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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale



















01/04/05
- DJIBOUTI - Les privatisations comme
les mises en exploitation des EPIC devraient être un moyen de trouver des
ressources financières pour alimenter le budget de l'État djiboutien.
Abdo
H. Cadre Fonctionnaire.
Privatiser
ou mettre en exploitation les EPIC en confiant partie des compétences de
l'État, c'est faire vivre les Institutions et sa fonction publique mais
aussi lancer de grands projets sociaux pour améliorer les conditions d'existence,
faire progresser un pays et ses populations.
Mais
à Djibouti et sous la dictature d'IOG, rien ne se fait comme ailleurs.

Privatisation
et allocation des ressources financières en France
Les
privatisations en France sont surtout réalisées par les gouvernements
de droite ou du centre mais les gouvernements de gauche en ont réalisées
beaucoup car la gestion d'entreprise a considérablement changé et
suppose une adaptation à la clientèle et la possibilité de
lever des capitaux sur le marché pour se développer, ce qui peut
être peu compatible avec une orientation de service public. En
outre les privatisations sont un moyen de trouver des ressources financières
pour alimenter le budget de l'État.
Certaines
se sont imposées comme la suite logique et obligatoire des accords internationaux
souscrits par la France dans le cadre de la construction européenne.
D'un
certain point de vue, on peut considérer comme un inconvénient de
transformer des entreprises publiques, qui sont parfois aussi des outils d'aménagement
du territoire et de justice sociale en entreprises privées ayant des objectifs
de service au client et de rentabilité.
D'un
autre point de vue, cela peut présenter des avantages : de
meilleure gestion des Établissements Publics d'État (EPIC) et donc
d'allégement des charges financières de l'État qui n'a plus
à pourvoir aux augmentations de capital nécessaires au développement
des dites EPIC. Mais ces entreprises étant souvent bénéficiaires
ou autofinancées cette supposition est loin d'être généralisable,
seul des augmentations rapides en vue d'internationalisations, ce qui n'est pas
le but d'une entreprise publique, nécessitent de telles levées de
fonds, cas France télécom).

DJIBOUTI
- Les petits esprits à la tête de l'État ont le don de beaucoup
parler et de ne rien dire, mais de faire l'inverse de ce à quoi ils s'engagent
devant la Nation.
La
mutation de l'Économie djiboutienne comme la création de Zones Franches
doivent s'accomplir suivant des méthodes rationnelles et d'équilibres
avec la prise en considération d'un réel et sincère Partenariat
entre l'État et les investisseurs.
Chacun
doit y trouver son compte. Ceci a été clairement défini et
énoncé dans le programme du Gouvernement en Exil de Djibouti. A
ceci s'ajoute la Participation.
La
Participation est une philosophie de la vie en société et certes
pas qu'une série de mesures techniques outils d'amélioration du
fonctionnement de l'entreprise mais aussi de l'État et de ses institutions,
de la Santé, de la fonction publique, de l'Éducation nationale et
de la formation professionnelle comme de la vie dans la cité...etc.
Les
mesures de Participation sont le point de départ d'une construction plus
vaste et plus ambitieuse, celle d'une transformation profonde de la vie du pays
et de sa société car reposant sur une conception profondément
différente de celles qui ont prévalu et qui se sont affrontées
jusqu'alors à Djibouti.
Ces
mutations nécessitent, aussi et de la part de l'État, un accompagnement
spécifique et une présence constante dans le processus de reconversion
comme dans la supervision des Zones Franches.
Il
doit impérativement veiller à favoriser la création d'emplois
en facilitant le développement économique sur l'ensemble du territoire,
tout comme il doit se désengager financièrement
dans l'exploitation de certains Établissements Publics pour les redynamiser.
Les réunions régulières d'un pôle de compétence
" accueil des entreprises " ( à créer à Djibouti
car n'étant qu'une
coquille vide ) devraient permettre de coordonner
et d'anticiper les implantations d'entreprises, y compris dans les Zones Franches.
En
outre, l'efficacité des actions de l'État est à renforcer
par la territorialisation des politiques publiques et la mise en place des réseaux
de développeurs économiques dans chaque région, sans exception
d'aucune sorte..
Chacun
est responsable des institutions républicaines et des droits de chacun,
comme de chacune y compris dans l'arrière pays.
Trouver
sa place dans la société, fonder une famille, avoir et éduquer
ses enfants, c'est d'abord avoir un emploi.
Il
ne suffit pas pour l'État de ne s'y montrer qu'en période de campagne
électorale pour y acheter quelques consciences et s'auto gargariser ensuite
de ces gesticulations carnavalesques dans les médias à son service.

