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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

05/12/04
- DJIBOUTI - Ce n'est pas une contradiction que
d'affirmer que la fin de la dictature d'Ismaïl OMAR GUELLEH se confirme.
Mahamoud IDRISS AHMED. Président du GED.
Ce
n'est pas parce qu'on a perdu notre Liberté que l'on doit hisser
le drapeau blanc et baisser la tête.
Ce
n'est pas parce qu'on a perdu le droit d'expression dans notre pays - sous
le joug de la dictature de la pensée unique - que le combat pour l'instauration
d'une amorce de démocratie est terminé.
Ce
n'est pas parce qu'une minorité agissante d'une factice opposition
- financée par le pouvoir d'Ismaïl OMAR GUELLEH - tente de museler
voire d'étouffer le Mouvement de Libération Nationale et les véritables
opposants politiques, qu'il faudrait accepter ses indignes conditions de soumission
et se résoudre à ce que l'émergence d'un État républicain
et des libertés publiques soit reléguée aux oubliettes.

Côte
d'Ivoire - Fin d'une dictature entretenue de l'extérieur, Djibouti va suivre
!.
Rien
n'illustre mieux ce paradoxe - de toute dictature entretenue - qu'est l'histoire
de la récente aventure militaire d'un Laurent Gbagbo manipulé de
l'extérieur ; violant unilatéralement le
cessez-le-feu et qui se pensait à l'abri des réactions le désavouant
et des mesures internationales.
Suscitant
tous les rejets et des haines destructrices à l'égard de la communauté
française en Côte d'Ivoire
il a fait - ensuite et brusquement - " machine arrière " sollicitant
l'opinion publique tant nationale qu'internationale afin de tenter d'effacer
d'un coup d'éponge et d'un revers de main diplomatique tous les morts de
part et d'autre.
Il
arrive que l'illustration fantasque des artifices avancés sur le plan international
par un régime despotique plaise plus - sur l'instant - que la leçon
que l'histoire tirera de son passage à la tête de l'État.

L'histoire
est un moyen de comprendre et, par là même d'agir sur le cours des
événements qui vont suivre.
Elle
nous libère des entraves, des limitations qu'imposait à notre expérience
de l'homme notre mise en situation au sein du devenir à telle place, dans
telle société, à tel moment de son évolution, et par
là elle devient en quelque sorte un instrument, un moyen
confirmant notre Liberté pour un demain très proche !!!.
Djibouti
sous le règne d'Ismaïl OMAR GUELLEH est l'exemple de l'irrationalité
entretenue pour que " l'Ordre règne ", dut-on pour certains
et au nom du "diplomatiquement correct" détourner les yeux de
tous ses excès et ses atteintes à la démocratie comme à
l'humain. Mais comme toute irrationalité par trop criarde et répétitive
dans tous ses actes elle en arrive à être
réfutée au fil du temps par la société djiboutienne
mais aussi par l'opinion publique internationale.
Le
régime est à l'agonie économique, sociale et politique alors
qu'explosent scandales, " affaires " et que les caisses des finances
publiques sont vides.

Qui
- par ambition - sème partout clientélisme, corruption et conflits
fomentés ne récolte que le vide et ensuite le "coup de bâton"
!.
La maturité
politique nécessite de prendre en compte les expériences passées
et de tirer la leçon des échecs comme des erreurs ; c'est ainsi
que l'on forge un État et pas autrement. Dans
les années 80, l'erreur a été de faire totalement
confiance à un Ismaïl OMAR manipulateur et fomentateur de troubles
inter tribaux et ethniques.
Ici
et là, tous les signes montrent la fin de son règne de président
autoproclamé lors d'élections falsifiées en avril 1999 et
dont la position plus que branlante n'a jamais été autant menacée
qu'actuellement tant sur le plan intérieur qu'extérieur.
Détournements,
corruptions, concussions, trafics d'influences, clientélismes, débauches
et perversités, comme insultes éhontées à notre religion
dont se rend coupable le régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH et de Kadra
MAHAMOUD HAÏD (qui a une grande responsabilité dans la manipulation
des consciences et des éliminations physiques) démontrent
aujourd'hui leurs limites d'influence et le peu de cas que fait l'opinion publique
de la propagande gouvernementale outrancière.

