ACTUALITÉS (bis)
Dernière modification : le 06-Mai-2005 18:31 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

http://www.gouv-exil.org/

 

 

"L'information et l'humanitaire sont le remède contre les douleurs extrêmes".
Bernard Kouchner

 

D - 279. 06/05/05 - DJIBOUTI - La famine est une tragédie humaine qui pourrait être évitée pour partie et par anticipation.

Mme F. Canada. Membre de la Commission Famille et Enfance

Chacun et chacune se doit d'admettre que la sécurité alimentaire est un sujet de préoccupation planétaire alors que 800 millions de personnes dans le monde, dont plus de 100 millions en Afrique, ne mangent pas à leur faim et pour 30 à 40 % d'entre elles sont en limite de survivance et encourent le risque de mourir de faim.

On trouve à cette situation de catastrophe humanitaire bien des raisons dont la plus souvent avancée et celle liée aux conditions climatiques et aux catastrophes naturelles. Mais aussi à des causes plus structurelles telles que la pauvreté chronique, l'absence d'un soutien approprié et d'un environnement suffisamment favorable à l'agriculture, la prévalence du sida et trop souvent l'exclusion pour ceux et celles qui en sont atteints, l'augmentation du nombre et la persistance des conflits souvent entretenus, une mauvaise gouvernance, des " cautions " apportées aux détournements de denrées essentielles au nez et à la barbe des instances internationales, une gestion économique inappropriée et des difficultés liées au commerce.

Ces facteurs réunis sont à l'origine de crises alimentaires récurrentes - épisodiques ou qui persistent en un même lieu pour des enjeux géopolitiques ou d'intérêts privés - et accroissent l'insécurité alimentaire à long terme ; ailleurs comme en Afrique de l'Est.

LA FAMINE EST UNE TRAGÉDIE QUI POURRAIT ÊTRE ÉVITÉE.

Pour le moins et en s'appuyant sur les ressources mondiales disponibles et sur les méthodes modernes d'études météorologiques préalables, on pourrait éviter l'ampleur catastrophique de certaines situations.

Pour prévenir ces phénomènes au niveau des États concernés directement par ces " cataclysmes ", il convient forcément de disposer à cet effet d'instruments adéquats pour répondre aux besoins à court terme en aide alimentaire d'urgence de manière souple, rapide et capable d'atténuer les effets tragiques des crises prévues. Car - sachons-le - ces crises graves ont des signes annonciateurs - météorologiques comme humains - et ce des années à l'avance.

Pour devancer la famine à long terme, les pays vulnérables se doivent d'adopter des politiques économiques et de gestion publique transparente, ainsi que des réformes institutionnelles, qui empêchent d'aboutir à une situation de famine ou tout le moins en limitent les conséquences, en mettant un accent particulier sur l'investissement dans l'agriculture. Les dirigeants doivent aussi prendre - sur le plan international - l'engagement de contribuer activement à trouver des solutions dans chacun de ces domaines.

LA CUPIDITÉ DES DIRIGEANTS CRIE FAMINE ALORS QU'ELLE SE NOURRIT DE LA MISÈRE QU'ELLE ENTRETIENT SCIEMMENT

Tout en prenant des mesures pour faire face à la crise humanitaire qui sévit à Djibouti, le gouvernement actuel se doit de reconnaître qu'il a réagi a posteriori - comme il nous a habitué à le faire par le passé. On observe que nul véritable dispositif de prévention ou d'accompagnement cohérent de cette catastrophe humanitaire n'a été appliqué alors que cela aurait du être fait depuis pour le moins depuis 3 années.

Si certaines dispositions récentes furent prises dans l'urgence, on ne peut que constater - hélas - que le caractère infime des actions gouvernementales comparativement à l'état de catastrophe constatée sur le terrain par les organismes humanitaires internationaux.

Il convenait donc pour le pouvoir de faire passer les intérêts des populations concernées avant ses propres intérêts, ce que - d'évidence - il n'a pas fait.

