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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale












12/04/05
- DJIBOUTI - Entre l'utopie d'une indépendance
complète et l'asservissement entier de la pensée il existe une position
intermédiaire. C'est à nous de la trouver !.

Comité
des Djiboutiens du Canada.
Après
les résultats falsifiés du simulacre de scrutin présidentiel
du 8 avril dernier, il sera bien plus aisé pour les grandes nations de
ce monde et présentes à Djibouti d'avoir " diplomatiquement
" un parti pris pour IOG que de prendre parti pour les populations djiboutiennes
et l'opposition politique.
Ce
qui devrait faire réfléchir tout de même c'est que de par
la seule volonté d'un dictateur qui vient de se réélire,
la dictature djiboutienne est entrée en phase de conflits multisectoriels,
même si Ismaïl OMAR GUELLEH ne le dit pas.
Mais
comment se délecter ainsi devant l'enlisement d'IOG, affairiste mafieux
privé ? Et comment se réjouir de voir Djibouti et ses populations
au fond du gouffre économique, social et politique ?.
On
peut parler de politiquement correct quand il s'agit d'un gouvernement. Ou plutôt
de diplomatiquement correct. Encore que. Mais de désinformation et de faillite
du système éducatif pour des gens, un peuple, une nation par les
hommes au pouvoir ?
De
quoi ont-ils peur, au fait ?.
Notre
réponse sera cinglante !. L'incompétence et l'irresponsabilité
ont peur d'une jeunesse intellectuelle (non intellectualiste .. au sens péjoratif)
ayant acquis un savoir et un savoir faire.
Pour
nous, la jeunesse djiboutienne doit absolument s'armer de connaissance et être
en mesure d'étudier son passé de manière minutieuse et objective
en se réservant la priorité de son jugement et surtout en se passant
de toute tutelle intellectuelle étrangère contraignante.
Souvent
les colonisés (que nous sommes plus que jamais et de par l'étranger
IOG) ressemblent un peu à cet esclave du XIXème siècle qui
libéré, va jusqu'au pas de la porte et puis revient à la
maison, parce qu'il ne sait plus où aller...
-
Depuis le temps qu'il a perdu la liberté,
-
depuis le temps qu'il a appris des réflexes de subordinations,
-
depuis le temps qu'il tend la main pour mendier,
-
depuis le temps qu'il danse dans une survivance imposée par son maître
et ceux qui - de l'étranger - ne veulent pas voir ...
-
depuis le temps qu'il a appris à penser qu'à travers son maître
actuel IOG !.
Si
vous êtes persuadés que pour qu'une vérité soit valable
et objective, il faut qu'elle sonne IOG et s'accompagne de quelques argents et
d'une botte de khat, vous vous trompez lourdement car c'est un repli de votre
âme qu'il faut faire disparaître.
Si
nous n'étions pas intiment persuadés de la capacité de chaque
homme/femme à mener sa destinée intellectuelle, culturelle et sociale,
que ferions nous dans ce monde là ?.
S'il
y avait réellement cette hiérarchisation, il faudrait nous attendre
à notre disparition d'une manière ou d'une autre.
Nous
menons et on mène contre nous les républicains le combat le plus
violent, plus violent même que celui qui a conduit à la disparition
de certaines espèces animales. Il faut justement que notre sagacité
intellectuelle aille jusque là. Il n'y a qu'un seul salut, c'est la connaissance
directe et aucune paresse ne pourra nous dispenser de cet effort de défendre
nos droits.
A
formation égale, la vérité triomphe. Formez-vous, armez-vous
de sciences jusqu'aux dents et arrachons notre patrimoine culturel. Ou alors traînez-moi
dans la boue, si quand vous arrivez à cette connaissance directe vous découvrez
que mes arguments sont inconsistants. Mais il n'y a pas d'autre voie, vous vous
apercevrez alors q'il vous faudra lutter et lutter encore....
Dans
son ouvrage "La philosophie de l'histoire", Emmanuel Kant a déjà
analysé le phénomène de la soumission et de l'immobilisme
d'un esprit aliéné culturellement (donc socialement et politiquement)
et son acceptation de la détermination de son niveau de savoir par un esprit
dominant, pas forcément intellectuellement supérieur (regardez IOG)
mais plus manipulateur des consciences humaines que respectueux du droit à
la vie de chacun et de chacune.
La
paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand
nombre d'hommes/femmes, après que la nature les ait affranchis depuis longtemps
d'une direction de la pensée unique restent cependant volontiers, leur
vie durant, des mineurs et qu'il soit si facile à d'autres de se poser
en dictateurs-tuteurs des premiers.
"Ce
serait si bon d'être esclave ! Ne pas avoir à se prendre en charge...
Oublier la brûlure de la liberté..."
