COURRIERS Dernière
modification : le
09-Mai-2002 0:01
(GMT+1 / Bruxelles)
08/05/02
Courrier de confirmation des premiers accords concernant les enveloppes
budgétaires qui pourraient être accordées pour 2003
- 2004 aux étudiants djiboutiens, par la Fédération
des Universités flamandes.
Courrier
à lattention de Monsieur Carl Michiels Monsieur
François Stepman
Fédération
des Universités flamandes
Bruxelles Royaume de Belgique
Bruxelles le mercredi
8 mai 2002.
Références
: n° 02 05 07/12 / MSA
Messieurs,
En prolongement
de notre entretien de ce jour, je tiens tout dabord à vous
remercier pour lexcellent accueil que vous avez bien voulu nous
réserver mais aussi pour lattention toute particulière
dont vous avez fait preuve pour ce qui concerne létude
de la résolution des difficultés financières auxquelles
sont confrontées les familles djiboutiennes dont les enfants,
étudiantes et étudiants, souhaitent acquérir des
savoirs et des savoirs faire en accédant aux Universités
flamandes du Royaume de Belgique.
Comme je lai
précisé, la situation que jose hélas affirmer
de désastre économique et qui prévaut à
Djibouti ne permet pas aux familles, qui sappauvrissent de semaine
en semaine, de disposer des moyens financiers nécessaires pour
offrir la possibilité à leurs enfants, malgré leurs
capacités, de poursuivre leurs études dans lune
des Universités ou Etablissements dEurope.
Compte tenu du fait
que les enveloppes budgétaires sont attribuées pour la
prochaine rentrée universitaire, nous avons pris bonne note de
votre décision doctroyer des bourses aux étudiantes
et aux étudiants djiboutiens qui en feraient la demande pour
lannée scolaire 2003 2004, après étude
de chaque dossier et inscription dans lune des Universités
flamandes.
Nous vous remercions
pour cette mesure qui va totalement dans le sens de notre sollicitation
et sera accueillie très favorablement par notre jeunesse estudiantine.
Pour ce qui concerne
la société djiboutienne proprement dite, il est à
noter que les classes sociales intermédiaires qui existaient
encore jusque dans les années 1990 1991 ont quasiment
disparu, le nivellement sest effectué par le bas et générant
un appauvrissement contre lequel lEtat djiboutien na pris
aucune disposition pour tenter dy porter remède.
Laggravation
de la situation économique, le chômage endémique
qui sest considérablement aggravé et la démographie
sont pour majeure partie à lorigine de ces difficultés
pour ne pas dire de ce drame de dimension nationale car il met en jeu
lavenir de la jeunesse de notre Nation.
En létat
actuel, seules les familles aisées, tout au plus 1% de la population
actuelle, ont le privilège denvoyer leurs enfants pour
poursuivre leurs études, notamment en France, et il est regrettable
de constater, une fois encore, que cest vers elles et exclusivement
vers elles que vont les aides et les attributions des bourses inhérentes
par lEtat djiboutien.
Pour cette raison,
nous souhaitons que lesdites bourses soient versées directement
aux étudiantes et étudiants attributaires et quelles
ne transitent pas par un quelconque service de lEtat qui, une
fois encore, procéderait à leur répartition à
partir dobscurs critères quil ne peut justifier.
Votre proposition
daider les familles, notamment les plus défavorisées,
en accordant des bourses à notre jeunesse estudiantine constitue
une excellente initiative à laquelle nous adhérons et
correspondant à notre volonté « dégalité
des chances » de chacune et de chacun en matière dEducation
et de Formation professionnelle.
Notre Nation est
une réalité, il nexiste pas de fatalité quant
à la situation désastreuse que vivent au quotidien nos
familles et nos compatriotes en République de Djibouti.
En créant
ce gouvernement en exil nous avons pris le parti dune démarche
légale et responsable en explicitant clairement les difficultés
de la population djiboutienne dans son ensemble et les risques de soulèvement
qui en découlent afin dinciter les instances internationales
à soutenir notre volonté de changement qui sinscrit
en dehors des tribalismes destructeurs.
Le projet du Gouvernement
en Exil de Djibouti comporte un volet ambitieux mais réaliste
en matière dEducation et de Formation professionnelle,
qui est lune de nos grandes priorités.
Trop longtemps confinés
dans un enfermement politique obsolète et contraignant qui porte
préjudice à lavenir de nos enfants et maintient
une majeure partie dentre eux dans lignorance du monde extérieur
et de ce quil sy fait, les véritables acteurs du
monde éducatif djiboutien que sont nos enseignants contestent
à Djibouti et depuis de nombreuses années de telles pratiques.
LEnseignement
doit rester le champ dexpériences des pédagogues,
pour revenir à sa finalité première.
Combattre lanalphabétisme
en donnant à lenfant les bases indispensables de la lecture,
de lécriture et du calcul reste notre Combat de fond en
matière dEducation.
Lapprentissage
des langues étrangères dès le cycle de primaire
est indispensable de même que lintroduction des nouvelles
technologies dès le plus jeune âge telles que linformatique
et la pratique dinternet . ; puis leur permettre daccéder
à un niveau de culture et de connaissances qui les mette à
même de se forger une vision du monde et une idée de leur
propre destin.
Enfin et par la
diversité des options offertes en République de Djibouti
mais surtout dans des pays étrangers avec qui il convient de
développer des accords bilatéraux de coopération
et disposant des enseignements notamment dits de pointe en tel ou tel
domaine, nous devons donner à notre jeunesse estudiantine les
moyens d'acquérir les compétences nécessaires pour
entrer dans la vie active, dans la voie qui correspond à leurs
vux comme à leurs aptitudes et de trouver ainsi leur place
dans la société djiboutienne, cest à dire
lemploi qui leur convient le mieux.
Les échanges
bi-latéraux détudiants, mais aussi des maîtres
du savoir et du savoir faire que sont nos enseignants avec leurs homologues
étrangers, pour des périodes déterminées
et renouvelables doivent être largement favorisées et exploitées
aux fins de conforter leurs acquis et délargir leurs domaines
de compétences ne serait ce quau niveau des méthodes
évolutives en matière de pédagogie et de psychologie
de lenfant et de ladolescent.
Par ailleurs et
pour ce qui concerne le projet dOrganisation non gouvernementale
à but humanitaire et de solidarité entre les peuples belge
et djiboutien, sur lequel nous nous sommes longuement entretenus, nous
sommes tout à fait favorables au principe suivant lequel il convient
dinciter dès à présent les étudiantes
et étudiants de nos pays respectifs à Participer activement
et ensemble à cette initiative.
Pour conclure, les
étudiantes et les étudiants belges et djiboutiens devraient,
de concert, sapproprier dans les meilleurs délais cette
ONG et la dynamiser ensemble tout en faisant Acte et uvre de Solidarité
au profit de ceux qui souffrent.
Nous sommes conscients
de lattention toute particulière que vous ne manquerez
pas de porter au contenu du présent courrier et dans lattente
de vous retrouver, nous vous prions de croire, Messieurs, à lassurance
de nos dévoués sentiments.
Le
Chargé des Affaires étrangères et
de la Coopération Internationale
Monsieur Mohamed Saleh Alhoumekani