


http://www.gouv-exil.org/




Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale




18/12/04
- DJIBOUTI - Ismaïl OMAR GUELLEH fait
tirer sur la foule et ose faire écrire par
sa presse propagandiste pour le budget de l'État pour l'exercice 2005 :
"
Et pour ce qui est de la Justice, la politique gouvernementale visant
le renforcement des institutions judiciaires sera poursuivie dans
la volonté de consolidation de l'État de droit
.
".
M Goumati HOUMED GOURAD.
Au
sein même des Armées, de la Gendarmerie, des Forces Nationales de
Police et globalement dans ce que l'on dénomme communément comme
étant la fonction publique, les critiques fusent et se font faites
très vives ces derniers jours face à une
dictature au bord de la déchéance qui n'a pas hésité
à faire tirer sur la foule qui manifestait contre les mesures d'exclusion
dont elle est l'objet de la part du pouvoir en place.
On
ignore le nombre exact de tués et de blessés par balles à
la suite des tirs de police lors d'affrontements entre les populations désarmées
du quartier d'Arrhiba et les policiers dans la capitale Djibouti.
Aucune
ligne, aucun bilan provisoire n'a été ni écrit, ni établi,
ni publié par le gouvernement ; comme à l'accoutumée alors
qu'au niveau du supposé correspondant de l'AFP c'est - une fois encore
- le silence le plus total, hormis ceux et celles qui étaient sous les
balles nul n'a su officiellement ce qu'il s'est passé ;
comme
si ces événements graves n'avaient aucune espèce d'importance
après deux jours d'affrontements graves qui ne sont pas les premiers et
ne seront hélas pas les derniers.

Démonstration
qui confirme bien que le droit de manifester ses mécontentements est formellement
interdit et passible de mort sous ce régime de tous les excès.
Que
les " mercenaires " du pouvoir tirent à balles réelles
sur des populations sans défense s'inscrit dans une
logique qui ne date pas d'hier.
Que
des femmes et des enfants soient ainsi assassinés ( le mot est juste) et
que chacun se taise, ceci entre dans une logique que l'on ne connaît hélas
que trop bien ; c'est la Justice ismaïlienne qui a l'outrecuidance de parler
de " Droits de l'Humain ".

L'une
des raisons du ras le bol des populations.
Jusqu'en
1993, le choléra n'avait fait que de rares et brèves apparitions
dans la République de Djibouti. Depuis cette date plusieurs milliers de
cas ont été enregistrés mais aussi des morts enterrés
à "la va vite" et sans que leur décès ne soit déclaré
car ce sont des parias, donc des exclus par le gouvernement actuel.
Au
cours des années 1993 et 1994, la Bioforce (elle fait partie de la Force
d'action humanitaire militaire d'intervention rapide des Armées françaises
- FAHMIR - créée en 1983) est intervenue à la fois pour porter
secours à la population et pour proposer des solutions visant à
arrêter la transmission de la maladie.
L'approvisionnement
en eau est un énorme problème pour cette population. Dans la partie
la mieux équipée de la ville et dans certains quartiers, l'eau est
distribuée par l'ONED (Office national des eaux de Djibouti). Elle est
obtenue par forage dans la nappe phréatique, filtrée et chlorée.



Plus
on s'approche des quartiers pauvres et plus il est fréquent d'observer
des ruptures de l'étanchéité des canalisations vétustes..
Les
coupures et les chutes de pression y sont fréquentes.
C'est
la raison pour laquelle différents "systèmes de fortune "
ont été mis au point sur initiative de la population dont le stockage
de l'eau dans des fûts, ceci ne correspondant en RIEN
à des mesures d'hygiène publique.
Ce
sont des centaines de millions de FDJ qui sont investis chaque année dans
le cadre des Aides internationales pour tenter de solutionner ce problème
d'approvisionnement en eau potable qui est récurrent mais qui reste sans
solution depuis des années tant les détournements
de fonds internationaux - qui ont atteint 94 % sur l'un des projets de l'UE en
2002 - sont importants et répétitifs sans que nul ne contraigne
le gouvernement local à prendre des mesures.
Tristes
constat que d'observer impuissant que l'on peut laisser mourrir des êtres
humains au nom du "Diplomatiquement correct" et de " la non ingérence
dans les affaires intérieures d'un pays".!!!!!

