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Dernière modification : le 14-Déc-2004 3:58 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

14/12/04 - DJIBOUTI - La recette à la mode : le "Panier de crabes et de morue locale à la sauce ismaïlienne".

Justicia.

La fuite et l'irresponsabilité.

"Qu'avez-vous, mais qu'avez-vous donc ?
- Je n'ai rien, je n'ai rien, j'ai fait seulement un bond hors de mon sort,
et je ne sais plus maintenant vers quoi me tourner, vers quoi courir..."

(CIORAN, De l'inconvénient d'être né).

L'École des fuites face aux responsabilités et des falsifications étatisées.

Bon nombre d'hommes baptisés - du haut du Palais de l'Escale - ministres ou responsables de grands services à Djibouti ne sont pas armés pour faire face aux difficultés de la vie.

Leur éducation, à ce niveau, a été défaillante, même si vraisemblablement leurs parents se sont efforcés de bien faire. C'est pourquoi plutôt que d'affronter la difficulté, ils biaisent, ils fuient, ils prennent des chemins détournés utilisant toujours les mêmes mots, les mêmes raisons qui les forcent à démissionner de leurs responsabilités... et se perdent en cours de route avec l'espoir - tout de même - que dans quelques mois l'opinion publique aura oublié les réelles motivations qui les ont incité à fuir ….

Témoin un récent article paru sur ce qui fait office de journal La Nation, parait-il d'information. Qu'y lit-on ?.

"La nouvelle est tombée mercredi dernier. Pour couper court à toutes les rumeurs entendues ici et là, le Ministre de la Jeunesse, des sports, des loisirs et du tourisme M. Otban Goita Moussa a réuni dans son bureau les membres du Comité Olympique, les Présidents des Fédérations et ses proches collaborations.(ndlr : collabo .. des rations à la gamelle sportive ???)
Le Ministre des sports a créé la surprise en déclarant que sa
démission du CNOD faisait suite d'une part aux difficultés rencontrées et à la non-participation de Djibouti aux Jeux Olympiques d'Athènes 2004 et aux souhaits formulés par les participants aux Assises du sport qui se sont tenues du 14 au 17 juin 2004....."

La vérité est toute autre !.

Celui qui fait office de Ministre de la Jeunesse, des sports, des loisirs et du tourisme M. Otban Goita Moussa est impliqué directement dans des détournements de fonds très importants et surtout d'Aides externes - au titre du bon développement de la jeunesse - qui affluent de divers organismes internationaux et qui sont versés directement sur le compte bancaire du Comité Olympique Djiboutien ; il a confondu volontairement comptes publics et comptes personnels.

On parle de plus de 250 millions de FD cumulés qui auraient été ainsi détournés par le Ministre qui se pensait à l'abri des regards indiscrets.

Cette somme était trop importante pour qu'elle n'attise pas la convoitise de la Kabyo qui a été informée discrètement par des fonctionnaires - lors des jeux olympiques d'Athènes qui se transformèrent pour le Ministre en belles vacances sur le compte du CNOD - soucieux en quelques sortes de régler des comptes avec le Ministre et avec son Directeur de Cabinet.

Souvenons nous de l'arrestation récente de M Niazi ABDOULKARIM MOKBE dès sa descente d'avion au retour de vacances passées en Europe et qui a très rapidement " mangé le morceau " pour ne pas être la victime expiatoire des malversations de son Ministre suivant le principe bien connu dans le milieu de la haute administration locale, à savoir que " Lorsque le bateau coule, les rats qui se sont remplis l'estomac et bien plus quittent le navire en emportant les bouées de sauvetage et en montrant du doigt le capitaine "

Ancien directeur de l'Éducation nationale et directeur de la jeunesse et des sports, la police judiciaire aux ordres du commandant Omar HASSAN - proche et sur ordre de la KABYO - a appréhendé manu militari M Niazi ABDOULKARIM MOKBE sous les chefs d'accusations de détournements de biens, de fonds publics et du budget du Comité National Olympique Djiboutien (CNOD).

De même, son adjoint M.Ibrahim CHEHEM fut lui aussi appréhendé par la Police nationale sous les mêmes motifs et ce " beau monde " s'est mis à table sans coup férir devant le procureur Djama SOULEIMAN qui leur a alors proposé un marché, à savoir de leur accorder la liberté provisoire (alors qu'ils étaient sous " Mandat Dépôt " à la prison de Gabode) à la condition qu'ils livrent officiellement à la Justice djiboutienne des noms de Ministres qui auraient détourné des fonds de leur Ministère………

Le Procureur "contumaceur" aurait il voulu faire Acte de Justice et aurait-il retrouvé enfin le Code de Procédure Pénale perdu il y a des années ? ...