Djibouti.
Exploitation nomenklaturiste des Établissements Publics par une mafia d'affairistes
dirigés par Ismaïl OMAR GUELLEH.
La
privatisation - tout ou partie - est à notre sens une phase normale de
la vie de certaines structures pourtant pertinentes mais ne pouvant pas continuer
d'exister dans un environnement concurrentiel national comme international. C'est
une logique à laquelle nous adhérons sur le fond certes pas sur
la forme qu'elle a prise dans le pays.
SUR
LE FOND.
Dans
l'esprit et à justes raisons, l'État djiboutien actuel a réorganisé
pour partie les EPIC afin de tenter de les amener en limite basse de la
rentabilité donc attractives. C'est ainsi que l'exploitation du Port International
de Djibouti,de l'Aéroport International, de la Société de
Télédiffusion (STID)
etc fut confiée par des marchés
de gré à gré à une seule et
même entreprise privée ayant la capacité générer
des bénéfices mais dont l'actionnaire
principal n'est autre qu'Ismaïl OMAR GUELLEH.
En
théorie - et en théorie seulement car la réalité est
toute autre - ce transfert de compétences en matière d'exploitation
des EPIC (Établissements appartenant à la Nation, donc entrant dans
le " patrimoine national ") devait permettre
(loin s'en faut) à l'État djiboutien
:
de
résoudre ses problèmes de gestion financière et humaine (versement
de salaires d'un niveau correct et à date fixe
.)
etc
de
percevoir à date fixe partie des marges bénéficiaires générées
par l'exploitation rationnelle de ses EPIC tout en ayant un droit
de regard sur la gestion,
d'améliorer
la gestion publique, donc de programmer ces rentrées d'argent dans les
Finances de l'État, à la fois en dates et approximativement en volume
de recettes. Avec ensuite, une régularisation des comptes après
stabilisation définitive ( apurement des comptes après prise en
considération des réels chiffres d'affaires réalisés
par chaque EPIC pour une période déterminée).
de
créer pour l'État d'autres EPIC utiles et fonction des besoins,
sans avoir à les gérer. Ce qui d'évidence pose tout de même
le problème de voir des structures construites avec de l'argent public.
Soit devenant du bien privé ou étant exploitées par des entreprises
privées qui ont pour but - en toute logique - d'en tirer de larges profits
financiers. Profits financiers - nous en sommes d'accord - mais
sans oublier de reverser la part qui revient aux Finances publiques...
À
noter tout de même qu'en cas de vente des EPIC (donc de privatisation et
non dans le cas d'une simple mise en exploitation) qu'en contrepartie le prix
de ces cessions alimente le budget de l'État pour de nouvelles opérations
utiles ou pour alléger la dette publique.
SUR
LA FORME, qu'en est-il advenu ?.
Mise
en Exploitation nomenklaturiste des Établissements Publics Industriels
et Commerciaux. La " bonne affaire " réalisée par Ismaïl
OMAR GUELLEH.
Le
fait de se confier indirectement l'exploitation des EPIC ( Port Autonome, Aéroport,
STID ..) - à lui-même et à quelques "Amis " qui
lui reversent un pourcentage - a permis à Ismaïl OMAR GUELLEH de pouvoir
se constituer rapidement une fortune colossale. Fortune qui d'évidence
est investie à Dubaï et point à Djibouti.
Avec
toutes les commissions journalières qu'il perçoit - des uns et des
autres et notamment à Dubaï - il n'a plus le besoin de puiser dans
les Finances publiques djiboutiennes, alors que ses " sous fifres "
continuent à le faire ouvertement en lui reversant discrètement
son pourcentage.
Ismaïl
OMAR GUELLEH est le " patron " de Djibouti, donc chacun doit lui verser
- directement ou indirectement - un pourcentage sur chaque " Affaire ".
DJIBOUTI
ou le racket déguisé.
Épisodiquement,
des envoyés du Palais de l'Escale se présentent dans les entreprises
privées à Djibouti - souvent les plus florissantes - avec
mission de prélever sur le champ un artificiel " impôt supplémentaire
" (pour éviter le terme de racket qui est plus approprié)
décidé arbitrairement par Ismaïl OMAR GUELLEH ou pour obtenir
un supposé crédit ; crédit certes mais
" à fonds perdus ".
Si
le chef d'entreprise ou le Directeur d'agence refuse, alors ordre de la présidence
est donné aux Forces de Police de bloquer tout accès à l'entreprise
par la mise en place de barrages infranchissables car tenus par des hommes en
armes ; blocage aussi longtemps que le dirigeant "
réfractaire " ne se sera pas soumis.
TOTAL,
MOBIL, grandes entreprises internationales de Travaux Publics et bien d'autres
dont récemment la
Banque BCI Mer Rouge en ont
fait la triste expérience qui s'est traduite parfois par l'expulsion manu
militari du Chef d'entreprise ou du Directeur d'agence récalcitrant au
racket imposé par Ismaïl OMAR GUELLEH et par le premier avion en partance
; quelque fut et sera sa destination.
C'est
ainsi qu'un EPIC ou un service de l'État - mis en exploitation dans le
secteur privé - qui uvre plus dans l'intérêt exclusif
du " système IOG " avec des salaires surdimensionnés affectés
à son personnel de haut niveau, plutôt que des administrés
et usagers, est à considérer comme ayant subi
une privatisation de fait souterraine par une caste d'État (nomenklatura).
A
ceci s'ajoute que l'État djiboutien doit assurer financièrement
l'entretien des locaux des Établissements Publics - pourtant mis en exploitation
et confiés au secteur privé -, la majeure partie des charges structurelles
et de fonctionnement comme le paiement des salaires de certains fonctionnaires
dont ceux que l'on désigne comme étant "bras cassés"
(mis sur la touche, sans emploi mais à qui le salaire continue d'être
versé... quant l'Etat a de quoi les payer)..
Parmi
ces fonctionnaires, il y a ceux qui dérangent car sont considérés
par " l'Exploitant (IOG affairiste privé)" comme étant
en excédent de ses besoins. En fait, il n'accepte que la présence
de SES cadres étrangers et non ceux de la fonction publique qui étaient
en place depuis des années.
Pourquoi
? par
ce qu'ils pourraient en savoir beaucoup trop sur ses "malversations"
et ses "aménagements fictifs", sur ses mouvements inconsidérés
de ses personnels entre les différents EPIC pour alourdir fictivement les
charges salariales...etc, donc falsifier les comptes d'exploitations...
Si
ce processus d'exclusion des cadres djiboutiens de ces EPIC est évident,
il s'effectue au coup par coup et de manière subtile pour éviter
des réactions de masse. Ismaïl OMAR
n'intervient JAMAIS directement et laisse agir ses intermédiaires étrangers
et "Exploitant officiel" derrière lesquels il masque ses propres
intérêts.
C'est
ainsi que "l'Exploitant officiel" évite que ces fonctionnaires
djiboutiens puissent être maintenus à un " poste clé
" et qu'ils aient la possibilité d'observer
d'un peu trop près ce qu'il se passe au niveau de la gestion financière
et des bilans d'exploitation de ces Établissements d'État, qui n'en
sont plus.
Avant
il faisait "effacer" les fouineurs quitte à les suicider... maintenant
il les écarte....Peut être a t-il
acquis ...un peu de sagesse au fur et à mesure qu'il a conforté
son expérience dans l'affairisme mafieux et privé.
Ce
qui est certain c'est qu'il ne "veut pas de vagues"!...

