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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

06/12/04
- KENYA - Net recul de la corruption selon un récent
rapport.
Bouh
WARSAMA.
L'organisation
Transparency International - qui est basée à Berne en Suisse - a
produit récemment un rapport portant sur une évaluation du niveau
de corruption dans les différents pays du monde. Selon le document, la
campagne lancée par le gouvernement kenyan pour lutter contre ce fléau
économique semble donner des premiers résultats probants.
Ce
sondage indique que les sommes en pots-de-vin divers que versent les Kenyans ont
baissé d'un tiers durant l'année 2003 alors que - par ailleurs -
le montant de chaque pot de vin semble quant à lui être en augmentation
; ceci confirmant les conclusions d'une série d'enquêtes de Justice,
des procédures d'arrestations et des incarcérations qui en ont découlé
notamment dans les milieux de la Police ces derniers mois.

Croisade
gouvernementale
Rappelons
que dès son accession à la présidence du Kenya, le président
M Mwaï Kibaki a été confronté à deux grands héritages
politiques des plus difficiles consistant,
d'une
part le fait que les bailleurs des Fonds internationaux - tel le FMI - avaient
suspendu leur aide au pays depuis l'année 2000 sous l'ancien président
Daniel Arap Moï pour des raisons de corruptions
endémiques qui ont longtemps gangrené l'Économie nationale
et de la société kenyanes,
d'autre
part il avait sur les bras la tristement célèbre affaire Goldenberg,
qui impliquait l'exportation fictive d'or et de diamant
du Kenya au début des années 1990 pour un montant de 600 millions
d'USD qui s'étaient volatilisés ....

L'ancien
président Daniel Arap Moï
Cette
somme fut soutirée des coffres du gouvernement à la suite de l'escroquerie,
qui a contribué à la décision conjointe prise par le Fonds
monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) en 2000 de suspendre
l'aide au Kenya, alors que l'ex président Daniel
Arap Moï a été impliqué dans le scandale Goldenberg.
L'actuel
chef de l'État Mwaï Kibaki, avait annoncé lors de sa campagne
pour les élections que la lutte anti-corruption serait une de ses priorités.
A son actif, le gouvernement a créé une
commission anti-corruption qui est dirigée par le juge à la retraite
Aaron Ringera qui très vite va faire procéder à l'incarcération
de plus de 25 juges et Magistrats mis en accusation pour corruption et qui s'étaient
refusés à "rentrer dans le rang".
L'ancien
président de Tribunal du Kenya, John Githongo, a également été
nommé secrétaire permanent de l'éthique et de la gouvernance.

Corruption
en baisse
Le
rapport de Transparency international est formel : : l'organisation a constaté
une "baisse significative" de la corruption.
Le
nombre des cas où des pots-de-vin ont été sollicités
est tombé selon elle de 65 % à 40%. La somme moyenne versée
chaque mois par les Kenyans dans ce genre de paiements, autrefois de 3,905 shillings
(environ 25 000 francs CFA), n'est plus que de 1261 shillings (environ 8000 francs
CFA).
Mais le montant
de chaque versement individuel est passé en moyenne de 28
dollars (environ 14 500 CFA) à 48 dollars
(près de 25 000 CFA).

Premiers
résultats suite aux Commissions rogatoires et aux investigations internationales
lancées par la nouvelle Justice du Kenya.
Le
gouvernement kenyan vient d'indiquer qu'il a retrouvé la trace d'une très
forte somme d'argent en millions d'USD dans les comptes étrangers de trois
Kenyans dont les noms n'ont pas été révélés.
Le
ministre de la Justice Kiraitu Murungi a déclaré que bien qu'ils
soit parfaitement identifiés, la divulgation des noms des trois individus
concernés au stade actuel des investigations pourrait compromettre le bon
déroulement de l'enquête.
Il
a par ailleurs affirmé clairement que l'argent avait été
soustrait hors du Kenya lors d'affaires de corruptions sous l'ancien régime
du président Daniel Arap Moï.
Le
Président Mwai Kibaki a quant à lui rappelé qu'il s'est engagé
publiquement devant les populations du Kenya à faire du combat contre la
corruption l'un des axes principaux de son programme de redressement économique.

Le
président Mwaï Kibaki
Le
ministre de la Justice Kiraitu Murungi a ajouté que des investigateurs
spécialisés et basés en Grande-Bretagne avaient été
missionnés pour examiner la situation, et pourraient
confirmer officiellement la découverte de sommes bien plus importantes
déposées par les hommes d'affaires kenyans dans des comptes étrangers
tout en ajoutant que ceci générerait des frais importants
pour récupérer les sommes détournées.
La
semaine dernière, quatre hauts fonctionnaires kenyans ont été
suspendus de leurs fonctions et mis en arrestation suite aux résultats
des investigations menées par la Justice.
Le
bruit circule quant à l'implication éventuelle de deux ministres
qui seraient sur la sellette.

Quoi
qu'il en soit, en nommant une Commission anti-corruption qui est dirigée
par le juge à la retraite Aaron Ringera, le président Mwaï
Kibaki a respecté ses engagements politiques.
Il
commence a obtenir les premiers résultats en matière de redressement
de l'Économie du pays qui va de pair avec la lutte contre la corruption
qui avait gangrené l'État sous son prédécesseur
Daniel Arap Moï tout en faisant fuir du pays les investisseurs locaux comme
étrangers.
Reconnaissons
au présidant Mwaï Kibaki un grand courage et une prise de risque politique.

