ACTUALITÉS (bis)
Dernière modification : le 04-Déc-2004 16:58 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

http://www.gouv-exil.org/

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

04/12/04 - DJIBOUTI - Il est temps pour ceux qui se disent opposants à la politique d'Ismaïl OMAR GUELLEH de se prononcer clairement car leur position ambiguë brouille les cartes, jette la confusion sur l'échiquier et ne permet pas de percevoir avec précision les rapports de force entre le pouvoir et l'opposition.

Bouh WARSAMA.

Comme ceci a été dit et maintes fois répété, de mémoire et dans des présidentielles ou des législatives aucun opposant n'a jamais été élu depuis l'accession du pays à l'indépendance.

En règle générale, en République de Djibouti ce que l'on tente de nous faire gober comme étant des dispositions légales ne contiennent rien d'autre en matière d'élections qu'une légalisation post factum de pratiques dictatoriales considérées depuis longtemps comme normalisées par le régime politique en place et de décisions politiques " imposées par la force " ; " modes de vie politique " qui contreviennent gravement à l'émergence d'une amorce de démocratie, aux droits de chacun et de chacune.

Dans l'État de non droit qu'est la République de Djibouti, l'un des plus grands pièges que l'on a nullement évité dans les discussions pré comme post électorales - que ce soit au niveau politique, philosophique ou scientifique - est celui du légalisme. Les argumentations de type légaliste ont toujours poussé une partie de l'opposition à s'arrêter seulement sur des fondements juridiques - applicables à un État républicain donc de droit, ce qui est loin d'en être le cas - et à négliger ainsi la critique de principe, la critique radicale, qu'il faut exercer du point de vue des droits des citoyens.

Qu'une personnalité politique déclare officiellement sa candidature aux présidentielles sans l'aval d'Ismaïl OMAR et il se retrouvera illico presto accusé de " détournement de fonds et de biens publics " ou d'un quelconque autre délit donc condamné par la Justice ismaïlienne et rendu inéligible pour quelques années.

Il fallait y penser et Ismaïl OMAR GUELLEH y a pensé, c'est d'ailleurs ce qui fit sa force jusqu'à présent consistant à anticiper sur les actions mièvres d'une opposition qu'il maîtrise pour partie.

En fait, pour ces nouvelles présidentielles en préparation pour 2005, on a le sentiment profond d'assister à un remake du déjà vu et d'observer des engagements à fleuret moucheté avec le régime, les supposés ténors de la supposée opposition politique ne poussant pas plus loin leur attaque. Les piques apparemment sont dosées de façon à ne pas toucher le point de non retour, et à ne pas provoquer une brouille définitive avec Ismaïl OMAR GUELLEH.

A l'exception du Gouvernement en Exil et du Mouvement de Libération Nationale, ce que l'on définit comme étant la classe politique d'opposition donne l'impression de ménager le régime pour ne pas compromettre la position de chacun dans une hiérarchie contrôlée par Ismaïl OMAR GUELLEH qui - ne nous trompons pas - est tout à la fois le scénariste de la vie publique locale, des Élection et le chef d'orchestre d'une scène théâtrale ubuesque au soir de la promulgation des résultats.

Dans cette hiérarchie d'une partie de l'opposition politique chacun a un rôle qui lui est affecté dans la grande scène de la mascarade du "régime de la chienlit", des fonctions et un positionnement officieux non dévoilés mais juteux auxquels on tient, d'autant plus qu'ils procurent des privilèges et accordent des avantages substantiels si l'on est " bien sage " et si l'on ne fait pas trop de bruits et de tapage médiatique sur la scène internationale.

On comprend donc que dans de telles conditions artificielles et trompeuses pour les électeurs et vis-à-vis du régime, chacun ne se livre qu'à un simulacre de combat.

Ceci se vérifie depuis plus d'un an d'ailleurs et notamment dans l'actuelle conjoncture d'explosion du coût de la vie et de grogne populaire où les " personnalités d'oppositions " font les morts, peut-être pour ne pas avoir à s'exprimer sur les points délicats de la gouvernance et de l'augmentation de près de 30 % des denrées essentielles imposée arbitrairement par le régime ismaïlien.