Ne rêvez pas car en l'espèce il a servi les intérêts de la KABYO et exclusivement que cela !!!. S'il avait retrouvé le Code de Procédure cela se saurait dans les mabrazes et cela ferait belle lurette que la prison de Gabode aurait refusé des "locataires" de longue durée.

Ayant été mis en cause et dans l'obligation de laisser la place de président du Comité National Olympique Djiboutien (institution fantôme) à un protégé de la Kabyo qui lui reversera un pourcentage, et tenant compte du fait que si proche des Élections Ismaïl OMAR GUELLEH tient à étouffer un nouveau scandale qui pourrait nuire (il n'est plus à cela près) à son image fortement dégradée sur le plan national comme international on saisit donc le caractère mensonger et forcément de circonstances des propos tenus par le Ministre M. Otban Goita Moussa qui a déclaré aux traditionnels " perroquets " de La Nation, je le cite

" Aussi par cette décision, j'ai voulu mettre fin à une tradition vieille de plusieurs décennies, qui faisait de chaque nouveau ministre des sports un président de facto du Comité Olympique " .

La mystification ne s'arrête pas là car le Ministre des Sports a eu l'aplomb de :

" formuler le vœu que le CNOD puisse retrouver sa sérénité et sa pleine autonomie pour un meilleur fonctionnement et dans l'intérêt de la jeunesse sportive et que des relations de confiance s'instaurent entre le nouveau bureau qui sera élu, les fédérations sportives et son département…….. "..

Traduisons sa pensée si vous le voulez bien .

" Meilleur fonctionnement du CNOD " devant certainement signifier dans son esprit que dilapider les fonds du Comité National Olympique Djiboutien qui proviennent en quasi-totalité des aides internationales entre dans le " fonctionnement normal " ou normalisé par les usages.

Par ailleurs, partager indirectement avec la Kabyo et par l'intermédiaire d'un nouveau président CNOD lesdites aides en continuant de piller au même niveau de pratiques revient dont pour le Comité National Olympique Djiboutien à, je cite le Ministre, " retrouver sa sérénité et sa pleine autonomie pour un meilleur fonctionnement et dans l'intérêt de la jeunesse sportive…. "

Ces hommes pensent connaître la cause de leurs problèmes alors qu'en fait ils se contentent de tenter de limiter le scandale et de voir uniquement ce qui les arrange ; ce qui les arrange c'est que la page du grand livre des corruptions et des corrupteurs portant leur nom soit refermée.

Le scandale est étouffé dans l'œuf ; Ismaïl OMAR GUELLEH n'en veut pas à quelques mois de ce qu'il veut être des Élections présidentielles. Il a bien assez de toutes les casseroles qu'il traîne auxquelles s'ajoutent celles de la Kabyo et de ses trois frangins dont celui qui fait office de Directeur de la Banque Centrale pour une affaire de trafics de pierres précieuses avec Interpol qui apparemment le pisterait. .

Avouons tout de même que Djibouti a des particularismes pour le moins surprenants. Un Directeur de l'honorable Banque Centrale peut omettre - de temps à autres - des lignes de sommes versées dans le cadres des Aides internationales - donc à créditer - et de surcroît il s'est spécialisé dans le trafic de pierres précieuses en " faisant commerce " dans de grands hôtels parisiens.

Un nouveau scandale en perspective ? c'est vraisemblablement le cas mais cette fois-ci le frangin de la Kabyo traîne un " gros morceau " aux fesses - trop gros morceau pour lui - et dont il aura de grandes difficultés pour s'en dépêtrer.

C'est ainsi que ces hommes et femmes - que l'on peut dire déstructurés socialement et sociablement parlant - ont tendance très souvent à trouver la solution de leurs problèmes en accusant les autres ; le monde, leur enfance malheureuse, leur conjoint, leur patron, le gouvernement voire le grand maître du Palais. On en arrive même à penser que si une " personnalité djiboutienne en périphérie immédiate du pouvoir" venait à être arrêtée en Europe ou au Canada pour une autre affaire, elle pourrait fort bien tenter d'échanger sa liberté contre un témoignage dans l'affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel.

Leurs échecs, leurs difficultés, leurs problèmes, en particulier, sont souvent considérés comme ayant leur origine dans une cause qui leur est étrangère et pour laquelle ils ne peuvent rien : et ce n'est tout de même pas leur faute si leur patron a décidé de liquider un Juge français ( Bernard Borrel) un jour d'octobre 1995 et dans l'affolement du moment.

