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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

07/04/05
- DJIBOUTI - Demain...lorsqu'il sera trop tard
et après que le sang soit versé !.
M
Bouh WARSAMA.
Sous
les contraintes du temps et des excès gouvernementaux dépassant
les " excès tolérés et admis
" en matière
de gestion des Finances de l'Etat, les gouvernants djiboutiens se sont engagées,
au milieu des années 90 :
à
exécuter des programmes économiques imposés par les institutions
financières internationales
et,
parallèlement, à mettre réellement en place un système
politique pluraliste,
à
promouvoir les libertés publiques et l'émergence d'une société
civile agissante.
Quand
des paroles sortent, s'envolent en l'air, vivent un instant et meurent, c'est
ce qui s'appelle engager sa parole en langage diplomatique pour ces " gouvernants
de circonstances ". " Engagés à
mais nullement contraints impérativement à faire
" car
force est de constater que rien n'a été fait si ce n'était
(et l'est encore) de dire et écrire mais de faire l'inverse.
A
la suite d'une crise inter ethnique fomentée par un quarteron d'hommes
proches du pouvoir - tirant les ficelles à leur propre profit et mettant
en avant Hassan GOULED APTIDON pour en assumer seul toutes les responsabilités
face à l'histoire - les " autorités " se rendirent responsables
du lynchage orchestré et d'un génocide des populations Afars.
Parallèlement,
cette période fut caractérisée par le renforcement - par
des manipulations les plus diverses - des processus de tribalisation de la société
djiboutienne et l'instrumentalisation systématique des références
claniques et régionales encore vivaces dans le pays.
Quant
au pluralisme politique, lorsque le moment de passer des promesses aux actes arrivera,
il sera, de facto, transformé en régime de parti unique masqué
par un vernis artificiel qui n'a pas résisté aux analyses.

La
créativité et le génie ne peuvent s'épanouir que dans
un milieu qui respecte l'individualité et célèbre la diversité.
A
Djibouti, le progrès ne naîtra pas aussi longtemps que l'Etat refusera
la diversité des cultures et l'affirmation des personnalités.
Les
seuls progrès que l'on pourra observer depuis un certain 27 juin 1977,
ce sera celui des comptes bancaires des " Affairistes mafieux " qui
se son accaparés par le mensonge la force de l'Etat comme du secteur privé
; en manipulent tous les rouages à leur seul profit et allant jusqu'à
exercer un racket sur les entreprises et par personnes interposées.
Que
les sceptiques se reportent à ce sujet, au score électoral d'Ismaïl
OMAR GUELLEH lors du scrutin présidentiel d'avril 1999, à la composition
monolithique des instances législatives suite aux élections du 10
janvier 2002 (comme par le passé aucun député de l'opposition
n'a été élu mais désigné par avance) mais aussi
à l'absence d'élections régionales - constituant un danger
pour la dictature - qui sont repoussées de mois en mois et dont plus personne
n'ose parler.
Face
à cela, les partis politiques d'opposition - regroupés au sein d'une
UAD placée " en résidence surveillée " - ont décidé
d'un commun accord de renoncer officiellement à toute participation à
des élections présidentielles dont les résultats sont courus
d'avance alors que les électeurs ont déserté les urnes lors
des dernières législatives (taux d'abstention en hausse exponentielle)
car sans enjeux lisibles.
Mais
cette absence de début de processus de démocratisation de la vie
publique djiboutienne serait, somme toute, un moindre mal, si ces
six années passées avaient été ;
celles
de la stabilité politique ( tant vantées pour ce pays par une artificielle
propagande gouvernementale),
s'étaient
traduites par l'établissement d'une économie nationale viable,
d'un
progrès du développement humain, social avec l'émergence
d'une société civile cohérente.
Nous
admettrons ici, de ranger au placard des pertes et profits :
la
masse des exclus d'un capitalisme naissant (nous dit - on nécessairement
brutal) ;
le
népotisme sans vergogne nous dit - on si humain ;
la
corruption sans pudeur de parvenus sans valeurs.
Que
l'on nous pardonne, pour les besoins de cet exercice, de passer sur tout cela,
afin de n'avoir à interroger et faire s'interroger les instances financières
internationales que sur une question :
"
Pourquoi fermer les yeux sur les confusions d'intérêts entre un Ismaïl
OMAR GUELLEH - chef d'Etat autoproclamé qui dilapide les fonds publics
et les aides internationales - et le même ISMAÏL OMAR GUELLEH "
Affairiste mafieux " qui monopolise tous les domaines du secteur privé
? ".
Nous
faisons le constat qu'en dépit de tous les traitements antérieurs
de la dette de Djibouti, des aides multiples et souvent conséquentes (tant
en flux financier qu'en idées comme dans la couverture qu'octroie la France
en se portant caution de l'Economie djiboutienne) la République de Djibouti
devient, comme à l'origine de ses plans de redressement d'il y a 10 ans,
un pays de moins en moins solvable, voire en état de quasi-faillite depuis
presque 6 années.
