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Dernière modification : le 08-Mai-2005 5:43 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

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D - 281 - 08/05/05 - DJIBOUTI - La politique d'Ismaïl OMAR GUELLEH, c'est aussi cela : faire fi de la stabilité dans la région, avoir une vision utopique et agir pour qu'elle se réalise.

M Bouh WARSAMA.

 

LE VIEUX RÊVE D'UN ÉTAT ISSA - QUELLES SONT LES VISÉES D'ISMAÏL OMAR GUELLEH ?.

Sous la présidence d'Hassan GOULED APTIDON, le vieux rêve de créer un "ETAT ISSA" en annexant une partie du nord de la Somalie et la région éthiopienne de Dire Daoua et d'Harar va resurgir et sera un facteur de supposée cohésion des Issas.

Ce rêve, le pouvoir va l'entretenir et le mettre en avant chaque fois qu'il sera en difficultés et qu'il y aura des conflits d'un autre ordre au sein de l'ethnie Issa. Bien qui sache que ce rêve est quasiment impossible à concrétiser, sauf à déstabiliser les régimes voisins en fomentant des révoltes et à accuser tout ce qui n'est pas Issa de toutes les subversions, des actes de sabotage et des attentats.

Observons qu'IOG a une grande expérience en "manipulations les plus diverses" tout comme en attentats qu'il va organiser dans la capitale Djibouti et ce pour diverses raisons qui se conjuguent dans son seul et unique intérêt.

La première tient au fait qu'il a avec ces attentats un " outil " pour laisser croire au président Gouled que sa vie et celle de sa famille est en péril. Il va jouer très finement et aussi monter de toutes pièces des complots " avortés "obtenant ainsi les remerciements et bonnes grâces de Gouled. Dont un renforcement de ses pouvoirs…, de ses moyens et va dès lors être autonome et quasi incontrôlable.

La seconde raison est qu'il lui faut gagner la confiance des autorités locales françaises et des familles encore marquée par l'affaire de la prise d'otages qui s'était terminée à Loyada avec la mort de l'enfant Geisbuhler.

Il va donc monter - là encore et de toutes pièces des attentats dans divers endroits de la capitale ( bars, restaurants…) réglant ainsi au passage quelques comptes avec les propriétaires des établissements et réfractaires à l'idée qu'il puisse succéder à Hassan GOULED. D'une pierre faisant deux coups car ayant pris la précaution préalable de choisir les supposés coupables, tout particulièrement dans le milieu très revendicatif et " remuant " des jeunes intellectuels Afars et Gadabourçis.

Il ordonne de grandes rafles avec bouclage et démonstration de force dans les quartiers pour " impressionner " l'opinion française et occidentale locales.

Bastonnades à loisirs et Incarcération dans l'heure d'homme qui seront systématiquement torturés à l'extrême. En limite de ce que l'humain peut supporter face à la barbarie, les supposés coupables avoueront tout ce que l'on veut leur faire dire. Selon les Accords bilatéraux en matière de Justice agissant sur commission rogatoire dans le cas où la/les victime (s) était (ent) de nationalité française, lorsqu'un juge français entendra à la prison de Gabode l'un ou l'autre des accusés (encore fallait-il qu'il fut vivant), il aura en face de lui le plus souvent une loque humaine, hébétée et incapable de prononcer quelques mots cohérents.

Certains des accusés et faux coupables dans ces divers attentats réussiront après des mois d'incarcération à quitter Djibouti pour l'exil. Ils seront porteurs pour beaucoup d'entre-eux d'irrémédiables séquelles physiques (sans parler du psychosomatique), d'autres mourront sous la torture ou des suites de leurs blessures.

Peu ont conservé en mémoire leurs noms.

C'est donc à ce vieux rêve utopique - de créer un Etat ISSA en annexant une partie du nord de la Somalie et la région éthiopienne de Dire Daoua et d'Harar - qu'Ismaïl OMAR et un groupuscule d'hommes triés sur le volet vont s'atteler avec en premier lieu la création (non officialisée bien évidemment mais qui est un secret de polichinelle à Djibouti) d'un " Conseil des annexions !!! " avec l'élaboration d'un programme dans un document.

Dans ce Conseil - à forte majorité Issa (originaires de Djibouti et de la région de Dire Daoua en Ethiopie) - on ne trouvera pas que des Issas mais aussi quelques somalis (Gadabourçis, Issaks…). Le choix se fixera à partir de ceux qui sont influents sur leur propre tribu et disposent d'une " crédibilité " notamment leur réceptivité à la cupidité comme à acheter des consciences dans leur région d'origine.