Alors que leurs responsabilités était d'ameuter l'opinion et les instances internationales, ces silences d'un " microcosme politique " parait-il d'opposition a conforté le discrédit sur ce qui fait office de classe politique d'opposition alors que nul ne tient à s'expliquer sur cette attitude équivoque - irresponsable politiquement parlant - et que chacun baisse la tête en s'occupant de faire fructifier ses… propres oignons.

La crise actuelle d'une partie de l'opposition qui se regarde le nombril a fini de désespérer les Djiboutiens et les Djiboutiennes de toute perspective d'alternance au régime en place depuis prés de trois décennies selon les méthodes dites légalistes qui sont utilisées comme un refuge pour cette partie de l'opposition politique se confortant dans un rôle " d'opposant à vie ", sans programme cohérent pour demain si ce n'est que si Ismaïl IOMAR venait à chuter alors ce serait la curée et les disputes pour s'attribuer son trône et ses prérogatives.


Quant au clan des " 100 000 vestes politiques retournées " qui a rallié sans réserve le camp du pouvoir pour ne pas se retrouver emprisonné à Gabode et ses biens immobiliers saisis, les leaders de partis sans militants que sont Moumin BAHDON, Aden ROBLEH, Gabayo et consorts ont pris - pour l'instant - le parti de celui qu'ils pensent être le plus fort !!!.

En se plaçant dans ce qu'ils pensent être en " réserve de la nation " pour mieux poignarder Ismaïl OMAR au passage le moment venu - l'argument des pieds nickelés - est :

" On combat le régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH de l'intérieur ". Ceci confirme on ne peut mieux leur posture systématiquement négative dépassant la lâcheté politique.

Avec Ismaïl OMAR GUELLEH et sans vouloir l'encenser, on sait où l'on va et quels sont les moyens qu'il utilise pour y parvenir, alors qu'avec les " trois pieds nickelés " Moumin BAHDON, Aden ROBLEH, Gabayo on est assuré que le clanisme et la xénophobie seraient vite remis au goût du jour si par malheur ils venaient à exercer un jour une quelconque responsabilité d'importance au niveau de l'État.

Un Mouvement ... sans mouvement probant, avec un ersatz de "presse étrangère" et politisée qui cherche à se placer mais a misé sur le "mauvais cheval" !!!

Nous avons pu également constater l'opacité de l'origine et de la gestion des finances d'un certain mouvement politique qui se dit être d'opposition.

Ceux qui travaillaient de bonne foi pour ce mouvement ont été simplement floués et abusés car les "fonds collectés" servent au bien être de quelques uns !!!..

C'est après avoir remis en cause les pratiques et les prescriptions " systématiquement destructrices car collaboratrices d'avec Ismaïl OMAR GUELLEH " - avec des artifices trompeurs - que bon nombre de militants sincères à la pensée de Mohamed DJAMA ELABEH se sont éloignés de ce mouvement qui se dit être " héritier " des valeurs du Parti du Renouveau Démocratique.

Un programme cohérent de Gouvernement d'Union nationale avec des hommes et des femmes qui travaillent ensemble pour l'instauration d'une amorce de démocratie dans LEUR pays.

Le Gouvernement en Exil et le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale ont précisé leur position commune qui a le mérite d'être clair :

" Pour nous, l'important est d'éviter à notre pays de sombrer dans des affrontements violents après le départ inéluctable et imminent du président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH.

Pris dans la tourmente économique et sociale mais aussi pour des raisons liées à son état de santé, il a le devoir de contribuer à la préparation d'une alternance apaisée à son régime.

Notre rôle est de lui dire cela, et d'assumer nos divergences à l'égard de son régime politique qui avance à reculons et qui est rejeté par l'ensemble de la société djiboutienne.

Si nous voulons nous situer dans un cadre légal pour pouvoir proposer aux Djiboutiens et aux Djiboutiennes nos projets pour l'avenir du pays par l'entremise d'un gouvernement d'Union nationale,

la persistance du refus d'Ismaïl OMAR GUELLEH d'une ouverture de débats et d'entretiens avec nos représentants constitueraient à notre sens la confirmation du rejet de l'instauration d'une amorce de démocratie dans notre pays dont il assumerait seul toutes les conséquences à court terme ".