Djibouti
- Les médias gouvernementaux sont seuls autorisés à s'exprimer
- Censure, traitement inique de l'information, propagande outrancière,
Le
diagnostic de la société djiboutienne à l'égard de
la propagande gouvernementale est sans appel et sans équivoque possible
si l'on se réfère à la chute vertigineuse des lecteurs -
nationaux comme internationaux - du journal La Nation comme des communiqués
de l'ADI.
Censure, traitement
inique de l'information, propagande outrancière, bref... toutes choses
qui discréditent d'autant les médias d'État, au moment où
ceux de l'opposition en exil continuent de gagner leurs notes de noblesse au sein
de l'opinion alors qu'à Djibouti tout ce qui n'a pas odeur d'Ismaïl
ou de la Kabyo est voué à se taire ou à goûter aux
affres d'une cellule à Gabode.
Mais
comme tout diagnostic requiert toujours une thérapie , épisodiquement
nous incitons les journalistes du " service public " à plus d'objectivité
dans le traitement de l'information, et à garantir un accès équitable
de leurs organes respectifs, à toutes les sensibilités. Oui mais
voilà, il n'existe qu'une sensibilité journalistique autorisée
à s'exprimer et financée par le pouvoir., c'est celle
de la " pensée unique " imposée par la nomenklatura du
Palais de l'Escale.
A
l'heure des nouvelles technologies de l'information et de la communication (internet),
il est inutile de vouloir cacher la moindre information, dans la mesure où
les gens peuvent la découvrir à tout point du globe, ce qui provoque
bien des colères au sein du pouvoir d'Ismaïl OMAR GUELLEH.
Les
vérités émergent, chacun en prend pour son grade
.
et s'affole !.
Ce
ne sont pas Fathi A BELIKI comme bien d'autres qui nous contrediront sur ce point.
A Djibouti, aucune
voie officielle - ne serait ce qu'un Député - ne s'est publiquement
insurgée contre les genres de pratiques de monopole de l'information déformée
observées dans les médias d'État.
Ces
derniers, il faut le souligner, ont été instrumentalisés
par le pouvoir en place, aux fins de propagande, de désinformation et d'endoctrinement
des masses populaires. Le concept du "journalisme de la pensée unique"
est le socle d'intervention des médias d'État auxquels un canevas
est tracé et duquel il ne convient nullement de s'en écarter
C'est
indéniablement en pleine conscience du danger que peut engendrer l'usage
des médias pour l'émergence de valeurs et de pensées pluralistes
que le président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH verrouille
l'ouverture.
Le problème
de fond, c'est que dans notre pays on confond volontairement médias publics
et organes du parti - tout comme finances publiques et privées
-
, en ce sens que la télévision, la radio et le journal de l'État
sont monopolisés par la formation au pouvoir, le RPP.
Aussi,
le critère de nomination de leurs responsables est essentiellement partisan.
Comme dans la
haute administration, la " promotion de la compétence et au mérite
" étant le dernier souci des dirigeants qui ne pensent qu'à
"placer des gens sûrs", c'est-à-dire dont la fidélité
ne souffre d'aucun doute, il va donc de soi que les personnes promues sur cette
base, conscientes par conséquent qu'elles ne méritent pas leurs
places, fassent de l'activisme politique au sein de ces médias. Parfois,
leur comportement est à la limite de la "dévotion partisane".
Pour
restituer aux médias d'État leur mission de service public et d'information
des citoyens, il faudrait nécessairement changer le mode d'accession à
leur direction.
En
lieu et place de la coloration politique, il faut déterminer des critères
objectifs qui puissent mettre en compétition tous les prétendants
aux postes de direction. Cette sélection opérée sous la supervision
d'un Conseil Supérieur de la Communication donnera, par la même occasion,
les moyens à cette structure de contrôler les actes des responsables
des médias publics et éventuellement de les sanctionner.
A
notre humble avis, c'est la seule manière de procéder, pour faire
retrouver à ces organes leur mission de service public. Il y va d'ailleurs
de leur survie, surtout dans un contexte marqué par l'émergence
continue des médias indépendants et libres s'exprimant sur internet.

