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Dernière modification : le 01-Avr-2005 20:11 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

 

01/04/05 - DJIBOUTI - Les privatisations comme les mises en exploitation des EPIC devraient être un moyen de trouver des ressources financières pour alimenter le budget de l'État djiboutien.

Abdo H. Cadre Fonctionnaire.

 

Privatiser ou mettre en exploitation les EPIC en confiant partie des compétences de l'État, c'est faire vivre les Institutions et sa fonction publique mais aussi lancer de grands projets sociaux pour améliorer les conditions d'existence, faire progresser un pays et ses populations.

Mais à Djibouti et sous la dictature d'IOG, rien ne se fait comme ailleurs.

Privatisation et allocation des ressources financières en France

Les privatisations en France sont surtout réalisées par les gouvernements de droite ou du centre mais les gouvernements de gauche en ont réalisées beaucoup car la gestion d'entreprise a considérablement changé et suppose une adaptation à la clientèle et la possibilité de lever des capitaux sur le marché pour se développer, ce qui peut être peu compatible avec une orientation de service public. En outre les privatisations sont un moyen de trouver des ressources financières pour alimenter le budget de l'État.

Certaines se sont imposées comme la suite logique et obligatoire des accords internationaux souscrits par la France dans le cadre de la construction européenne.

D'un certain point de vue, on peut considérer comme un inconvénient de transformer des entreprises publiques, qui sont parfois aussi des outils d'aménagement du territoire et de justice sociale en entreprises privées ayant des objectifs de service au client et de rentabilité.

D'un autre point de vue, cela peut présenter des avantages : de meilleure gestion des Établissements Publics d'État (EPIC) et donc d'allégement des charges financières de l'État qui n'a plus à pourvoir aux augmentations de capital nécessaires au développement des dites EPIC. Mais ces entreprises étant souvent bénéficiaires ou autofinancées cette supposition est loin d'être généralisable, seul des augmentations rapides en vue d'internationalisations, ce qui n'est pas le but d'une entreprise publique, nécessitent de telles levées de fonds, cas France télécom).

DJIBOUTI - Les petits esprits à la tête de l'État ont le don de beaucoup parler et de ne rien dire, mais de faire l'inverse de ce à quoi ils s'engagent devant la Nation.

La mutation de l'Économie djiboutienne comme la création de Zones Franches doivent s'accomplir suivant des méthodes rationnelles et d'équilibres avec la prise en considération d'un réel et sincère Partenariat entre l'État et les investisseurs.

Chacun doit y trouver son compte. Ceci a été clairement défini et énoncé dans le programme du Gouvernement en Exil de Djibouti. A ceci s'ajoute la Participation.

La Participation est une philosophie de la vie en société et certes pas qu'une série de mesures techniques outils d'amélioration du fonctionnement de l'entreprise mais aussi de l'État et de ses institutions, de la Santé, de la fonction publique, de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle comme de la vie dans la cité...etc.

Les mesures de Participation sont le point de départ d'une construction plus vaste et plus ambitieuse, celle d'une transformation profonde de la vie du pays et de sa société car reposant sur une conception profondément différente de celles qui ont prévalu et qui se sont affrontées jusqu'alors à Djibouti.

Ces mutations nécessitent, aussi et de la part de l'État, un accompagnement spécifique et une présence constante dans le processus de reconversion comme dans la supervision des Zones Franches.

Il doit impérativement veiller à favoriser la création d'emplois en facilitant le développement économique sur l'ensemble du territoire, tout comme il doit se désengager financièrement dans l'exploitation de certains Établissements Publics pour les redynamiser. Les réunions régulières d'un pôle de compétence " accueil des entreprises " ( à créer à Djibouti car n'étant qu'une … coquille vide ) devraient permettre de coordonner et d'anticiper les implantations d'entreprises, y compris dans les Zones Franches.

En outre, l'efficacité des actions de l'État est à renforcer par la territorialisation des politiques publiques et la mise en place des réseaux de développeurs économiques dans chaque région, sans exception d'aucune sorte..

Chacun est responsable des institutions républicaines et des droits de chacun, comme de chacune y compris dans l'arrière pays.

Trouver sa place dans la société, fonder une famille, avoir et éduquer ses enfants, c'est d'abord avoir un emploi.

Il ne suffit pas pour l'État de ne s'y montrer qu'en période de campagne électorale pour y acheter quelques consciences et s'auto gargariser ensuite de ces gesticulations carnavalesques dans les médias à son service.