C'est
un "Chantage à la misère et aux versements de fonds internationaux"
qu'imposent Ismaïl OMAR GUELLEH et le clan mafieux des HAÏD.
Le
problème étant que les "dilapidateurs " de Fonds et d'Aides
ont changé leur fusil d'épaule car n'effectuant plus - exclusivement
et ouvertement - leurs détournements depuis quelques deux années
mais procèdant par l'établissement
de fausses factures utilisant pour ce faire et comme intermédiaires et
prestataires de services leurs propres sociétés de travaux ou autres
à la tête desquelles ils ont placé un frère, un cousin,
voire un ami pour les gérer.
Ce
sont ainsi des centaines de millions de FDJ qui "s'évaporent"
chaque année. AUCUN projet n'échappe à cette pratique institutionnalisée.

En
matière de prévention Santé et traitement des maladies, la
Bioforce est omniprésente sur le terrain et
le sera encore des années si l'on ne traite pas le mal à la base
?.
En matière
de mesures en faveur de la Santé publique, deux épidémies
de choléra ont nécessité l'intervention de la Bioforce à
Djibouti en 1993 et 1994.
Lors
du premier épisode, trois objectifs ont été poursuivis :
la mise sur pied d'un centre de réhydratation sous tente, la mise en place
d'une surveillance épidémiologique et la formation des personnels
locaux aux techniques de traitement et de diagnostic. L'année suivante,
une deuxième épidémie faisait suite à d'importantes
inondations.
L'analyse
épidémiologique montrait que le choléra était devenu
endémique dans les quartiers pauvres de la ville et que les bouffées
épidémiques étaient favorisées par la contamination
des eaux de surface et par les perturbations dans la distribution d'eau potable.
Question
: Pourquoi l'État ne fait-il rien ou si peu
et pourquoi ne le contraint pas - au niveau des instances internationales - à
ASSUMER SES RESPONSABILITÉS ?.
Les
récentes épidémies de 1997 et celle de 2004 qui a entraîné
une vaste campagne de vaccination, ont fait elles aussi suite à des inondations.

En
manifestant pour que cesse une telle situation d'exclusion les populations d'Arrhiba
ont voulu exprimer un ras le bol et ont
reçu des balles, à défaut de soins et d'initiatives pour
l'avenir en matière d'amélioration par les gouvernants des conditions
sanitaires dont l'évacuation des eaux usées.
Observons
que l'attitude de l'État actuel entre dans une stratégie consistant
insidieusement à rejeter hors de la capitale les populations
du quartier d'Arrhiba - qu'elle considère comme étrangères
- afin de faire raser le quartier pour y installer
ensuite des familles qui lui sont bien plus favorables.
C'est
par l'entremise d'une forme de génocide - travesti par l'absence de prises
de mesures en faveur de l'amélioration des voies et réseaux divers
et de vaccinations et soins adaptés - que les gouvernants Ismaïl OMAR
GUELLEH et le clan des HAÏD tentent d'en exclure des populations qui ont
- autant qu'eux - le droit de revendiquer leur appartenance aux populations dites
djiboutiennes.
Rien
d'étonnant à ce que les mouvements de protestations et des rejets
les plus divers du pouvoir actuels ne cessent de faire tache d'huile et se renforcent
alors que cela inquiète gravement un régime
décadent, acculé aux pires extrémités et qui n'a comme
seul " argument " que les matraquages d'antan remplacés aujourd'hui
par le bruit des armes et les balles qui frappent aveuglément
femmes et enfants, hommes désarmés et qui n'ont que leurs slogans
pour se défendre.

