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Dernière modification : le 04-Mai-2005 15:54 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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" Il faut bien plus de courage pour écrire des vérités qui dérangent que de se complaire dans la démission de l'esprit et vivre dans la lâcheté intellectuelle financée" Bouh Warsama.

Merci à vous Mesdames; Merci à vous Messieurs les journalistes de la presse écrite, radiodiffusée et télévisée qui avait encore aujourd'hui ce Courage de ne pas céder aux pressions et aux compromissions dans l'Affaire Bernard Borrel. Si certains vous craignent, nous avons pour vous beaucoup de respect et de considération pour le travail que vous faites au profit de l'émergence de la vérité ; simplement un travail de journaliste d'investigation et d'information.

 

D 274 - 04/05/05 - DJIBOUTI - La Liberté de la Presse est une liberté toute relative dans le monde.

M Ahmed ABDI.

Mais si elle n'est pas célébrée par le régime dictatorial c'est qu'il est porteur de ce mal intime qui est la privation de toutes les libertés, pour les autres.

L'UNESCO a écrit :

" Le 3 mai est la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette année, cette Journée est dédiée au thème des médias et de la bonne gouvernance ". Pour célébrer ce jour, l'UNESCO organise une conférence à Dakar, la capitale du Sénégal, du 1 au 3 mai 2005.
Des médias indépendants, libres et pluralistes ont un rôle crucial à jouer dans la bonne gouvernance des sociétés démocratiques, en favorisant la transparence et la responsabilité politique, en promouvant la participation et la primauté du droit et en contribuant à la lutte contre la pauvreté.
La Journée mondiale de la liberté de la presse est une occasion de rappeler au monde l'importance de protéger les droits fondamentaux de la liberté d'expression et de la liberté de la presse, tels que contenus dans l'Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Sans ces droits, la démocratie ne peut prévaloir et le développement demeure inatteignable ".

UNE JOURNEE SANS IMPORTANCE POUR LE POUVOIR A DJIBOUTI

La Journée mondiale de la Presse qui s'est fêtée le 3 mai de cette année est passée inaperçue à Djibouti. Nul communiqué de la présidence, nul article. Pour cause, si la liberté de la presse et des médias était appliquée dans le pays cela se saurait et nous verrions émerger bon nombre d'écrits, de reportages journalistiques et quelques lignes de simples citoyens/citoyennes s'exprimant librement.

LA LIBERTE DE LA PRESSE, UNE LIBERTE TOUTE RELATIVE… AILLEURS

On pourrait faire remarquer que dans la quasi-totalité des pays supposés démocratiques chacun/chacune est censé (e) - de par les lois en vigueur - être libre d'exprimer son opinion par la voie des journaux. Si la liberté de la presse est proclamée à grand fracas dans tous ces pays, comme un des plus beaux fleurons de leur couronne, c'est encore une bonne plaisanterie sous certaines " démocraties ". Les journaux sont soit la propriété indirectement de l'État, soit d'une catégorie d'individu qui leur impose une ligne de conduite et ne leur permet pas de s'en écarter.
Certains sont inféodés à un parti politique et n'insèrent que des articles conformes à la doctrine de ce parti ; de gauche, du centre ou de droite. De plus en France, certains quotidiens sont subventionnés avec l'argent des contribuables, par les gouvernements, qui s'en servent depuis que la presse existe pour tenter de façonner l'opinion publique.

Bien que l'on ne puisse faire de quelques cas une généralité, il est certain que la liberté le la presse est parfois un vain mot, qui ne saurait plus tromper personne dans les " combats " menés entre gouvernement et opposition politique. La démocratie c'est aussi cela que de permettre le débat d'idées et d'éviter que la pensée unique n'impose toutes ses lois aussi pertinentes pourraient elles paraître de prime abord.

L'homme aime à se faire des illusions, même quand il sait ce que valent ces illusions. La liberté de la presse n'existe pas dans le sens " pleine et entière liberté ". Ce qui existe, c'est la liberté de fonder des journaux. Distinction d'importance. Il ne reste donc plus au citoyen indépendant, s'il veut se faire entendre, qu'à créer son propre journal dans lequel il s'exprimera sans pression ou intervention externe. Mais cette liberté est dérisoire à une époque où la fondation d'un journal exige des capitaux considérables, et quand on sait qu'un journal ne peut vivre qu'avec l'aide d'une abondante publicité commerciale. Il suffit que cette publicité lui échappe, et c'est un jeu d'enfant, pour que le journal soit frappé de mort peu de temps après sa naissance.

AUCUNE LIBERTÉ, AUCUN DROIT D'EXPRESSION A DJIBOUTI

A Djibouti, chaque fois qu'un groupe, un mouvement ou un parti contestant l'ordre établi prend de l'importance en révélant les vraies règles du jeu, on le brise, on met tout en œuvre pour l'interdire et faire condamner son responsable de publication. Lui est sa famille se trouvent bien vite contraints de se réfugier ailleurs, dans l'exil.

