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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale







22/04/05
- DJIBOUTI - Les mécanismes du trauma sur
le plan individuel sont très éclairants chez un Ismaïl OMAR
GUELLEH qui a besoin de conserver sa peur. Cette peur qu'il pense le protéger
du danger d'être éliminé physiquement.
Mme Neïma HOUSSEIN DJILAL
Il
se passe depuis un certain mai 1999 à Djibouti des phénomènes
- aggravés à partir de janvier 2002 - comme des réactions
épidermiques ou de couardise qu'il faut absolument documenter tellement
ils sont instructifs.
Chacun
sait que son Excellentissime Sérénité Ismaïl OMAR GUELLEH
s'est autoproclamé une nouvelle fois à la tête de son "
Etat bananier " pour un mandat censé être de 6 années
après la mascarade d'élections du 8 avril dernier. Mandat "
censé être " de 6 années car il se doit maintenant d'assumer
pleinement ses contre vérités ; il est face à un mur dont
les parpaings pourraient fort bien lui tomber sur la tête et plus vite qu'il
ne pourrait le penser.
Il
convient d'observer que dans certaines cautions du " politiquement correct
" étranger au pays qui lui furent apportées ces dernières
années, tout s'est passé comme si, l'éventualité du
courage au sein de l'opposition djiboutienne étant impossible, certaines
capitales étrangères - et non des moindres - avait accepté
par la force des choses le candidat unique IOG et sa nouvelle autoproclamation.
Celui
qui peut le mieux simuler le courage économique, social et politique alors
qu'il a les pieds et le reste bien ancrés dans le purin de toutes ses incohérences.
Plus la simulation est bonne - spectaculaire car cautionnée de l'étranger
- plus le mensonge paraît crédible.
Une
précision importe ici : quelle que soit la crédibilité du
mensonge, le mensonge reste un mensonge et ne peut être remplacé
par du courage authentique. On ne peut simuler le courage lorsqu'on est déjà
courageux mais lorsque l'on est couard comme IOG et investi dictatorialement de
TOUS les pouvoirs, alors tout est permis mais on ne trompe que soi même
et l'on ne peut - de ce fait - que creuser jour après jour sa propre tombe.
Freud
a mis en valeur ce phénomène chez les traumatisés, qui consiste
à reproduire dans leurs cauchemars l'événement traumatisant.
Pour IOG l'événement traumatisant ce serait d'être victime
d'un attentat dans lequel il y perdrait la vie comme un certain Tombalbaye
et bien d'autres qui furent " " effacés " par leur garde
rapprochée ou par des proches.
Freud
explique parfaitement ce phénomène qui d'évidence ne concerne
pas ou peu l'homme/femme de la rue.
C'est
ainsi qu'il s'est aperçu que ce type de patient faisait tout ce qui était
en son pouvoir pour accroître démesurément son niveau de vigilance
à tous les moments du jour et de la nuit. En suscitant dans son esprit
des inquiétudes souvent irréalistes et démesurées,
il contribue ainsi à augmenter son niveau de stress et de vigilance, ce
qui paradoxalement le rassure. En effet à ces niveaux d'excitation où
sa hypersensibilité est exacerbée, il s'autopersuade qu'advenant
un danger qui soulève chez lui des frayeurs, il le verrait venir et ne
serait donc pas pris par surprise.
Ce
type de patient finit par s'attacher à son niveau élevé d'excitation
de la peur comme à une drogue quasi permanente de laquelle il ne saurait
se passer sous peine de tomber à l'inverse dans un état de prostration
profonde.
Qui
plus est, lorsque, épuisé par des nuits de vigilance et des journées
d'hyperstimulation, il finit par s'endormir profondément ou se reposer,
le sommeil ou le repos deviennent source d'inquiétude et il doit alors
solliciter des cauchemars effrayants ou des préoccupations imaginaires
pour le sauver de cette effrayante quiétude.
Cette
passion pour le stress et l'hyperstimulation peut s'atténuer progressivement
dans le cadre d'une analyse ou les mécanismes de cet amour excessif de
la vigilance sont décortiqués. Mais cela ne suffit pas à
sortir le patient de son trauma. C'est comme s'il apprenait à se défaire
lentement de son bouclier. Mais le bouclier écarté, il reste la
fragilité. La fragilité de celui qui, par peur, a renoncé
trop longtemps à son imagination et à son inventivité (prises
au sens de positivité). Il y a dans ce cas tout un travail de restauration
de l'inventivité à faire, une mise en branle de l'imagination à
travers un procédé qui commence à être connu du grand
public que les psychanalystes appellent les " associations libres ".
Les
mécanismes du trauma sur le plan individuel sont très éclairants
chez Ismaïl OMAR GUELLEH qui a besoin de conserver sa peur. Cette peur qu'il
pense le protéger du danger d'être éliminé physiquement.
