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Dernière modification : le 19-Avr-2005 20:05 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 


 

19/04/05 - DJIBOUTI - Dans ses communiqués l'ADI n'a de cesse de faire pousser suffisamment de " navets " - à défaut de projets fiables, durables et générateurs d'emplois - au point que le Palais de l'Escale pourrait faire de ses jardins un véritable potager….

Libertyman.

Pour arriver à ses fins et gagner leur silence comme leur complicité, IOG a suscité chez certains "petits esprits" un grand appétit, ce depuis plus de 6 années, tout en se dotant richement d'un " service communication " surdimensionné qui contrôle tout ce qui entre et sort du pays en matière d'information.

La fin … comme la faim de l'argent facilement gagné justifiant l'utilisation de tous les moyens, il a ainsi créé une cohorte de petits sous-dictateurs à l'ambition cupide dans tous les rouages de l'appareil de l'État. Petits sous-dictateurs qui le servent mais se servent aussi très largement en puisant allègrement dans les enveloppes budgétaires affectées à leur service ou ministère.

L'instant d'après nomination, ces petits sous-dictateurs souvent sortis de l'anonymat et sans compétence - ce qui arrangeait et arrange bien les " affaires d'IOG " qui les a placés sous contrôle de Conseillers - ont très vite compris les profits financiers qu'ils pouvaient tirer à titre privé de leur " promotion sociale " fictive, on oserait dire tombée du ciel.

Création de sociétés inconnues au registre du commerce et exonérées artificiellement du paiement des charges sociales, des taxes et des impôts ; marchés publics confiés au frère, cousin, oncle, ami ; établissement de fausses factures surévaluées pour des travaux commencés mais rarement finis ; création de quelques centaines d'emplois fictifs dans l'ensemble de la fonction publique et dont les salaires sont versés sur le compte bancaire du ministre ou du chef de grand service …. etc..

"La pire des corruptions n'est pas celle du citoyen/citoyenne lambda qui brave les lois ; mais celle qui vote des lois, les fait appliquer à son gré pour les autres mais ne les respecte pas"

La cupidité humaine dévorant la vertu comme le feu dévore les institutions nationales, c'est ainsi que depuis bien des années bon nombre d'entre eux ont grignoté - tel des doryphores insatiables - encore et encore tout ce qui passait à leur portée. Mais leurs besoins et ambitions ont progressé au point de les pousser aujourd'hui à mordre la main du dictateur qu'ils ne craignent quasiment plus.

Tout le moins, ont-ils rétabli avec IOG un équilibre dans le fragile rapport de forces alors que - quant à elle - Kadra HAÏD créait dans le même temps son propre clan des " gangsters patentés " s'appuyant discrètement sur une fronde interne aux institutions de l'État. Bien plus conspiration d'alcôve que réelle fronde déclarée et composée souvent d'hommes qui contestent l'autorité d'IOG, toutefois assez prudents pour ne pas l'afficher ouvertement.


C'est au sein de cette fronde des " opportunistes " que la Kabyo recherche un successeur à IOG qui quant à lui effectue la même démarche et pas forcément dans le même milieu de prospection que celui de son épouse.

La grande inquiétude que partage en commun le couple - maîtres de " l'empire bananier " qu'ils se sont constitué souvent chacun de leur côté - est que :

" quand il touchera la forêt royale .., le feu du changement - avec ou sans révolution - risquerait fort de dévorer aussi bien le bois sec que le bois vert… ".

En clair le couple a une grande peur d'un lendemain dans lequel ils auraient perdu - l'un et l'autre - toute autorité, mainmise sur l'État et surtout avec la perspective que la succession à la tête de Djibouti vienne les chercher en responsabilités ; eux et leur progéniture !!!.

L'histoire de ce monde le démontre, chaque révolution a fait pendre ou passer sur l'échafaud de la "vindicte populaire" bien plus de moutons et d'agneaux que de loups. Mais en sacrifiant toutefois le chef de meute accusé de tous les maux, de tous les crimes ; même ceux dont il n'eut pas connaissance !!!.

Chez ses supposés " amis du moment ", la mémoire d'un temps passé à l'égard d'IOG demeure bien plus qu'ils ne le laissent paraître ; a fortiori s'ils furent emprisonnés et torturés sur son ordre. Avec ses petits airs de " collabos ", tête baissée et s'accaparant les intérêts du moment, cette mémoire est bien plus dangereuse que celle d'une véritable opposition. C'est elle vraisemblablement qui tentera de sonner l'hallali et sortira le poignard vengeur, frappera des deux mains lorsque le moment viendra ?. Ceci pour tenter de se faire une nouvelle virginité politique et se disculper ainsi vis-à-vis des populations.

" Plus la patience est grande et plus belle, plus intransigeante, sera la vengeance des lâches ! ". Sans dignité aucune, ils "fricotent" aujourd'hui avec le pouvoir d'IOG et gravissent à reculons les marches du Palais de l'Escale en montrant leur postérieur, tout comme ils tenteront de fricoter demain avec le successeur...