La méthode est simple, efficace car ayant fait ses preuves. Soit l'on se tait, soit l'on encense le pouvoir d'Ismaïl OMAR GUELLEH et cautionne tous ses excès, soit c'est une forme d'expulsion rapide qui vous pousse à immigrer vers l'étranger. Si votre famille - parents, frères et soeurs - demeurent à Djibouti, ils deviendront les OTAGES du pouvoir politique qui alternera le "chaud et le froid"..

Il s'agit de doublement vous expulser y compris dans le coeur de vos familles.

L'état est allé même plus loin. Il a inventé un mot passe-partout qui permet toute violation de la liberté de parole : c 'est celui de " terroriste ", Dès qu'un individu manifeste un peu haut son mécontentement, on en fait un terroriste ou un propagateur de terrorisme. Et vis-à-vis d'un terroriste, tout est permis, ou plutôt l'État djiboutien peut tout se permettre. Qui pourrait le lui en faire reproche tant sur le plan local qu'au niveau du diplomatiquement correct ?.

Tous ces exemples peuvent paraître anodins...Pourtant, ces signes nous montre bien que cette liberté de presse n'existe pas à Djibouti alors que l'internet est soumis localement à la surveillance intégrale, filtrage idéologique, contrôle systématique, interventions musclées des hommes des Services Djiboutiens de Sécurité au domicile du " coupable ", de jour comme de nuit et sans commission rogatoire.

 

QUE PROPOSE LE GOUVERNEMENT EN EXIL DANS SON PROGRAMME ?

 

 

Volet N°6 : Droits et Obligations de la Presse dans un État de Droit et des Libertés publiques.


Préambule

Le présent document s'attache à définir les grandes lignes d'un projet concernant les Droits et les Obligations de la Presse dans un État de Droit et des Libertés publiques.

Le droit à l'indépendance, à la libre information, à la libre expression et à la libre critique est une des libertés fondamentales de tout être humain et constitue l'un des fondements de la " Déclaration des Droits de l'Homme ".

 

Déclaration des Droits de l'Homme (extraits)

 

Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.


Article 2

1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.


2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
..........

Article 5


Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.


Article 6


Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.


Article 7


Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.


Article 8


Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.


Article 9


Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.


Article 10


Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.


Article 11


1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.


Article 12


Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
..........................................................................................

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

 

Ce droit du public d'avoir connaissance des événements nationaux et internationaux, de faits, d'actes aussi peu louables puissent ils être et les opinions procèdent de l'ensemble des Devoirs et des Droits inaliénables des journalistes.

La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime par rapport à toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d'information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes se doivent de s'imposer spontanément.

Par évidence, ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de la profession journalistique que si les conditions concrètes de l'indépendance, de la dignité professionnelle et humaine sont réalisées et s'exercer dans un Etat de Droit et des Libertés publiques.


Déclaration des Devoirs


Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche de l'information, dans la rédaction et dans le commentaire des événements afin de les mettre en forme et de les transmettre au public, sont :

- d'Informer juste et objectivement,

- de respecter la vérité, quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public à de connaître et d'être informé,

- de défendre la liberté de l'information, du commentaire et du sens critique;

- de mener la recherche la plus large possible sur les sujets traités,

- de publier seulement les informations dont l'origine est connue et les accompagner, s'il le juge nécessaire,

- d'émettre des réserves qui s'imposent éventuellement,

- de ne pas occulter voire supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents,

- de ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents,

- de s'obliger à respecter la vie privée des personnes,

- de rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte,

- de garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement,

- de s'interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d'une information,

- de ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste,

- de n'accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs;

- de refuser toute pression et n'accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.


Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d'observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit et les lois en vigueur.


- Sauf à enfreindre les Lois du pays, en matière d'honneur professionnel, le journaliste se doit d'accepter la juridiction de ses pairs, à l'exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.


Déclaration des Droits


Le journaliste :

 

- a le libre accès à toutes les sources d'information dans le cadre des lois et de l'information qu'il doit au public,

- a le droit d'enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique,


Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés dans le cadre des Lois du pays.

- a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de l'entreprise qui l'emploie, telle qu'elle est déterminée par écrit dans son contrat d'engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale,

- ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.

- doit informer et informer l'équipe rédactionnelle de toute décision importante de nature à affecter la vie de l'entreprise.

Elle doit être pour le moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : à savoir l'embauche, le licenciement, la mutation et la promotion de journaliste.


- en considération de sa fonction et de ses responsabilités, il a droit non seulement au bénéfice de la " Protection-Obligation " des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu'une rémunération correspondant au rôle et au rang social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

 

Document établi à Bruxelles le vendredi 8 août 2003

 

 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

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