




"L'information
et l'humanitaire sont le remède contre les douleurs extrêmes".
Bernard
Kouchner
D
- 279. 06/05/05 - DJIBOUTI - La famine est une
tragédie humaine qui pourrait être évitée pour partie
et par anticipation.
Mme F. Canada. Membre
de la Commission Famille et Enfance
Chacun
et chacune se doit d'admettre que la sécurité alimentaire est un
sujet de préoccupation planétaire alors
que 800 millions de personnes dans le monde, dont plus de 100 millions en Afrique,
ne mangent pas à leur faim et pour 30 à 40 % d'entre
elles sont en limite de survivance et encourent le risque de mourir de faim.
On
trouve à cette situation de catastrophe humanitaire bien des raisons dont
la plus souvent avancée et celle liée aux conditions climatiques
et aux catastrophes naturelles. Mais aussi à des causes plus structurelles
telles que la pauvreté chronique, l'absence d'un soutien approprié
et d'un environnement suffisamment favorable à l'agriculture, la prévalence
du sida et trop souvent l'exclusion pour ceux et celles qui en sont atteints,
l'augmentation du nombre et la persistance des conflits souvent entretenus, une
mauvaise gouvernance, des " cautions " apportées aux détournements
de denrées essentielles au nez et à la barbe des instances internationales,
une gestion économique inappropriée et des difficultés liées
au commerce.
Ces
facteurs réunis sont à l'origine de crises alimentaires récurrentes
- épisodiques ou qui persistent en un même lieu pour des enjeux géopolitiques
ou d'intérêts privés - et accroissent l'insécurité
alimentaire à long terme ; ailleurs comme en Afrique de l'Est.
LA
FAMINE EST UNE TRAGÉDIE QUI POURRAIT ÊTRE ÉVITÉE.
Pour
le moins et en s'appuyant sur les ressources mondiales disponibles et sur les
méthodes modernes d'études météorologiques préalables,
on pourrait éviter l'ampleur catastrophique de certaines situations.
Pour
prévenir ces phénomènes au niveau des États concernés
directement par ces " cataclysmes ", il convient forcément de
disposer à cet effet d'instruments adéquats pour répondre
aux besoins à court terme en aide alimentaire d'urgence de manière
souple, rapide et capable d'atténuer les effets tragiques des crises prévues.
Car - sachons-le - ces crises graves ont des signes annonciateurs - météorologiques
comme humains - et ce des années à l'avance.
Pour
devancer la famine à long terme, les pays vulnérables se doivent
d'adopter des politiques économiques et de gestion publique transparente,
ainsi que des réformes institutionnelles, qui empêchent d'aboutir
à une situation de famine ou tout le moins en limitent les conséquences,
en mettant un accent particulier sur l'investissement dans l'agriculture. Les
dirigeants doivent aussi prendre - sur le plan international - l'engagement de
contribuer activement à trouver des solutions dans chacun de ces domaines.
LA
CUPIDITÉ DES DIRIGEANTS CRIE FAMINE ALORS QU'ELLE SE NOURRIT DE LA MISÈRE
QU'ELLE ENTRETIENT SCIEMMENT




Tout
en prenant des mesures pour faire face à la crise humanitaire qui sévit
à Djibouti, le gouvernement actuel se doit de reconnaître qu'il
a réagi a posteriori - comme il nous a habitué à le faire
par le passé. On observe que nul véritable
dispositif de prévention ou d'accompagnement cohérent de cette catastrophe
humanitaire n'a été appliqué alors que cela aurait du être
fait depuis pour le moins depuis 3 années.
Si
certaines dispositions récentes furent prises dans l'urgence, on ne peut
que constater - hélas - que le caractère infime des actions gouvernementales
comparativement à l'état de catastrophe constatée sur
le terrain par les organismes humanitaires internationaux.
Il
convenait donc pour le pouvoir de faire passer les intérêts des populations
concernées avant ses propres intérêts, ce que - d'évidence
- il n'a pas fait.
Il
devenait donc dans une certaine logique responsable de ne pas masquer la réalité
de cette crise humanitaire et d'ampleur derrière
un simulacre d'élections dont chacun connaissait l'issue, mais
d'informer juste, largement en temps et en heure, en mobilisant les populations
locales et étrangères puis l'humanitaire international vers cet
objectif prioritaire.