Il devenait donc dans une certaine logique responsable de ne pas masquer la réalité de cette crise humanitaire et d'ampleur derrière un simulacre d'élections dont chacun connaissait l'issue, mais d'informer juste, largement en temps et en heure, en mobilisant les populations locales et étrangères puis l'humanitaire international vers cet objectif prioritaire.

L'État actuel porte si loin la circonspection dont il n'a de cesse de faire usage dans tous les domaines que, pour tenter maladroitement de ne pas s'exposer aux critiques sur ses incuries, il s'est abstenu une fois encore de prescrire un quelconque remède ou dispositif préventif et s'en remet au " bon cœur " et à l'assistance internationale.

Un État qui, sciemment, froidement, accepte la rétribution de fonctions et de responsabilités qu'il n'a pas assumées, est un artificieux mendiant de la plus basse espèce.

L'ÉTAT MENDIANT FAIT VIVRE SES COURTISANS AU DÉTRIMENT DES POPULATIONS VICTIMES DE LE CRISE HUMANITAIRE

Par une multitude d'articles parus sur ce site, le GED s'est fait l'écho des détournements tant au niveau de l'ONARS que du Centre d'accueil " la mère et l'enfant " et d'autres services ayant en charge la responsabilité de l'humanitaire dans le pays Tout au plus a-t-on pu observer depuis une année une baisse peu significative des détournements des aides financières internationales et des denrées de première nécessitée.

Les scandales persistent.

La méthode pour mettre fin à un dossier et à d'hypothétiques poursuites à l'encontre d'un " complice " du pouvoir - coupable de malversations - consiste simplement à le démettre de ses fonctions, à le positionner en " attente " durant quelques mois puis le promouvoir à un poste de responsabilités plus importantes.

Pour ne prendre qu'un exemple d'organisme mis " en dépôt de bilan ", nous citerons l'ONARS qui accusait au fil des ans et en fin de mandat de certains de ses dirigeants un passif financier d'exploitation se situant entre 150 et 450 millions FDJ de pertes. Pertes récurrentes et inexpliquées de par la volonté du chef de l'État djiboutien alors qu'AUCUNE poursuite judiciaire ne fut et ne sera lancée à l'encontre des directeurs successifs de l'ONARS, contre ceux qui se sont rendus coupables de malversations.

Responsables, qui pour quelques-uns et par le passé se sont précipités illico presto en France ou au Canada en réclamant le statut de " réfugié politique ".

La vérité faisant souvent scandale, à l'État djiboutien est passé maître dans le langage politicien. Et là, on ne dit plus rien, c'est le mur du silence car bon nombre des organismes gouvernementaux supposés être à vocation humanitaire sont un scandale sur le plan de leur gestion. Un scandale certes, mais un scandale qui rapporte gros à une minorité " d'initiés " !.

POUR QUE LA DISTRIBUTION DES DONS SOIT EFFECTIVE ET NE SERVE PAS LES INTÉRÊTS DE QUELQUES-UNS

Dans le cadre du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) les autorités djiboutiennes et la représentante résidente du PAM, Mme.Fatouma Samoura, ont réceptionné, le 4 mai 2005 au Port de Djibouti, un don de dattes en provenance de l'Arabie Saoudite qui a été évalué à 265 000 dollars US. Outre les sinistrés Djiboutiens victimes de la sécheresse, selon le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), ce don est également destiné aux réfugiés somaliens et éthiopiens.

D'évidence, on ne peut que remercier le pays donateur pour ce geste de solidarité.

 

NOUS AVONS UN SOUHAIT A FORMULER A L'ADRESSE DES GOUVERNANTS DJIBOUTIENS.

Ce souhait c'est que ce don en dattes du Royaume d'Arabie ne se retrouve pas - comme cela c'est fait si souvent - dans les magasins de M Daher SAID SEIF pour être revendu dans les divers marchés locaux et régionaux.

Laisser engraisser les voleurs qui exploitent l'humanitaire
Ne pas vouloir voir, entendre, comprendre et châtier crime,
Semble être trop souvent un principe aveugle, une maxime
Qui encourage les excès de ceux du " monde des affaires "

Le détournement des Aides humanitaires a valeur de génocide qui devrait être sanctionné fermement par la Justice internationale car c'est la multiplication du crime parfait.

 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org