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Dernière modification : le 11-Mai-2005 21:10 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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D 286 - 11/05/05 - DJIBOUTI - Tentative de " normalisation " du milieu intellectuel des djiboutiens en exil. La chasse est ouverte par le régime dictatorial.

M Bouh WARSAMA.

 

Avoir aujourd'hui pour nom WABERI, COUBBA - tout comme bien d'autres noms moins au devant de la mouvance intellectuelle djiboutienne en exil - c'est être l'objet d'attaques insipides émanant de quelques propagandistes grassement financés par le Palais de l'Escale ayant reçu mission de les " briser ".

J'affirme que ce ne sont que tout au plus que deux ou trois propagandistes financés par le pouvoir qui s'en donnent à coeur joie, bien protégés qu'ils pensent être derrière des pseudos ou des initiales dont ils changent comme l'on change de chemise. Si demain IOG venait à tomber, ils seraient d'évidence les premiers à proposer leurs "services" au successeur à la tête du pays. Point d'intellectuels parmi ces hommes ; tout juste des commerçants de la désinformation et du mensonge étatisé, bassement mercantiles et qui n'ont que faire des réalités quotidiennes à Djibouti. Ils ne sont pas là pour se poser des questions morales, ils sont là pour "commercialiser" des packages faits de toutes incohérences entretenues.

A la lecture de quelques écrits récents constituant des attaques "hors règle" à l'encontre de WABERI et d'autres on comprend vite que cette propagande gouvernementale là n'a qu'une finalité qui est de tenter de mettre au pilori de l'opinion internationale comme nationale ceux et celles dont les "démarcheurs" et "envoyés musclés" d'IOG sont dans l'impossibilité d'acheter les consciences.

Dès lors - et suivant une logique particulière - nos intellectuels en exil sont accusés d'avoir " fraternisé avec l'ennemi ! ".

De quel ennemi parle t-on ?. Simplement ceux qui défendent la Liberté.

Toutes ces libertés qui permettent à chacun et à chacune d'entre nous de choisir, ces libertés et ce besoin de bonheur que nos intellectuels ont vocation naturelle à transmette aux autres en y croyant et de par leurs convictions profondes. Convictions, foie quant aux droits à la différence que confèrent la Constitution et les Lois mais aussi les saints préceptes religieux d'Al Küran.

C'est dans le choix que nous faisons de nos pensées que réside notre liberté alors que la liberté de tyranniser sous un régime dictatorial cautionné - tel que celui d'Ismaïl Omar Guelleh - est le contraire de la liberté ; c'est de surcroît une insulte aux Fondements de la Francophonie. C'est l'enfermement alors que toutes les actions menées par une propagande éhontée ne sont - sur le fond - qu'actes de "terrorisme".

LES TERRORISTES SONT CEUX QUI TERRORISENT LES POPULATIONS.

Que signifie la liberté de pensée et d'écrire, sinon le néant, quand elle n'est plus relative à autrui. L'oppression d'un peuple ou même d'un simple individu - à Djibouti ou en exil - est l'oppression de tous et l'on ne peut violer la liberté d'un seul être sans violer la liberté de chacun. Ceci revient aussi à dire que les Djiboutiens et les Djiboutiennes n'auront jamais que le degré de liberté que leur audace conquière sur la peur.

Cette peur entretenue et qui est le fondement même du régime d'IOG ; la peur de l'autre, celle de la joie et du bonheur au sein des familles à laquelle la dictature préfère y substituer la douleur pour mieux les maîtriser.

Qui vole est un voleur. Sauf quand il a faim.
Qui tue est un assassin. Sauf quand il sauve le monde.
Les terroristes de la peur entretenue sciemment et les voleurs d'idéologies n'ont jamais sauvé personne si ce n'est qu'eux-mêmes.

Cette peur qui mène à l'ignorance entretenue sciemment par le pouvoir pour mieux maîtriser une Nation, cette peur qui mène à la haine et la haine qui conduit à la violence. Violence qui inexorablement est née dans les esprits, dans les cœurs puis versera dans les actes si rien n'est fait dans le sens d'une ouverture à la liberté et au respect des droits de l'humain.

La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut mais d'avoir pleine conscience de ce que l'on fait. Sacrifier sa propre liberté - comme celle de ses frères et sœurs - à la pensée unique c'est faire le choix le plus réducteur qu'il soit car c'est alors que l'on devient esclave.