Djibouti. Exploitation nomenklaturiste des Établissements Publics par une mafia d'affairistes dirigés par Ismaïl OMAR GUELLEH.

La privatisation - tout ou partie - est à notre sens une phase normale de la vie de certaines structures pourtant pertinentes mais ne pouvant pas continuer d'exister dans un environnement concurrentiel national comme international. C'est une logique à laquelle nous adhérons sur le fond certes pas sur la forme qu'elle a prise dans le pays.

SUR LE FOND.

Dans l'esprit et à justes raisons, l'État djiboutien actuel a réorganisé pour partie les EPIC afin de tenter de les amener en limite basse de la rentabilité donc attractives. C'est ainsi que l'exploitation du Port International de Djibouti,de l'Aéroport International, de la Société de Télédiffusion (STID)… etc fut confiée par des marchés de gré à gré à une seule et même entreprise privée ayant la capacité générer des bénéfices mais dont l'actionnaire principal n'est autre qu'Ismaïl OMAR GUELLEH.

En théorie - et en théorie seulement car la réalité est toute autre - ce transfert de compétences en matière d'exploitation des EPIC (Établissements appartenant à la Nation, donc entrant dans le " patrimoine national ") devait permettre (loin s'en faut) à l'État djiboutien :

de résoudre ses problèmes de gestion financière et humaine (versement de salaires d'un niveau correct et à date fixe ….) … etc

de percevoir à date fixe partie des marges bénéficiaires générées par l'exploitation rationnelle de ses EPIC tout en ayant un droit de regard sur la gestion,

d'améliorer la gestion publique, donc de programmer ces rentrées d'argent dans les Finances de l'État, à la fois en dates et approximativement en volume de recettes. Avec ensuite, une régularisation des comptes après stabilisation définitive ( apurement des comptes après prise en considération des réels chiffres d'affaires réalisés par chaque EPIC pour une période déterminée).

de créer pour l'État d'autres EPIC utiles et fonction des besoins, sans avoir à les gérer. Ce qui d'évidence pose tout de même le problème de voir des structures construites avec de l'argent public. Soit devenant du bien privé ou étant exploitées par des entreprises privées qui ont pour but - en toute logique - d'en tirer de larges profits financiers. Profits financiers - nous en sommes d'accord - mais sans oublier de reverser la part qui revient aux Finances publiques...

À noter tout de même qu'en cas de vente des EPIC (donc de privatisation et non dans le cas d'une simple mise en exploitation) qu'en contrepartie le prix de ces cessions alimente le budget de l'État pour de nouvelles opérations utiles ou pour alléger la dette publique.

SUR LA FORME, qu'en est-il advenu ?.

Mise en Exploitation nomenklaturiste des Établissements Publics Industriels et Commerciaux. La " bonne affaire " réalisée par Ismaïl OMAR GUELLEH.

Le fait de se confier indirectement l'exploitation des EPIC ( Port Autonome, Aéroport, STID ..) - à lui-même et à quelques "Amis " qui lui reversent un pourcentage - a permis à Ismaïl OMAR GUELLEH de pouvoir se constituer rapidement une fortune colossale. Fortune qui d'évidence est investie à Dubaï et point à Djibouti.

Avec toutes les commissions journalières qu'il perçoit - des uns et des autres et notamment à Dubaï - il n'a plus le besoin de puiser dans les Finances publiques djiboutiennes, alors que ses " sous fifres " continuent à le faire ouvertement en lui reversant discrètement son pourcentage.

Ismaïl OMAR GUELLEH est le " patron " de Djibouti, donc chacun doit lui verser - directement ou indirectement - un pourcentage sur chaque " Affaire ".

DJIBOUTI ou le racket déguisé.

Épisodiquement, des envoyés du Palais de l'Escale se présentent dans les entreprises privées à Djibouti - souvent les plus florissantes - avec mission de prélever sur le champ un artificiel " impôt supplémentaire " (pour éviter le terme de racket qui est plus approprié) décidé arbitrairement par Ismaïl OMAR GUELLEH ou pour obtenir un supposé crédit ; crédit certes mais " à fonds perdus ".

Si le chef d'entreprise ou le Directeur d'agence refuse, alors ordre de la présidence est donné aux Forces de Police de bloquer tout accès à l'entreprise par la mise en place de barrages infranchissables car tenus par des hommes en armes ; blocage aussi longtemps que le dirigeant " réfractaire " ne se sera pas soumis.