Cela Ismaïl OMAR l'a parfaitement compris, comme il a saisi le fait indéniable que la mascarade de sa nouvelle autoproclamation pour 6 années d'un nouveau " mandat " présidentiel n'a trompé personne ; à Djibouti, comme ailleurs.

Il n'avait qu'une alternative pour éviter d'être balayé du pouvoir et perdre ainsi ses acquits tout comme ses privilèges d'affairiste privé. La présidence de la République de Djibouti n'est au fond qu'un moyen incontournable s'il veut se protéger. Mais il y aura forcément un après Ismaïl OMAR GUELLEH et nul doute qu'il pourrait dès à présent se préparer à un passage de pouvoirs en douceur pour autant que lui soit garantie l'impunité dont il a l'impératif besoin.

Le meilleur moyen de jauger ce qu'est IOG au plus profond, c'est de regarder sa façon de traiter ses " serviteurs ", ceux qui ne peuvent rien lui apporter et ceux qui pourraient lui causer du tort. Si les derniers lui inspirent une crainte dans laquelle on peut y discerner parfois du respect car ils/elles restent debout et l'affrontent avec courage, il n'a que dédain et mésestime pour les premiers qui s'allongent sur le sol au moindre bruit et dont il sait parfaitement utiliser la cupidité comme les perversités de leur âme.

UNE PRESSE INFÉODÉE AU POUVOIR DE LA DICTATURE

Vu le contexte, on peut parfaitement comprendre - sans cautionner - que les écrits de l'ADI se veulent " à la gloire du seigneur et maître " mais ils ne servent qu'à masquer le réel bien plus qu'ils ne le changent. Dès qu'elle aborde le délicat sujet des Zones Franches , l'Agence Djiboutienne d'Information semble être subitement saisie d'une sorte de frénésie des termes.

Termes souvent pompeux, abstraits donc incompréhensibles du grand public et que l'ADI associe les uns aux autres formant ainsi un charabia dans lequel peu s'y retrouvent et comprennent.

Flatter la veulerie, lécher les mous et l'incompétence étatisée, leur attribuer une gloire à laquelle ils ne peuvent prétendre car ce sont souvent les assistances externes au pays qui le font survivre, n'avoir de cesse de nettoyer le postérieur d'un Dictateur dont les fesses trempent dans le nauséabond : voilà tout ce qu'on attend car c'est ce à quoi nous a habitué la " culture écrite et propagandiste " de l'ADI comme celle du journal La Nation qui en est l'écho à la virgule près !!!

C'est ainsi que dans un Communiqué de Presse, en date du 14 de ce mois et paraissant sous le titre pour le moins ronflant de :

" Zone franche - Règles et usages modernes de la pratique internationale des affaires "

ont peut y lire :

" ………. rompue aux règles et usages du commerce international et d'une communauté des affaires en pleine mutilation ( ???) que le président de la république M. Ismaïl Omar Guelleh… " - " ……… cette profession de foi se traduit par l'institution d'un cadre juridique des entreprises susceptible d'une part d'épouser les configurations et réalisés ( ???) locales de notre paysage économique et ouvert aux dimensions de plus en plus internationales de la vie des affaires d'autre part.

S'occuper des choses les plus sérieuses et les maux dont souffrent les Djiboutiens/Djiboutiennes - dont le chômage qui touche plus de 85 % de la population - n'est possible qu'à la condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires et de ne pas travestir les vérités pour faire rêver.

Les rêves fallacieux entretenus par la propagande d'IOG en matière de création d'emplois, c'est comme un coucher de soleil sur le Goubet Al Kharab. Quand on le regarde, ça fait rêver ; mais dès qu'on s'en approche et que l'on y plonge pour mieux comprendre ….,on boit la tasse.

MANIPULATION DES CONSCIENCES, QUITTE A LES ASSOCIER A SES PROPRES TURPITUDES

Par ce qu'il sait ne pouvoir perdurer sans cautions, sur un plan général IOG a toujours œuvré dans la manipulation des consciences externes au pays, quitte à les " associer " si nécessaire à ses " affaires " .

C'est ainsi qu'en faisant diffuser par sa propagande des formes de croyances sur Djibouti tellement ineptes au point qu'il en est arrivé à les penser aujourd'hui pour véritables malgré l'évidence du contraire.

Au fond, ce n'est point l'opinion publique locale qui pourrait déranger son pouvoir car il tient fermement " le bâton ", fait sonner la charge de la troupe comme de sa garde prétorienne et parler les armes au moindre murmure dans le pays ; ce qui lui importe bien plus c'est l'opinion internationale, l'image que peuvent avoir et l'idée que peuvent s'en faire les instances internationales comme les pays donateurs mais aussi l'opinion publique dans son ensemble.

