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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

14/12/04
- DJIBOUTI - La recette à la mode : le "Panier
de crabes et de morue locale à la sauce ismaïlienne".
Justicia.


La
fuite et l'irresponsabilité.
"Qu'avez-vous,
mais qu'avez-vous donc ?
- Je n'ai rien, je n'ai rien, j'ai fait seulement
un bond hors de mon sort,
et je ne sais plus maintenant vers quoi me tourner,
vers quoi courir..."
(CIORAN,
De l'inconvénient d'être né).

L'École
des fuites face aux responsabilités et des falsifications étatisées.
Bon
nombre d'hommes baptisés - du haut du Palais de l'Escale - ministres ou
responsables de grands services à Djibouti ne sont pas armés pour
faire face aux difficultés de la vie.
Leur
éducation, à ce niveau, a été défaillante,
même si vraisemblablement leurs parents se sont efforcés de bien
faire. C'est pourquoi plutôt que d'affronter la
difficulté, ils biaisent, ils fuient,
ils prennent des chemins détournés utilisant toujours les mêmes
mots, les mêmes raisons qui les forcent à démissionner de
leurs responsabilités... et se perdent en cours de route avec l'espoir
- tout de même - que dans quelques mois l'opinion publique aura oublié
les réelles motivations qui les ont incité à fuir
.
Témoin
un récent article paru sur ce qui fait office de journal La Nation, parait-il
d'information. Qu'y lit-on ?.
"La
nouvelle est tombée mercredi dernier. Pour couper
court à toutes les rumeurs entendues ici et là, le Ministre
de la Jeunesse, des sports, des loisirs et du tourisme M.
Otban Goita Moussa a réuni dans son bureau les membres du Comité
Olympique, les Présidents des Fédérations et ses proches
collaborations.(ndlr : collabo .. des rations à
la gamelle sportive ???)
Le Ministre des sports a créé
la surprise en déclarant que sa démission du CNOD
faisait suite d'une part aux difficultés rencontrées et à
la non-participation de Djibouti aux Jeux Olympiques d'Athènes 2004 et
aux souhaits formulés par les participants aux Assises du sport qui se
sont tenues du 14 au 17 juin 2004....."
La
vérité est toute autre !.
Celui
qui fait office de Ministre de la Jeunesse, des sports, des loisirs et du tourisme
M. Otban Goita Moussa est impliqué directement dans des détournements
de fonds très importants et surtout d'Aides externes - au titre du bon
développement de la jeunesse - qui affluent de divers organismes internationaux
et qui sont versés directement sur le compte bancaire du Comité
Olympique Djiboutien ; il a confondu volontairement comptes publics et comptes
personnels.
On
parle de plus de 250 millions de FD cumulés qui auraient
été ainsi détournés par le Ministre qui se pensait
à l'abri des regards indiscrets.
Cette
somme était trop importante pour qu'elle n'attise pas la convoitise
de la Kabyo qui a été informée discrètement par des
fonctionnaires - lors des jeux olympiques d'Athènes qui se transformèrent
pour le Ministre en belles vacances sur le compte du CNOD - soucieux en quelques
sortes de régler des comptes avec le Ministre et avec son Directeur de
Cabinet.
Souvenons
nous de l'arrestation récente de M Niazi ABDOULKARIM MOKBE dès
sa descente d'avion au retour
de vacances passées en Europe et qui a très rapidement " mangé
le morceau " pour ne pas être la victime expiatoire
des malversations de son Ministre suivant le principe bien connu dans le milieu
de la haute administration locale, à savoir que " Lorsque le bateau
coule, les rats qui se sont remplis l'estomac et bien plus quittent le navire
en emportant les bouées de sauvetage et en montrant du doigt le capitaine
"
Ancien
directeur de l'Éducation nationale et directeur de la jeunesse et des sports,
la police judiciaire aux ordres du commandant Omar HASSAN
- proche et sur ordre de la KABYO - a appréhendé manu militari
M Niazi ABDOULKARIM MOKBE sous les chefs d'accusations de détournements
de biens, de fonds publics et du budget du Comité National Olympique Djiboutien
(CNOD).
De
même, son adjoint M.Ibrahim CHEHEM fut lui aussi appréhendé
par la Police nationale sous les mêmes motifs et ce
" beau monde " s'est mis à table sans coup férir devant
le procureur Djama SOULEIMAN qui leur a alors proposé un marché,
à savoir de leur accorder la liberté provisoire (alors qu'ils étaient
sous " Mandat Dépôt " à la prison de Gabode) à
la condition qu'ils livrent officiellement à la Justice djiboutienne des
noms de Ministres qui auraient détourné des fonds de leur Ministère
Le
Procureur "contumaceur" aurait il voulu faire Acte de Justice et aurait-il
retrouvé enfin le Code de Procédure Pénale perdu il y a des
années ? ...
Ne
rêvez pas car en l'espèce il a servi les intérêts de
la KABYO et exclusivement que cela !!!. S'il
avait retrouvé le Code de Procédure cela se saurait dans les mabrazes
et cela ferait belle lurette que la prison de Gabode aurait refusé des
"locataires" de longue durée.
Ayant
été mis en cause et dans l'obligation de laisser la place de président
du Comité National Olympique Djiboutien (institution fantôme) à
un protégé de la Kabyo qui lui reversera un pourcentage, et tenant
compte du fait que si proche des Élections Ismaïl OMAR GUELLEH tient
à étouffer un nouveau scandale qui pourrait nuire (il n'est plus
à cela près) à son image fortement dégradée
sur le plan national comme international on saisit donc le caractère