Le
régime démontre ainsi son incapacité à maîtriser
une quelconque manifestation hormis l'usage des balles dans une forme ismaïlienne
de " tir aux pigeons ".
Mais
ce n'est plus le seul quartier d'Arrhiba qui risque de s'enflammer et devenir
le théâtre de manifestations qui - pour l'instant - restent pacifiques
dans leurs revendications - mais aussi d'autres quartiers tels que Balbala qui
commencent à gronder.
La
contestation s'est élargie, gagnant des couches dites moyennes avec des
protestations tous azimuts notamment contre les hausses de prix et l'explosion
du chômage, conséquences de la crise dont la responsabilité
incombe aux gouvernants actuels.
Si
les injonctions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque
Mondiale (BM) passées sous silence en matière de réductions
importantes des effectifs dans la Fonction Publique rencontrent de fortes réticences
au sein du clan Ismaïl OMAR GUELLEH - Kadra HAÏD c'est que du haut
de leur Palais d'Haramous ils se savent à chaque instant sous la menace
d'une explosion sociale, véritable raz de marée émanant simultanément
de plusieurs quartiers de la capitale comme des villes de l'arrière pays.
Ceci
ne pourrait déboucher que sur une dégradation encore plus grave
de la situation, explosion soudaine avec une jeunesse déferlant dans les
rues et confrontée aux balles des " mercenaires " du pouvoir
qui ne connaissent que le matraquage systématique et l'usage des armes,
tant
est malsaine la situation sociale actuelle dans un pays survivant exclusivement
grâce aux perfusions financières de son Économie.

Les
gouvernants actuels utilisent toutes les promesses pour
. l'exercice budgétaire
2005 mais sans pour cela définir un Tableau de bord précis et sans
donner de date de prises d'effets des mesures envisagées..
L'important
étant de tenter persuader les "Bailleurs de fonds" que des mesures
économiques et sociales adaptées à la situation ....seraient
prises en 2005 ... inch'Allah.
Dans
un récent article publié par le journal La Nation et d'évidence
non signé par un quelconque journaliste car nul ne veut se " mouiller
" dans ces contre vérités, la propagande gouvernementale actuelle
a l'aplomb de prétendre que
. pour l'exercice 2005, le gouvernement
prévoit " Inch'Allah " un " Maintien du pouvoir d'achat
et une consolidation des acquis sociaux
".
Si
nous n'étions pas habitués aux pires mensonges de l'État
actuel, aux manipulations des chiffres qui mettent
en évidence une artificielle croissance du Produit Intérieur Brut
à 3,5 % (???) avec de surcroît une supposée inflation à
3% alors qu'elle est bien supérieure et à deux chiffres, on
pourrait croire aux " promesses mirobolantes " d'un gouvernement dans
un prévisionnel de budget 2005 que la propagande gouvernementale ose qualifier
" de part du lion accordée au social ".