Comme en chaque chose, il est censé exister une " limite à l'acceptable " dans une telle gouvernance - fut-elle dictatoriale - on pourrait penser qu'il existe des " règles du jeu !! ", des barrières infranchissables notamment dans l'austérité désastreuse et dans le niveau d'asservissement imposés aux populations.

Cette limite à l'acceptable n'est dans les faits constatés qu'un fil extensible à loisir, frontière dont IOG pourra en transgresser la limite lorsqu'elle sera étayée par l'accomplissement d'ambitions et d'intérêts communs partagés à haut niveau de responsabilités.

Vu de l'extérieur, il convient donc pour le dictateur de tenter de redorer son blason largement terni tant sur le plan national qu'international et - d'évidence - de poser un voile sur les grandes manifestations de masse contre son pouvoir, d'éviter que le sang dans les rues ne soit pas trop visible, d'empêcher que l'odeur des morts - portée par le vent de l'information et de la Liberté naissante - ne franchisse les frontières du pays.

Que représentent quelques morts à Djibouti alors qu'ailleurs en Afrique ils se comptent par centaines chaque jour ?. Mur du silence imposé, non diffusion d'informations en dehors des limites du pays … ; la presse internationale n'a donc de ce ce fait ni matière ni sujet à article ayant un fort impact.

Ismaïl OMAR GUELLEH l'a bien compris. Il a la crainte - pour ne pas dire la frayeur - des grandes manifestations des opposants et que la vox populi n'atteigne son Palais de l'Escale car il sait que la presse internationale - très attentive à ce qu'il se passe à Djibouti - se saisirait alors et au nom de l'information qu'elle doit à ses lecteurs - de l'événement. Il a par ailleurs pleine conscience que son fauteuil si confortable dans le Palais de l'Escale peut vaciller d'un coup et à chaque instant tant il s'est fait d'ennemis, y compris dans ses propres rangs.

Il n'est pas le seul à s'être fait des ennemis. Les incorrections et bien pire que cela d'une Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD se pensant être grande et première dame du pays ; sa grossièreté, par conséquent la stupidité et le déshonneur dont elle fait large étalage notamment dans ses trafics d'enfants, c'est se faire, sans nécessité mais avec intention, des ennemis (es) dans la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa propre maison.

Alors qu'ils vouent encore une véritable dévotion à leur grande soeur défunte Aïcha BOGOREH (AMIN - RIP), pour bien des motifs, les Djiboutiens/Djiboutiennes nourrissent un ressentiment tenace et aussi fort à l'égard de Kadra HAÏD. Heurtés par sa prétention démesurée et insultante pour le " petit peuple " alors que son ignorance, son absence d'éducation élémentaire et de culture sont proverbiales, la KABYO (surnom que lui donnent les populations) s'est faite des ennemis (es) bien plus par l'influence néfaste qu'elle exerce sur son époux, sur les SDS à ses ordres, et majoritairement sur les rouages de l'Appareil d'État.

ISMAÏL OMAR ET SES PROBLÈMES MÉTAPHYSIQUES

S'autoproclamant président en mai 1999 les problèmes métaphysiques d'IOG étaient insolubles car il ne sut pas s'entourer de " conseils " à la hauteur de la tâche qui l'attendait ; six années plus tard ses problèmes métaphysiques sont incarnés mais plus insolubles encore.

C'est là que la presse propagandiste intervient pour tenter de nous faire croire que " tout va pour le mieux ! " et que chacun/chacune peut dormir en paix à Djibouti mais surtout ailleurs.

Chaque jour, sa propagande invente le culte de la personnalité, celui de la pensée unique, celui de l'erreur, du non-vrai et du mensonge mais aussi celui des élucubrations du pouvoir.

La vie en supposé élitiste que propose IOG aux populations djiboutiennes peut paraître de prime abord rassurante et sécurisante. Elle a attiré dans ses rais hommes et femmes en mal de reconnaissance et d'honneurs pour une nouvelle ère supposée être teintée de merveilleux dans un monde onirique exempt des tracasseries de la vie quotidienne. Monde dans lequel chacun sera censé devenir à lui seul une élite, sous contrôle d'un " groupe idéal " formé d'élus dirigé par le grand détenteur de "la vérité ". Le gourou local dans toute sa " splendeur " et son abomination masquée. Celui qui sait tout, celui qui détient la raison locale, le détenteur de "la vérité " de sa " seule vérité ", dangereux produit de ses ambitions démesurées et de son âpreté au gain.

A travers tous les trafics, les manipulations générées, entretenus ou cautionnés par Ismaïl OMAR GUELLEH qui est dépassé aujourd'hui par les événements qui se préparent, il en est arrivé à un point de non-retour où il ne peut plus déterminer son avenir.


Va-t-il chercher des exutoires, des fusibles pour tenter de dégager ses propres responsabilités ou " passer la main " en douceur avec des garanties d'impunité ?.

6 années de règne à venir pour Ismaïl OMAR GUELLEH ? moins que jamais on ne peut en être certain !.


Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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