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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

23/04/05 - DJIBOUTI - La diplomatie française aurait-elle fait sienne le vieux principe du " diplomatiquement correct " consistant à tenir le pot de chambre d'Ismaïl OMAR GUELLEH aussi longtemps qu'il restera en place, et de le lui verser sur la tête quand il sera chassé du pouvoir ?.

M Houssein BOULALEH ABDILLAHI.

 

L'HISTOIRE APPARTIENT AU SAVOIR COMMUN

Elle est racontée dans les manuels scolaires et vulgarisée par nécessitée dans les médias, semble toute tracée : les enjeux paraissent simples, le "bien" facile à distinguer du "mal". La mémoire des hommes y est transformée en histoire de l'humanité, selon un processus classique et généralement souhaitable, et la page peut être tournée.

A l'inverse, et parmi d'autres sujets en partie occultés, l'histoire coloniale telle qu'elle est "enseignée" ou "connue" en France, laisse entrevoir le rôle clé joué par les institutions diffusant le savoir. Par leur action, leurs choix, leur tri, l'histoire coloniale n'est pas toute tracée ; on n'y distingue ni les enjeux, ni le "bien", ni le "mal". Sauf à en exploiter les pires et tristes moments pour un dictateur autoproclamé d'un " État bananier ", de les "adapter" aujourd'hui et tenter de refaire l'histoire selon ses propres visions, besoins politiques et surtout ses intérêts du moment.

La vérité est que cette histoire coloniale à Djibouti n'a rien d'une histoire : elle existe uniquement sous forme de traces. Le propre de ces traces est d'être éparses, sans lien les unes avec les autres en Afrique, à l'image d'empreintes laissées dans le sable puis partiellement recouvertes, à partir desquelles on ne saurait reconstituer un véritable itinéraire.

Comme si aucun projet, aucun trait n'avaient été tracés par la France et ses gouvernants en direction de ce petit territoire ; comme si l'histoire coloniale était un épisode sans perspective globale, sans raison, imperméable au savoir et à l'éducation, à l'image des "indigènes"…

Les gouvernants d'aujourd'hui, ainsi que des intellectuels et des acteurs de la vie politique, devraient souhaiter qu'on tire un trait sur ce passé colonial, non pas qu'on l'oublie mais qu'on ait le courage d'admettre ses erreurs - de part et d'autre - comme l'a fait avec grand courage l'État belge et que l'on passe à autre chose pour enfin construire - dans les esprits mais surtout dans les actes - un avenir commun entre ex colonisés et ex colonisateurs.

 

LES LIEUX COMME LES ACTES SONT AUSSI DES LIENS. ILS SONT NOTRE MÉMOIRE POUR AUTANT QU'ELLE SOIT OBJECTIVE ET NON SÉLECTIVE.

Ancré dans ses propres erreurs et ses manigances lors de la période coloniale, Ismaïl OMAR GUELLEH tente épisodiquement et par l'entremise de sa propagande de se fabriquer un faux passé de combattant et d'artificielle gloire ayant oeuvrépour l'indépendance de Djibouti.

Le subterfuge est d'une telle évidence qu'il mérite d'être dénoncé sur la "place publique" ; il tente de se hisser ainsi, par le conditionnement des esprits, au niveau d'un Mahamoud HARBI et des hommes de courage. Ceci, aux fins de tenter de masquer ses propres turpitudes - comme il le fait actuellement dans le domaine de l'économie, du social et du politique et de valoriser une image artificielle.

Le souvenir d'IOG se veut être une rose
Aux mots, parfums suaves, point vérités
C'est artifice que sans cesse il arrose
Avec les larmes des autres, sans regret

Bouh Warsama.

Dès l'instant où il est mis en difficulté, IOG utilise les communiqués de presse de sa propagande pour vilipender l'ancien colonisateur et l'accuser de tous les maux dont souffrent les populations djiboutiennes ; les maux et les souffrances du passé, ceux du présent et allant même jusqu'à prévoir ceux de l'avenir.

Sa " Sainteté Ismaïl II " aurait - d'après ce qu'en dit sa propagande - des talents divinatoires dans les choix qu'il impose pour l'avenir du pays et de ses populations alors qu'il est bien plus un escroc doublé d'une canaille lorsqu'il rencontre un imbécile pour l'écouter ; Dieu sait s'il y en a hélas !.

C'est ainsi qu'il s'essaie à faire oublier le fait qu'il fut pleinement associé à cette période coloniale, et ce des deux côtés.

D'une part comme inspecteur des Renseignements Généraux français desquels il reçut salaires et indemnités (y compris lorsqu'il fut démis de ses fonctions dans les RG. Il perçoit actuellement une retraite d'officier par l'État français), d'autre part dans la LPAI d'Hassan GOULED et d'Ahmed DINI de qui il va tirer des renseignements essentiels.

Les documents d'archives et un État Signalétique et des Services concernant son passé durant la colonisation et les traces actuelles du versement de sa pension de retraite existent. Ils sont autant de preuves de ce que nous affirmons.

Tout n'a pas été dit et écrit sur son comportement qu'il se garde bien aujourd'hui de dévoiler mais tente de travestir selon son bon vouloir.

