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Dernière modification : le 07-Mai-2005 22:00 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

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D 280 - 07/05/05 - ETHIOPIE - Le Premier ministre, M Meles Zenawi veut éviter que s'installe un climat de violence dans la perspective des élections générales du 15 mai 2005.

M Idriss ABDI KORAH.


le Premier Ministre d'Ethiopie, M Meles Zenawi.

Ces élections générales sont les troisièmes organisées depuis l'adoption de la Constitution de 1995 de la République fédérale démocratique d'Éthiopie ; elles ont une importance essentielle. Les membres du Parlement fédéral d'Ethiopie et de huit parlements régionaux doivent être élus au suffrage universel le 15 mai 2005.

La coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien (FDRPE) du Premier ministre M Meles Zenawi, et les partis qui lui sont affiliés contrôlent actuellement le Parlement fédéral et les conseils régionaux et municipaux, ayant remporté plus de 95 % de la totalité des sièges à l'issue des dernières élections, en 2000.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a accusé jeudi soir et publiquement l'opposition de promouvoir la haine ethnique, au risque de créer un climat de violence à l'occasion des élections générales du 15 mai en Ethiopie.

Il a clairement affirmé, dans une allocution télévisée, "que son gouvernement ne laisserait pas la Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD), qui réunit des partis d'opposition, semer des troubles et la haine avant les élections dans ce pays de la Corne Est de l'Afrique ".
"Comme l'opposition sait qu'elle ne peut remporter les élections, elle a commencé à prêcher un discours qui va à l'encontre de la paix et de l'harmonie au sein de la population, et à promouvoir la haine ethnique", a-t-il précisé.
"Le gouvernement est prêt à briser cette tendance en utilisant les moyens administratifs appropriés",
a ajouté M. Zenawi.

"Quand les Interahamwe du Rwanda ont prêché la haine, les conséquences ont été, comme chacun sait, dévastatrices", a souligné M. Meles, évoquant "les miliciens hutus rwandais auteurs du génocide de 1994, qui a fait 800.000 morts, essentiellement Tutsis. L'opposition éthiopienne suit actuellement la même ligne, afin de semer des troubles et la haine", a-t-il poursuivi en appelant les électeurs à "utiliser leur vote pour dire non (...) à la haine".

Dans son discours, M. Meles a également accusé la Coalition pour l'unité et la démocratie d'inciter des électeurs non enregistrés sur les listes électorales à se rendre malgré tout aux urnes le 15 mai.
"De cette manière, ils veulent créer des troubles le jour du scrutin, ils veulent que des gens qui se sentent frustrés empêchent les électeurs légalement enregistrés d'exprimer leur suffrage", a-t-il affirmé.

Ces élections seront les premières à être supervisées par des observateurs internationaux en Ethiopie.

Depuis la prise du pouvoir par le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF) de Meles Zenawi en 1991, ce sera la troisième fois que les populations éthiopiennes se rendront aux urnes pour élire au suffrage universel les députés du Parlement . Les députés désigneront, à leur tour, un Premier ministre disposant des plus larges pouvoirs en Ethiopie que n'en a le président.

Cinq partis d'opposition éthiopiens ont accusé mercredi le parti au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), d'avoir tué, torturé et emprisonné arbitrairement une quarantaine de leurs membres à l'approche des élections générales prévues le 15 mai. Les cinq partis signataires du communiqué sont le CUD, les Forces unies et démocratiques d'Ethiopie (UEDF), le Mouvement fédéraliste et démocratique oromo (OFDM), le Parti panafricaniste et le Parti d'union démocratique éthiopienne (UEDP).

Réagissant immédiatement à ces accusations, le ministre éthiopien de l'Information, M Berekat Simon, a déclaré à l'AFP: "C'est absolument faux (...). Ce sont des stratégies variées pour ternir l'ensemble du processus électoral en fabriquant des mensonges". "Dans le cas du meurtre du 23 avril, il s'agissait d'une dispute entre deux membres du CUD", a-t-il affirmé.

"Nous nous sommes engagés dans une campagne éthique (...). Nous sommes confiants qu'aucune tentative de fausse propagande détruira la crédibilité du parti au pouvoir", a-t-il conclu.

 


 

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