Certains vous diront qu'il est si bon d'être esclave, esclave de sa propre cupidité !, ne pas avoir à se prendre en charge et à assumer les réalités... Oublier la brûlure de la liberté... !

Tout intellectuel qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes et à d'autres femmes de condition modeste et en survivance dans la misère, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.

Le retour à la bestialité est une réalité constatée dans une société comme la nôtre. En raison de la désorganisation des pouvoirs, de ses excès comme de ses incuries, de toutes les atteintes aux droits fondamentaux ; tout cela aggravé par une crise économique, sociale et un chômage inégalés depuis presque 28 années d'indépendance.

La résistance silencieuse d'un grand nombre - présence impassible de "convives de pierre" par crainte de la dictature et des conséquences sur leur famille à Djibouti - ne sert pas à créer de nouveaux rapports. Ce sont en premier lieu à nos intellectuels d'opposition à s'exprimer encore bien plus qu'ils ne le font.

Ils ont créé - par les mots - de nouvelles distances, de nouvelles valeurs humanistes et les renforcent. De par la liberté d'expression dont ils/elles disposent dans le monde occidental, hommes et femmes en exil ont permis de constituer un large pôle aux formes indéfinies qui, s'il n'empêche certes pas ce monde d'égarés d'être ce qu'il est, transmet jour après jour à l'opinion publique nationale comme internationale toutes les expressions de la vérité d'un peuple djiboutien asservi et survivant dans un État policier. Ce sont les prémices à une crise libératrice.

La propagande aux ordres d'IOG est représentative de ceux qui cherchent continuellement à faire exclusivement du " fric ". Cette propagande a fait le choix de stigmatiser celles et ceux qui ripostent aux atteintes faites à leurs droits ou à leur dignité.

La victimisation qu'expriment largement les Djiboutiens/Djiboutiennes n'est certes pas la forme d'un quelconque infantilisme, de l'innocence qui refuse d'assumer la responsabilité de soi et désire être prise en charge.

En accusant la véritable opposition politique de faire démonstration d'irresponsabilité chronique alors qu'elle a depuis toujours démontré son sens des responsabilités, non seulement à l'égard d'elle-même mais aussi surtout à l'égard des populations. Par un savant retournement des faits, dont sont friands à travers l'histoire les tenants de l'idéologie de la pensée unique, le pouvoir dictatorial cherche à rendre les " autres " responsables de ses propres erreurs et de tous les maux dont souffre le pays.

MASQUER TOUTES LES VIOLENCES ET LA PAUVRETÉ


L'individualisme dominant cherche à nous convaincre que nous sommes toutes et tous libres de choisir notre destin. Il suffit simplement de le vouloir. On se moque des statistiques catastrophiques sur la pauvreté qui touche l'immense majorité des familles djiboutiennes (plus de 80 %). Comment un peuple - dont une partie est frappée actuellement par la famine - peut-il se révolter en étant entendu par un monde occidental et ses gouvrernants ?.

Mentir gros (plus il est gros plus il a des chances de passer), faire de la vie un spectacle de marionnettistes, un Cirque permanent, transformer l'agresseur en victime, telles sont aujourd'hui les armes employées par la propagande d'IOG contre celles et ceux qui osent se lever pour dénoncer l'oppression et toutes les discriminations à l'égard des populations djiboutiennes.

Osons affirmer que cette propagande de bas étage est un conformisme si peu intellectuel mais assurément largement financé par le pouvoir sur les deniers publics. Une rigidité, une censure, une pensée straight et bornée.

INTELLECTUELS DJIBOUTIENS EN SITUATION D'EXIL,
A VOS PLUMES, A VOS CLAVIERS CAR LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER !.

Le bonheur n'est pas le droit de chacun, c'est un combat de tous les jours. Menons ensemble ce Combat.

Le monde artificiellement politique qu'a créé Ismaïl Omar et auquel il tente de nous contraindre, à l'instar de la forêt tropicale, se nourrit de ses propres déchets…

Les "chacals" ont commencé à s'entre-dévorer !!!. Logique me direz-vous, car il ne suffit pas de promettre avant un simulacre d'élection pour s'attirer des sympathies ; ensuite, il faut tenir ses engagements !!!

 


 

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