Le
lion - s'il y a lieu de parler de lion - est bien malade alors que sa boulimie
apparente est inversement proportionnelle à la pauvreté qu'il entretient
par des promesses dans le pays.
Est
venu le temps où les mots et les promesses ne suffisent plus,
ils sont usés par les réalités. Il ne suffit plus de lancer
ainsi des termes évasifs sans s'expliquer clairement sur les mesures qui
seront prises tels que " confirme la tendance d'une meilleure mobilisation
des ressources intérieures et d'un plus grand redéploiement des
crédits budgétaires au profit des secteurs sociaux notamment l'éducation,
la santé, l'eau, la justice et la jeunesse. ".
"
.meilleure mobilisation des ressources intérieures et d'un plus grand
redéploiement des crédits budgétaires
"
ceci n'a aucun sens si les gouvernants ne s'expliquent pas, or le but n'est pas
pour eux de s'en expliquer mais d'utiliser des phrases toutes faites - redondantes
et nébuleuses - sur lesquelles les "alimentaires" de l'Assemblée
nationale n'oseront pas oser poser une question.
Aucune
opposition n'est représentée à l'assemblée nationale
et ce depuis le 27 juin 1977, alors chacun et chacune se tait !!!.
Telle
est la démocratie à Djibouti.
Comment
ces "gouvernants de circonstances " pourraient s'expliquer ? alors que
chaque année il ne produisent aucun bilan mais relancent les mêmes
mots qui ne trouvent que le vide. Le vide de leurs incohérences et trucages,
déformations récurrentes de situations qu'ils ne sauraient avouer
face au peuple.
Le
" on dit que
" qu'ils balancent sont des termes
bien pratiques pour une propagande qui ne se mouille pas mais
confirme bien que ce gouvernement, en dehors de ses incapacités notoires
- qu'il est seul à ne pas vouloir voir - confirme que tout est BON pour
repousser les échéances et qu'il va même jusqu'à tout
promettre pour 2005 comme il l'avait fait pour l'exercice 2004..
C'est
ainsi que malgré les signes évidents de ses inerties et ses échecs,
la propagande écrit "
.d'abord l'éducation nationale,
le gouvernement poursuit ainsi sa politique visant en grandes lignes dans ce domaine
" ce qui ne veut absolument rien dire pour autant que ne soient pas
publiés les bilans et expliciter ce que l'on définit comme étant
les grandes lignes ???.
"
Concernant le secteur spécifique à la jeunesse, le gouvernement
compte continuer sur la même ligne politique visant le renforcement des
structures afin de redynamiser le tissu des associations, des fédérations
des sports et des centres de développement communautaires ".
Ceci signifiant que le gouvernement actuel va financer
quelques " Associations bidons ", quant aux supposés Centre de
Développement communautaires c'est - là encore - un
grand vide qui est celui des incohérences et des mots sans suite comme
des organismes qui ne publient aucun bilan.
Des
mots, toujours des mots et que des mots tels " il est ainsi prévu
" seulement prévu et sans indication de date d'effectivité,
le pire étant de tenter de laisser croire que Djibouti serait un État
de Droit (alors que l'on donne ordre de tirer
sur une foule désarmée, faisant des morts et des blessés)
" Et pour ce qui est de la Justice , la politique gouvernementale
visant le renforcement des institutions judiciaires sera poursuivie dans
la volonté de consolidation de l'État de droit ".
"Dans
le domaine de la santé maintenant, le gouvernement prévoit dans
ce budget 2005 l'affectation conséquente de crédits importants pour
la réhabilitation des infrastructures hospitalières et la lutte
contre les pandémies sida, tuberculose et paludisme.".
Par
ce " maintenant " ceci signifierait-il
que rien n'a été fait ou si peu jusqu'à présent. Une
fois encore il faut s'attendre à ce que les " travaux de réhabilitation
" soit confiés à des entreprises tous corps d'état
.
qui appartiennent aux gouvernants et que seuls 15 à 20 % ( c'est déjà
un ...exploit) desdits travaux ne soient effectivement réalisés
alors que les factures inhérentes seront - quant à elles - INTÉGRALEMENT
payées dès le premier jour du lancement des travaux.
Cette
pratique de ne réaliser que 10 % des travaux - par ailleurs payés
dans leur totalité rubis sur l'ongle avec des surfacturations dépassant
les 300 % - est courante et permet chaque année d'inscrire à
nouveau au budget les mêmes travaux que l'on va agrémenter de quelques
suppléments alors que les infrastructures
restent dans le quasi même état de délabrement.
L'insécurité
politico-idéologique n'est jamais nommée comme telle mais se traduit
par l'immense propagande idéologique voulue par le monde politique djiboutien
en complicité avec le monde économique et financier car étant
le même ; un seul monde où
se mêlent pouvoir et faux opposants d'opérette.
Toutes
les familles djiboutiennes subissent cette idéologie et ses conséquences
depuis environ trois décennies. Cette propagande
a consisté à jeter l'esprit humain dans une totale confusion, dans
un inversement absolu des valeurs et même du sens des mots.
Ainsi,
là où Ismaïl OMAR GUELLEH parle de "
modernité, progrès social et économique ",
la réalité s'appelle " régression
" à coups de bâtons si nécessaire et uniquement cela"
;
lorsqu'il
parle de " réformes et de mobilisation des
ressources intérieures ", la réalité
s'appelle " destruction " du tissu social au profit d'une infime minorité
d'esclavagistes" ;
lorsqu'il
parle de " rentabilité et de compétitivité
", la réalité appliquée
aux populations djiboutiennes s'appelle uniquement " nouvelle
forme d'esclavage ", etc...

Le
travail lamentable et tragique des médias propagandistes inféodés
à l'exécrable régime djiboutien actuel est-il si efficace
pour que la grande foule que constitue l'opinion internationale entende
le bruit d'une souris mais n'entende pas le bruit de la tempête qui se prépare
et les cris des torturés dans la prison de Gabode ?
