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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale


07/04/05
- Corne Est de l'Afrique
- Chronique du dessous des cartes.
M
Bouh WARSAMA.
Les raisons
de la visite éclair que fit le premier ministre d'Éthiopie, M Méles
ZENAWI, il y a une dizaine de jours à Djibouti avaient un tout autre but
que de ratifier d'hypothétiques accords économiques entre les deux
pays.
De ce que
l'on sait, le premier Ministre éthiopien aurait abordé le sujet
des activités subversives en Ethiopie du Front de Libération de
l'Ogaden qui est une création de toute pièce d'IOG et qu'il finance
allégrement sur les deniers publics djiboutiens.
Ce
supposé Front de Libération de l'Ogaden est de plus soutenu par
l'Erythrée qui lui a permis d'ouvrir une base d'entraînement militaire
à Assab d'où sont menées des actions subversives en territoire
éthiopien ce qui ne réchauffe pas les relations entre les deux pays
et pourrait même aggraver leurs différents dans les semaines à
venir en relançant le sujet de la délimitation de la frontière
qui les sépare.
Toute
forme de paix chez ses voisins n'arrangeant pas ses " Affaires ", on
peut compter sur le président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH
pour alimenter les conflits dans la région.
Preuve
en est dans le fait qu'il a missionné récemment le Général
ZAKARIA qui - accompagné d'un commandant - s'est rendu dans un pays du
Moyen Orient
(disons plutôt de l'Arabie du sud..) pour tenter d'acheter
- pour son compte - de l'armement que l'on suppose être lourd, avec des
munitions d'accompagnement.
Des
résultats de cette visite, rien à filtrer officiellement car la
visite étant tenue secrète..(permettez-nous d'en sourire) si ce
n'est une rumeur affirmant que le ... sémillant ancien "caporal des
wc toilettes" (affilié en un temps pas si lointain aux réseaux
intégristes musulmans) aurait essuyé un refus qui aurait provoqué
dès son retour une grosse colère chez IOG...
Lorsque
l'on fait le bilan quantitatif d'armes et de munitions qui transitent par la Zone
Franche du Port Autonome International de Djibouti (PAID) sur une année
et qu'on le compare au nombre d'habitants du pays, ce chiffre est impressionnant
au point que si l'on tentait une boutade on pourrait dire que même les chameaux
et les chèvres pourraient être dotés de deux " kalash
", d'un RPG et d'un lot de grenades antichar.
D'évidence,
lors de cette visite du PM Méles ZENAWI les deux hommes ne sont pas tombés
d'accord sur le Front de Libération de l'Ogaden et sur ses actions en territoire
éthiopien financées par IOG.
Par
ailleurs, une grande partie des entretiens aurait été consacrée
au problème de la stabilité politique en Somalie, indispensable
stabilité préalable à toute installation du nouveau gouvernement
dirigé par M Abdullahi YUSSUF.
A
cet effet, le premier ministre d'Éthiopie aurait demandé à
Ismaïl OMAR d'organiser une médiation entre l'État éthiopien
- soutenant le nouveau président somalien - et les seigneurs de guerre
d' Hawiye ( clans Aidid, Yelahow, Ato, etc.). Ce à quoi s'est refusé
catégoriquement le président djiboutien.
Un
tel refus est une nouvelle démonstration des pratiques auxquelles il nous
a habitués.
D'un
coté il a un discours très médiatisé et quelque peu
tapageur du genre " Je ne ferai pas verser le sang en Somalie " et
de l'autre, non seulement il approvisionne en armes et en munitions les chefs
de guerre somaliens mais il refuse de surcroît de jouer au médiateur
entre les parties opposées.
Un
tel refus ne peut se justifier que par le fait que l'instauration d'une paix lui
ferait perdre des sommes d'argent importantes. En chaque guerre il y a ceux qui
en vivent richement et ceux qui en subissent les effets, ceci n'est pas spécifique
à la Corne Est de l'Afrique.

Dans
le cas présent, les trafics
d'armes vers la Somalie du Sud, au nez et à la barbe de l'ONU et de ses
résolutions, permettent à IOG de réaliser de gros bénéfices
en utilisant les sociétés du Groupe SAAD dont il est le propriétaire
officieux, tout comme il le faisait il y a quelques années par l'intermédiaire
de la société (récupérée depuis) par Abdourahman
BORREH et qui se serait faite une nouvelle virginité (qu'apparente) en
changeant de nom mais pas de types d'activités occultes.

