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Dernière modification : le 13-Déc-2004 18:03 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

13/12/04 - SPORT - Une affaire d'argent qui représente une activité économique plus que jamais florissante.

M Zeïnab ABDI.

 


Entre Club, sponsors, fédérations sportives nationale et internationale, équipe nationale, les sportifs de haut niveau national comme mondial sont pris dans une nasse d'argent qui leur impose leurs propres lois souvent bien éloignées des règlements sportifs et de l'esprit du Baron Pierre de Coubertin..


Jamais les lois économiques n'ont prévalu à ce point sur les lois sportives.

Le sport professionnel génère aujourd'hui des masses d'argent colossales et représente une activité économique comme une autre avec ses investissements, ses dividendes, ses chiffres d'affaires et ses salaires astronomiques perçus par des " périphériques " qui n'ont rien à voir avec un quelconque mouvement sportif mais passent " à la caisse ".


Si l'on regarde le marché du football, par exemple, il représente actuellement plus de 250 milliards d'€.

Vous avez bien lu ! plus de 250 milliards d'€, soit 1 % du PIB des pays développés.

On assiste depuis près de 20 années à une véritable escalade de l'argent dans le sport, avec l'augmentation pharamineuse des salaires des joueurs que l'on n'ose plus justifier par des " carrières courtes " et le fait qu'ils devraient se prémunir pour la suite, des droits de télédiffusion, des endettements des clubs, des montants des transferts... Au détriment, souvent, de l'esprit sportif mais aussi de la sagesse économique.

La toute puissance de la télévision

Pour l'ensemble des sports, le poids de l'audience directe s'est considérablement réduite depuis le début des années 80, au profit de l'indirecte. Le téléspectateur a ainsi depuis longtemps supplanté le spectateur en tant que premier payeur de spectacles sportifs. Pour prendre un exemple significatif, le football est aujourd'hui financé à 50 % par la télévision.

Les salaires des sportifs

Dans le domaine du ballon rond, le poids de la masse salariale en France a été multipliée par 2,5 en cinq ans. En 1997 et 1998, le salaire moyen d'un joueur était de 15 245 euros par mois. Aujourd'hui, il dépasse les 32 000 euros.

Pour s'être présenté vêtu par son sponsor et non celui de la Fédération nationale, le milieu de terrain international de l'équipe de France - Pirès - s'est fait sanctionner récemment d'une amende considérée comme modeste car étant seulement ….de 50 000 € ; on croit rêver.

A 20 ans, un espoir international comme Djibril Cissé touchait 76 225 euros par mois à Auxerre ! alors que les salaires des stars de l'équipe de France dépassent quant à eux l'entendement.

Mais cette dérive ne concerne pas seulement le football. Ainsi, Michael Schumacher, avec des revenus annuels (salaire Ferrari, contrats personnels et merchandising) de plus de 66,5 millions d'euros (sans compter financièrement d'autres avantages), était le sportif le mieux payé au monde en 2003.

Au-delà de l'aspect loisir, le golf est un véritable business. Le marché mondial de la petite balle est vraiment très important. Le golf, qui compte 50 millions de pratiquants dans le monde, génère en effet un chiffre d'affaires global de plus de 30 milliards de Dollars US (intégrant la puiblicité).

Et les joueurs professionnels qui arpentent les greens font partie des sportifs les mieux payés de la planète. Il n'est pas rare que le vainqueur d'un tournoi, qui se déroule sur quatre jours, gagne un million de dollars. Et contrairement à d'autres sports, on peut jouer au golf très tardivement, la carrière d'un "pro" pouvant ainsi dépasser allégrement le cap des 60 ans.

Les grandes firmes de sport n'hésitent pas à signer des contrats en or avec les champions. Le numéro un mondial du golf en 2000, le jeune Américain Tiger Woods (23 ans), passa un accord avec le fabricant d'articles de sport Nike pour doubler le montant de son contrat de parrainage, qui lui rapporta ainsi entre 80 et 90 millions de dollars par an sur les cinq années qui ont suivi.

Le contrat de 40 millions de dollars qui liait le jeune champion à la firme américaine avait été signé en 1996, alors que Tiger Woods avait déjà gagné trois fois le championnat américain amateurs. Mais, auréolé d'une victoire en 1997 dans le Masters et en août 2000 au championnat USPGA, le numéro un mondial de la spécialité fit monter les enchères et devint ainsi le deuxième athlète le mieux payé par ses sponsors après la superstar du basket Michael Jordan.

Mais cette envolée salariale du sport ne doit pas masquer une réalité bien plus complexe : la majorité des sportifs ne gagnent pas une fortune. Ainsi, seuls un quart des footballeurs de Ligue 1 percevaient, en 2000-2002, un fixe mensuel supérieur à 30 000 euros par mois.

En rugby, 40 % des joueurs avaient, en 2000, un salaire inférieur à 1 500 euros bruts par mois, depuis la situation s'est améliorée car une fronde s'est instaurée au niveau des joueurs alors que les sponsors commençaient à affluer vers ce sport.


La crise financière : le cas des clubs de foot surendettés

L'endettement des clubs français est moins lié à l'explosion de la masse salariale qu'aux lourds investissements réalisés par certaines de ces associations sportives dans les transferts de joueurs depuis quelques années.

Décidé par la Cour européenne de justice, l'arrêt Bosman a révolutionné le monde du football en rendant possible la libre circulation des joueurs au sein de la communauté européenne. La limite de trois joueurs étrangers par club a été levée et induit ainsi l'explosion du système.

Sponsoring : une source de financement énorme

Pour communiquer, les entreprises choisissent des sports, des disciplines ou mieux encore tel ou tel sportif qui colle à leur image ; l'objectif étant d'avoir de bonnes retombées.

Cependant les sommes mises en jeu varient d'un sport à l'autre.

La Formule 1 est de loin le plus cher, avec des montants compris entre 18,3 et 53,4 millions d'euros.

Le cyclisme et le football viennent ensuite avec des budgets unitaires allant respectivement de 6,1 à 7,6 millions d'euros et de 4,6 à 6,1 millions d'euros pour les clubs de L1.

En matière de publicité, un maillot d'une bonne équipe de football se vend environ 3 millions d'euros par an mais peu plus que doubler dans le cas de clubs comme Marseille et le Paris Saint Germain. D'où l'obligation qui est faite aux entraîneurs d'obtenir des résultats au niveau européen sinon c'est le chèque dans la main gauche et la poignée de porte dans la main droite.

Ceci expliquant la " valse des entraîneurs " et en second lieu celle des présidents de grands clubs.

Les vingt-cinq sponsors du tournoi de tennis de Rolland-Garros ont dépensé 24,4 millions d'euros en 2000, la progression est d'environ 15 % chaque année car nombreux sont ceux qui se bousculent au portillon pour sponsoriser l'un des grands tournois du tennis mondial retransmis sur plus de 200 chaînes de télévision de par le monde.

Un projet pour valoriser une discipline sportive à Djibouti.

Le Gouvernement en Exil finalise actuellement l'étude de faisabilité d'un projet sportif d'impact international impliquant un partenariat avec l'Ethiopie, le Yémen et la Somalie.

Comme nous l'avons toujours affirmé, le Sport dans son ensemble constitue tout à la fois un outil de communication et de meilleure compréhension entre les populations de divers pays mais aussi un moyen d'éducation et de promotion sociale de la Jeunesse djiboutienne.


Secrétarial général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
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