L'État
actuel porte si loin la circonspection dont il n'a de cesse de faire usage dans
tous les domaines que, pour tenter maladroitement de ne pas s'exposer aux critiques
sur ses incuries, il s'est abstenu une fois encore de prescrire un quelconque
remède ou dispositif préventif et s'en remet au " bon cur
" et à l'assistance internationale.
Un
État qui, sciemment, froidement, accepte la rétribution de fonctions
et de responsabilités qu'il n'a pas assumées, est un artificieux
mendiant de la plus basse espèce.
L'ÉTAT
MENDIANT FAIT VIVRE SES COURTISANS AU DÉTRIMENT DES POPULATIONS VICTIMES
DE LE CRISE HUMANITAIRE
Par
une multitude d'articles parus sur ce site, le GED s'est fait l'écho des
détournements tant au niveau de l'ONARS que du Centre d'accueil "
la mère et l'enfant " et d'autres services ayant en charge la responsabilité
de l'humanitaire dans le pays Tout au plus a-t-on pu observer depuis une année
une baisse peu significative des détournements des aides financières
internationales et des denrées de première nécessitée.
Les
scandales persistent.
La
méthode pour mettre fin à un dossier et à d'hypothétiques
poursuites à l'encontre d'un " complice " du pouvoir - coupable
de malversations - consiste simplement à le démettre de ses fonctions,
à le positionner en " attente " durant quelques mois puis le
promouvoir à un poste de responsabilités plus importantes.
Pour
ne prendre qu'un exemple d'organisme mis " en dépôt de bilan
", nous citerons l'ONARS qui accusait au fil des ans et en fin de mandat
de certains de ses dirigeants un passif financier d'exploitation
se situant entre 150 et 450 millions FDJ de pertes. Pertes récurrentes
et inexpliquées de par la volonté du chef de l'État djiboutien
alors qu'AUCUNE poursuite judiciaire ne fut et ne sera
lancée à l'encontre des directeurs successifs de l'ONARS, contre
ceux qui se sont rendus coupables de malversations.
Responsables,
qui pour quelques-uns et par le passé se sont précipités
illico presto en France ou au Canada en réclamant le statut de
" réfugié politique ".
La
vérité faisant souvent scandale, à l'État djiboutien
est passé maître dans le langage politicien. Et là, on ne
dit plus rien, c'est le mur du silence car bon nombre
des organismes gouvernementaux supposés être à vocation humanitaire
sont un scandale sur le plan de leur gestion. Un scandale certes,
mais un scandale qui rapporte gros à une minorité " d'initiés
" !.
POUR
QUE LA DISTRIBUTION DES DONS SOIT EFFECTIVE ET NE SERVE PAS LES INTÉRÊTS
DE QUELQUES-UNS
Dans
le cadre du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) les autorités djiboutiennes
et la représentante résidente du PAM, Mme.Fatouma Samoura, ont réceptionné,
le 4 mai 2005 au Port de Djibouti, un don de dattes en provenance de l'Arabie
Saoudite qui a été évalué à 265 000 dollars
US. Outre les sinistrés Djiboutiens victimes de la sécheresse, selon
le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), ce don est également destiné
aux réfugiés somaliens et éthiopiens.
D'évidence,
on ne peut que remercier le pays donateur pour ce geste de solidarité.
NOUS
AVONS UN SOUHAIT A FORMULER A L'ADRESSE DES GOUVERNANTS DJIBOUTIENS.
Ce
souhait c'est que ce don en dattes du Royaume d'Arabie ne se retrouve pas - comme
cela c'est fait si souvent - dans les magasins de M Daher SAID SEIF pour être
revendu dans les divers marchés locaux et régionaux.
Laisser
engraisser les voleurs qui exploitent l'humanitaire
Ne pas vouloir voir, entendre,
comprendre et châtier crime,
Semble être trop souvent un principe
aveugle, une maxime
Qui encourage les excès de ceux du " monde
des affaires "
Le
détournement des Aides humanitaires a valeur de génocide qui devrait
être sanctionné fermement par la Justice internationale car
c'est la multiplication du crime parfait.