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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

09/12/04
- DJIBOUTI - En dépit des Lois
internationales en matière d'asile et de protection des réfugiés
politiques, M Liban HOUSSEIN DJIBAH, chargé de l'Éducation
nationale au sein du GED, a été incarcéré à
la prison de Gabode à Djibouti où il est torturé depuis plus
de 20 jours.
Commission
Justice et des Libertés publiques.
Nous
n'avons de cesse de dénoncer depuis plus de deux années les tentatives
d'éliminations physiques lancées à l'encontre des membres
du Gouvernement en Exil de Djibouti et de leurs familles.
Ces
tentatives perpétrées à Bruxelles comme ailleurs dans les
pays occidentaux ont toujours avorté jusqu'à ce jour et notamment
celle d'enlèvement d'il y a un peu plus d'un an à l'encontre des
enfants de l'ex commandant de la Garde Présidentielle, M Ali ABDILLAHI
IFTIN.
Magré
les méthodes les plus abjectes utilisées par le pouvoir en place
à Djibouti pour contraindre nos membres, nos amis (es) au silence et relèvant
de la transgression de toutes les lois tant nationales qu'internationales ne serait
ce qu'en matière de Respect des Droits Humains, le
Gouvernement en Exil n'a pas cédé et ne cédera pas
; ni aux menaces, ni aux tentatives de subornation ou d'achat des consciences
par l'attribution de privilèges.

M
Liban HOUSSEIN DJIBAH
Il
y a de cela une vingtaine de jours, M Liban HOUSSEIN DJIBAH a été
amené de l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles - apparemment sous
couvert diplomatique et dans des conditions qui restent à définir
mais qui de facto transgressent les Lois internationales - à
Djibouti où pour des raisons exclusivement d'ordre d'appartenance politique
il a aussitôt - et dès sa
descente d'avion - été
incarcéré à la prison de Gabode
dans une cellule d'isolement sans être présenté devant ce
qui fait office de justice locale.
D'après
tous les renseignements qui se sont confirmés
M
Liban HOUSSEIN DJIBAH a été
torturé à plusieurs reprises par les agents des Services Djiboutiens
de Sécurité sur ordre et en présence de Mme Kadra MAHAMOUD
HAÏD, épouse du président autoproclamé Ismaïl OMAR
GUELLEH.
M
Liban HOUSSEIN DJIBAH a été
"mis au secret", il n'est pas autorisé à recevoir de visite
y compris de sa famille et ne peut pas être assisté par un Avocat
pour défendre ses droits.

Le
courage de dénoncer ce qui doit l'être.
Cet
acte indigne et assimilable à une prise en otage de M
Liban HOUSSEIN DJIBAH sur
le territoire de la Belgique
et les tortures dont il est victime font
suite à la mise en accusation sur le plan tant national qu'international
de Mme Kadra MAHAMOUD HAÏD notamment dans le meurtre prémédité
et par empoisonnement qu'elle a perpétré personnellement à
l'encontre de Mme Aîcha BOGOREH (AMIN),
épouse défunte de l'ex président M Hassan GOULED APTIDON.
A
ceci s'ajoutent toutes les accusations justifiées pour
lesquelles le GED met ouvertement en accusation depuis
de nombreux mois Mme Kadra MAHAMOUD HAÏD
l'ordonnatrice d'ignobles
trafics d'enfants depuis mai 1999, à
partir de l'Aéroport international de Djibouti et à destination
des pays occidentaux.