mensonger et forcément de circonstances des propos tenus par le Ministre
M. Otban Goita Moussa qui a déclaré aux traditionnels " perroquets
" de La Nation, je le cite
"
Aussi par cette décision, j'ai voulu mettre fin à une tradition
vieille de plusieurs décennies, qui faisait de chaque nouveau ministre
des sports un président de facto du Comité Olympique " .
La
mystification ne s'arrête pas là car le Ministre des Sports a eu
l'aplomb de :
"
formuler le vu que le CNOD puisse retrouver sa sérénité
et sa pleine autonomie pour un meilleur fonctionnement et dans l'intérêt
de la jeunesse sportive et que des relations de confiance s'instaurent entre le
nouveau bureau qui sera élu, les fédérations sportives et
son département
.. "..
Traduisons
sa pensée si vous le voulez bien .
"
Meilleur fonctionnement du CNOD " devant certainement signifier dans
son esprit que dilapider les fonds du Comité National
Olympique Djiboutien qui proviennent en quasi-totalité des aides internationales
entre dans le " fonctionnement normal " ou normalisé par les
usages.
Par
ailleurs, partager indirectement avec la Kabyo et par
l'intermédiaire d'un nouveau président CNOD lesdites aides en continuant
de piller au même niveau de pratiques revient dont pour le Comité
National Olympique Djiboutien à, je cite le Ministre, "
retrouver sa sérénité et sa pleine autonomie pour un meilleur
fonctionnement et dans l'intérêt de la jeunesse sportive
. "
Ces
hommes pensent connaître la cause de leurs problèmes alors qu'en
fait ils se contentent de tenter de limiter le scandale et de voir uniquement
ce qui les arrange ; ce qui les arrange c'est que la
page du grand livre des corruptions et des corrupteurs portant leur nom soit refermée.
Le scandale est étouffé
dans l'uf ; Ismaïl OMAR GUELLEH n'en veut pas à quelques mois
de ce qu'il veut être des Élections présidentielles. Il
a bien assez de toutes les casseroles qu'il traîne auxquelles s'ajoutent
celles de la Kabyo et de ses trois frangins dont celui qui fait office de Directeur
de la Banque Centrale pour une affaire de trafics de pierres précieuses
avec Interpol qui apparemment le pisterait. .
Avouons
tout de même que Djibouti a des particularismes pour le moins surprenants.
Un Directeur de l'honorable Banque Centrale peut omettre
- de temps à autres - des lignes de sommes versées dans le cadres
des Aides internationales - donc à créditer
- et de surcroît il s'est spécialisé dans le trafic
de pierres précieuses en " faisant commerce " dans de grands
hôtels parisiens.
Un
nouveau scandale en perspective ? c'est vraisemblablement le cas mais cette fois-ci
le frangin de la Kabyo traîne un " gros morceau "
aux fesses - trop gros morceau pour lui - et dont il aura de grandes difficultés
pour s'en dépêtrer.
C'est
ainsi que ces hommes et femmes - que l'on peut dire déstructurés
socialement et sociablement parlant - ont tendance très souvent à
trouver la solution de leurs problèmes en accusant les autres ; le monde,
leur enfance malheureuse, leur conjoint, leur patron, le gouvernement voire le
grand maître du Palais. On en arrive même
à penser que si une " personnalité djiboutienne en périphérie
immédiate du pouvoir" venait à être arrêtée
en Europe ou au Canada pour une autre affaire, elle pourrait fort bien tenter
d'échanger sa liberté contre un témoignage dans l'affaire
de l'assassinat du Juge Bernard Borrel.
Leurs
échecs, leurs difficultés, leurs problèmes, en particulier,
sont souvent considérés comme ayant leur origine dans une cause
qui leur est étrangère et pour laquelle ils ne peuvent rien : et
ce n'est tout de même pas leur faute si leur patron a décidé
de liquider un Juge français ( Bernard Borrel) un jour d'octobre 1995 et
dans l'affolement du moment.
Ces
Hassan SAÏD KAIREH, Djama SOULEIMAN, Mahdi AHMED Cheik MOUSSA
ce n'est
tout de même pas leur faute si leurs parents ou leurs parents nourriciers
ne leur ont pas donné l'éducation qu'il convenait ou n'y ont pas
réussi, ce n'est pas leur faute non plus si de tels problèmes que
l'Affaire BORREL leur "tombe" dessus alors qu'ils ont
tout fait pour ne pas les éviter
..
On
pourrait penser qu'il ne leur resterait alors qu'à subir et à ronger
leur frein. Point de cela car au dessus il y a un maître à penser,
un " ordonnateur " qui va sortir quelque chose de son sac ; un
remède miracle pour " sauver " l'homme ou la femme en perdition
et le protéger car en le protégeant il va tenter avant tout de se
protéger lui-même.
Cette
tendance à accuser les autres ou les circonstances est celle de la facilité
car si Ils considèrent que les autres sont responsables de leurs échecs
et de leurs malheurs, ils n'ont donc plus aucun effort à faire et ne
se remettent JAMAIS en cause.
C'est
ainsi qu'ils régressent dans la compréhension qu'ils ont des choses
et réagissent comme ils réagirons toujours très instinctivement
en évitant ou en détruisant la cause apparemment extérieure
à leur problème ou utiliserons aveuglément celle qui peut
leur servir d'échappatoire. La solution qu'ils trouvent consiste alors
à rompre, à fuir ou à en vouloir aux autres sans chercher
à comprendre ; c'est d'ailleurs ce que fit il y a de cela quelques mois
le peu glorieux Colonel MAHDI, AHMED Cheik MOUSSA commandant la Garde présidentielle
et que l'Ambassadeur de Djibouti d'alors à Paris
eut le courage de " virer " de ladite Ambassade.