Une fois encore le pouvoir djiboutien va utiliser le clientélisme et les finances publiques du pays pour atteindre son but. Le pouvoir va nommer ces hommes à des responsabilités de haut niveau dans l'appareil d'Etat. Il les laissera détourner partie des enveloppes budgétaires affectées à leur service ou ministère et serviront le moment venu de relais pour fomenter des attentats en Somalie du nord (Somaliland) comme ce fut le cas dans le port de Berbera et à diverses reprises à Hargeïsa et dans la région mais aussi dans la région de Dire Daoua et d'Harar.

Il est à noter que le " chef opérationnel " des actions menées en Région de Dire Daoua et dans la capitale Addis Abeba n'est autre qu'un ex colonel des " services spéciaux " somaliens avant la chute de Syad Barre. Un précédent article est paru sur ce site.

L'homme vit dans une superbe résidenceà Dire Daoua et disposerait - pour le moins - de deux autres lieux de refuge dans la région. IOG lui aurait offert en 1994 un terrain à Arta.

Les réseaux d'agitateurs étant structurés, les dépôts d'armes et d'explosifs étant en place, Ismaïl OMAR GUELLEH va lancer son " opération Oromos " qu'il a mûrement préparée.

État (ville)
Capitale
Population 2004
Superficie
OROMIA
Finfine
25 125 000
353 632 km2
AMHARA
Bahir-Dar
18 555 200
156 960 km2
MERIDIONAL (Southern)
Awassa
13 918 200
112 727 km2
SOMALIA
Jijiga
4 537 700
279 252 km2
TIGRE (Tigré)
Mekele
4 206 500
50 286 km2
ADDIS ABEBA
Addis Abeba
2 833 700
546 km2
AFAR
Aysaita
1 483 900
96 708 km2
BENI-SHANGUL
Assosa
617 600
50 248 km2
DIRE DAOUA
Dire Daoua
337 800
1 025 km2
GAMBELLA
Gambella
243 900
25 369 km2
HARAR
Harare
175 900
374 km2
TOTAL ÉTHIOPIE
Addis-Abeba
72 035 400
1 127 127 km2

 

S'il choisira les Oromos comme ethnie et région privilégiées pour ses tentatives de déstabilisation du régime en Éthiopie ce n'est point pas pour une quelconque sympathie qui pourrait leur vouer. Mais plus assurément par le fait que leur territoire représente le quart de l'Éthiopie et que leur population est d'environ 30 % comparativement à la population totale du pays. De surcroît et tenant compte du fait qu'il doit contourner le sud du pays Afar et que les régions de Dire Doua, d'Harar et de l'Oromia sont limitrophes les unes par rapport aux autres, il aura toute facilité à partir de ces deux premières d'approvisionner en armes, munitions et explosifs la troisième qui est l'Est du pays Oromo. Il a toute latitude pour ainsi y créer des réseaux sur place en Oromia ; coupant Addis Abeba de la région de l'Ogaden.
C'est ce dont il ne se prive pas, notamment depuis mai 1999.

Invitant à Djibouti une dizaine de responsables de l'OLF ( Front de Libération Oromo) en 1995, peu avant le départ des Oromos du gouvernement éthiopien il va conclure des accords avec eux et leur attribuera bien des privilèges depuis - dont l'octroi de passeports diplomatiques sous des noms d'emprunts. On peut affirmer qu'Ismaïl OMAR GUELLEH a mis et met tout en œuvre pour déstabiliser le régime du PM Meles Zenawi.

LE MOUVEMENT FÉDÉRALISTE ET DÉMOCRATIQUE OROMO (OFDM) EST SOUTENU PAR ISMAÏL OMAR GUELLEH.

Lors des rencontres entre M Meles Zenawi et Ismaïl OMAR GUELLEH, traditionnellement le PM d'Éthiopie aborde le sujet des soutiens financiers et logistiques qu'apporte IOG à l'opposition et à la subversion en Éthiopie notamment au Mouvement Fédéraliste et Démocratique Oromo (OFDM) et ce à partir de la capitale Djibouti. Les hommes ne sont jamais tombés d'accord sur ce sujet.

