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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

04/12/04
- DJIBOUTI - Il est temps pour ceux
qui se disent opposants à la politique d'Ismaïl OMAR GUELLEH de se
prononcer clairement car leur position ambiguë brouille les cartes, jette
la confusion sur l'échiquier et ne permet pas de percevoir avec précision
les rapports de force entre le pouvoir et l'opposition.
Bouh
WARSAMA.
Comme
ceci a été dit et maintes fois répété, de mémoire
et dans des présidentielles ou des législatives aucun opposant n'a
jamais été élu depuis l'accession du pays à l'indépendance.
En
règle générale, en République de Djibouti ce que l'on
tente de nous faire gober comme étant des dispositions légales ne
contiennent rien d'autre en matière d'élections qu'une légalisation
post factum de pratiques dictatoriales considérées depuis longtemps
comme normalisées par le régime politique en place et de décisions
politiques " imposées par la force " ; " modes de vie
politique " qui contreviennent gravement à l'émergence d'une
amorce de démocratie, aux droits de chacun et de chacune.
Dans
l'État de non droit qu'est la République de Djibouti,
l'un des plus grands pièges que l'on a nullement évité dans
les discussions pré comme post électorales - que ce soit au niveau
politique, philosophique ou scientifique - est celui du légalisme. Les
argumentations de type légaliste ont toujours poussé une partie
de l'opposition à s'arrêter seulement sur des fondements juridiques
- applicables à un État républicain donc de droit, ce qui
est loin d'en être le cas - et à négliger ainsi la critique
de principe, la critique radicale, qu'il faut exercer du point de vue des droits
des citoyens.
Qu'une
personnalité politique déclare officiellement sa candidature aux
présidentielles sans l'aval d'Ismaïl OMAR et
il se retrouvera illico presto accusé de " détournement de
fonds et de biens publics " ou d'un quelconque autre délit donc condamné
par la Justice ismaïlienne et rendu inéligible pour quelques années.
Il
fallait y penser et Ismaïl OMAR GUELLEH y a pensé, c'est d'ailleurs
ce qui fit sa force jusqu'à présent consistant à anticiper
sur les actions mièvres d'une opposition qu'il maîtrise pour partie.
En
fait, pour ces nouvelles présidentielles en préparation pour 2005,
on a le sentiment profond d'assister à un remake du déjà
vu et d'observer des engagements à fleuret moucheté avec le régime,
les supposés ténors de la supposée opposition politique ne
poussant pas plus loin leur attaque. Les piques apparemment sont dosées
de façon à ne pas toucher le point de non retour, et à ne
pas provoquer une brouille définitive avec Ismaïl OMAR GUELLEH.
A
l'exception du Gouvernement en Exil et du Mouvement de Libération Nationale,
ce que l'on définit comme étant la classe politique d'opposition
donne l'impression de ménager le régime pour ne pas compromettre
la position de chacun dans une hiérarchie contrôlée par Ismaïl
OMAR GUELLEH qui - ne nous trompons pas - est tout à la fois le scénariste
de la vie publique locale, des Élection et le chef d'orchestre d'une scène
théâtrale ubuesque au soir de la promulgation des résultats.
Dans
cette hiérarchie d'une partie de l'opposition politique chacun a un rôle
qui lui est affecté dans la grande scène de la mascarade du "régime
de la chienlit", des fonctions et un positionnement officieux non dévoilés
mais juteux auxquels on tient, d'autant plus qu'ils procurent des privilèges
et accordent des avantages substantiels si l'on est "
bien sage " et si l'on ne fait pas trop de bruits et de tapage médiatique
sur la scène internationale.
On
comprend donc que dans de telles conditions artificielles et trompeuses pour les
électeurs et vis-à-vis du régime, chacun ne se livre qu'à
un simulacre de combat.
Ceci
se vérifie depuis plus d'un an d'ailleurs et notamment dans l'actuelle
conjoncture d'explosion du coût de la vie et de
grogne populaire où les " personnalités d'oppositions "
font les morts, peut-être pour ne pas avoir
à s'exprimer sur les points délicats de la gouvernance et de l'augmentation
de près de 30 % des denrées essentielles imposée arbitrairement
par le régime ismaïlien.
Alors
que leurs responsabilités était d'ameuter l'opinion et les instances
internationales, ces silences d'un " microcosme politique " parait-il
d'opposition a conforté le discrédit sur ce qui fait office de classe
politique d'opposition alors que nul ne tient à
s'expliquer sur cette attitude équivoque - irresponsable politiquement
parlant - et que chacun baisse la tête en s'occupant de faire fructifier
ses
propres oignons.
La
crise actuelle d'une partie de l'opposition qui se regarde le nombril a fini de
désespérer les Djiboutiens et les Djiboutiennes de toute perspective
d'alternance au régime en place depuis prés de trois décennies
selon les méthodes dites légalistes qui sont utilisées comme
un refuge pour cette partie de l'opposition politique se confortant dans un rôle
" d'opposant à vie ", sans programme cohérent pour demain
si ce n'est que si Ismaïl IOMAR venait à chuter alors ce serait
la curée et les disputes pour s'attribuer son trône et ses prérogatives.