Pour
conclure et sur un plan plus général, si l'on divise le monde en
capitalistes d'une part, et salariés, exploités ou exclus d'autre
part, on aboutit à une lecture commode selon laquelle les supposés
socialisants défendraient les seconds et seraient les grands défenseurs
des " peuples opprimés " alors que les libéraux défendraient
les capitalistes. Mais cette vision est radicalement fausse.
Vraisemblablement
par carences congénitales, Ismaïl OMAR GUELLEH confond sciemment libéralisme
et défense des intérêts de quelques " nomenklaturistes"
mafieux.
Il
prétend défendre les intérêts des populations alors
qu'il est le fossoyeur d'un État djiboutien et de son patrimoine qu'il
se vend, morceau par morceau.

Dans
nos prochains écrits nous mettrons à plat l'odieux mensonge d'un
Port de Doraleh et des Zones Franches à Djibouti en matière de création
d'emploi pour les Djiboutiens et les Djiboutiennes. Seuls seront créés
quelques emplois de manuvres payés ...à 14000 FD par mois
(61,87 €) ( 79,95 USD) .....
Les
Statuts des Zones Franches et de Doraleh sont édifiants à lire.
Aucun ministère n'a un droit de regard sur ce qu'il s'y passe. L'Etat en
est exclu au profit d'Ismaïl OMAR GUELLEH, l'affairiste privé et mafieux.
Quant
aux logements construits à Doraleh, contrairement à ce qu'il en
est dit dans la propagande de campagne électorale d'IOG, ces logements
ne seront destinés qu'à hauteur de 2 sur
10 aux habitants de Doraleh et originaires de l'endroit.
A
qui seront destinés les autres logements ....? Ismaïl OMAR et Abdourahman
BOREH vous le diront après le 8 avril de cette année....

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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