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Dernière modification : le 07-Avr-2005 6:21 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

07/04/05 - Corne Est de l'Afrique - Chronique du dessous des cartes.

M Bouh WARSAMA.

Les raisons de la visite éclair que fit le premier ministre d'Éthiopie, M Méles ZENAWI, il y a une dizaine de jours à Djibouti avaient un tout autre but que de ratifier d'hypothétiques accords économiques entre les deux pays.

De ce que l'on sait, le premier Ministre éthiopien aurait abordé le sujet des activités subversives en Ethiopie du Front de Libération de l'Ogaden qui est une création de toute pièce d'IOG et qu'il finance allégrement sur les deniers publics djiboutiens.

Ce supposé Front de Libération de l'Ogaden est de plus soutenu par l'Erythrée qui lui a permis d'ouvrir une base d'entraînement militaire à Assab d'où sont menées des actions subversives en territoire éthiopien ce qui ne réchauffe pas les relations entre les deux pays et pourrait même aggraver leurs différents dans les semaines à venir en relançant le sujet de la délimitation de la frontière qui les sépare.

Toute forme de paix chez ses voisins n'arrangeant pas ses " Affaires ", on peut compter sur le président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH pour alimenter les conflits dans la région.

Preuve en est dans le fait qu'il a missionné récemment le Général ZAKARIA qui - accompagné d'un commandant - s'est rendu dans un pays du Moyen Orient …(disons plutôt de l'Arabie du sud..) pour tenter d'acheter - pour son compte - de l'armement que l'on suppose être lourd, avec des munitions d'accompagnement.

Des résultats de cette visite, rien à filtrer officiellement car la visite étant tenue secrète..(permettez-nous d'en sourire) si ce n'est une rumeur affirmant que le ... sémillant ancien "caporal des wc toilettes" (affilié en un temps pas si lointain aux réseaux intégristes musulmans) aurait essuyé un refus qui aurait provoqué dès son retour une grosse colère chez IOG...

Lorsque l'on fait le bilan quantitatif d'armes et de munitions qui transitent par la Zone Franche du Port Autonome International de Djibouti (PAID) sur une année et qu'on le compare au nombre d'habitants du pays, ce chiffre est impressionnant au point que si l'on tentait une boutade on pourrait dire que même les chameaux et les chèvres pourraient être dotés de deux " kalash ", d'un RPG et d'un lot de grenades antichar.

D'évidence, lors de cette visite du PM Méles ZENAWI les deux hommes ne sont pas tombés d'accord sur le Front de Libération de l'Ogaden et sur ses actions en territoire éthiopien financées par IOG.

Par ailleurs, une grande partie des entretiens aurait été consacrée au problème de la stabilité politique en Somalie, indispensable stabilité préalable à toute installation du nouveau gouvernement dirigé par M Abdullahi YUSSUF.

A cet effet, le premier ministre d'Éthiopie aurait demandé à Ismaïl OMAR d'organiser une médiation entre l'État éthiopien - soutenant le nouveau président somalien - et les seigneurs de guerre d' Hawiye ( clans Aidid, Yelahow, Ato, etc.). Ce à quoi s'est refusé catégoriquement le président djiboutien.

Un tel refus est une nouvelle démonstration des pratiques auxquelles il nous a habitués.

D'un coté il a un discours très médiatisé et quelque peu tapageur du genre " Je ne ferai pas verser le sang en Somalie " et de l'autre, non seulement il approvisionne en armes et en munitions les chefs de guerre somaliens mais il refuse de surcroît de jouer au médiateur entre les parties opposées.

Un tel refus ne peut se justifier que par le fait que l'instauration d'une paix lui ferait perdre des sommes d'argent importantes. En chaque guerre il y a ceux qui en vivent richement et ceux qui en subissent les effets, ceci n'est pas spécifique à la Corne Est de l'Afrique.


Dans le cas présent, les trafics d'armes vers la Somalie du Sud, au nez et à la barbe de l'ONU et de ses résolutions, permettent à IOG de réaliser de gros bénéfices en utilisant les sociétés du Groupe SAAD dont il est le propriétaire officieux, tout comme il le faisait il y a quelques années par l'intermédiaire de la société (récupérée depuis) par Abdourahman BORREH et qui se serait faite une nouvelle virginité (qu'apparente) en changeant de nom mais pas de types d'activités occultes.

Simples questions : Marchiani connaissait-il personnellement Ismaïl OMAR GUELLEH et Abdourahman BOREH. Se rencontraient-ils fréquemment à Djibouti et dans un grand Palace parisien ?

