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Dernière modification : le 12-Avr-2005 19:30 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

 

12/04/05 - DJIBOUTI - Entre l'utopie d'une indépendance complète et l'asservissement entier de la pensée il existe une position intermédiaire. C'est à nous de la trouver !.

Comité des Djiboutiens du Canada.

Après les résultats falsifiés du simulacre de scrutin présidentiel du 8 avril dernier, il sera bien plus aisé pour les grandes nations de ce monde et présentes à Djibouti d'avoir " diplomatiquement " un parti pris pour IOG que de prendre parti pour les populations djiboutiennes et l'opposition politique.

Ce qui devrait faire réfléchir tout de même c'est que de par la seule volonté d'un dictateur qui vient de se réélire, la dictature djiboutienne est entrée en phase de conflits multisectoriels, même si Ismaïl OMAR GUELLEH ne le dit pas.

Mais comment se délecter ainsi devant l'enlisement d'IOG, affairiste mafieux privé ? Et comment se réjouir de voir Djibouti et ses populations au fond du gouffre économique, social et politique ?.

On peut parler de politiquement correct quand il s'agit d'un gouvernement. Ou plutôt de diplomatiquement correct. Encore que. Mais de désinformation et de faillite du système éducatif pour des gens, un peuple, une nation par les hommes au pouvoir ?

De quoi ont-ils peur, au fait ?.

Notre réponse sera cinglante !. L'incompétence et l'irresponsabilité ont peur d'une jeunesse intellectuelle (non intellectualiste .. au sens péjoratif) ayant acquis un savoir et un savoir faire.

Pour nous, la jeunesse djiboutienne doit absolument s'armer de connaissance et être en mesure d'étudier son passé de manière minutieuse et objective en se réservant la priorité de son jugement et surtout en se passant de toute tutelle intellectuelle étrangère contraignante.

Souvent les colonisés (que nous sommes plus que jamais et de par l'étranger IOG) ressemblent un peu à cet esclave du XIXème siècle qui libéré, va jusqu'au pas de la porte et puis revient à la maison, parce qu'il ne sait plus où aller...

- Depuis le temps qu'il a perdu la liberté,

- depuis le temps qu'il a appris des réflexes de subordinations,

- depuis le temps qu'il tend la main pour mendier,

- depuis le temps qu'il danse dans une survivance imposée par son maître et ceux qui - de l'étranger - ne veulent pas voir ...

- depuis le temps qu'il a appris à penser qu'à travers son maître actuel IOG !.

Si vous êtes persuadés que pour qu'une vérité soit valable et objective, il faut qu'elle sonne IOG et s'accompagne de quelques argents et d'une botte de khat, vous vous trompez lourdement car c'est un repli de votre âme qu'il faut faire disparaître.

Si nous n'étions pas intiment persuadés de la capacité de chaque homme/femme à mener sa destinée intellectuelle, culturelle et sociale, que ferions nous dans ce monde là ?.

S'il y avait réellement cette hiérarchisation, il faudrait nous attendre à notre disparition d'une manière ou d'une autre.

Nous menons et on mène contre nous les républicains le combat le plus violent, plus violent même que celui qui a conduit à la disparition de certaines espèces animales. Il faut justement que notre sagacité intellectuelle aille jusque là. Il n'y a qu'un seul salut, c'est la connaissance directe et aucune paresse ne pourra nous dispenser de cet effort de défendre nos droits.

A formation égale, la vérité triomphe. Formez-vous, armez-vous de sciences jusqu'aux dents et arrachons notre patrimoine culturel. Ou alors traînez-moi dans la boue, si quand vous arrivez à cette connaissance directe vous découvrez que mes arguments sont inconsistants. Mais il n'y a pas d'autre voie, vous vous apercevrez alors q'il vous faudra lutter et lutter encore....

Dans son ouvrage "La philosophie de l'histoire", Emmanuel Kant a déjà analysé le phénomène de la soumission et de l'immobilisme d'un esprit aliéné culturellement (donc socialement et politiquement) et son acceptation de la détermination de son niveau de savoir par un esprit dominant, pas forcément intellectuellement supérieur (regardez IOG) mais plus manipulateur des consciences humaines que respectueux du droit à la vie de chacun et de chacune.

La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes/femmes, après que la nature les ait affranchis depuis longtemps d'une direction de la pensée unique restent cependant volontiers, leur vie durant, des mineurs et qu'il soit si facile à d'autres de se poser en dictateurs-tuteurs des premiers.

"Ce serait si bon d'être esclave ! Ne pas avoir à se prendre en charge... Oublier la brûlure de la liberté..."