LE MOUVEMENT FEDERALISTE ET DÉMOCRATIQUE OROMO (OFDM) EST PEU REPRÉSENTATIF AU SEIN DES PEUPLADES OROMOS

Il dispose néanmoins d'une logistique et de fonds financiers importants attribués par IOG, donc la capacité à recruter des mercenaires dans une région fréquemment touchée par la famine.

Les populations Oromos étant originaires d'Ethiopie, Addis Abeba abritait à la fois la capitale fédérale et la capitale de l'Etat d'Oromia depuis la création en 1991 d'une administration fédérale basée sur les ethnies. Mais en 2003, le parlement régional d'Oromia a voté pour le transfert de la capitale ce qui avait soulevé des contestations au sein d'un milieu étudiant Oromo.

L'OLF ( Front de Libération Oromo) a participé au gouvernement de transition en Éthiopie pendant la période 1991-95, après la chute du régime marxiste du colonel Menguistu Haïlé Mariam.
Il avait ensuite quitté le gouvernement et réclama la création d'un État indépendant qui se serait appelé Oromia, à la frontière entre l'Éthiopie, le Kenya et la Somalie ce que ne lui a pas concédé le gouvernement et le parlement éthiopiens.

On peut penser que si la création d'un État indépendant Oromia devenait effective à moyen terme, ceci arrangerait bien les " affaires " d'Ismaïl OMAR GUELLEH qui par un Front de Libération de la Région de Dire Daoua et d'Harar interposé (et créé pour la circonstance) tenterait d'obtenir le même privilège. Une partie du rêve d'un grand État Issa serait ainsi réalisé.

LES OROMOS A DJIBOUTI

Les Oromos sont présents à Djibouti, tout particulièrement dans les quartiers Afars et à Arrhiba. On localise cette population dans plusieurs secteurs d'activités bien ciblés qui sont :

- une forte représentativité dans la main d'œuvre dans tous les secteurs du bâtiment (environ 80 % de la MO dans le pays - estimations 2003) ;

- dans le gardiennage des propriétés (environ 60 % des gardiens sont Oromos - estimations 2003) ;

- dans le secteur d'activités des employées de maison ( aucune estimation mais forte représentativité - ce que l'on sait c'est que des Cartes d'identités de défuntes djiboutiennes leur sont revendues afin d'éviter une expulsion )

- on trouve quelques petits commerçants de proximité qui sont surtaxés et rackettés, eux aussi pour éviter l'expulsion du pays :

- dans la gérance d'établissements dits de nuit (peu nombreux).

- une forte représentativité dans la prostitution connue dans de nombreux établissements dits de nuit et dans la prostitution dite " sauvage " des quartiers les plus miséreux de la capitale. Prostitution que nul ne veut voir, pourtant lieu de concentration des maladies graves, dont le sida…

C'est sur plus de 120 établissements de nuit que comporte la capitale qu'Ismaïl OMAR exerce depuis les années 80 un " contrôle ", disons plutôt un " racket " organisé. Quelques bars sont tenus par des gérants d'origine Oromo et qui furent le plus souvent et par le passé des agents de renseignements de Menguistu Haïlé Mariam.

DE L'ÉPOQUE DE L'EMPEREUR HAÏLE SELASSIE A NOS JOURS

Rappelons qu'en 1974 et dans un contexte de soulèvement général de la population, l'empereur Haïlé Sélassié fut déposé, la révolution proclamée, et un "comité militaire d'administration provisoire" prendra le pouvoir. Il sera bientôt dirigé par le lieutenant colonel Menguistu Haïlé Mariam.

En 1975, bien plus gênant vivant que mort pour le nouveau pouvoir marxiste, le Négus mourra étouffé sur ordre de Menguistu dans la chambre à coucher de l'un de ses ex palais, à Addis, où le nouveau régime le retenait prisonnier. C'est à cette époque que le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) sera créé dans la région du Tigré, dans le nord de l'Ethiopie et dès lors va prendre de plus en plus d'importance malgré toutes les opérations militaires lancées contre lui par Menguistu Haïlé Mariam. Menguistu qui fera passer le pays dans la période de la "terreur rouge" au cours de laquelle des dizaines de milliers de personnes seront massacrées ou exécutées sur place.

La grande majorité de la population sombrera dans la pauvreté puis dans la famine qui fera des millions de morts, Meles Zenawi prendra alors la direction du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

En 1991, les opposants réalisant enfin une alliance qui se fait attendre, Meles Zenawi entre dans Addis-Abeba à la tête des guérilleros du TPLF et de leurs alliés du Front de libération du peuple érythréen (EPLF), d'Issayas Afeworki.

