent les familles djiboutiennes au quotidien.

Le gouvernement actuel de Djibouti s'enorgueillit à tort d'avoir une monnaie stable, or si notre monnaie arrive à tirer son épingle du jeu elle le doit non pas aux hypothétiques mesures du gouvernement actuel mais aux masses importantes des mouvements d'argent qui transitent par Djibouti et … poursuivent leur chemin vers d'autres cieux.

Par ailleurs et bien que notre Économie soit placée depuis des années sous perfusions financières permanentes (notamment par la France qui se porte caution de Djibouti auprès de la BM et des instances financières internationales), nos finances publiques sont perpétuellement et très largement en " dépôt de bilan " alors que la Dette de l'État vis-à-vis de la Fonction publique est proportionnellement l'une des plus importantes d'Afrique.

Une telle situation dans une entreprise du secteur privé aurait immanquablement provoqué depuis belle lurette sa fermeture.

 


On se doit de considérer que, lorsque l'exploitation de tous les Établissements Publics Industriels et Commerciaux (EPIC) aura été privatisée par Ismaïl OMAR GUELLEH et à son profit - comme il le fait depuis qu'il s'est accaparé par la falsification des élections tous les pouvoirs publics et privés - il n'y aura plus de services publics, voire même plus de gouvernement (au sens politique du terme), il n'y aura plus de problème d'abstentionnisme et, singulièrement, d'abstentionnisme électoral puisque, alors, seuls les actionnaires ( et non les citoyens et les citoyennes) auront le droit de vote et que ceux-ci, soucieux de leurs intérêts, ne seront jamais des… abstentionnistes !


La procédure a été lancée par Ismaïl OMAR GUELLEH en 1999, il ne lui reste plus qu'à la conforter pour faire de Djibouti non pas une République - avec un chef d'État responsable de ses actes devant la Nation - mais un espace privatisé dans lequel les Aides internationales - sous toutes leurs formes - continueront d'affluer pour tenter de couvrir financièrement tous les déficits publics et les errements du pouvoir d'un État dans l'incapacité de gérer ses Finances publiques.

Incapacité de faire entrer les recettes des impôts et autres car le secteur privé comme la gouvernance du pays sont et le seront d'autant plus demain dans une seule et même main ;

celle d'Ismaïl OMAR GUELLEH.


 


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