ACTUALITÉS (bis)
Dernière modification : le 03-Déc-2004 15:53 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

http://www.gouv-exil.org/

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

03/12/04 - DJIBOUTI - "L'exil est une longue insomnie" écrivait Victor Hugo sauf pour certaines familles djiboutiennes qui bien qu'étant à la solde du pouvoir d'IOG perçoivent des aides en occident comme parait-il " Réfugiés politiques " ?.

Osman MAHAMOUD HADOULEH

 

Comment parler de la déchirure de l'exode, de la peur, de l'attente, de l'humiliation, pour ces familles supposées être confrontées aux affres de l'exil mais qui ont un très bon train de vie et " pleurent misère " alors que d'autres qui ont fui le régime politique djiboutien ont toutes les peines à prouver qu'elles sont sincères et à obtenir des aides.

Pense t-on que lorsque l'on est maltraité dans son pays d'origine, ceux qui vous ont torturé vous délivrent des " attestations " ?

Régulièrement, les médias dévident la litanie des "dommages collatéraux" des archaïsmes de la modernité occidentale : images de ces familles civiles africaines effarées par les guerres en Somalie, celles du Darfour au Soudan ..., populations s'évadant de la misère, objecteurs persécutés par ce qu'ils ont des valeurs et pour qui ce mot "humanité" a encore un sens...

L'information glisse, Djibouti n'est pas à la "mode" ; pas assez de disparitions subites pour d'obscures raisons et de morts sur l'instant.

Que dire alors, les tragédies silencieuses de ceux qui fuient, sans verser dans l'apitoiement larmoyant, sans le réquisitoire pontifiant ou le réalisme documentaire car ils ont peur pour la vie de leurs parents restés à Djibouti. Ceux là se taisent et on les comprend !.

D'autres osent dénoncer ce qu'il se passe dans leur pays.

Alors et sans que ceci soit officialisé (comment ceci pourrait-il l'être ?), leur tête est mise à prix par les Services Djiboutiens de Sécurité, sur ordre d'Ismaïl OMAR GUELLEH, de Kadra MAHAMOUD HAÏD, du chef des SDS Hassan SAÏD KAIREH dit Madobé.... ?.

Ces véritables opposants politiques dont nous sommes et qui ne roulent pas sur l'or,

Pour ces hommes et ces femmes 50 € ou USD ou canadiens est une somme importante, ils cherchent des " petits boulots " pour faire vivre à peu près décemment leurs enfants et leur épouse alors que les faux réfugiés qui les croisent dans la rue les narguent en passant dans leur voiture… payée sur les fonds des Ambassades de Djibouti à Paris, Bruxelles, Ottawa et ailleurs …

Parmi ces véritables opposants politiques certains expriment leurs révoltes, certes parfois avec excès dans les mots et pourtant ils ne disent que la vérité essayant de secouer cette torpeur chloroformante d'un "État falsificateur" ; face au fatalisme si moelleux des esprits bien-pensants, tout simplement.

Les chants de ses familles d'opposants, fleuris de tonalités Afars, Issas, Somalis et Arabes, fendent le silence de la nuit en ces rares jours de fêtes qu'ils peuvent organiser pour se réunir, se tenir la main pour croire encore qu'ils existent en un monde où "la loi du plus fort dans leur pays" est la seule loi que perçoivent les décideurs extérieurs.

D'où viennent ces familles ? Où vont-elles? De partout et vers nulle part.

Elles ont souvent pour seul bagage leur histoire, leurs douleurs, leur solitude qu'elles essaient de raconter, baragouinant leur déroute, ouvrant leur précieux album de photographies, pressées de montrer la photo de famille, celle du père ou de la mère de là bas à Djibouti ; leurs dérisoires trésors.

Tous ensemble, ils et elles tentent de recoller les petits morceaux éparpillés de leur existence d'avant.

Face à la détresse ordinaire, point d'échappatoire dans le tumulte affairé de la vie.

Et soudain resurgissent les présences inaudibles de ceux qu'on oublie de voir au quotidien, témoins passifs sous l'armure d'indifférence de ceux qui de l'extérieur entretiennent indirectement la misère à Djibouti sans imposer une quelconque " obligation de résultats " à des gouvernants de circonstances qui pillent l'État et les aides internationales ; affament les populations pour mieux les asservir et les contrôler.

Dénoncer ce qui doit l'être est notre Droit d'opposant politique car ce sont nos frères, nos soeurs et nos parents, nos amis (es) et tout un peuple qui meurent là bas.

Tous les écrits qui paraissent sur ce site ont ouvert une fenêtre sur un monde tel que beaucoup parmi les occidentaux n'en avaient aucune idée et il ne sera plus possible de retourner à une petite vie tranquille et satisfaite en parlant de Djibouti ; de ses misères mais aussi de ceux qui vivent grassement de tous les excès et de la falsification.

Le cas de Mohamed ISMAÏL - frère de Mme Amina ISMAÏL épouse de notre regretté frère Mohamed DJAMA ELABEH (AMIN) - est symptomatique de ce que nous affirmons comme étant un subterfuge de "pirates" à l'égard du CGRA de Belgique.

Ancien diplomate à l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles, il fut ensuite muté à l'Ambassade d'Addis Abéba puis fut nommé comme Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères dans la capitale djiboutienne.

Se déclarant officiellement opposant au régime d'Hassan GOULED APTIDON, il a ensuite installé son épouse à Louvain La Neuve comme demandeur d'asile bénéficiant - grâce à de faux documents - du statut de réfugié politique bien qu'il perçoive ses salaires et servant - de surcroît - d'agent de renseignement des SDS en Belgique.

On retrouve chez les Commandants Mohamed ROBLEH des FNS et Fathi MOHAMED GUELLEH les mêmes pratiques consistant à faire reconnaître leur famille comme réfugiée somalienne tout en percevant leurs salaires.

Une " femme " dans chaque port !!!.

Suivant la méthode que l'on prête en général aux marins, nombreux sont ceux qui au niveau de la hiérarchie secondaire d'Ismaïl OMAR GUELLEH utilisent cette pratique et qui ont installé épouse ou " maîtresses " en France, Belgique, pays scandinaves, Suisse, Canada.... sous une fausse identité somalienne en produisant de faux documents, d'apparence plus vrais que les vrais.

Ils obtiennent ainsi des Aides au titre de réfugiés somaliens, visitent femmes et enfants de manière épisodique puis retournent à Djibouti.

Ce faisant, ils jettent le discrédit sur toute notre communauté djiboutienne à l'étranger.

Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les autorités canadiennes (en l'occurrence et comme ailleurs) soient frileuses et prennent mon dossier comme bien d'autres avec suspicion.

Il nous faudrait demander au Lieutenant Colonel Zakaria - capitaine de l'époque - comme à quelques autres qu'ils aient l'amabilité de nous établir et nous fassent parvenir une attestation spécifiant ce qu'ils nous ont fait subir par leurs actes de tortures avec la mention de la date, de l'heure et du lieu tout en expliquant que les raisons en étaient que nos étions et le sommes d'autant plus des opposants politiques au régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH.

La Justice ayant quelque chose d'inexorable en ce bas monde, nous sommes nombreux à la voir pointer à l'horizon.

Il nous faut juste un peu de patience car le régime des mascarades est à l'agonie alors que les " Ravaillacs " sont à l'intérieur même du Palais..des artifices pompeux..