Ce
constat d'échec économique persistant, déjà établi
en 1994, réitéré aujourd'hui, ne doit - il susciter aucune
question, s'agissant de la compétence d'un tel régime autoproclamé
à redresser les équilibres de son pays ?
Quelques
"amoureux " de l'Afrique (à défaut de la respecter ; par
une exigence humaine plus forte), quelques "africains " de cabinets
(ayant fini par confondre réalisme et cynisme), quelques "amis "
de Djibouti (à défaut de l'être des Djiboutiens et des Djiboutiennes)
s'emploieront, sans doute, à atténuer la responsabilité des
dirigeants du pouvoir actuel, par des facteurs internes ou externes, sur lesquels
ils n'auraient eu aucune prise.
Dès
lors n'est - il pas temps, de se demander, au terme de combien de programmes d'ajustements
simples ou renforcés, d'initiatives concessives, simples ou remusclées,
il faut, enfin, cesser d'engager de nouveaux crédits sur la base de promesses
et non de résultats.
Ne
doit-on poser la question de savoir, à partir de quel moment, la longévité
d'un régime autoritaire, dans l'échec économique, ne peut
plus trouver son excuse par le fameux impératif de " stabilité
" de la Corne Est de l'Afrique, d'ailleurs synonyme d'une instabilité
plus grave à moyen terme !. L'on gagnerait, ainsi, à considérer
le chaos ayant suivi la stabilité, en trompe l'il, de pouvoirs, trop
longtemps maintenus aux affaires, pour des considérations de politique
internationale ou d'intérêts immédiats de puissances extra
continentales : Zaïre, Liberia, Rwanda, etc
DU
DEVELOPPEMENT HUMAIN
Que
ceux qui trouveront du temps et assez de compassion, en eux-mêmes, prennent
quelques instants afin d'examiner, en conscience, les statistiques
pour ce pays - malheureusement falsifiées pour le peu qui en est publié
- et de comparer leur évolution défavorable sur ces 6 dernières
années.
Le
cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, n'est rien d'autre
que le résultat d'un dépôt de bilan par le pays bénéficiaire
! C'est la seule évaluation réaliste de l'état des lieux
du développement humain, au terme de six années de gestion du régime
djiboutien actuel.
DE
LA SOCIETE CIVILE
L'évaluation
de l'action de ses dirigeants s'est toujours largement faite sur leur incapacité
notoire et une non volonté à favoriser les initiatives cohérentes
mais à les atténuer, voire les étouffer dans l'uf,
engendrant ainsi un cadre défavorable à plus de cohésion
sociale.
Ces
6 dernières années auront contribué, tout en accentuant les
contradictions existantes, à en promouvoir de nouvelles. Nous ne dirons
rien des arrestations arbitraires des membres de l'opposition ni des procès
d'opinion dont notre pays fait l'expérience répétitive plusieurs
fois par an, car il y a trop à en dire tout particulièrement en
cette période d'Elections.
Les
partis politiques composant l'UAD se sont exprimés largement quant aux
indignités dont se rend coupable le régime d'IOG qui ne recule devant
RIEN pour faire taire les opposants.
Période
durant laquelle toutes les composantes d'opposition sont systématiquement
placées sous contrôle par les Services Djiboutiens de Sécurité
et " écoutées " un peu plus attentivement.., voire incarcérés
arbitrairement pour certains d'entre eux !.
A
l'exacerbation des clivages tribaux, à des fins de politique intérieure
;
à
l'aggravation de la fracture ethnique, qui se consolide, à présent,
dans la mémoire des morts et les souffrances de l'exil ;
au
fossé s'accentuant entre une poignée de richissimes et tant de pauvres
;
la
gestion gouvernementale aura réussi à encombrer ce cortège
de promoteurs du désordre et de l'affairisme privé mafieux encouragé,
de deux sources supplémentaires d'implosion sociale. Nous pensons ici aux
victimes de l'esclavage historique dans cette partie de l'Afrique et aux femmes.
S'AGISSANT
DE l'ESCLAVAGE MODERNE
Plus
de 65 % de la population djiboutienne, toutes ethnies confondues se retrouve dans
un no man's land juridique et statutaire.
tantôt
plus proche d'un esclavage archétypique,
tantôt
citoyenneté de seconde zone, caractérisée par un fort taux
de natalité infantile, l'absence de couverture sociale élémentaire,
une paupérisation extrême, la permanence des discriminations administratives
et judiciaires, l'impossible exercice effectif des droits syndicaux, l'inexistence
d'une application du droit du travail, les restrictions au suffrage universel
par la fraude électorale systématique.
