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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

10/12/04
- DJIBOUTI - Le "Paradis de la torture"
alors que le 10 décembre, c'est la journée
internationale des droits de l'homme.
M
Bouh Warsama.
En
matière de torture et d'élimination physique sous le régime
djiboutien actuel, entre ce qui est dit par une odieuse propagande gouvernementale
mensongère et ce qui est fait, il y a un monde.
En
réalité le gouvernement d'Ismaïl OMAR GUELLEH a monté
depuis des années tout un stratagème pour éviter
que les instances de contrôle international en matière de Respect
des Droits humains ne découvrent ce qu'il se passe réellement dans
ses prisons.
Il
lui suffit de déplacer pour cela et de centre de détention en centre
de détention les " prisonniers politiques " au moment des visites
de contrôle des prisons effectuées par lesdits organismes internationaux
et de faire taire les familles à Djibouti par la menace puis l'achat éventuel
des consciences.
C'est
ce que l'on dénomme comme étant la pratique labellisée par
le régime ismaïlien, la politique " al siyasat al assa mâ
al gazar " (le bâton et/ou la carotte).
En
faisant usage de la politique dépravée et tortionnaire qui le caractérise
- le régime d'Ismaïl OMAR GUELLEH enferme les dissidents dans des
cellules dites " de sécurité " et en isolement en interdisant
toute visite de leurs familles tout comme le fait de pouvoir être assisté
par un Avocat du barreau de Djibouti.

La
politique djiboutienne est ainsi devenue un étroit territoire de la "
pensée unique, dictatoriale et sanguinaire " dans lequel aucun droit
d'expression, aucune discussion ou contestation des pratiques du régime
n'est possible.
Ceci
nous remet en mémoire un interview datant de 1994 au cours duquel M. Aboubaker
MOUSSA, journaliste attaché à Ismaïl OMAR, lui avait posé
une question lors de l'émission télévisée MAHAKAROUNAH
( carte sur table ).
A
la question posée " l'État (entendez par là IOG)
a t-il l'intention de former un gouvernement d'union nationale ? "
Ismaïl
OMAR GUELLEH avait répondu :
"
On donne quelque chose à qui a pris les armes contre nous, c'est tout !.
Le FRUD est le seul qui a mérité d'avoir une récompense et
pas d'autres groupes".
La
messe était dite !, nous avions compris alors que les archives de la RTD
sont là pour témoigner de ses propos mais il est curieux que beaucoup
n'aient pas la même mémoire que nous avons de cette époque
et des quelques 3 années qui l'auront précédée et
qui lui succéderont.
Chaque
lecteur et lectrice appréciera quelles étaient ses intentions alors
qu'il gouvernait déjà l'État en sous main il y a de cela
10 ans.
Quant
aux utopistes ou rêveurs financés voulant nous laisser croire qu'Ismaïl
OMAR pourrait accepter l'instauration d'une amorce de démocratie,
ils n'ont pas saisi sa pensée ou ne
veulent pas comprendre que le seul langage que connaît le tyran djiboutien
est celui des armes et des claquements de culasses pour ensuite appeler "Au
secours la France !" et tenter de nous rejouer la manipulation de
1991 contre les Afars..

Être
prisonnier politique à Djibouti c'est la pire des incarcérations
qu'il soit, bien pire qu'à La Havane dont le système Ismaïlien
s'inspire.
A
la Havane ils ont au moins droit à quatre heures de soleil par semaine
et on leur interdit de voir la télévision présente dans les
prisons, d'entendre la radio et ils ne peuvent lire que les livres déterminés
par la police politique ; à Djibouti on les extrait
de leur cellule pour les passer dans la salle de tortures et si
musique il y a c'est exclusivement pour tenter de masquer les cris de leurs supplices.
Tout
ceci a fait l'objet de multiples déclarations d'ex torturés réfugiés
en Belgique qui concordent et qui ont témoigné
des pires atrocités perpétrées par des hommes des Services
Djiboutiens de Sécurité triés sur le volet parmi les psychopathes.
Aliénés mentaux importés de Somalie qui avaient servi sous
les ordres de Syiad Barré et qui sont aux ordres aujourd'hui
du régime ismaïlien de toutes les irresponsabilités et de la
barbarie travesties par une propagande qui ne trompe personne.
Que
l'on soit détenteur de renseignements ou qu'on ne le soit pas peu importe
!, car le supplicié opposant politique avouera forcément TOUT
ce que les tortionnaires veulent entendre et sous le sourire
goguenard du donneur ou de la donneuse d'ordres car aussi paradoxal que cela pourrait
paraître celle qui se considère comme la " patronne de Djibouti
" (d'après les témoignages recueillis par des suppliciés)
participe activement aux tortures des opposants qui la mettent
directement en cause et y prendrait un certain plaisir apparent ; ceci a un nom
en psychiatrie de l'humain !.... si dans ce cas on peut parler d'humain ou d'humanité
!!!
Pour
les suppliciés les soins médicaux élémentaires comme
toutes les visites sont proscrits afin que NUL - mis à part les tortionnaires
- ne puisse témoigner un jour, hormis la victime si elle s'en sort.
Dans
ces formes de cachot avec un trou percé dans le sol en guise de cuvette
de WC, les opposants politiques sont privés de tout contact avec le monde
extérieur et avec les autres reclus.
On
leur refuse la lumière du jour suivant l'humeur des gardiens et les ordres
reçus suivant une procédure qui les amène jusqu'à
l'aliénation si ces formes variées de supplices persistent.
Bien
des jeunes intellectuels Afars que l'on a accusé à tort de fomenter
des attentats - alors qu'ils étaient organisés sur ordre d'Ismaïl
OMAR GUELLEH - ont goûté de ce régime que peu dans le monde
occidental ont connaissance.
Beaucoup
dans cette jeunesse intellectuelle suppliciée ont TOUT avoué de
ce qu'ils ignoraient pour qu'on allège leurs souffrances.
Les
attentats passés comme à venir c'était eux et qu'une branche
tombe à l'autre bout du pays ce ne pouvait qu'être eux....
Ismaïl
OMAR GUELLEH comme d'autres affairistes voulaient une guerre contre les Afars
pour en tirer d'énormes profits financiers et tromper les Issas, ils y
ont réussi tout en laminant en dix années une opposition politique
qui n'ose même plus dénoncer ouvertement toutes les atteintes aux
droits humains car sous la menace des hommes des Services Djiboutiens de Sécurité
qui pour certains - identifiés et
localisés - sont prêts à exécuter les pires
extrémités qu'on leur commande.

Parmi
ses nombreux amis, une pensée hante chaque instant nos esprits.

Qu'a-t-on
fait de Liban HOUSSEIN DJIBAH ?.
Quel
est son état de santé et simplement une seule question.
Est-il
vivant ?.
