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Dernière modification : le 16-Déc-2004 16:02 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

16/12/04 - DJIBOUTI - Les obscurantistes qui gouvernent rejettent tout comportement ouvert, tolérant et libéral, comme le respect de la pluralité des opinions et le libre débat d'idées.

M Djama D.

Le but des obscurantistes gouvernants actuels est évidemment de régner sur "leur monde de l'artificiel et de toutes les corruptions" quel qu'il soit... par l'usage de tous les moyens au premier rang desquels on retrouve la rétention d'informations, la discrimination, souvent la violence masquée - afin de ne pas alerter les médias internationaux - et autres procédés plutôt "pervers et systématiquement en dehors des lois"... tant nationales qu'internationales.

Les conséquences sont on ne plus palpables et se traduisent par une relation - imposée dans le pays comme au sein de la communauté djiboutienne exilée - de dominant/dominé, de maître/esclave etc...avec tout ce qui s'ensuit....

Manipuler, c'est "utiliser quelqu'un à des fins non avouées et en le trompant" explique le dictionnaire alors que dans les faits la manipulation s'apparente à un viol, mental.

Récemment un psychiatre - interrogé sur les "serial killer" - expliquait que toute forme de séduction était déjà un début de viol.

A partir de quel moment, la personne séduite peut-elle être considérée comme consentante ?

Y a t-il toujours un chasseur et une proie ? Un dominant et un dominé ? Un maître et un esclave ?. Est-ce que le rapport de séduction est toujours à sens unique, ou peut-il exister en alternance, voire simultanément ?.

Il faut toujours avoir présent à l'esprit, qu'au-delà des lois et des règles, les enjeux existent.

Et ils sont avant tout politiques et surtout financiers pour le manipulateur ou … la manipulatrice des consciences.. avec la frayeur de perdre les privilèges qu'elle s'est indûment octroyée.


Sachant cela, on n'a pas le droit de se plaindre d'être manipulé, il suffit de ne pas être consentants... et de le faire savoir..., c'est ce que nous faisons depuis des années en nous opposant fermement aux manigances du pouvoir actuel comme à toutes ses perversités.

Les moyens de communication actuels ne peuvent que servir à infléchir tous les pouvoirs abusifs, car ils permettent à l'opinion de chacun de circuler, vite et loin.

Seuls l'absence de bonne lecture de l'information et les carences au niveau de l'Éducation et de sa nécessaire évolution autorisent encore aujourd'hui l'obscurantisme d'avoir " pignon sur rue " et de chloroformer une partie des populations.

Les gouvernants djiboutiens actuels viennent une fois de plus de s'illustrer à travers un de ces faits qui les discréditent un peu plus aux yeux du monde.

Ces " yeux du monde " qu'ils voudraient - par des actes de cette nature et par l'achat des consciences - réussir à fermer.

Transformer un acte d'élimination politique en une affaire de droit commun.

M Liban HOUSSEIN DJIBAH

L'affaire de l'emprisonnement de M Liban HOUSSEIN DJIBAH est un acte qui montre bien la faculté de ce qui fait office d'institutions publiques djiboutiennes à faire des opposants politiques, les boucs-émissaires de leurs incapacités récurrentes de l'État à gérer le pays.

Le piège tendu a permis à ce qui fait office de Justice non seulement de faire de la rétention d'information mais aussi de préparer dans le même temps un simulacre de délit de droit commun pour condamner arbitrairement un opposant politique qui dénonçait un peu trop fort - aux goûts du pouvoir actuel - le meurtre par empoisonnement de l'épouse de l'ancien président Hassan GOULED par Kadra MAHAMOUD HAÏD comme tous les odieux trafics d'enfants dont elle se rend coupable depuis 1999 à partir de l'Aéroport international de Djibouti et vers les pays occidentaux.

Le régime en place en est réduit à l'usage de tous les expédients pour parvenir à ses fins et essayer de redorer une image irrémédiablement ternie.

La République de Djibouti sous la gouvernance actuelle est en crise économique, sociale et politique profonde et navigue entre falsifications des vérités et actes de tortures masqués, démonstrations de rapports de force pour tenter d'infléchir la communauté djiboutienne à Djibouti comme exilée, le tout teinté de haine vis-à-vis d'une opposition qui dénonce tout autant l'État de non droit que la boulimie du pouvoir et les manipulations.

Peut-être honteux de voir le triste spectacle qu'ils offrent dans le miroir que leur tendent les journalistes étrangers, les autorités djiboutiennes pratiquent vis-à-vis d'eux la méthode sirupeuse et visqueuse du genre :

" Nous vous remercions de nous interviewer car c'est pour nous l'opportunité de rétablir des vérités …. " etc …etc…en s'essayant à mettre un peu trop vite sous l'étouffoir et entre autres les accusations formelles de la Justice française à l'encontre du président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH comme " Ordonnateur " et chef d'orchestre dans le meurtre avec préméditation perpétré à l'encontre du Juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti.

 


Dès l'instant où un reportage - émergeant de la presse étrangère spécialisée - n'abonde pas dans le sens des gouvernants en place et pose les " bonnes questions " auxquelles ils ne veulent pas répondre, alors ceux qui monopolisent tous les pouvoirs à Djibouti brisent le miroir avec violence et accusent cette presse étrangère d'être le prolongement de la DGSE ou d'un quelconque service rattaché à l'Élysée ou à Matignon.

Un tel comportement est symptomatique de l'absence de Droit à l'information dans un régime dictatorial, falsificateur et qui tentera par l'usage de tous les moyens - y compris l'octroi de séjours à titre gracieux au SHERATON comme sur l'île de Musha - d'imposer ses vues à une presse étrangère dont l'originalité est de faire son travail : relater les faits pour informer le plus grand nombre et armée de sa seule plume.

En la circonstance, les gouvernants djiboutiens actuels confirment par ces tentatives d'achat des consciences à l'extérieur du pays qu'ils sont tout bonnement les ennemis de la liberté, abattant froidement la vie et la lumière : dominés qu'ils sont par un obscurantisme, la médiocrité, la bêtise humaine - voire la bestialité -, se croyant supérieurs puisque détenant une arme qui est celle de mafieux légalisés comme gouvernants d'un pays qui réduisent au silence la parole, la diffusion de l'information et le simple droit à l'expression.

Ajoutez à cela l'impossibilité pour tant d'autres " témoins et yeux du monde " étrangers ou djiboutiens qui sont muselés lorsqu'ils sont sur le territoire djiboutien ou empêchés par tous les moyens de témoigner (entre autres dans l'affaire Borrel), et l'on a les ingrédients d'une dictature qui ne dit pas son nom et dont la seule raison de sa survie est que " l'Ordre doit impérativement régner à Djibouti ", fut-il exterminateur des libertés publiques.

De tels comportements envers la Liberté de l'Information, envers le droit d'expression doivent être dénoncés et condamnés avec la dernière énergie. C'est ce qui se fait par les mots sur le plan international mais ne se traduit pas souvent dans les actes.

On ne le répétera jamais assez qu'une presse libre, indépendante et Responsable est garante d'une bonne démocratie.

Quand le monde entier se bat pour que " Force reste à la Loi ", une Loi que tous souhaitent plus juste, plus humaine, plus ouverte, plus éveillée..., il est douloureux de constater que, dans la République de Djibouti d'aujourd'hui, et malgré les discours officiels à l'adresse de l'opinion internationale, on devrait plutôt dire que :

" La Loi reste à la Dictature travestie, capable des pires vilenies".


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