Quant
au clan des " 100 000 vestes politiques retournées " qui a rallié
sans réserve le camp du pouvoir pour ne pas se retrouver emprisonné
à Gabode et ses biens immobiliers saisis,
les leaders de partis sans militants que sont Moumin BAHDON, Aden ROBLEH, Gabayo
et consorts ont pris - pour l'instant - le parti de celui qu'ils
pensent être le plus fort !!!.
En
se plaçant dans ce qu'ils pensent être en "
réserve de la nation " pour mieux poignarder Ismaïl OMAR
au passage le moment venu - l'argument des pieds nickelés - est :
"
On combat le régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH de l'intérieur ".
Ceci confirme on ne peut mieux leur posture systématiquement négative
dépassant la lâcheté politique.
Avec
Ismaïl OMAR GUELLEH et sans vouloir l'encenser, on sait où l'on va
et quels sont les moyens qu'il utilise pour y parvenir, alors
qu'avec les " trois pieds nickelés " Moumin BAHDON, Aden ROBLEH,
Gabayo on est assuré que le clanisme et la xénophobie seraient vite
remis au goût du jour si par malheur ils venaient à exercer un jour
une quelconque responsabilité d'importance au niveau de l'État.

Un
Mouvement ... sans mouvement probant, avec un ersatz de "presse étrangère"
et politisée qui cherche à se placer mais a misé sur le "mauvais
cheval" !!!
Nous
avons pu également constater l'opacité de l'origine et de la gestion
des finances d'un certain mouvement politique qui se dit être d'opposition.
Ceux
qui travaillaient de bonne foi pour ce mouvement ont été simplement
floués et abusés car les "fonds collectés" servent
au bien être de quelques uns !!!..
C'est
après avoir remis en cause les pratiques et les prescriptions " systématiquement
destructrices car collaboratrices d'avec Ismaïl OMAR GUELLEH " - avec
des artifices trompeurs - que bon nombre de militants sincères à
la pensée de Mohamed DJAMA ELABEH se sont éloignés de ce
mouvement qui se dit être " héritier " des valeurs du Parti
du Renouveau Démocratique.

Un
programme cohérent de Gouvernement d'Union nationale avec des hommes et
des femmes qui travaillent ensemble pour l'instauration d'une amorce de démocratie
dans LEUR pays.
Le
Gouvernement en Exil et le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale
ont précisé leur position commune qui a le mérite d'être
clair :
"
Pour nous, l'important est d'éviter à notre pays de sombrer dans
des affrontements violents après le départ inéluctable et
imminent du président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH.
Pris
dans la tourmente économique et sociale mais aussi pour des raisons liées
à son état de santé, il a le devoir de contribuer à
la préparation d'une alternance apaisée à son régime.
Notre
rôle est de lui dire cela, et d'assumer nos divergences à l'égard
de son régime politique qui avance à reculons et qui est rejeté
par l'ensemble de la société djiboutienne.
Si
nous voulons nous situer dans un cadre légal pour pouvoir proposer aux
Djiboutiens et aux Djiboutiennes nos projets pour l'avenir du pays par l'entremise
d'un gouvernement d'Union nationale,
la
persistance du refus d'Ismaïl OMAR GUELLEH d'une ouverture de débats
et d'entretiens avec nos représentants constitueraient à notre sens
la confirmation du rejet de l'instauration d'une amorce de démocratie dans
notre pays dont il assumerait seul toutes les conséquences
à court terme ".
