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Dernière modification : le 09-Déc-2004 1:43 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

http://www.gouv-exil.org/

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

09/12/04 - DJIBOUTI - En dépit des Lois internationales en matière d'asile et de protection des réfugiés politiques, M Liban HOUSSEIN DJIBAH, chargé de l'Éducation nationale au sein du GED, a été incarcéré à la prison de Gabode à Djibouti où il est torturé depuis plus de 20 jours.

Commission Justice et des Libertés publiques.

 

Nous n'avons de cesse de dénoncer depuis plus de deux années les tentatives d'éliminations physiques lancées à l'encontre des membres du Gouvernement en Exil de Djibouti et de leurs familles.

Ces tentatives perpétrées à Bruxelles comme ailleurs dans les pays occidentaux ont toujours avorté jusqu'à ce jour et notamment celle d'enlèvement d'il y a un peu plus d'un an à l'encontre des enfants de l'ex commandant de la Garde Présidentielle, M Ali ABDILLAHI IFTIN.

Magré les méthodes les plus abjectes utilisées par le pouvoir en place à Djibouti pour contraindre nos membres, nos amis (es) au silence et relèvant de la transgression de toutes les lois tant nationales qu'internationales ne serait ce qu'en matière de Respect des Droits Humains, le Gouvernement en Exil n'a pas cédé et ne cédera pas ; ni aux menaces, ni aux tentatives de subornation ou d'achat des consciences par l'attribution de privilèges.

 

M Liban HOUSSEIN DJIBAH

Il y a de cela une vingtaine de jours, M Liban HOUSSEIN DJIBAH a été amené de l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles - apparemment sous couvert diplomatique et dans des conditions qui restent à définir mais qui de facto transgressent les Lois internationales - à Djibouti où pour des raisons exclusivement d'ordre d'appartenance politique il a aussitôt - et dès sa descente d'avion - été incarcéré à la prison de Gabode dans une cellule d'isolement sans être présenté devant ce qui fait office de justice locale.

D'après tous les renseignements qui se sont confirmés

M Liban HOUSSEIN DJIBAH a été torturé à plusieurs reprises par les agents des Services Djiboutiens de Sécurité sur ordre et en présence de Mme Kadra MAHAMOUD HAÏD, épouse du président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH.

M Liban HOUSSEIN DJIBAH a été "mis au secret", il n'est pas autorisé à recevoir de visite y compris de sa famille et ne peut pas être assisté par un Avocat pour défendre ses droits.

Le courage de dénoncer ce qui doit l'être.

Cet acte indigne et assimilable à une prise en otage de M Liban HOUSSEIN DJIBAH sur le territoire de la Belgique et les tortures dont il est victime font suite à la mise en accusation sur le plan tant national qu'international de Mme Kadra MAHAMOUD HAÏD notamment dans le meurtre prémédité et par empoisonnement qu'elle a perpétré personnellement à l'encontre de Mme Aîcha BOGOREH (AMIN), épouse défunte de l'ex président M Hassan GOULED APTIDON.

A ceci s'ajoutent toutes les accusations justifiées pour lesquelles le GED met ouvertement en accusation depuis de nombreux mois Mme Kadra MAHAMOUD HAÏD l'ordonnatrice d'ignobles trafics d'enfants depuis mai 1999, à partir de l'Aéroport international de Djibouti et à destination des pays occidentaux.

Extrait de la Convention de Genève.

Art. 3
……………………
A cet effet, sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, à l'égard des personnes mentionnées ci-dessus:

a. - Les atteintes portées à la vie et à l'intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices;

b. - Les prises d'otages;

c. - Les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants;

d. - Les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable, rendu par un tribunal régulièrement constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme indispensables par les peuples civilisés.


LES OBLIGATIONS AU NOM DES DROITS HUMAINS RELATIVES AUX RÉFUGIÉES :

- Déclaration universelle des droits de l'homme,
art. 9, 13, 14 et 15

" Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé …

Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays …

Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays … Tout individu a droit à une nationalité… "

- Convention relative au statut des réfugiés,
art. 3, 4, 21, 22, 23, 24, 26, 33 et 34

" Les Etats contractants appliqueront les dispositions de cette Convention aux réfugiés sans discrimination quant à la race, la religion ou le pays d'origine…

Les Etats … accorderont aux réfugiés sur leur territoire un traitement au moins aussi favorable que celui accordé aux nationaux en ce qui concerne la liberté de pratiquer leur religion …

En ce qui concerne le logement, les Etats … accorderont … aux réfugiés … un traitement aussi favorable … que celui qui est accordé, dans les mêmes circonstances, aux étrangers en général.

Les Etats contractants accorderont aux réfugiés le même traitement qu'aux nationaux en ce qui concerne l'enseignement … le même traitement en matière d'assistance et de secours publics … le même traitement … en ce qui concerne … : la rémunération …la durée du travail … l'âge d'admission à l'emploi … la sécurité sociale …Tout Etat … accordera aux réfugiés … le droit d'y choisir leur lieu de résidence et d'y circuler librement sous les réserves instituées par la réglementation applicable aux étrangers en général dans les mêmes circonstances …

Aucun des Etats … n'expulsera ou ne refoulera … un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques … Les Etats … faciliteront …l'assimilation et la naturalisation des réfugiés… "

- Convention contre la torture, art.3

" Aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture.

- Pacte international relatif aux droits civils et politiques, art. 2, 12, 13, 14 et 26

" Tout Etat partie … s'engage à respecter et assurer à tous les individus se trouvant sur leur territoire …les droits … sans distinction aucune notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinions politiques ou de tout autre opinion, l'origine nationale ou sociale, la propriété, la naissance ou tout autre situation…

Quiconque se trouve légalement sur le territoire d'un Etat a le droit d'y circuler et d'y choisir librement sa résidence. Toute personne est libre de quitter tout pays, y compris le sien.

Un étranger qui se trouve légalement sur le territoire d'un Etat partie … ne peut être expulsé qu'en exécution d'une décision prise conformément à la loi et … il doit pouvoir la possibilité de faire valoir les raisons qui militent contre son expulsion et de faire examiner son cas par l'autorité compétente…

Tous sont égaux devant les tribunaux et les cours de justice…

La loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes les personnes une protection égale et efficace contre toute discrimination. "

……………………………..

La torture à Djibouti est une réalité

Une fois encore démonstration est faite qu'en dépit des lois internationales - pourtant ratifiées par la République de Djibouti - la dictature djiboutienne actuelle n'a pas de limite dans les procédures d'élimination physique lancées à l'encontre des opposants politiques et de leurs familles.

Dans un pays qui prétend être " celui des braves " et de surcroît censé être une République francophone, une épouse de président autoproclamé a le pouvoir de faire mettre à nu un opposant politique et de le faire ensuite torturer selon son bon vouloir afin d'obtenir des renseignements sur les informateurs du GED à Djibouti et sur ceux du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale.

La bestialité d'un être à l'état primitif qui se prétend être"femme" en l'espèce et supposée première dame d'un pays, la pousse jusqu'à assister aux séances de torture dont est victime M Liban HOUSSEIN DJIBAH.

Dès ce jour jeudi 9 décembre 2004, le Gouvernement en Exil de Djibouti va effectuer dans l'urgence toutes les démarches nécessaires auprès des instances internationales compétentes et des Associations comme des Organismes de Défense des Droits Humains afin de faire condamner sur le plan international le gouvernement djiboutien actuel, faire cesser les tortures dont est victime à Djibouti M Liban HOUSSEIN DJIBAH et d'obtenir son transfert en Belgique qui est sa terre d'accueil selon les Lois internationales.