Société inscrite au registre du Commerce de Djibouti et aux multiples compétences qui appartenait auparavant à un ancien préfet français que la Justice française a depuis mis " au frais " pour d'autres affaires et dont il ne subsisterait (en est-on bien certain ???) nulle trace de sa comptabilité comme de ce qu'il s'y faisait sur le plan administratif, bancaire … et commercial.

On vous dira que ces disparitions de documents - vraisemblablement très instructifs pour la Justice française - c'est certainement encore un coup tordu des " souris ", ou un coup de vent … de panique qui les auraient fait disparaître.

Quel homme assez prévoyant aurait pu constituer un dossier à partir des relevés bancaires précisant les mouvements de sommes très importantes qui transitaient par cette société et repartaient vers d'autres comptes, notamment à La Réunion ?.

L'ombre du Juge Bernard BORREL, assassiné le 18 octobre 1995 à Djibouti pour avoir été un peu trop … " fouineur ", traînerait-elle dans cette affaire ?. Après avoir agité devant nos yeux - durant tant d'années - l'attentat du Café de Paris et ses implications que tout le monde connaît maintenant bien qu'on prétendit comme étant la raison exclusive ayant conduit à son assassinat, si l'on avait tenté de rouler la Justice française (celle qui est intègre) " dans la farine ", on ne se serait pas mieux pris.


Parallèlement à la visite infructueuse du premier Ministre M Mélès ZENAWI à Djibouti, le ministre éthiopien des affaires étrangères a rencontré tous les seigneurs de guerre de HAWIYE il y a de cela une douzaine de jours à Nairobi .

Lors des entretiens qu'il a eus, il leur a demandé de reconsidérer leur décision allant contre la participation de l'armée éthiopienne à la mission d'installation du nouveau gouvernement et d'évidence de maintien de l'ordre en Somalie tout en rappelant que l'Éthiopie avait fourni la grande majorité des aides matérielles, morales et de financement pour instaurer la paix à Mogadishio.

Si les leaders d' Hawiye ont reconnu le bien fondé et la réalité de l'assistance de l'Éthiopie pour la résolution du problème somalien, ils ont opposé un refus à la demande de l'envoyé d'Addis Abéba.

Selon les représentants d'HAWIYE en Europe, le ministre éthiopien des affaires étrangères aurait alors menacé clairement les seigneurs de guerre indiquant que suite à ce refus l'Éthiopie prendrait d'importantes mesures de rétorsion à leur égard.

Ce à quoi les seigneurs de guerre auraient répondu :

" Faites comme bon vous semble, nous maintenons notre refus quant à la participation de l'Éthiopie dans la mission d'installation du nouveau gouvernement ! ".

Depuis la chute du dictateur Haïlé Mariam - le gouvernement éthiopien et tout particulièrement le premier ministre Méles ZENAWI ont apporté leur soutien M. Abdillahi Yussuf Ahmed, élu récemment président de la Somalie.

le président Abdillahi YUSSUF et le premier ministre M Méles ZENAWI

 

M. Abdillahi Yussuf est originaire du sous clan des MAJERTAIN ( Région du Puntland), membre du clan très important et influent des DAROD.

Il prit pour partie en charge la politique, l'économique et les armées de la Somalie depuis la date de l'indépendance en 1960.

Il fût emprisonné en Ethiopie (sous la dictature d'Haïlé MARYAM) durant des années du fait de son opposition à Syad BARREH (qui était aussi DAROD) et participa activement à sa chute en 1991.

Après la chute de Syad BARREH, les HAWIYES - qui occupaient par tradition ancestrale la région de Mogadishio - se sont tout accaparé et ont lancé une véritable extermination à l'encontre des DAROD.

S'étant ainsi appropriés tous les avoirs financiers et les biens immobiliers des DAROD dans la capitale Mogadishio et dans la région, les " seigneurs de guerre " d'Hawiye ( clans Aidid, Yelahow, Ato, etc) ont toujours refusé qu'un DAROD soit placé à la tête de la Somalie et savent que si des forces éthiopiennes de maintien de l'ordre entraient dans la capitale Mogadishio ils seraient alors contraints de rendre aux DAROD ce qui leur appartient.

Dans cet imbroglio, derrière lequel se cachent d'autres intérêts de pays occidentaux sur les ressources du sol du pays, on peut penser que la résolution de l'affaire somalienne et la reconstruction du pays ce n'est pas pour demain…, ni pour après demain.

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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