 

QUAND L'HISTOIRE DE DJIBOUTI SE CHARGE DE FAIRE DU THÉÂTRE POLITIQUE, ELLE EN FAIT DU BIEN MAUVAIS !.

On s'aperçoit qu'il faut peu de choses pour changer le cours de la vie d'un homme et celle de l'histoire d'un pays si l'on se réfère à une décision qui aurait pu être inverse de ce qu'elle fut à une époque et de la part du premier président de la République de Djibouti.

Bien qu'il eut en mains toutes les preuves de la collaboration d'IOG avec le pouvoir colonial en place à qui il transmettait des renseignements essentiels en provenance de la LPAI et qui eurent comme conséquence l'élimination de nombreux patriotes sincères, peu après l'accession du pays à l'indépendance en prenant IOG à ses côtés pour respecter une parole donnée à sa tante qui l'avait aidé financièrement durant des années, le président Hassan GOULED APTIDON va directement influer sur l'histoire de la jeune république.

A l'inverse de ce qui fut fait à l'époque par un président GOULED qui comprendra bien plus tard, bien trop tard cette erreur fondamentale dans ce choix de tirer un trait sur le passé de son neveu, il y aurait eu une certaine logique consistant à traduire Ismaïl OMAR GUELLEH devant les Tribunaux du nouvel État sous divers chefs d'inculpation.

Ceux de :

" Haute trahison " ;

de " Transmission de renseignements importants en provenance de la LPAI ";

et de " Participation directe et indirecte aux meurtres perpétrés sur des combattants pour l'indépendance du pays ".

A cet époque, peu auraient contesté le bien fondé de la traduction d'IOG devant les Tribunaux alors que l'on peut considérer qu'Hassan GOULED ne voulut point donner publicité et livrer sur la " place publique " ce que fut le comportement d'IOG. Car ceci aurait pu affaiblir la prédominance des Mamassan sur les Issas, donc indirectement des Issas sur les Afars.

Ismaïl OMAR GUELLEH nous a démontré depuis sa volonté de se départir "de l'esprit de la souche", d'oublier ses racines sauf lorsqu'elles servent ses intérêts du moment, d'oublier l'histoire de son passé et de la travestir à son gré (observons qu'il ne parle jamais de son passé mais utilise sa sirupeuse propagande pour le faire), d'effacer de sa mémoire ce qui le dérange et nuirait à son image, de s'offrir ainsi comme un miasme amnésique, de faire sans cesse des traits sur les souffrances du passé .. des autres et qui sont pourtant de sa seule responsabilité, de fuir le lieu commun de la mémoire des Combattants pour l'indépendance et de rayer jusqu'à leur nom tel celui de Mahamoud HARBI, d'abandonner le rêve d'être une nation dans le vrai sens du terme, d'éliminer du langage et de la mémoire tout ce qui réfère à sa propre ethnie qu'il a insultée, bafouée et décrédibilisée…...

Comment peut-on couper la souche de ses racines en versant dans l'affairisme mafieux, et soutenir du même souffle que c'est de cette manière qu'on va sauver l'arbre de la nation, le faire fleurir ?

Comment peut-on, lucidement, inciter les djiboutiens/Djiboutiennes à brûler leur mémoire, leur culture et indirectement leur religion de l'Islam insultée chaque jour par le pouvoir et ses excès indignes, d'oublier les souffrances, de faire un trait sur les espérances qui ont nourri le combat de leurs pères et mères, et faire fi de toute la symbolique qui les représente en tant que collectivité propre, unique, en devenir ?

C'est une blâmable doctrine - que celle de la cupidité " par et pour que l'argent " et de l'irrespect de la personne humaine, des plus faibles et miséreux - que nous impose Ismaïl OMAR GUELLEH avec l'aseptisation de notre mémoire collective pour la libérer d'épisodes gênants ( gênants pour IOG) et nous réduire ainsi à l'impuissance récurrente en nous prenant en otage vis-à-vis des instances internationales.

Ceci se résumant par :

" Les instances internationales et les pays donateurs sont là pour s'occuper de l'économie mise sous perfusions financières permanentes, du social, de l'éducation et de la santé publique.

Moi, IOG et de part mon autoproclamation à la tête de l'État, je me réserve :

- l'affairisme privé ;

- l'exclusivité des trafics d'armes et des " matières dites dangereuses " (y compris l'enfouissement de déchets en Somalie);

- une large prise de participation financière dans tous les autres trafics et les rackets (exercés sur les sociétés étrangères auxquelles je ne suis pas associé) ;

- l'exploitation à mon profit des Entreprises Publiques Industrielles et Commerciales (EPIC) mais aussi celle des Zones Franches ;

- les traficotages et artifices légalisés consistant à vider les Finances publiques de leur substance ;

- l'exclusivité du politique pour maintenir la dictature de la pensée unique et BASTA ! ".