Ces Hassan SAÏD KAIREH, Djama SOULEIMAN, Mahdi AHMED Cheik MOUSSA… ce n'est tout de même pas leur faute si leurs parents ou leurs parents nourriciers ne leur ont pas donné l'éducation qu'il convenait ou n'y ont pas réussi, ce n'est pas leur faute non plus si de tels problèmes que l'Affaire BORREL leur "tombe" dessus alors qu'ils ont tout fait pour ne pas les éviter…..

On pourrait penser qu'il ne leur resterait alors qu'à subir et à ronger leur frein. Point de cela car au dessus il y a un maître à penser, un " ordonnateur " qui va sortir quelque chose de son sac ; un remède miracle pour " sauver " l'homme ou la femme en perdition et le protéger car en le protégeant il va tenter avant tout de se protéger lui-même.

Cette tendance à accuser les autres ou les circonstances est celle de la facilité car si Ils considèrent que les autres sont responsables de leurs échecs et de leurs malheurs, ils n'ont donc plus aucun effort à faire et ne se remettent JAMAIS en cause.

C'est ainsi qu'ils régressent dans la compréhension qu'ils ont des choses et réagissent comme ils réagirons toujours très instinctivement en évitant ou en détruisant la cause apparemment extérieure à leur problème ou utiliserons aveuglément celle qui peut leur servir d'échappatoire. La solution qu'ils trouvent consiste alors à rompre, à fuir ou à en vouloir aux autres sans chercher à comprendre ; c'est d'ailleurs ce que fit il y a de cela quelques mois le peu glorieux Colonel MAHDI, AHMED Cheik MOUSSA commandant la Garde présidentielle et que l'Ambassadeur de Djibouti d'alors à Paris eut le courage de " virer " de ladite Ambassade.

Tirer la bonne leçon des expériences de notre vie, cela ne consiste pas à accuser les autres, mais à comprendre pourquoi nous sommes en train de vivre telle ou telle expérience.

Si le Colonel MAHDI, AHMED Cheik MOUSSA veut créer en lui suffisamment de plaisir à vivre et de bonheur, il va falloir qu'il relise et relise encore les versets du Coran, y chercher la vérité et la dire sur l'affaire Borrel sans dépendre des autres ou des circonstances extérieures.

S'il est bien un homme impliqué dans cette affaire et qui risque à chaque instant un " arrêt cardiaque " c'est bien MAHDI, AHMED Cheik MOUSSA car il sera le premier fil sacrifié par Ismaïl OMAR GUELLEH le reliant à la Justice française ; le " maillon faible " d'un dispositif de type toile d'araignée tissée par le despote djiboutien.

Le second " maillon faible " pourrait bien être le Procureur " contumax " Djama Souleîman qui sait parfaitement qu'il est actuellement de " santé très fragile " . De par le climat difficile à Djibouti et qui " use le cœur " et facilite aussi les " ruptures d'anévrismes ", le seul conseil que nous pourrions lui donner serait de ne pas fréquenter les salons de la Kabyo car ses tisanes et autres décoctions de sa spécialité sont - d'après ce qu'il en est dit - franchement " indigestes".

Quant au Directeur des Services Djiboutiens de Sécurité Hassan SAÏD KAIREH, il est à notre avis vraisemblablement celui qui risque le moins d'être victime d'une crise cardiaque, d'une rupture d'anévrisme ou d'un accident de voiture.

La raison en est qu'il fut le conseiller d'Ismaïl OMAR GUELLEH quant à l'urgence et sur la manière d'éliminer le Juge Bernard BORREL et qu'il est parfaitement informé de tout ce qui se dit et se fait au Palais de l'Escale dont il transmet les ordres aux niveaux subalternes.

Dans la quasi impossibilité qu'est Ismaïl OMAR GUELLEH de l'éliminer physiquement car disposant de son groupe de fidèles, il faut donc s'attendre à ce qu'il lui trouve une " couverture immunitaire " pour tenter d'en faire un " intouchable " vis-à-vis de la Justice française.


Combien de temps ce " cirque local " va-t-il durer ? moins de temps que le pensent certains car qu'une carte tombe et c'est l'édifice des mensonges ismaïliens qui s'écroulera avec une envolée de " corbeaux couards" que la future justice ira chercher là où il se trouveront car " LA LOI, C'EST LA LOI ! ", a fortiori lorsque l'on ne possède plus de "passeport diplomatique" car le Nouvel État aura procédé en urgence au "nettoyage" dans ce domaine !.


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