TOTAL, MOBIL, grandes entreprises internationales de Travaux Publics et bien d'autres dont récemment la Banque BCI Mer Rouge en ont fait la triste expérience qui s'est traduite parfois par l'expulsion manu militari du Chef d'entreprise ou du Directeur d'agence récalcitrant au racket imposé par Ismaïl OMAR GUELLEH et par le premier avion en partance ; quelque fut et sera sa destination.

C'est ainsi qu'un EPIC ou un service de l'État - mis en exploitation dans le secteur privé - qui œuvre plus dans l'intérêt exclusif du " système IOG " avec des salaires surdimensionnés affectés à son personnel de haut niveau, plutôt que des administrés et usagers, est à considérer comme ayant subi une privatisation de fait souterraine par une caste d'État (nomenklatura).

A ceci s'ajoute que l'État djiboutien doit assurer financièrement l'entretien des locaux des Établissements Publics - pourtant mis en exploitation et confiés au secteur privé -, la majeure partie des charges structurelles et de fonctionnement comme le paiement des salaires de certains fonctionnaires dont ceux que l'on désigne comme étant "bras cassés" (mis sur la touche, sans emploi mais à qui le salaire continue d'être versé... quant l'Etat a de quoi les payer)..

Parmi ces fonctionnaires, il y a ceux qui dérangent car sont considérés par " l'Exploitant (IOG affairiste privé)" comme étant en excédent de ses besoins. En fait, il n'accepte que la présence de SES cadres étrangers et non ceux de la fonction publique qui étaient en place depuis des années.

Pourquoi ? par ce qu'ils pourraient en savoir beaucoup trop sur ses "malversations" et ses "aménagements fictifs", sur ses mouvements inconsidérés de ses personnels entre les différents EPIC pour alourdir fictivement les charges salariales...etc, donc falsifier les comptes d'exploitations...

Si ce processus d'exclusion des cadres djiboutiens de ces EPIC est évident, il s'effectue au coup par coup et de manière subtile pour éviter des réactions de masse. Ismaïl OMAR n'intervient JAMAIS directement et laisse agir ses intermédiaires étrangers et "Exploitant officiel" derrière lesquels il masque ses propres intérêts.

C'est ainsi que "l'Exploitant officiel" évite que ces fonctionnaires djiboutiens puissent être maintenus à un " poste clé " et qu'ils aient la possibilité d'observer d'un peu trop près ce qu'il se passe au niveau de la gestion financière et des bilans d'exploitation de ces Établissements d'État, qui n'en sont plus.

Avant il faisait "effacer" les fouineurs quitte à les suicider... maintenant il les écarte....Peut être a t-il acquis ...un peu de sagesse au fur et à mesure qu'il a conforté son expérience dans l'affairisme mafieux et privé.

Ce qui est certain c'est qu'il ne "veut pas de vagues"!...


Pour conclure et sur un plan plus général, si l'on divise le monde en capitalistes d'une part, et salariés, exploités ou exclus d'autre part, on aboutit à une lecture commode selon laquelle les supposés socialisants défendraient les seconds et seraient les grands défenseurs des " peuples opprimés " alors que les libéraux défendraient les capitalistes. Mais cette vision est radicalement fausse.

Vraisemblablement par carences congénitales, Ismaïl OMAR GUELLEH confond sciemment libéralisme et défense des intérêts de quelques " nomenklaturistes" mafieux.

Il prétend défendre les intérêts des populations alors qu'il est le fossoyeur d'un État djiboutien et de son patrimoine qu'il se vend, morceau par morceau.


Dans nos prochains écrits nous mettrons à plat l'odieux mensonge d'un Port de Doraleh et des Zones Franches à Djibouti en matière de création d'emploi pour les Djiboutiens et les Djiboutiennes. Seuls seront créés quelques emplois de manœuvres payés ...à 14000 FD par mois (61,87 €) ( 79,95 USD) .....

Les Statuts des Zones Franches et de Doraleh sont édifiants à lire. Aucun ministère n'a un droit de regard sur ce qu'il s'y passe. L'Etat en est exclu au profit d'Ismaïl OMAR GUELLEH, l'affairiste privé et mafieux.

Quant aux logements construits à Doraleh, contrairement à ce qu'il en est dit dans la propagande de campagne électorale d'IOG, ces logements ne seront destinés qu'à hauteur de 2 sur 10 aux habitants de Doraleh et originaires de l'endroit.

A qui seront destinés les autres logements ....? Ismaïl OMAR et Abdourahman BOREH vous le diront après le 8 avril de cette année....

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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