Au cours de la même année, l'indépendance de l'Erythrée est proclamée. Dés lors et prenant comme motifs - entre autres un désaccord de délimitation des frontières entre l'Ethiopie et l'Erythrée - un conflit va naître entre les deux pays et qui fera plus de 100 000 morts.

En Ethiopie et au cours de l'année 2000, la coalition menée par Meles Zenawi, le Front démocratique révolutionnaire des peuples d'Ethiopie (FDRPE), remporte les élections générales et entreprend un difficile travail d'unité et de reconstruction nationale qui va être sans cesse contrecarré notamment par Ismaïl OMAR GUELLEH.

En octobre 1996, souvenons-nous que l'associé d'Abdourahman BOREH dans certaines " Affaires de trafics d'Armes " et surtout de matières dangereuses en provenance des pays de l'Est de l'Europe et stockées en Ethiopie, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense d'Éthiopie, Tamrat Layne, fut officiellement destitué pour corruption, trafics divers et incarcéré deux mois plus tard.

Depuis cette époque, la Justice éthiopienne coure toujours après le " témoin clé " et tente vainement d'entendre Abdourahman BOREH sur cette affaire.

Autoproclamé à la présidence de la République de Djibouti depuis mai 1999, après un simulacre d'élections, IOG " l'homme fort " du nouveau régime djiboutien - qui a poussé Gouled vers la retraite et le mettra dès lors en " résidence surveillée " dans son palais doré à Haramous - va relancer le Mouvement fédéraliste et démocratique oromo (OFDM) tout en écartant les plus modérés et notamment les intellectuels afin de créer une véritable et structurée subversion en Ethiopie.

S'appuyant sur les moyens que lui procurent par personnes interposées les détournements des aides internationales affectées aux finances djiboutiennes mais aussi sur la part des marges bénéficiaires qui lui sont reversées à Djibouti - Drogue par le clan des MUTI qui dispose d'un laboratoire dans le Port, fausse monnaie en divers points de la capitale, armes avec le duo des " JCM " par l'entremise d'une société écran à Djibouti et qui sera récupérée plus tard par Abdourahman BOREH…- Ismaïl OMAR GUELLEH va s'atteler à tenter de déstabiliser l'Etat éthiopien dirigé par le véritable " patron " qu'est le PM Meles Zenawi.

Les attentats que va fomenter IOG directement en Ethiopie et sur le réseau ferroviaire djibouto-éthiopien par un groupuscule spécialisé des Services Djiboutiens de Sécurité (intégrant quelques Oromos placés sous contrôle permanent) vont constituer épisodiquement autant d'actes de chantage (entre autres augmentation arbitraire des tarifs de prestations dans le port), de pression mais aussi de tentative de déstabilisation politique du gouvernement de Meles Zenawi.

Il est de notoriété publique que les deux hommes ne s'apprécient guère et que - comme l'on dit - ils sont loin d'envisager de " passer leurs vacances ensemble ".

 


 

L'ÉTHIOPIE, UN PAYS ENCLAVE

Le problème crucial auquel est confronté le PM Meles Zenawi tient au fait que depuis l'indépendance de l'Erythrée, l'Ethiopie ne dispose plus d'ouverture sur la mer pour ses Importations/Exportations - essentielles à son économie - et qu'il a donc obligation de passer par le Port Autonome International de Djibouti qui est sous la coupe et le contrôle permanent d'IOG - affairiste privé - qui impose ses tarifs et ses propres lois.

Par ailleurs, suite aux divers attentats perpétrés sur ordre d'IOG dans le port de Berbera au Somaliland, outre le fait que ce port ne dispose pas des installation portuaires comparables à celles de Djibouti, la région est considérée comme "zone de guerre". Les tarifs des primes d'assurances pour les propriétaires de navires sont disproportionnées donc dissuasives avec la perpective qu'une nouvelle opération de sabotage soit ordonnée depuis le Palais de l'Escale à Djibouti.

A ceci s'ajoute le fait que campé dans son artificiel et précaire Palais des artifices et du chantage économique Ismaïl OMAR GUELLEH se protège derrière des accords de défense dibouto-français. Véritable outil de persuasion si un militaire éthiopien venait à prendre la liberté de poser un pied dans le territoire djiboutien.

Jamais l'oppression économique n'ont affecté autant d'êtres humains dans la région. Si la vie réelle y est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l'imagination d'IOG.

 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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