Plus il aura peur, plus il sera vigilant et excessif dans
ses réactions pour tenter d'anticiper sur le jour où le coup viendra.
Beaucoup
dans son entourage s'interrogent sur son extrême irritabilité - aggravée
depuis trois années -, ses colères mémorables, ses réactions
excessives et désordonnées sur l'instant et quel que soit son interlocuteur.
On trouvera en cela une cause de lien à effets avec son implication dans
l'assassinat du Juge Bernard Borrel.
Le
trauma ne se trouve vraisemblablement pas chez lui au niveau du rejet même
des ordres qu'il a donné en ce sens ( rejet par sa conscience humaine
et a posteriori) mais du fait essentiel de sa " mise en cause "
et du grand déballage public dans lequel il est face à la presse
et aux médias étrangers. L'être - au sens d'existence quotidienne,
comme l'on dit - ne détermine pas la conscience, c'est la conscience -
qui détermine l'être.
C'est
dans le rapport à autrui qu'Ismaïl OMAR prend conscience de ce qu'il
est ; c'est bien ce qui lui rend le rapport à autrui insupportable.
Bien
qu'il en rejette les conséquences, il entretient paradoxalement cette peur
d'être mis à l'index sur le plan international, d'être montré
du doigt.
Pour
maintenir cette peur en lui et la générer chez les autres, il faut
impérativement dans l'esprit d'IOG un monde peuplé d'ennemis tous
menaçants qui stimulent l'inquiétude et la rendent vraisemblable.
Selon
son concept, il faudrait aux Djiboutiens/Djiboutiennes un président capable
de créer des conflits de longue haleine, les plus pourris possibles, pour
"profiter" d'une source inépuisable d'hostilité. Un président
capable de régler intelligemment et avec pertinence les conflits serait
- d'après lui - le pire des présidents. Il faut - toujours selon
lui - un président pyromane de par sa nature profonde et capable de semer
"généreusement" la tempête tout en prétendant
l'inverse dans ses discours falsificateurs et combien sirupeux.
C'est
ce à quoi s'emploie Ismaïl OMAR tant à Djibouti qu'au sein
des autres tribus que dans la Corne Est de l'Afrique ; démonstration a
été largement faite qu'il n'est point homme de dialogue mais "
homme de conflits ". Mais ces conflits il les a d'abord
avec lui-même.
Ceci
n'est malheureusement pas une plaisanterie et ne comporte aucune parcelle d'ironie.
Il s'agit véritablement d'un mal profond qui, si l'on en croit ses effets
sur le plan individuel, risque de durer fort longtemps.
Pour
faire évoluer le problème, il faut d'abord prendre conscience qu'il
s'agit d'un problème. Se soustraire à la fascination de l'ennemi
fictif n'est pas aisé. Reconnaître qu'on a construit cet ennemi de
toutes pièces pour se rassurer et penser que l'on existe n'est pas aisé,
et qu'on continue d'entretenir son existence ne l'est pas plus.
Il
faut cependant que quelqu'un se lève dans l'entourage d'IOG et dise qu'il
y a problème grave car il touche un homme d'Etat et qu'il le diagnostique
avec courage. Sans quoi le piège du traumatisme va définitivement
se refermer sur le Dictateur et l'amener à des dérives aventuristes
de plus en plus déraisonnables.
Il
faut quelqu'un pour stigmatiser l'engrenage vicieux dans lequel Ismaïl OMAR
GUELLEH est plongé et s'y conforte.
Malheureusement,
l'entourage immédiat d'IOG semble ne pas l'avoir compris et réagit
en sens inverse. Ils/elles n'ont pas compris en quoi ce simulacre d'Elections
du 8 avril a modifié la psyché des Djiboutiens/Djiboutiennes ; bien
plus lorsqu'ils sont en exil.
Ils
se sentiraient ridicules de réagir à la manière d'Ismaïl
OMAR GUELLEH en simulant le courage sur fond de couardise.
Pour
un partie de l'opposition, celle-ci sent de la même façon que sa
manière si peu courageuse ne "pogne" pas. Ils se sentent piégés
dans une comédie qu'ils ne comprennent pas ou ne tiennent pas à
comprendre en se satisfaisant du peu et de l'éphémère octroyés.
Peut-être
que, comme IOG, ils sont morts de peur et qu'ils essayent, comme lui, de faire
semblant de rien. Peut-être même qu'ils ont tellement peur qu'ils
en sont paralysés, que toute leur inventivité potentielle s'est
polarisée autour de la résistance à la peur, à la
peur du lendemain ?.
Peut-être,
au fond, que leur seule préoccupation consiste à guetter le danger
en espérant qu'il ne les touchera pas avant qu'ils n'en aient eu pleine
conscience ?.
"Tenir
à la vie est une faiblesse mortelle. Les civilisations furent créées
par des gens qui n'avaient pas peur de mourir et perdues par des gens qui n'aimaient
que vivre du malheur des autres ".