A
cela s'ajoutent les promesses mensongères d'un travail pour tous avec des
Zones Franches appartenant en toute propriété à Ismaïl
OMAR GUELLEH ( et actionnaire principal de la société d'exploitation
des EPIC) et à Abdourhaman BORREH qui sont
en passe d'importer 90 % de la main d'uvre de l'étranger (Asie via
Dubaï) et non point de favoriser l'emploi des Djiboutiens et des Djiboutiennes
, etc
Selon,
qu'a titre individuel, l'on vive en milieu rural ou en ville ; au hasard de ce
qu'est l'organisation traditionnelle tribale ou ethnique ; au bonheur qu'il y
ait eu accès ou non à l'éducation et à l'emploi, cet
état de fait empire et ne doit sa survie qu'aux interventions étrangères.
L'instrumentalisation
de milliers de gens aux fins de domination intérieure ont fini de transformer
un ordre archaïque et humainement insupportable - mais un ordre tout de même
- en un chaos et une confusion sociale où tout devient possible, sauf la
perspective d'accession tranquille à la citoyenneté ordinaire.
S'AGISSANT
DES FEMMES
Les
prédispositions d'Etat mendiant, tendent à produire des vitrines
présentables et allant au devant de ce que les fournisseurs de subsides
semblent espérer.
On
croit pouvoir produire, à peu de frais et sans conséquences pour
l'avenir, des administrations ad hoc, des associations et des ONG de circonstances,
recrutant quelques hôtesses d'accueil à partir de subventions étrangères.
Les
donateurs, moins dupes qu'en apparence, se prêtent au jeu, souhaitant, qu'à
force de mimer le pas, certains finissent par apprendre à danser correctement.
Pour
l'instant, c'est Ismaïl OMAR GUELLEH qui prend en otage les populations djiboutiennes
et va jusqu'à faire chanter les grandes diplomaties, dont la France comme
c'est le cas dans l'affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel.
Sur
le fond, nul ne se préoccupe des risques de crispations sociales considérées
comme secondaires. En attendant, et puisqu'il ne s'agit que de faire semblant,
on continue à soutenir indirectement l'affairisme privé, la xénophobie
et les conflits dans la Corne Est de l'Afrique qu'Ismaïl OMAR GUELLEH entretient
ouvertement.
Dans
le même temps, on sert des comités et des institutions féminines,
à chaque barbouillage de papier officiel. Dans ce contexte, l'accession
des femmes, à une citoyenneté minimale, reste un instrument de propagande,
à usage externe pour le pouvoir, un banal enjeu de vitrine internationale.
De
ce qui précède, l'on comprendra qu'en présence de tels immobilismes,
de tant de laissés pour compte, de tant de démissions entretenues,
il est presque superflu de rechercher les signes précurseurs de progrès
tangibles, pour des degrés d'organisation plus élaborés de
la société civile.
Que
dire en effet :
"
De la gestation des pouvoirs locaux", quand le pouvoir central n'a
de hantise que sa propre conservation !
"
Des partis de la véritable opposition", placés en "
résidence surveillée " empêchés de jouer leur
rôle faute d'argent, d'accès équitable aux médias officiels,
aux électeurs eux-mêmes !
"
De l'exercice de la citoyenneté"; lorsque prôner des
idées, autres que celles du parti-Etat, confine à la clandestinité
ou mène en prison à Gabode. Quand le simple fait de ne pas adhérer
au parti-Etat, signifie l'affectation-placard pour le fonctionnaire, le contrôle
fiscal mensuel pour le commerçant, le chômage ou l'émigration
pour le diplômé, l'exclusion de la prochaine distribution alimentaire
pour le pauvre !
"
Des ONG qui reçoivent leur récépissé administratif",
en contrepartie d'un engagement de collaboration avec la Police Politique, les
Services Djiboutiens de Sécurité sous le contrôle d'Hassan
SAÏD KAIREH !.
"
De la pratique permanente de la torture envers les prisonniers d'opinion politique
et de droit commun", y compris sur les mineurs et les viols perpétrés
sur les femmes dans la prison de Gabode !
"
Des trafics d'enfants" dont se rend coupable - depuis 1999 - la propre
épouse d'Ismaïl OMAR GUELLEH, Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD, citoyenne
djiboutienne et française !.
......................................................................
En
un mot, les parties prenantes externes à Djibouti ne peuvent contourner
l'interrogation de circonstance : le maintien de l'Economie djiboutienne sous
perfusion financière permanente ne risque-t-il pas de tourner à
l'encouragement d'une entreprise de malfaiteurs à l'échelle du pays
?.
Celui
qui donne un bon conseil, construit d'une main, celui qui conseille et donne l'exemple,
le fait à deux mains ; mais celui qui donne de bonnes leçons et
un mauvais exemple à suivre construit d'une main et détruit de l'autre.
Demain,
quand Djibouti aura, effectivement, reconnu sa banqueroute, dans le désordre
civil et la violence, qui osera arguer, de sa bonne foi, pour se défaire
de toute responsabilité dans une tragédie dont les prémisses
s'accumulent déjà ?.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
50 Avenue
des Roses - 54630 - Richardménil - France.
Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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