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Dernière modification : le 10-Déc-2004 22:19 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

10/12/04 - DJIBOUTI - Le "Paradis de la torture" alors que le 10 décembre, c'est la journée internationale des droits de l'homme.

M Bouh Warsama.

En matière de torture et d'élimination physique sous le régime djiboutien actuel, entre ce qui est dit par une odieuse propagande gouvernementale mensongère et ce qui est fait, il y a un monde.

En réalité le gouvernement d'Ismaïl OMAR GUELLEH a monté depuis des années tout un stratagème pour éviter que les instances de contrôle international en matière de Respect des Droits humains ne découvrent ce qu'il se passe réellement dans ses prisons.

Il lui suffit de déplacer pour cela et de centre de détention en centre de détention les " prisonniers politiques " au moment des visites de contrôle des prisons effectuées par lesdits organismes internationaux et de faire taire les familles à Djibouti par la menace puis l'achat éventuel des consciences.

C'est ce que l'on dénomme comme étant la pratique labellisée par le régime ismaïlien, la politique " al siyasat al assa mâ al gazar " (le bâton et/ou la carotte).

En faisant usage de la politique dépravée et tortionnaire qui le caractérise - le régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH enferme les dissidents dans des cellules dites " de sécurité " et en isolement en interdisant toute visite de leurs familles tout comme le fait de pouvoir être assisté par un Avocat du barreau de Djibouti.


La politique djiboutienne est ainsi devenue un étroit territoire de la " pensée unique, dictatoriale et sanguinaire " dans lequel aucun droit d'expression, aucune discussion ou contestation des pratiques du régime n'est possible.

Ceci nous remet en mémoire un interview datant de 1994 au cours duquel M. Aboubaker MOUSSA, journaliste attaché à Ismaïl OMAR, lui avait posé une question lors de l'émission télévisée MAHAKAROUNAH ( carte sur table ).

A la question posée " l'État (entendez par là IOG) a t-il l'intention de former un gouvernement d'union nationale ? "

Ismaïl OMAR GUELLEH avait répondu :

" On donne quelque chose à qui a pris les armes contre nous, c'est tout !. Le FRUD est le seul qui a mérité d'avoir une récompense et pas d'autres groupes".

La messe était dite !, nous avions compris alors que les archives de la RTD sont là pour témoigner de ses propos mais il est curieux que beaucoup n'aient pas la même mémoire que nous avons de cette époque et des quelques 3 années qui l'auront précédée et qui lui succéderont.

Chaque lecteur et lectrice appréciera quelles étaient ses intentions alors qu'il gouvernait déjà l'État en sous main il y a de cela 10 ans.

Quant aux utopistes ou rêveurs financés voulant nous laisser croire qu'Ismaïl OMAR pourrait accepter l'instauration d'une amorce de démocratie, ils n'ont pas saisi sa pensée ou ne veulent pas comprendre que le seul langage que connaît le tyran djiboutien est celui des armes et des claquements de culasses pour ensuite appeler "Au secours la France !" et tenter de nous rejouer la manipulation de 1991 contre les Afars..


Être prisonnier politique à Djibouti c'est la pire des incarcérations qu'il soit, bien pire qu'à La Havane dont le système Ismaïlien s'inspire.

A la Havane ils ont au moins droit à quatre heures de soleil par semaine et on leur interdit de voir la télévision présente dans les prisons, d'entendre la radio et ils ne peuvent lire que les livres déterminés par la police politique ; à Djibouti on les extrait de leur cellule pour les passer dans la salle de tortures et si musique il y a c'est exclusivement pour tenter de masquer les cris de leurs supplices.

Tout ceci a fait l'objet de multiples déclarations d'ex torturés réfugiés en Belgique qui concordent et qui ont témoigné des pires atrocités perpétrées par des hommes des Services Djiboutiens de Sécurité triés sur le volet parmi les psychopathes. Aliénés mentaux importés de Somalie qui avaient servi sous les ordres de Syiad Barré et qui sont aux ordres aujourd'hui du régime ismaïlien de toutes les irresponsabilités et de la barbarie travesties par une propagande qui ne trompe personne.

Que l'on soit détenteur de renseignements ou qu'on ne le soit pas peu importe !, car le supplicié opposant politique avouera forcément TOUT ce que les tortionnaires veulent entendre et sous le sourire goguenard du donneur ou de la donneuse d'ordres car aussi paradoxal que cela pourrait paraître celle qui se considère comme la " patronne de Djibouti " (d'après les témoignages recueillis par des suppliciés) participe activement aux tortures des opposants qui la mettent directement en cause et y prendrait un certain plaisir apparent ; ceci a un nom en psychiatrie de l'humain !.... si dans ce cas on peut parler d'humain ou d'humanité !!!

Pour les suppliciés les soins médicaux élémentaires comme toutes les visites sont proscrits afin que NUL - mis à part les tortionnaires - ne puisse témoigner un jour, hormis la victime si elle s'en sort.

Dans ces formes de cachot avec un trou percé dans le sol en guise de cuvette de WC, les opposants politiques sont privés de tout contact avec le monde extérieur et avec les autres reclus.

On leur refuse la lumière du jour suivant l'humeur des gardiens et les ordres reçus suivant une procédure qui les amène jusqu'à l'aliénation si ces formes variées de supplices persistent.

Bien des jeunes intellectuels Afars que l'on a accusé à tort de fomenter des attentats - alors qu'ils étaient organisés sur ordre d'Ismaïl OMAR GUELLEH - ont goûté de ce régime que peu dans le monde occidental ont connaissance.

Beaucoup dans cette jeunesse intellectuelle suppliciée ont TOUT avoué de ce qu'ils ignoraient pour qu'on allège leurs souffrances.

Les attentats passés comme à venir c'était eux et qu'une branche tombe à l'autre bout du pays ce ne pouvait qu'être eux....

Ismaïl OMAR GUELLEH comme d'autres affairistes voulaient une guerre contre les Afars pour en tirer d'énormes profits financiers et tromper les Issas, ils y ont réussi tout en laminant en dix années une opposition politique qui n'ose même plus dénoncer ouvertement toutes les atteintes aux droits humains car sous la menace des hommes des Services Djiboutiens de Sécurité qui pour certains - identifiés et localisés - sont prêts à exécuter les pires extrémités qu'on leur commande.

Parmi ses nombreux amis, une pensée hante chaque instant nos esprits.

Qu'a-t-on fait de Liban HOUSSEIN DJIBAH ?.

Quel est son état de santé et simplement une seule question.

Est-il vivant ?.


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