Extrait
de la Convention de Genève.
Art.
3
A cet effet, sont et
demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, à l'égard
des personnes mentionnées ci-dessus:
a.
- Les atteintes portées à la vie et à
l'intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes,
les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices;
b.
- Les prises d'otages;
c.
- Les atteintes à la dignité des personnes,
notamment les traitements humiliants et dégradants;
d.
- Les condamnations prononcées et les exécutions effectuées
sans un jugement préalable, rendu par un tribunal régulièrement
constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme indispensables
par les peuples civilisés.
LES
OBLIGATIONS AU NOM DES DROITS HUMAINS RELATIVES AUX RÉFUGIÉES :
-
Déclaration universelle des droits de l'homme,
art. 9, 13, 14 et 15
"
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé
Toute
personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à
l'intérieur d'un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays,
y compris le sien, et de revenir dans son pays
Devant
la persécution, toute personne a le droit
de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays
Tout individu a droit à une nationalité
"
-
Convention relative au statut des réfugiés,
art. 3, 4, 21, 22,
23, 24, 26, 33 et 34
"
Les Etats contractants appliqueront les dispositions de cette Convention aux réfugiés
sans discrimination quant à la race, la religion ou le pays d'origine
Les
Etats
accorderont aux réfugiés sur leur territoire un traitement
au moins aussi favorable que celui accordé aux nationaux en ce qui concerne
la liberté de pratiquer leur religion
En
ce qui concerne le logement, les Etats
accorderont
aux réfugiés
un traitement aussi favorable
que celui qui est accordé,
dans les mêmes circonstances, aux étrangers en général.
Les
Etats contractants accorderont aux réfugiés le même traitement
qu'aux nationaux en ce qui concerne l'enseignement
le même traitement
en matière d'assistance et de secours publics
le même traitement
en ce qui concerne
: la rémunération
la durée
du travail
l'âge d'admission à l'emploi
la sécurité
sociale
Tout Etat
accordera aux réfugiés
le
droit d'y choisir leur lieu de résidence et d'y circuler librement sous
les réserves instituées par la réglementation applicable
aux étrangers en général dans les mêmes circonstances
Aucun
des Etats
n'expulsera ou ne refoulera
un réfugié sur
les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait
menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité,
de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques
Les Etats
faciliteront
l'assimilation et la naturalisation
des réfugiés
"
-
Convention contre la torture, art.3
"
Aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers
un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque
d'être soumise à la torture.
-
Pacte international relatif aux droits civils et politiques, art. 2, 12, 13, 14
et 26
"
Tout Etat partie
s'engage à respecter et assurer à tous les
individus se trouvant sur leur territoire
les droits
sans distinction
aucune notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinions
politiques ou de tout autre opinion, l'origine nationale ou sociale, la propriété,
la naissance ou tout autre situation
Quiconque
se trouve légalement sur le territoire d'un Etat a le droit d'y circuler
et d'y choisir librement sa résidence. Toute personne est libre de quitter
tout pays, y compris le sien.
Un
étranger qui se trouve légalement sur le territoire d'un Etat partie
ne peut être expulsé qu'en exécution d'une décision
prise conformément à la loi et
il doit pouvoir la possibilité
de faire valoir les raisons qui militent contre son expulsion et de faire examiner
son cas par l'autorité compétente
Tous
sont égaux devant les tribunaux et les cours de justice
La
loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes les personnes
une protection égale et efficace contre toute discrimination. "
..

La
torture à Djibouti est une réalité
Une
fois encore démonstration est faite qu'en dépit des lois internationales
- pourtant ratifiées par la République de Djibouti - la
dictature djiboutienne actuelle n'a pas de limite dans les procédures d'élimination
physique lancées à l'encontre des opposants politiques et de leurs
familles.
Dans
un pays qui prétend être " celui des braves " et de surcroît
censé être une République francophone, une
épouse de président autoproclamé a le pouvoir de faire mettre
à nu un opposant politique et de le faire ensuite torturer selon son bon
vouloir afin d'obtenir des renseignements sur les informateurs du GED à
Djibouti et sur ceux du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale.
La
bestialité d'un être à l'état primitif qui se prétend
être"femme" en l'espèce et supposée première
dame d'un pays, la pousse jusqu'à assister aux séances de torture
dont est victime M Liban HOUSSEIN DJIBAH.

Dès
ce jour jeudi 9 décembre 2004, le Gouvernement en Exil de Djibouti va effectuer
dans l'urgence toutes les démarches nécessaires auprès des
instances internationales compétentes et des Associations comme des Organismes
de Défense des Droits Humains afin de faire condamner
sur le plan international le gouvernement djiboutien actuel, faire cesser les
tortures dont est victime à Djibouti M Liban HOUSSEIN DJIBAH et d'obtenir
son transfert en Belgique qui est sa terre d'accueil selon les Lois internationales.