Simples
questions : Marchiani connaissait-il personnellement Ismaïl OMAR GUELLEH
et Abdourahman BOREH. Se rencontraient-ils fréquemment à Djibouti
et dans un grand Palace parisien ?
Société
inscrite au registre du Commerce de Djibouti et aux multiples compétences
qui appartenait auparavant à un ancien préfet français que
la Justice française a depuis mis " au frais " pour d'autres
affaires et dont il ne subsisterait (en est-on bien certain ???) nulle trace de
sa comptabilité comme de ce qu'il s'y faisait sur le plan administratif,
bancaire
et commercial.
On
vous dira que ces disparitions de documents - vraisemblablement très instructifs
pour la Justice française - c'est certainement encore un coup tordu des
" souris ", ou un coup de vent
de panique qui les auraient fait
disparaître.
Quel
homme assez prévoyant aurait pu constituer un dossier à partir des
relevés bancaires précisant les mouvements de sommes très
importantes qui transitaient par cette société et repartaient vers
d'autres comptes, notamment à La Réunion ?.
L'ombre
du Juge Bernard BORREL, assassiné le 18 octobre 1995 à Djibouti
pour avoir été un peu trop
" fouineur ", traînerait-elle
dans cette affaire ?. Après avoir agité devant nos yeux - durant
tant d'années - l'attentat du Café de Paris et ses implications
que tout le monde connaît maintenant bien qu'on prétendit comme étant
la raison exclusive ayant conduit à son assassinat, si l'on avait tenté
de rouler la Justice française (celle qui est intègre) " dans
la farine ", on ne se serait pas mieux pris.
Parallèlement
à la visite infructueuse du premier Ministre M Mélès ZENAWI
à Djibouti, le ministre éthiopien des affaires étrangères
a rencontré tous les seigneurs de guerre de HAWIYE il y a de cela une douzaine
de jours à Nairobi .
Lors
des entretiens qu'il a eus, il leur a demandé de reconsidérer leur
décision allant contre la participation de l'armée éthiopienne
à la mission d'installation du nouveau gouvernement et d'évidence
de maintien de l'ordre en Somalie tout en rappelant que l'Éthiopie avait
fourni la grande majorité des aides matérielles, morales et de financement
pour instaurer la paix à Mogadishio.
Si
les leaders d' Hawiye ont reconnu le bien fondé et la réalité
de l'assistance de l'Éthiopie pour la résolution du problème
somalien, ils ont opposé un refus à la demande de l'envoyé
d'Addis Abéba.
Selon
les représentants d'HAWIYE en Europe, le ministre éthiopien des
affaires étrangères aurait alors menacé clairement les seigneurs
de guerre indiquant que suite à ce refus l'Éthiopie prendrait d'importantes
mesures de rétorsion à leur égard.
Ce
à quoi les seigneurs de guerre auraient répondu :
"
Faites comme bon vous semble, nous maintenons notre refus quant à la participation
de l'Éthiopie dans la mission d'installation du nouveau gouvernement !
".
Depuis
la chute du dictateur Haïlé Mariam - le gouvernement éthiopien
et tout particulièrement le premier ministre Méles ZENAWI ont apporté
leur soutien M. Abdillahi Yussuf Ahmed, élu récemment président
de la Somalie.



le
président Abdillahi YUSSUF et le premier ministre M Méles ZENAWI
M.
Abdillahi Yussuf est originaire du sous clan des MAJERTAIN ( Région du
Puntland), membre du clan très important et influent des DAROD.
Il prit pour partie en charge la politique, l'économique et les armées
de la Somalie depuis la date de l'indépendance en 1960.
Il
fût emprisonné en Ethiopie (sous la dictature d'Haïlé
MARYAM) durant des années du fait de son opposition à Syad BARREH
(qui était aussi DAROD) et participa activement à sa chute en
1991.
Après
la chute de Syad BARREH, les HAWIYES - qui occupaient par tradition ancestrale
la région de Mogadishio - se sont tout accaparé et ont lancé
une véritable extermination à l'encontre des DAROD.
S'étant
ainsi appropriés tous les avoirs financiers et les biens immobiliers des
DAROD dans la capitale Mogadishio et dans la région, les " seigneurs
de guerre " d'Hawiye ( clans Aidid, Yelahow, Ato, etc) ont toujours refusé
qu'un DAROD soit placé à la tête de la Somalie et savent que
si des forces éthiopiennes de maintien de l'ordre entraient dans la capitale
Mogadishio ils seraient alors contraints de rendre aux DAROD ce qui leur appartient.
Dans
cet imbroglio, derrière lequel se cachent d'autres intérêts
de pays occidentaux sur les ressources du sol du pays, on peut penser que la résolution
de l'affaire somalienne et la reconstruction du pays ce
n'est pas pour demain
, ni pour après demain.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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