Il est si aisé d'être mineur ! Si j'ai chaque jour juste de quoi survivre et me payer une botte de khat, un dictateur qui me tienne lieu de conscience (par la contrainte), un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc... Alors je n'ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même, je n'ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse être " assisté en permanence " ; d'autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux.

Que la grande majorité des hommes et des femmes tienne aussi pour très dangereux ce pas en avant vers la majorité responsable de ses actes, montre que c'est une chose pénible. C'est à quoi s'emploie fort bien Ismaïl OMAR qui, très aimablement, a pris la liberté d'exercer une haute direction sur l'humain à Djibouti.

Le développement de l'humain, qu'il soit économique ou social, IOG l'a confié aux pays étrangers se réservant tous les droits politiques d'un peuple qu'il asservit, étouffe et contraint dans un silence international quasi unanime.

L'État mafieux privé s'est substitué à l'État républicain responsable et l'on ose encore appeler cela une "République francophone".

Après avoir bien rendu sot ce qu'il considère comme étant bétail ( il va même jusqu'à appeler ses ministres " les chèvres ") et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures djiboutiennes n'aient pas la permission d'oser faire le moindre pas hors du parc où elles sont enfermées, il leur montrent le danger qui les menace, si elles essaient de s'aventurer seules au dehors ; au dehors de sa schématique ismaïlienne.

Or ce danger n'est pas vraiment si grand, car les Djiboutiens et les Djiboutiennes apprendraient bien vite, après quelques chutes, à marcher. Il est donc difficile pour chaque individu séparément de sortir de la minorité qui est presque devenue pour lui nature. Il s'y est si bien complu ; et il est pour le moment réellement incapable de se servir de son propre entendement, parce qu'on ne l'a jamais laissé faire l'essai, par ce que l'on ne VEUT pas d'une amorce de libertés publiques et de démocratie dans notre pays.

Aussi sont-ils peu nombreux, ceux qui sont arrivés, par le propre travail de leur esprit, à s'arracher à la minorité et à pouvoir marcher d'un pas assuré, aptes demain à construire leur pays.

En gagnant ces élections de la façon que l'on connaît, IOG qui avait si peu de crédit sur le plan national et international vient de perdre sa dernière carte politique.

Conscient de cela, il tente une ultime manoeuvre en décidant la formation d'un nouveau gouvernement pensant ainsi gommer le passé ; son propre passé fait d'incuries. Oui mais voilà les quelques "incompétents" d'hier - dirigés par le PM Mohamed DILEITA MOHAMED - dont il s'est servi pour ses intérêts risqueraient bien de ne pas accepter de perdre rang et privilèges acquis pour retourner dans l'anonymat.

Pour ces hommes l'argent, ce n'est pas tout ! Souvent, ce n'est même pas assez car ils en veulent et en voudront toujours plus, et de plus en plus. Alors qu'il leur retire leur "nonosse" et là IOG va s'apercevoir bien vite des réactions de ses "amis".

Toute "vertu" de la dictature a des privilèges, par exemple celui d'apporter son petit fagot à soi lorsque viendra le moment de porter au bûcher un condamné et ex dictateur .....

Après ces simulacres d'élections présidentielles, il serait bien plus facile pour IOG et ses cautions internationales d'être lucides quant à l'avenir du Djibouti que de tenter de faire de la morale à l'opposition politique et de nous coller - sans cesse et d'un commun accord entre eux - des positions dictées par le sempiternel " diplomatiquement correct ".

Une fois encore, les conseillers privés de l'Élysée n'ont absolument rien compris aux particularismes locaux lorsqu'ils pensent être encore " les maîtres du jeu ".

Ils en sont restés à la position assise, sur leurs fesses dans le grenier et du haut de leur tour parisianiste, à observer et " laisser faire " pensant que l'ont peut faire et tout faire accepter sans murmures de l'opposition politique à Djibouti et en exil.

C'est ainsi que jour après jour, caution après caution, ils dénaturent la France et son rôle dans notre pays en se disant que demain :

" les Djiboutiens auront oublié !! " et que " tout recommencera comme avant ! ".

En sont-ils si certains ?, la France ne serait-elle pas en passe de perdre ses véritables amis - qu'elle a formés à l'école de la République et suivant les principes de Liberté, d'Égalité et de Fraternité - car elle oeuvre au profit de ses seuls intérêts et de ceux du dictateur Ismaïl OMAR GUELLEH ?.

Posez donc la question aux intellectuels d'opposition et républicains qui vivent en exil. Leur réponse est édifiante.

 

"Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé". Général Charles de Gaulle.

 

 

 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

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