L'heure
du bilan est arrivé, c'est une " affaire " entre Djiboutiens
pour la restauration de la République et de l'État de Droit dans
notre pays.
Aujourd'hui,
l'heure du bilan a sonné et il est nécessaire que la position et
la politique de la France envers les populations djiboutiennes soient clairement
établies.
En
effet et de par notre longue histoire commune, la France porte une responsabilité
morale et politique envers les populations djiboutiennes comme nous avons des
responsabilités vis à vis d'elle, notamment en matière de
"bonne gestion" des Aides financières qu'elle nous octroie..
L'heure
de rendre des comptes est arrivée pour le gouvernement d'Ismaïl OMAR
GUELLEH.
Plus
que jamais et dans les mois qui suivront la France aura une responsabilité
morale envers les Djiboutiens et les Djiboutiennes, et personne ne niera qu'un
pays risquerait la vie de ses soldats s'il n'y trouvait un intérêt
et fasse le bon choix sur l'instant en privilégiant
l'amorce de démocratie voulue par tout un peuple face
à une dictature arrivée au "bout du rouleau" ...
En
5 années, Djibouti n'a acquis aucune richesse ni prospérité
nationale.
Notre
pays comme ses populations ont besoin d'apport de technologie et de constructions
cohérentes facilitant l'emploi. Il est tout à fait normal qu'il
y ait des intérêts mutuels entre la région qui doit se développer
et d'autres pays, avec l'UE, y compris avec les USA.

La
demande des populations djiboutiennes est que nul ne vienne du monde occidental
s'interposer ou fasse arbitrairement usage d'accords de défense qui n'auraient
pas lieu d'être.
Les
changements profonds qui vont intervenir entraîneront des répercussions
importantes sur notre avenir et sur le destin de chacun d'entre nous.
Mais
il est important - qu'en préalable - les conditions de ces changements
en soient clairement établies, comme le demandent les membres du gouvernement
en exil qui considèrent que c'est une condition essentielle pour un développement
de la coopération avec les grandes puissances occidentales présentes
sur notre sol national.

En
politique comme dans la vie, rien n'arrive sans raison ; l'absence totale de liberté
et de démocratie est l'une des raisons majeures qui nous force aujourd'hui
à " Agir pour changer les choses et restaurer
l'État républicain".
Après
une période de 5 années d'une présidence autoproclamée
qui n'a consenti aucun effort pour reconstruire et assurer le développement
économique, social et politique,
après
les espoirs déçus d'une réelle ouverture au pluralisme politique
et à la liberté,
après
que de nouvelles générations soit nées et qu'elles aient
grandi dans la souffrance depuis l'accession de notre pays à l'indépendance
- des générations de la liberté, des générations
purement djiboutiennes,
aucun
Djiboutien, aucune Djiboutienne ne peut accepter
maintenant et plus longtemps le maintien de la dictature dans notre pays qui constitue
un retour en arrière alors que l'histoire se répéterait si
nous acceptions qu'aux élections présidentielles falsifiées
de 1999 succèdent celles de 2005 dans les mêmes conditions
de préparation et de déroulement, donc de résultats connus
par avance.
Ces
nouvelles générations nous demandent de leur rendre des comptes
et nous interrogent sur la démocratie et la liberté, la paix et
la coexistence pacifique des peuples au sein d'un même pays comme des relations
futures entretenues avec les pays limitrophes avec qui nous devons développer
des relations économiques sur des bases équitables et de confiance
partagée sur le plan politique.
Nos
anciens, comme ces jeunes générations djiboutiennes nous parlent
un langage aspirant au respect du pluralisme des pensées constructives
; ce langage que le gouvernement affairiste actuel d'Ismaïl
OMAR GUELLEH ne comprend pas et persiste à ne pas vouloir comprendre.
Nous
avons fait tous les pas nécessaires restant en conformité avec les
critères imposés par la légalité républicaine.
Il nous a été répondu par
des tentatives d'élimination physique !!!.
Le
Mouvement Djiboutien de Libération Nationale a répondu à
toutes les exigences républicaines et a accompli parfaitement en presque
trois années ses devoirs tout en alertant les instances internationales.
A
compter de ce jour, c'est le régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH qui est
mis en examen ; le jour de la Libération nationale est proche !.

Page
d'humour et de dérision





Spectacle
radieux et harmonieux qu'offre le "couple impérial".
Comme
elle le fit avec son précédent époux, la KABYO - dernière
dame de "l'Empire bananier" - dispose d'arguments persuasifs et frappants
pour obtenir TOUT ce qu'elle veut, comme faire nommer qui elle veut où
elle le veut.... et "virer" les autres ...