POUR FAIRE CHANTER ET DANSER LES DIRIGEANTS D'UN PAYS ÉTRANGER, IL FAUT FORCEMENT AVOIR UNE BONNE PARTITION...EN PLUSIEURS EXEMPLAIRES ET UN INSTRUMENT ...DE MUSIQUE


Malgré la volonté de Paris de renforcer les effectifs des FFDJ et la présence française à Djibouti, empêtré qu'il est dans les méandres d'une affaire BORREL dans laquelle il est mis en accusation et de laquelle il a du mal de se départir Ismaïl OMAR GUELLEH confirme un peu plus chaque jour sa volonté de chasser du pays toute présence française qui n'entrerait pas dans sa propre schématique de " collaboration " et de " caution aveugle " à ses actes passés, présents et à venir.

Les premiers effets confirmant nos propos se sont faits sentir ces derniers mois sur Radio France International (RFI) lorsqu'il fit fermer sur l'instant et sous un coup de colère son antenne locale, en " virant du pays " ses techniciens. Comme il le fit dans la foulée avec l'expulsion par le premier avion en partance (quelle que fut la destination) de Conseillers techniques de la Coopération française. Et plus récemment avec un Directeur d'agence de la BCI Mer rouge, viré manu militari après qu'il fut giflé par un envoyé d'IOG car demandant des explications justifiées par les impératifs liés à sa fonction de " cadre bancaire ".

Alors que la diplomatie et le Commandement militaire US à Djibouti ne se laissent pas dicter leur conduite et imposent fermement - entre autres - le respect des droits humains face au Dictateur IOG, on peut s'étonner qu'à l'inverse de cela la politique française fasse avaler quotidiennement à son Commandement militaire local - comme à ses militaires des FFDJ - des couleuvres dont la taille est proportionnelle aux états d'âmes et surtout aux colères immatures d'Ismaïl OMAR GUELLEH.

Ce n'est pas un secret que d'affirmer que la diplomatie " à la petite semaine ", menée par IOG à l'égard des Français, perturbe sciemment le fonctionnement des Forces Françaises de Djibouti et ne respecte en RIEN tous les accords passés. De ceci chacun s'en plaint, y compris au niveau des cadres et du Commandement militaire des Forces Armées djiboutiennes.

La coopération actuelle et vue du Palais de l'Escale se trouve d'autant confirmée par les propos goguenards tenus par Ismaïl OMAR GUELLEH auprès de son entourage affirmant bien haut et à qui veut bien l'entendre " Les Gaulois sont là pour payer et ils paieront, s'ils ne sont pas contents je les vire du pays sous huit jours !".

Ce qui contribue toutefois au maintien de la présence française à Djibouti c'est qu'outre les bonnes relations entretenues entre les communautés en présence, de par leurs activités les unités françaises - tout comme les familles par leur présence en nombre important - contribuent à hauteur de plus de 50 % à la survivance de l'économie locale. A ceci s'ajoute le poids financier important que constituent les loyers versés le 25 de chaque mois par la Paierie générale de France à Djibouti ( certains dépassant allègrement les 1000 €) aux propriétaires d'appartements, d'immeubles et de villas.

Ces propriétaires fonciers se sont ainsi créé depuis bien des années un large patrimoine immobilier qu'ils font et espèrent faire fructifier encore très longtemps. La perspective d'une expulsion des Forces Françaises de Djibouti - donc de leurs familles - souhaitée par Ismaïl OMAR GUELLEH constitue une perspective désastreuse de laquelle ils ne s'accommodent pas.

Perspective désastreuse car il y aurait dans ce cas quasi impossibilité que d'autres familles étrangères viennent se substituer aux familles françaises en leur lieu et place. Aux mêmes conditions de nombre, tarifaires de location et de niveau de qualité d'hébergement ; de par le fait constaté que les locaux sont considérés parfois hors normes par rapport à celles imposées notamment par le Code de Santé publique dans le monde occidental.

 

ON PEUT AFFIRMER QUE DE PAR SON ENFERMEMENT ET SES PRATIQUES DESAVOUABLES, ISMAIL OMAR GUELLEH EST PLUS QUE JAMAIS EN GRAND DANGER.

S'il utilise à foison tous les moyens de chantage sur l'Élysée y compris ceux des plus inavouables, de part et d'autre, la France, quant à elle, tient indirectement en otage et par la force des choses les commerces locaux florissants et les propriétaires djiboutiens disposant d'un large patrimoine immobilier donc de revenus constants et versés à date fixe.

Commerçants et propriétaires immobiliers à Djibouti qui pourraient fort bien envisager dès à présent de s'opposer - à leur manière - aux départs des FFDJ, des familles et de la communauté française, s'ils devenaient effectifs sur décision subite et inconsidérée du squatter du Palais de l'Escale.

Lorsque l'on observe l'attitude de la diplomatie française, on en vient à poser la question de savoir :

" Aurait-elle fait sienne le vieux principe du...diplomatiquement correct ...consistant à tenir le pot de chambre d'Ismaïl OMAR GUELLEH aussi longtemps qu'il restera en place, et de le lui verser sur la tête quand il sera chassé du pouvoir ? ".

Le moment venu et vu l'ensemble de " son incommensurable oeuvre" dévastatrice pour le pays et ses populations, ce sera bien plus qu'un simple pot de chambre à lui verser sur la tête.


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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