Il
est si aisé d'être mineur ! Si j'ai chaque jour juste de quoi survivre
et me payer une botte de khat, un dictateur qui me tienne lieu de conscience (par
la contrainte), un médecin qui décide pour moi de mon régime,
etc... Alors je n'ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même,
je n'ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse être " assisté
en permanence " ; d'autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux.
Que
la grande majorité des hommes et des femmes tienne aussi pour très
dangereux ce pas en avant vers la majorité responsable de ses actes, montre
que c'est une chose pénible. C'est à quoi s'emploie fort bien Ismaïl
OMAR qui, très aimablement, a pris la liberté d'exercer une haute
direction sur l'humain à Djibouti.
Le
développement de l'humain, qu'il soit économique ou social, IOG
l'a confié aux pays étrangers se réservant tous les droits
politiques d'un peuple qu'il asservit, étouffe et contraint dans un silence
international quasi unanime.
L'État
mafieux privé s'est substitué à l'État républicain
responsable et l'on ose encore appeler cela une "République francophone".
Après
avoir bien rendu sot ce qu'il considère comme étant bétail
( il va même jusqu'à appeler ses ministres " les chèvres
") et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures djiboutiennes
n'aient pas la permission d'oser faire le moindre pas hors du parc où elles
sont enfermées, il leur montrent le danger qui les menace, si elles essaient
de s'aventurer seules au dehors ; au dehors de sa schématique ismaïlienne.
Or
ce danger n'est pas vraiment si grand, car les Djiboutiens et les Djiboutiennes
apprendraient bien vite, après quelques chutes, à marcher. Il est
donc difficile pour chaque individu séparément de sortir de la minorité
qui est presque devenue pour lui nature. Il s'y est si bien complu ; et il est
pour le moment réellement incapable de se servir de son propre entendement,
parce qu'on ne l'a jamais laissé faire l'essai, par ce que l'on ne VEUT
pas d'une amorce de libertés publiques et de démocratie dans notre
pays.
Aussi
sont-ils peu nombreux, ceux qui sont arrivés, par le propre travail de
leur esprit, à s'arracher à la minorité et à pouvoir
marcher d'un pas assuré, aptes demain à construire leur pays.
En
gagnant ces élections de la façon que l'on connaît, IOG qui
avait si peu de crédit sur le plan national et international vient de perdre
sa dernière carte politique.
Conscient
de cela, il tente une ultime manoeuvre en décidant la formation d'un nouveau
gouvernement pensant ainsi gommer le passé ; son propre passé fait
d'incuries. Oui mais voilà les quelques "incompétents"
d'hier - dirigés par le PM Mohamed DILEITA MOHAMED - dont il s'est servi
pour ses intérêts risqueraient bien de ne pas accepter de perdre
rang et privilèges acquis pour retourner dans l'anonymat.
Pour
ces hommes l'argent, ce n'est pas tout ! Souvent, ce n'est même pas assez
car ils en veulent et en voudront toujours plus, et de plus en plus. Alors qu'il
leur retire leur "nonosse" et là IOG va s'apercevoir bien vite
des réactions de ses "amis".
Toute
"vertu" de la dictature a des privilèges, par exemple celui d'apporter
son petit fagot à soi lorsque viendra le moment de porter au bûcher
un condamné et ex dictateur .....
Après
ces simulacres d'élections présidentielles, il serait
bien plus facile pour IOG et ses cautions internationales d'être lucides
quant à l'avenir du Djibouti que de tenter de faire de la morale à
l'opposition politique et de nous coller - sans cesse et d'un commun accord entre
eux - des positions dictées par le sempiternel " diplomatiquement
correct ".
Une
fois encore, les conseillers
privés de l'Élysée n'ont absolument rien compris aux particularismes
locaux lorsqu'ils pensent être encore " les maîtres du jeu ".
Ils
en sont restés à la position assise, sur leurs fesses dans le grenier
et du haut de leur tour parisianiste, à observer et " laisser faire
" pensant que l'ont peut faire et tout faire accepter sans murmures de l'opposition
politique à Djibouti et en exil.
C'est
ainsi que jour après jour, caution après caution, ils dénaturent
la France et son rôle dans notre pays en se disant que demain :
"
les Djiboutiens auront oublié !! " et que " tout recommencera
comme avant ! ".
En
sont-ils si certains ?, la France ne serait-elle pas en passe de perdre ses véritables
amis - qu'elle a formés à l'école de la République
et suivant les principes de Liberté, d'Égalité et de Fraternité
- car elle oeuvre au profit de ses seuls intérêts et de ceux du dictateur
Ismaïl OMAR GUELLEH ?.
Posez
donc la question aux intellectuels d'opposition et républicains qui vivent
en exil. Leur réponse est édifiante.
"Soyons
fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande
gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé".
Général Charles de Gaulle.