Tirer
la bonne leçon des expériences de notre vie, cela
ne consiste pas à accuser les autres, mais à comprendre pourquoi
nous sommes en train de vivre telle ou telle expérience.
Si
le Colonel MAHDI, AHMED Cheik MOUSSA veut créer en lui suffisamment de
plaisir à vivre et de bonheur, il va falloir qu'il relise et relise
encore les versets du Coran, y chercher la vérité et la dire sur
l'affaire Borrel sans dépendre des autres ou des circonstances extérieures.
S'il
est bien un homme impliqué dans cette affaire et qui risque à chaque
instant un " arrêt cardiaque " c'est bien MAHDI, AHMED Cheik MOUSSA
car il sera le premier fil sacrifié par Ismaïl
OMAR GUELLEH le reliant à la Justice française ;
le " maillon faible " d'un dispositif de type toile d'araignée
tissée par le despote djiboutien.

Le
second " maillon faible " pourrait bien
être le Procureur " contumax " Djama Souleîman qui sait
parfaitement qu'il est actuellement de " santé très
fragile " . De par le climat difficile à Djibouti et qui "
use le cur " et facilite aussi les " ruptures d'anévrismes
", le seul conseil que nous pourrions lui donner serait de
ne pas fréquenter les salons de la Kabyo car ses tisanes et autres
décoctions de sa spécialité sont - d'après ce qu'il
en est dit - franchement " indigestes".
Quant
au Directeur des Services Djiboutiens de Sécurité Hassan SAÏD
KAIREH, il est à notre avis vraisemblablement celui qui risque le moins
d'être victime d'une crise cardiaque, d'une rupture d'anévrisme ou
d'un accident de voiture.
La
raison en est qu'il fut le conseiller d'Ismaïl OMAR GUELLEH quant à
l'urgence et sur la manière d'éliminer le Juge Bernard BORREL et
qu'il est parfaitement informé de tout ce qui se dit et se fait au Palais
de l'Escale dont il transmet les ordres aux niveaux subalternes.
Dans
la quasi impossibilité qu'est Ismaïl OMAR GUELLEH de l'éliminer
physiquement car disposant de son groupe de fidèles, il faut donc s'attendre
à ce qu'il lui trouve une " couverture immunitaire
" pour tenter d'en faire un " intouchable " vis-à-vis de
la Justice française.


Combien
de temps ce " cirque local " va-t-il durer ? moins
de temps que le pensent certains car qu'une carte tombe et c'est l'édifice
des mensonges ismaïliens qui s'écroulera avec une envolée de
" corbeaux couards" que la future justice ira chercher là où
il se trouveront car " LA LOI, C'EST LA LOI ! ", a fortiori
lorsque l'on ne possède plus de "passeport diplomatique" car
le Nouvel État aura procédé en urgence au "nettoyage"
dans ce domaine !.
