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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

17/12/04
- AIR FRANCE/KLM - Le nouveau groupe aérien
se porte bien et devient le maître du jeu aérien à la Réunion.
M
Ahmed Guédi Daguah
Les
résultats semestriels du Groupe Air France-KLM ont une saveur particulière
d'un premier bilan positif de la fusion entre la compagnie aérienne française
et sa concurrente néerlandaise, scellée en mai en mai 2004.
Un
bilan positif, à en juger par la hausse de 1,78 % de l'action, à
14,27 euros. De fait, le bénéfice net a grimpé de 56,6 %,
au premier semestre de l'exercice 2004-2005 (clos le 31 mars), à 296 millions
d'euros. Mieux, le résultat d'exploitation a doublé, à 451
millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en progression de 9,1 %, à
9,6 milliards.
Air
France, de son côté, en plus de son plan d'économies de 200
millions d'euros sur l'exercice en cours, dont 96 millions étaient atteints
fin septembre 2004, a instauré un plan d'économies de 60 millions
pour le second semestre, en raison de la flambée du pétrole. Il
porte notamment sur les coûts commerciaux et sur des différés
d'embauche. Ce sont en fait 120 millions d'euros d'économies complémentaires
qu'escompte la compagnie sur l'exercice : au premier semestre, sans être
formalisé, un plan d'économies complémentaires de 60 millions
également avait été mis oeuvre.

Les
touristes oubliés sur le Tarmac de l'Aéroport Roland Garros à
St Denis de la Réunion ne décolèrent pas.
Alors
que des passagers vacanciers manifestent toujours avec colère dans l'Aéroport
Roland-Garros de Saint Denis de la Réunion suite au dépôt
de bilan surprise et à la cessation d'activités d'Air Bourbon et
que ceux et celles parmi les Réunionnais qui ont réservé
et payé leur place pour passer les fêtes de fin d'année en
France sont - comme l'on dit - " le bec dans l'eau " ; Air France a
brusquement engagé des moyens supplémentaires pour faire face à
une redistribution des parts de marché.

Forte
de son alliance récente avec KLM, la Compagnie aérienne AIR
France a engagé un nouvel appareil sur la ligne, un Boeing 747 - 400 équipé
d'une cabine passagers complètement réaménagée et
offrant dans le détail tous les avantages des grands vols internationaux
dont 17 sièges en classe " Affaires ", 50 sièges en classe
" Alizé " et 400 sièges en classe " Tempo "
, le tout étant réparti sur deux niveaux.

L'innovation
réside aussi dans le fait que Paris est sans cesse relié directement
aux ordinateurs de bord du 747-400 et que la moindre amorce de sur-consommation
d'huile, de carburant ou autre sur un moteur est décelée en temps
réel et permet à l'équipage - immédiatement informé
- d'agir en conséquence.
AIR
France assure 10 vols hebdomadaires permettant à sa clientèle d'avoir
un large choix en possibilités de vols de nuit quotidiens et vols de jour
trois fois par semaine.
Pratiquant
les mêmes tarifs aller-retour qu'il y a 20 ans et en basse saison - soit
550 € HT auxquels viennent s'ajouter une taxe aérienne de 120 €
certains passagers se sont plaints " de ce que les bas prix ne
seraient jamais disponible à la vente " ce à qui a
répondu le directeur d'Air France pour l'Océan Indien en déclarant
" que cet été plus de 100 000 passagers auraient payé
moins cher que 700 € HT aller retour ".

Les
nébulosités de la concurrence sauvage en matière de tarifs
du billet passagers.
Par
ailleurs, force est de constater que sur la ligne très prisée Paris/La
Réunion/Paris, bien des Compagnies aériennes y ont laissé
des plumes pour ne pas dire leur culotte.
Citons
les cessations d'activités, souvent sans annonce préalable et laissant
les passagers démunis sur le tarmac de l'Aéroport Roland Garros
de La Réunion ;
Point
Air en 1987,
Air
Liberté en 1996,
Air
Lib en 2003
et
Air Bourbon en 2004 qui ont fait les frais d'une
guerre sauvage des tarifs au point qu'un passager déclarait il y a quelques
mois " De tels écarts de tarifs
c'est louche, je ne prendrais pas le risque même s'ils m'offraient un billet
gratuit
!!! ".
Le
fait est que le marché oblige les différents acteurs aériens
qui proposent le même type de produit, à avoir des tarifs relativement
proches sinon l'opérateur le plus cher et ayant un trop gros écart
de tarif avec ses concurrents ne vendrait pas et ne réaliserait pas ses
objectifs. Encore faut-il que tous les concurrents jouent un jeu honnête
en ne sacrifiant pas certains éléments
déterminants du coût de revient (tels que le paiement
des assurances et le coût de l'entretien technique des avions) pour
dégager un artificiel prix de vente du billet passager très minoré
; trop minoré pour ne pas comporter des risques que l'on ferait encourir
tant aux passagers qu'à l'équipage.
Par
ailleurs, il est évident qu'il existe effectivement
une différence de tarifs à partir du moment où une Compagnie
aérienne offre des prestations supplémentaires à bord par
rapport à une autre qui se limite au strict minimum et peut dans ce cas
dégager un tarif plus attractif de quelques dizaines d'€.
Quelques
dizaines d'€ de différence dans une tarification de billet Aller/Retour
Paris/La Réunion/Paris paraît tout à fait acceptable et entre
dans une saine logique commerciale alors
que 300 voir 400 € de différence ceci doit forcément inciter
à la prudence au niveau des passagers potentiels.
Ajoutons
à cela que pour des raisons de redynamisation du Tourisme et de l'Economie
ou favorisant les activités équilibrées du territoire, sa
croissance, le développement des activités culturelles et l'emploi
etc... le Conseil Régional de la Réunion peut intervenir auprès
des Compagnies aériennes desservant son territoire afin
qu'elles proposent un tarif très attractif du billet de transport aérien
sur une dirée déterminée.
Ceci
contribue donc tout à la fois à attirer les touristes potentiels
mais aussi à la diversité des choix de tarifs offerts aux passagers
dans le cadre d'une libre concurrence qui permet aux Compagnies aériennes
- les unes comme les autres - d'exister durablement et ce en respectant
les conditions de Sécurité, d'entretien des avions et de garanties
assurances ; ce en accord avec les prescriptions imposées par les Organismes
internationaux.
